mercredi 3 avril 2013


par Simon Delattre
esd1062@umoncton.ca


L’engagement mis à l’honneur lors du Gala Para-académique
La FÉÉCUM a vu les choses en grand cette année pour célébrer le Gala Para-académique. Si la soirée s’était déroulée à l’Osmose l’an passé, c’est l’Hôtel Ramada qui a été choisi cette année. Dans une salle entièrement décorée pour l’occasion, 300 convives ont pu assister à la remise des prix récompensant l’implication de certains étudiants. Karina Langis, organisatrice de l’évènement, a pu compter sur le financement du comité du 50e anniversaire de L’Université de Moncton, de la FÉÉCUM, et de plusieurs commanditaires pour préparer un Gala riche en victuailles et en spectacles. En effet, la BÉÉCUM (la Band des étudiants et étudiantes du Centre universitaire de Moncton), formée des membres de la Fédération étudiante a clôt l’année universitaire en chanson. La soirée a également été animée par la pièce de la délégation des Jeux de la Communication, médaillés d’or pour leur prestation, et par un morceau du groupe Los Amigos.

Le recteur de l’Université, Raymond Théberge, a pris la parole en début de soirée : « tous les nominés de ce soir sont des ambassadrices et des ambassadeurs de notre Université, et je les en remercie ». Joëlle Martin, a quant à elle prononcé un de ses derniers discours en tant que Présidente de la FÉÉCUM : « Je félicite tous ceux qui ont pris le temps de s’impliquer. Vous faites rayonner l’Université, vous êtes le futur de l’Acadie et je suis fière de ce que vous avez fait. » La Fédération étudiante a notamment présenté les noms de personnes inscrites au Temple de la renommée para-académique, qui rend hommage aux anciens étudiants qui ont laissé leur trace à l’université en contribuant à améliorer la vie étudiante. Des bourses de mérite para académique ont été attribuées à quelques étudiants, et un bénévole de l’année a été nommé pour chaque Faculté en signe gratitude pour le dévouement dont ils ont fait preuve.

Et les gagnants sont
En récompense pour leur engagement sans faille, l’administration a délivré un certificat de mérite à Madeleine Arsenault, Joëlle Martin, Ibtissam Nkaili, Mathieu Ouellette et Typhanie Raymond. Ce document officiel sera joint à leur diplôme.

La Fédération étudiant a aussi révélé le classement final de la Coupe FÉÉCUM, une compétition très disputée cette année puisque 17 équipes ont participé à certaines épreuves. L’équipe d’Administration se place en 3e position, tandis que celle des Arts obtient une belle seconde place. Mais les vainqueurs de la Coupe FÉÉCUM 2012-2013 sont les MAUIs, la Médias Acadiens Universitaires Incorporés.

Nicolas Gautreau, Vice-président de la simulation boursière et prochain coordonnateur du Centre de gestion financière et membre du conseil économique du Nouveau-Brunswick, s’est vu décerner le prix de  Recrue de l'année.

 Le Politicien de l'année est Guillaume Deschênes-Thériault, membre fondateur des Jeunes Néo-Démocrates de l’Université de Moncton, et impliqué dans le dossier de la réforme de l’assurance-emploi.

Monique Leblanc a été récompensée de ses efforts pour faire avancer la cause étudiante, gestionnaire de la Librairie acadienne responsable elle a œuvré à réviser la place du bleu et or dans les objets promotionnels de l’Université.

Le prix d’Artiste de l'année a été remis à Caroline Savoie, gagnante du concours Accros de la chanson cette année, elle vient de lancer un mini-album. La Délégation étudiante de l'année est celle des Jeux de la Biochimie, qui a reçu la compétition. 

Monique Levesque de la Faculté d’Administration a été nommée Professeure de l'année, pour avoir entrainé deux équipes des Jeux du Commerce, accompagné la délégation des Jeux et celle de la compétition d’études de cas KPMG, occupé le rôle de recruteuse de juges pour la Journée gens d’affaires.

Martin LeBlanc-Rioux a été choisi ambassadeur de l’année pour son implication politique : Représentant à la SANB, auteur de mémoires sur la délimitation des circonscriptions électorales du Nouveau-Brunswick, et fréquent intervenant dans les médias sur les questions linguistiques.

Le prix Événement de l'année revient à la Soirée internationale de la femme. Le Relais pour la Vie Université de Moncton, une marche pour le cancer qui a récolté 17 000 $, est élue initiative de l'année.


Ibtissam Nkaili a été récompensée pour son travail para académique, elle reçoit le prix d’étudiante international de l’année. Ibtissam est Présidente de l’Association des étudiants internationaux, organisatrice de la Soirée internationale et du mariage interculturel de la Soirée transatlantique, puis membre de la délégation des Jeux du Commerce et du comité des finances du C.A. de la FÉÉCUM.

Véronic Comeau, Directrice musicale de la radio CKUM, est l’impliqué MAUI de l'année. 

Le Prix du Service des Activités Récréatives est décerné à Olivier Richard; responsable volley-ball mixte.

 
L’impliquée de l'année est Kayla Hébert, mise à l’honneur pour ses multiples engagements : Présidente du conseil étudiant de l’École des Sciences des aliments, de Nutrition et d’Études familiales, et du Conseil de la Faculté des Sciences de la Santé et des Services, coordinatrice du Collège Frontière, et travail avec MAGMA pour aider les familles dans le besoin.

Nouvelle initiative en recherche étudiante


par Emily Briand
eeb1084@umoncton.ca


Les Cahiers multidisciplinaires sont une revue scientifique pour les trois campus de l’Université de Moncton, dont le premier numéro a été publié le 27 mars. Ce qu’il y a de particulier chez cette initiative, c’est quelle est composée de recherche faite par des étudiants. La revue est multidisciplinaire dans les sciences humaines et sociales; par contre cela n’empêche pas un étudiant en sciences pures de publier un texte qu’il avait élaboré lors d’un de ses cours aux choix dans ces domaines. De plus, les étudiants de tous les niveaux - baccalauréat, maîtrise et doctorat - sont invités à participer.

« On récupère des travaux. C’est toujours bien d’avoir une première expérience de publication, ça parait bien dans votre CV, puis ensuite on peut dire qu’on diffuse dans un certain sens les connaissances des étudiants de l’Université de Moncton. Le deuxième volet c’est vraiment de les habituer à subir la critique par les pairs; à être évaluer, parce que lorsque le texte est soumis, c’est évalué à la fois par un étudiant et par un professeur. […] On fait vraiment évaluer les projets comme pour une revue scientifique et ensuite on envoie les commentaires à l’étudiant pour qu’il puisse faire les modifications, puis une fois les modifications faites, là on peut parler d’une publication éventuelle dans la revue », explique Philippe Volpé, coordinateur étudiant du projet qui est financé par le Décanat des études du campus d’Edmundston . Le travail est supervisé par le Professeur Julien Massicotte, du même campus. Ils acceptent également des entrevues et recensions de livres, tant qu’ils soient formés sur un plan professionnel. Le code de rédaction est disponible sur leur site web : lescahiersmultidisciplinaires.com. « On espère avoir au moins un numéro par année », dit-il.

Certains étudiants ont déjà remarqué le lancement du projet : « Les cahiers multidisciplinaires me semblent une initiative très pertinente étant donnée la quantité de recherche de qualité qui est produite par les étudiantes et les étudiants de l’Université de Moncton. Je crois que cette revue nous positionne auprès des grandes universités en facilitant l’accès aux résultats de recherche et ça contribue à promouvoir le travail de nos étudiants sur le marché du travail et auprès de nos pairs », félicite Samuel Boudreau, étudiant de 2e année du programme A en Éducation au secondaire.

M. Volpé encourage les étudiants à aimer la page facebook des Cahiers et de visiter leur site web. Il invite également les gens de s’impliquer dans le comité de rédaction en envoyant leur CV et une lettre de motivation à lescahiersmultidisciplinaires@gmail.com. « On veut faire connaitre notre projet pour que les gens participent, parce que souvent, c’est beau les initiatives comme ça, mais si personne ne participe, personne ne soumet de textes, les professeurs n’évaluent pas les textes, si personne ne veut s’engager au sein du comité de rédaction… Les coordinateurs, c'est-à-dire moi et Julien Massicotte, on ne peut pas tout faire. C’est une revue étudiante, mais il faut que les étudiants s’engagent. C’est pour ça qu’on a développé ces outils là, pour faciliter leur engagement, mais il reste à voir ce que ça va donner », explique-t-il.

FEECUM's Annual General Meeting


par Joey Couturier
Joey.Couturier@Gmail.com


L’Assemblé Général Annuelle de la Fédération des Étudiants du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) s’est tenu le mercredi 27 mars. Le tout devait se dérouler au Coude, mais dû à des coupures électriques en vue des rénovations dans le futur restaurant étudiant, l'AGA fut plongé dans l’obscurité avant même que celle-ci ne commence; elle fut donc changée de local. Malgré tout, la participation fut hélas mince.
Bien que la FÉÉCUM englobe la majorité des étudiants du campus, seulement qu’une infime partie, à peine trente membres, y ont assisté. La présidente Joëlle Martin est également déçue. « C’est vraiment dommage, mais il y a encore du travail à faire sur le marketing de l’événement qu’est l’AGA. L’année passée nous l’avions faite en même temps que la soirée électorale, et je crois que ça avait été une bonne formule pour la fédération. Donc peut-être retourné à ça. » Le fait que les étudiants sont dans une période critique de leur année universitaire a peut-être aussi un effet sur la participation. « Pour être honnête, chaque année c’est difficile de rassembler les étudiants ces temps-ci de l’année », ajoute-t-elle.

Le quorum fut tout de même atteint et nos représentants du Comité Executif ont donc fait part de l’état financier de la fédération (voir l’Article de Simon), ainsi que faire le bilan de l’année universitaire 2012-2013. Chaque vice-président ainsi que la présidente Joëlle Martin prirent la parole pour nous partager l’étendue des activités des et dossiers traités cette année. Par exemple, les fonctions remplies par Le Coude, les diverses activités majeures ou notre départ de l’AÉNB. 

Lors de l’assemblé, Xavier Lord-Giroux, Président du conseil d’art dramatique profita de l’occasion pour adresser un sujet chaud. Selon lui, l’affichage en anglais de certaines activités sur le campus ne serait pas représentatif de notre identité francophone. La politique linguistique ne serait pas respectée et cela porterait à confusion sur l’image que l’université aimerait projeter.

On mentionne que les événements ont souvent des noms anglais afin d’être plus accrocheurs, mais que plus d’effort aurait pu être mis afin d’afficher en français, les réseaux sociaux en sont un exemple. Quelques questions ont donc été soulevées notamment par Anthony Doiron qui se demandait si nos principes linguistiques étaient moins importants que le côté marketing de nos activités étudiantes. Nous risquons donc d'en entendre encore parler d'ici la fin de la session ainsi que l'an prochain.

Toute l’information sur les dossiers discutés pendant l’AGA ainsi que la totalité des bilans seront publiés sur le site web de la FÉÉCUM au courant de la semaine.

Gel du financement des universités : une hausse des frais universitaires à prévoir


par Simon Delattre
esd1062@umoncton.ca


L’information est tombée mardi dernier à l’annonce du budget provincial : le gouvernement n’augmentera pas le financement des universités et des collèges communautaires pour l’année 2013-2014. Kevin Arsenault, Président de la FÉÉCUM depuis lundi 1er avril, déplore cette décision : « Nous sommes extrêmement déçus. Cette non-augmentation correspond en fait à une baisse du financement, puisque les salaires des professeurs augmentent, et que les prix augmentent eux aussi ». En effet, les conventions collectives de l’Université prévoient une hausse annuelle de 3,5 % du salaire des professeurs.

Cette augmentation des coûts risque donc de conduire à une hausse des frais de scolarité. Le montant pour l’année à venir sera fixé le 13 avril, lors du prochain conseil des gouverneurs, l’instance supérieure de l’Université investie des pouvoirs de direction. Le gouvernement a cependant limité à 150 $ l'augmentation des frais de scolarité pour l’année 2013-2014. Toutefois, cela ne prend pas en compte les frais affairant (cotisations aux services étudiants, assurance) qui pourraient être revus à la hausse eux aussi.

Alexandre Levasseur, ancien vice-président externe de la Fédération étudiante précise que « pour savoir si les recommandations de la FÉÉCUM (plafond d’endettement, modification du système de bourses) ont été prises en considération, il faudra attendre que le gouvernement publie les crédits budgétaires. Il s’agit d’une version plus détaillée du budget qui sera rendue publique entre 6 semaines et 3 mois après. »

Joëlle Martin, désormais ex-Présidente de la FÉÉCUM, juge « inacceptable le choix du gouvernement ». Elle pense également que le gouvernement tente d’attacher les mains des universités pour qu’elles acceptent de signer une entente pluriannuelle sur le budget des 3 prochaines années. Du côté de l’administration justement on est beaucoup plus prudent. Le recteur Raymond Théberge a réagi officiellement au dépôt du budget provincial. Il affirme poliment que « le budget annoncé par le Gouvernement démontre que ce dernier reconnaît les bienfaits de maintenir ses investissements dans le domaine de l’éducation postsecondaire ». Cependant, son message comporte aussi une mise en garde : « un tel gel des subventions aux universités publiques n’est pas soutenable à long terme ».

La FÉÉCUM demande une baisse des coûts universitaires
Jeudi 28 mars, la FÉÉCUM a tenu son Conseil d’Administration, qui marquait la transition entre deux équipes et entre deux visions. Les membres du CA ont accepté à l’unanimité une motion pour « un engagement de la FÉÉCUM en faveur d’une baisse des frais universitaires et pour qu’elle milite pour la réalisation de cet objectif ». Ce vote constitue un signe de soutien aux représentants étudiants entrés en poste cette semaine, et à la nouvelle orientation de la FÉÉCUM. Simon Ouellette, nouveau vice-président exécutif, est d’avis que la Fédération étudiante devrait défendre cette position au fil des années, malgré le renouvèlement de l’exécutif : « Face à un gouvernement conservateur qui a décidé de ne pas investir dans l’éducation, il faut donner à la FÉÉCUM un plan à long terme avec des objectifs précis. Par exemple faire en sorte qu’un étudiant puisse se payer une année universitaire avec ce qu’il a gagné pendant l’été. »

Vers de nouvelles méthodes de revendications?
Kevin Arsenault annonce : « nous allons nous mobiliser pour faire pression sur le prochain budget, et nous assurer que les plateformes des candidats aux élections provinciales de 2014 prennent en compte l’éducation comme étant une priorité ». Alexandre Levasseur reconnait que la stratégie menée par la FÉÉCUM n’a pas porté ses fruits : « on a fait des propositions financièrement responsables pour avoir une oreille attentive du gouvernement, mais on n’a pas été écoutés. Alors, il serait peut-être temps de passer à des choses plus agressives. » Pour Simon Ouellette, il faut renouveler le message porté par la FÉÉCUM, mais aussi ses moyens d’action : « pour que tous les étudiants se fassent entendre, ce ne doit pas être la Fédération qui parle systématiquement pour tous ». Le combat en faveur d’un coût des études moins élevé que souhaitent mener les nouveaux élus étudiants ne pourra donc aboutir qu’avec l’implication de l’ensemble de la population universitaire.

Danger autour du permis de travail?


par Yannick Nganhou
eyn7488@umoncton.ca


La question du permis de travail est une question sensible pour toutes les communautés étudiantes du Canada, mais aussi pour le Gouvernement et les universités. Apporter des changements quant à son obtention suscite beaucoup de réactions et d’aménagements administratifs. Voulant enrichir l’expérience de travail des étudiants internationaux, le Gouvernement du Canada a entrepris de modifier l’obtention de ce précieux sésame qu’est le permis de travail. Avant, les étudiants internationaux obtenaient leur permis de travail après avoir accompli au moins six mois de scolarisation, d’après la loi néo-brunswickoise. « Avec la nouvelle loi, ils pourront obtenir directement leur permis de travail au moment où ils recevront le premier permis d’étude », déclare Marie-Linda Lord, vice-rectrice aux Affaires étudiantes et internationales.

L’entrée en vigueur de cette modification pourrait se faire de sitôt. En effet, si toutes les rencontres suivent un bon déroulement entre les universités, le Bureau canadien de l’éducation internationale (BCEI) et le Gouvernement, il est fort probable que ce changement s’opère dès l’automne prochain, c’est-à-dire en Septembre 2013. Un autre changement, et non des moindres : le Gouvernement ne veut plus permettre aux universités de s’occuper du permis de travail.

Une telle décision entraîne quelque peu des changements administratifs auxquels les collèges et les universités doivent se préparer. La préoccupation est élevée pour les universités et les services étudiants. Parmi les nombreux argumentaires en cours, les différents partis essaient de trouver des réponses quant aux personnes qui s’occuperont dès lors des nouveaux étudiants internationaux. Pour ce qui est de l’Université de Moncton, la question est prise très au sérieux étant donné l’effectif grandissant de son contingent d’internationaux. La rencontre du mercredi 27 mars 2013 entre les trois vice-recteurs des campus de Shippagan, Edmundston et Moncton avait pour ordre du jour le comment de l’adaptation de l’Université face à ce changement afin de pourvoir fournir l’aide qu’il faut aux étudiants internationaux et surtout les orienter vers les bonnes ressources.

D’un autre côté, l’adaptation sociale et académique auquel est soumis chaque nouvel étudiant n’est pas chose facile. Obtenir un permis de travail d’emblée suscite des inquiétudes scolaires. « Les étudiants ne seront pas forcés d’aller chercher un permis de travail, ce sera un choix personnel », souligne Marie-Linda Lord. Il est de la responsabilité de l’étudiant de prendre ses études au sérieux ; il y a bien des étudiants canadiens qui travaillent et étudient en même temps. Pour les malins, les critères de maintien de ce permis resteraient les mêmes : être inscrit à temps plein et maintenir une moyenne supérieur ou égale à 2.0.

Nouvel examen d’immatriculation infirmière en 2015

par Emily Briand
eeb1084@umoncton.ca


Depuis l’année dernière, les professeurs et étudiants de l’École de science infirmière de l’Université de Moncton parlent et entendent parler du nouveau examen d’immatriculation qui sera crée par le National Council of State Boards of Nursing (NCSBN), une entreprise des États-Unis qui produit le National Council Licensure Examination for Registered Nurses (NCLEX-RN), l’examen d’immatriculation infirmière aux États-Unis qui se fait à l’ordinateur au lieu du format régulier papier-crayon. Qu’est-ce que ça signifie « examen d’immatriculation» ? À la fin du baccalauréat en Science infirmière, les étudiants diplômés doivent passer un examen réglementé qui s’assure que les infirmières débutantes ont les connaissances et compétences minimales afin de ne pas être dangereuses pour le public. Ce n’est pas un examen qui test toutes les connaissances apprises lors des quatre années d’étude.

L’Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB) a comme responsabilité de réglementer la pratique infirmière au Nouveau-Brunswick et de protéger le public. Cet organisme avait pris la décision collectivement avec les autres organismes régulateurs de la pratique infirmière des provinces et des territoires du Canada de changer le format actuel de l’examen canadien et d’embaucher la NCSBN, à l’exception du Québec, qui a son propre examen. Roxanne Tarjan, la directrice générale de l’AIINB explique : « Même si l'entreprise NCSBN est américaine, le Canada ne sera pas en train de faire l’examen des États-Unis [traduction par l’auteur] ». En 2015, il s’agira d’un examen nord-américain qui est obligé, à travers le contrat avec l'entreprise, de satisfaire aux exigences canadiennes. De plus, il y a des infirmières canadiennes qui participent déjà dans l’élaboration des questions.

Étant donné que l’examen mesure les compétences, est-ce que les compétences infirmiers du Canada et des États-Unis sont assez similaires pour permettre un examen nord-américain? Selon Mme Tarjan, lorsque la demande que l'entreprise satisfasse aux exigences canadiennes avait été faite, une étude élaborée en Ontario et en Colombie-Britannique avait des résultats positifs qui ont indiqué que les compétences infirmières des deux pays étaient très congruentes et que le Canada pouvait utiliser cet examen.

Elle offre ce message aux étudiants : « Nous croyons que ceci est un vrai avantage pour les étudiants. Il y aura plus de flexibilité (l’ancien examen s’offrait seulement trois fois par année), vous aurez vos résultats plus rapidement et vous pourrez prendre le rôle d’infirmière immatriculée plus rapidement. Il y a beaucoup d'accent sur le fait que c’est une entreprise américaine, mais qu’ils satisfassent aux besoins canadiens est une exigence du contrat. En tant que nouveaux diplômés, vous pourriez penser au jour que vous aussi pouvez affecter cet examen [traduction de l’auteur] ».

Par contre, Pierre Godbout, directeur de l’École de science infirmière à l’Université de Moncton campus de Moncton a toujours quelques réserves et en a parlé au Téléjournal Acadie le 19 février. « Je n’étais pas contre l’examen, explique Mr Godbout. J’étais surtout appréhensif du manque de ressources en français pour aider nos étudiants, et je m’explique : lors d’une réunion du conseil de l’ACESI [Association canadienne des écoles de sciences infirmières], il y avait eu un atelier sur la transition vers le NCLEX où beaucoup de mes collègues enseignants à travers le pays, incluant le Canada anglais, étaient très inquiets de cet transition et surtout du manque d’information sur la structure de cet examen. Pour les anglophones, c’était l’américanisation de l’examen, et l’ACESI avait une inquiétude parce qu’elle n’avait pas été consultée. Elle avait été tenue hors des discussions parce qu’ils ont dit que ça n’a rien à faire avec les programmes de formation; ça a à faire avec les réglementations. Nous autres on sait très bien que cela n’a pas de bon sens, pour passer l’examen, les programmes de formation sont très impliqués ».

Il explique que ses inquiétudes, spécifiquement pour les francophones, découlent du fait que lorsqu’on enlève le Québec, la population des francophones est très petite, donc il se demande si les francophones vont recevoir des ressources équivalentes aux anglophones. « Maintenant on sait qu’on ne retourne pas en arrière, l’attitude maintenant c’est de s’assurer des ressources francophones », dit-il. « De l’expérience pour le côté francophone, c’est un gros obstacle. Même à l’heure actuelle, on avait gagné une certaine parité à l’intérieur de l’examen régulier. […] Mais il y a eu des temps qu’on était obligé d’intervenir sur la qualité des traductions des questions, et c’est toujours un bataille chez les francophones. […] On va dans un nouveau système dominé par les anglophones, et il faut tailler notre place parce que le Québec n’est pas là ».

Mme Tarjan de l’AIINB visitera les écoles de science infirmière de la province au courant du mois d’avril pour répondre à des questions et partager de l’information au sujet du nouvel examen.

L’addiction vue de plusieurs angles


par Emily Briand
eeb1084@umoncton.ca


La 5e édition de la Journée de Recherches Interdisciplinaires en Santé (JRIS) a eu lieu le 15 mars. Il s’agit d’une journée de présentations de recherches de chercheurs (professeurs et étudiants) de diverses disciplines avec un thème principal; cette année c’était l’addiction. Il y avait plus de 30 présentations à la faculté de Jacqueline-Bouchard lors de l’évènement qui était gratuit à tous et à toutes.

« C’est le plus grand évènement scientifique à l’Université de Moncton », affirme Sarah Pakzad, professeure de psychologie au campus de Moncton et fondatrice de la JRIS, « On a, à chaque année, des gens qui viennent présenter leurs recherches en biologie, en chimie, ou en math, même dans les domaines biomédicaux, ou médicaux et psychologiques ». Le but est de créer une occasion, pour les chercheurs et les étudiants, de venir s’exprimer et de faire du réseautage. Dès le mois d’avril, les appels, les rendez-vous et les lettres recommencent pour la prochaine édition de l’année suivante. « Comment de fois je passe mon temps ici jusqu’à 11 h à minuit le soir sans le calculer. Ça prend une armée d’étudiants! Mes étudiants de laboratoire sont toujours derrière moi et me soutiennent avec leur présence. C’est beaucoup de travail, mais il faut vraiment vouloir le faire », explique Mme Pakzad.
Thomas Doucet est un professeur à l’École de science infirmière qui avait présenté son projet de recherche: « Conceptualisation de l’addiction en termes d’une expérience de la souffrance » à la JRIS. « Peu importe l’addiction, il y a beaucoup de recherches qui démontrent que l’addiction, finalement, a été étudiée à partir de perspectives neurobiologiques et génétiques et aussi dans une perspective psychanalytique, mais ce que j’avais remarqué c’est que beaucoup d’auteurs ont mentionné que l’addiction est une forme de souffrance », explique-t-il. « Dans la façon de conceptualiser la souffrance, on peut la conceptualiser à partir d’une perspective ou paradigme de la totalité, c’est-à-dire en tenant compte des dimensions biologiques, psychologiques, sociologiques et spirituelles ». En se basant sur l’école de pensée de l’Humain devenant, de la docteure Parse, le professeur Doucet avait regardé le phénomène de la souffrance dans la littérature de plusieurs domaines pour finalement aboutir à une définition de la souffrance comme invention de concept basé sur la perspective paradigmatique de la simultanéité. Il explique que l’humain devenant suggère que la personne est indivisible, imprévisible et toujours changeante; son vécu d'hier influence son aujourd’hui et son futur, tandis que chez la totalité, les jours sont séparés. « Il y a vraiment différentes manières de regarder à des phénomènes de la santé », dit-il.

Professeure Pakzad aimerait remercier le recteur de l’Université de Moncton et tout le personnel de l’Université d’avoir ouvert ses portes à la communauté et son équipe, « qui à chaque année font preuve d’excellence ». Elle invite la communauté de venir assister et également de dire ce qui les intéressent, ce qui les préoccupent, que ça soit le cancer, l’obésité ou autres.

Les aigles d’or affichent leurs couleurs


par Brunia Doiron
ebd1850@umoncton.ca

À l'université de Moncton, les étudiants ont la chance de rayonner académiquement lors des compétitions inter-universitaires. Cette année, les délégations de Moncton ont démontré leur fierté de leur université. Nous ne sommes peut-être pas la plus grosse université, mais les étudiants qui participent à des compétitions inter-universitaires sont des aigles d’or.

Les étudiants en nutrition ont participé aux Meeting des étudiants en nutrition à l’université (MENU) à Montréal où ils ont remporté une troisième place, il y a deux semaines. MENU est un rendez-vous avec cinq universités canadiennes où il y avait des activités sportives, culturelles et des conférences. C’était une première participation pour la délégation de Moncton et l’équipe a aussi remporté le prix esprit d'équipe et terminé au premier rang dans le volet sportif.

Trois semaines passées, sur le campus, avaient lieu les Jeux de la traduction, une première en Acadie. Les Jeux de la traduction est une compétition inter-universitaire adressée aux étudiants en traduction. Cette année les Jeux avaient une saveur acadienne avec, par exemple, des épreuves avec un élément acadien comme la traduction d’un texte littéraire acadien vers la langue de votre choix (l’anglais ou le français standard). La délégation de Moncton a remporté une 2e place lors des Jeux.

Ce n’était pas les seuls jeux inter-universitaires qui ont été organisés sur le campus. Au début janvier, l'Université de Moncton a accueilli les Jeux de biochimie 2013 avec plus de 250 participants et participantes provenant de Montréal à Antigonish, Nouvelle–Écosse. Les volets touchés lors de cette compétition étaient sportifs, artistiques et académiques. La délégation de l'Université de Moncton remporte trois prix lors des Jeux de biochimie.

Les étudiants de la Faculté d’administration se sont rendus à Montréal pour les 25e Jeux du Commerce de l’Est du Canada. L’université de Moncton a remporté une médaille, quelque chose qui n’avait pas été atteint depuis quelque temps. L’équipe d’entrepreneuriat s’est méritée une 2e place dans leur épreuve.

Malgré une petite délégation, les étudiants en communication se sont quand même rendus à Ottawa pour représenter l’Université de Moncton. À la surprise de tous, ils ont remporté une première place dans l’épreuve de vitrine culturelle (une pièce de théâtre de +/- 13 minutes) qui peint une réalité des finissants. L’équipe débat parlementaire s’est aussi mérité une troisième place lors des Jeux.

Les Jeux Interbio 2013 avaient lieu l'Université de Sherbrooke et la délégation de Moncton comprenait 40 participants. La compétition avait un volet sportif et les délégués de Moncton ont triomphé au volley-ball, au water-polo et au ballon-chasseur. Ils ont même composé une chanson sur l’air de « Call Me Maybe ». Ils ont fini avec une 5e place dans le classement général.

Le conseil étudiant de science infirmière a organisé leurs propres Jeux de science infirmière. Les étudiants sont très occupés avec leurs cours et stages, donc ils ont une journée d’activités compétitives entre différentes équipes de l’École de science infirmière.

Plusieurs étudiants partagent le même avis que Judith Cormier et Gérard Connolly, deux étudiants, quand ça vient aux jeux inter-universitaires. Elle affirme : « je pense que les jeux inter-universitaires sont une bonne occasion de se créer un réseau de contacts qui pourrait être utile à l'avenir, que c'est l'endroit idéal pour mettre en pratique les connaissances de sa profession tout en se mettant au défi contre des gens partageant sa passion ». Gérard nous explique : « C'est une bonne occasion de nous situer par rapport aux autres institutions et de se pencher sur comment il faut s'ajuster pour être au niveau et ça donne une expérience réelle qui nous déconnecte de la théorie qui n'est pas toujours fidèle au marché de l'emploi, voire même à jour ». 

Classe ouverte en art dramatique: Deux femmes pour un fantôme


par Karine Martel
ekm2554@umoncton.ca


Les trois étudiants de deuxième année du programme d’art dramatique ont présenté le 27 et 28 mars le fruit du travail de leur cours d’interprétation avec leur classe ouverte. Les représentations ont eu lieu devant un petit public au Studio 3 du Pavillon Jeanne-de-Valois.

Monica Bolduc, Alyssa Boudreau Pellerin et Marc-André Robichaud ont présenté la pièce « Deux femmes pour un fantôme » de René d’Obaldia.

« Notre prof et metteur en scène Marcia Babineau nous a donné l’option d’aller chercher dans les archives à la bibliothèque. On avait entendu des bonnes choses de René d’Obaldia. On a lu plusieurs extraits et après ça a été unanime qu’on prenne celui-là. C’était vraiment un choix qu’on a fait les quatre ensemble », explique l’étudiante Alyssa Boudreau Pellerin.

« On savait qu’on voulait aller beaucoup dans le mouvement et dans l’absurde aussi. On voulait faire différent du semestre passé où on travaillait plus le réalisme, quelque chose de plus psychologique », ajoute Marc-André Robichaud.

Les trois étudiants ont débuté le travail sur cette pièce au début de la session, soit au mois de janvier.

« Ça a quand même assez bien été. Y’a eu quelques accrochages, comme toujours. C’est ça la beauté du théâtre. Sauf que ça a bien été, parce qu’on a eu du fun à le faire aujourd’hui. C’était la dernière fois qu’on le faisait. On a poussé l’énergie et la foule était beaucoup réceptive aussi, alors c’était bien », explique Monica Bolduc.

Durant les deux premières années, les étudiants présentent des classes ouvertes dans leur cours d’interprétation, d’expression corporelle et de respiration et voix. À partir de la 3e année, ce sont des exercices publics où les gens sont invités à acheter des billets pour assister à la pièce qui est présentée durant cinq soirées consécutives à La Grange.
« C’est rare qu’avant la 3e année on fasse des pièces au complet parce que d’habitude il y a plus de gens, alors on fait seulement des extraits de pièce. C’est sûr que c’était beaucoup de travail, c’était un gros challenge mais j’ai adoré ça. Jusqu’à maintenant on avait fait des extraits de pièces et des monologues. On a vraiment expérimenté beaucoup de choses jusqu’à aujourd'hui », explique Alyssa.

Le texte de René d’Obaldia est rempli d’humour et de subtilités. Il s’agit de la rencontre entre une femme (Monica) et l’amante de son marie (Alyssa). Alors que les femmes discutent et s’apprivoisent, leur homme perd la vie dans un accident de voiture, et son fantôme (Marc-André) va leur rendre visite.

Les spectateurs ont eu droit à des phrases songées telles que « Pierre, du moment où il ne ment pas, dit toujours la vérité. » Ou encore « En venant ici, je croyais pouvoir discuter raisonnablement avec vous. Aussi raisonnablement que l’on peut parler quand on est en amour. »

Maintenant les étudiants de 2e année sont prêts à aider leurs homologues pour la pièce Le songe d’une nuit d’été de William Shakespeare qui sera présentée par les 3e et 4e années du département du 9 au 13 avril prochain au Studio-Théâtre La Grange.

Initiatives environnementales sur le campus


par Karine Martel
ekm2554@umoncton.ca


Le groupe environnemental et de justice sociale de l’université, Symbiose, a organisé un concours d’initiative environnementale parmi les étudiants du campus. L’évènement, qui a eu lieu au Coude le jeudi 28 mars, a rassemblé les quelques écolos du campus, voire même une étudiante de l’école secondaire Mathieu-Martin.

Le projet comportait deux phases : une première qui consistait à soumettre un projet, et une deuxième qui était de présenter ce projet devant des juges, en plus d’expliquer l’avancement de celui-ci.

« Il n’y avait pas une multitude de sujets, c'est-à-dire, on n’en a pas eu une dizaine où on a eu besoin de faire une grande sélection. Y’a eu 3 projets durant la première phase qui sont ressorti et qui ont montré un intérêt marqué, et ce sont ces trois mêmes projets qui ont passé à la deuxième phase, soit ce soir », explique le président par intérim du groupe environnemental, Jean-Michel Robichaud.

Les juges de la soirée étaient Ronald Babin, professeur de sociologie et environnementaliste, Sébastien Bezeau, agent de communication au Réseau environnemental du Nouveau-Brunswick, Patrick-Olivier Meunier, vice-président de Symbiose, et Alexandre Levasseur, le vice-président exécutif sortant de la FÉÉCUM.

1er prix
La première position du concours, qui s’est mérité un prix de 1000 $, a été remise au projet VéloCampus de Marc-André Haché. Il propose de faire la promotion active du vélo sur le campus, pour réduire l’empreinte écologique à l’Université de Moncton. Il propose entre autres l’installation de porte-vélos et abris à vélo, et une collaboration avec la Bikerie afin de donner divers ateliers comme, par exemple, le code de conduite pour vélo dans la ville.

2e prix
Le prix de 600 $ a été remis à Annie Godin et Tiffany Raymond, qui était absente lors de la soirée. Le projet qu’elles ont proposé est de collecter les vêtements usagés des étudiants et de les recycler en étuis à crayon qu’elles fabriquent.

3e prix
Le prix de 400 $ a été remis à Mathieu Ouellette pour son projet d’éliminer les bouteilles d’eau sur le campus. Il explique que plusieurs universités dans le monde ont déjà adopté cette solution. Il souhaite établir un changement chez les gens et sur le campus. Pour se faire, il propose la sensibilisation, mais également, régler un problème qui pousse les gens vers l’achat de bouteilles d’eau : l’état des fontaines d’eau sur le campus.

« Il y a des fontaines sur le campus qui n’ont pas de pression, personne ne veut se mettre à sucer sur ça », explique Mathieu, qui déplore également la propreté des fontaines d’eau.

La soirée s’est poursuivie avec une présentation du professeur et environnementaliste Ronald Babin.

Conflit d’intérêts
Le groupe Symbiose compte quatre membres, soit Jean-Michel Robichaud, Patrick-Olivier Meunier, Carmen LeBlanc et Annie Godin. Sur les quatre membres de l’équipe, un d’eux était juge, et une a participé au concours.
« C’était dans les plans d’origine d’avoir un membre de Symbiose parmi les juges alors là n’est pas le conflit d’intérêts. Peut-être la participation d’une personne membre de Symbiose qui participe à un projet, mais ce qu’il faut comprendre et qui est vraiment important à conceptualiser est que l’idée comme telle vient de Tiffany Raymond. Annie Godin, qui est son amie, lui a donné un coup de main et elle était là pour présenter ce soir. »

De son côté, Annie Godin ne voit pas de conflit d’intérêts dans cette situation puisqu’elle dit ne pas s’être occupée de l’organisation de la soirée.

« J’ai fait d’autres projets avec Symbiose, mais celui-là, j’ai été aucunement impliqué dedans. J’ai pas choisi les juges, j’ai rien eu à faire dedans. Oui au début je me suis posé la question et je l’ai posée aussi au président de Symbiose et ils étaient capables de le mettre à part », explique-t-elle.
Le président de l’organisation explique que le nombre de participants a affecté le concept, mais affirme que le tout a été fait de façon honnête.

Chronique étude: Un état à éviter


par Emily Briand
eeb1084@umoncton.ca


Des avertissements sont souvent faits aux étudiants universitaires par leur famille qui s’inquiète : « Ne pousse-toi pas trop fort, ne fait pas un burn-out, là ». Cependant, en quoi consiste ce phénomène que nous appelons en français l’épuisement professionnel? Bien, il s’agit d’un épuisement physique, mental et émotionnel qui peut empêcher une personne de faire son travail.

« La prévention est importante par ce que c’est quelque chose qui peut venir à déranger la vie du travailleur, si une personne sait qu’elle a les symptômes, elle devrait chercher de l’aide. Je pense qu’il y a certains niveaux de burn-out et si c’est découvert assez tôt, elle pourrait être réduite », dit Robin Clément, étudiant en 1ère année au doctorat professionnel en psychologie. L’épuisement professionnel n’est pas inclus dans le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders IV (DSM-IV), un guide qui classifie les différents désordres mentaux et qui standardise les diagnoses. M. Clément explique que malgré que ce soit sérieux, il s’agit d’un état et non une maladie.

« Je ne pense pas que c’est un sujet sur lequel le monde est beaucoup renseigné au niveau universitaire », dit-il. Il recommande un blogue par Sherrie Bourg Carter, psychologue, sur le site web de Psychology Today qui décrit les symptômes suivants à l’état discuté : douleur dans la poitrine ou l’abdomen, des palpitations, difficultés de sommeil, céphalées, tristesse, anxiété, perte d’intérêt dans les activités que vous aimiez, sentiment de désespoir, perte d’appétit, baisse de productivité, isolement social et autres. Lorsque nous comparons ces symptômes à ceux de la dépression, par exemple : tristesse, perte d’intérêt ou plaisir, fatigue et problèmes de concentration (Organisation mondiale de la santé), nous remarquons qu’il y existe plusieurs ressemblances.

 « Le burn-out c’est un terme inventé. Explique Robin. Ça enlève le stigma de dépression ». Les conséquences peuvent être assez sérieuses. M. Clément indique que si l’état n’est pas traité, la personne peut arriver au point de détester son emploi et devoir prendre un congé maladie à long terme d’un an, ou même démissionner de son emploi. Cela peut également faire souffrir les relations interpersonnelles en raison de l’isolement social et si ce n’est pas traité, peut mener à la dépression.
Dans son blogue, Mme Carter explique que ce n’est pas un problème qui disparait et doit être traité. Elle indique qu’il faut identifier les éléments stressants dans notre vie et trouver une manière de les réduire. D’autres conseils qu’elle offre sont : prendre soin de ses besoins de base (dormir assez, bien manger, boire de l’eau, etc.), apprendre à dire non, faire de l’exercice, et essayer d’être positif. Ce sont des conseils que nous entendons souvent. Mme Carter note également des techniques de contrôle de stress tels que l’imagerie guidée, la méditation, le yoga et le massage.

Nous ne sommes pas obligés de payer pour de telles techniques. Il y a plein de vidéos sur YouTube de musique relaxante, d’imagerie guidée et autres. Pour plus de renseignements Robin Clément recommande, surtout si vous reconnaissez des symptômes chez vous, de consulter, à la clinique sur campus ou au centre de santé mentale communautaire sur la rue Albert. « C’est la première étape vers le changement », conclut-il.

Opinion d’une lectrice féministe: Le slut-shaming

par Marie Gautreau

Le slut-shaming est un terme anglais dont on parle encore peu au Canada et dans le reste du monde, mais le concept mérite d’être connu. Même si vous n’avez jamais entendu le mot auparavant, vous avez surement déjà rencontré le problème qu’il définit. Le slut-shaming, que l’on pourrait traduire par « stigmatisation des putes », consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel, c'est-à-dire ses pratiques, son nombre de partenaires, ses vêtements jugés « provocants », etc.

Pourquoi arrêter le slut-shaming? Pour commencer, parce qu’il a plusieurs méfaits. Évidemment, il blesse les personnes qui en sont victimes. Il peut même faire des morts, comme cette jeune Américaine de quinze ans, Amanda Todd, qui s’est suicidée cette année. Selon les rumeurs, elle aurait trompé son petit ami et posté des photos de ses seins sur internet. Certaines personnes pensent qu’elle méritait de se faire intimider suite à ces gestes et qu’elle ne devrait pas recevoir autant de respect que les autres victimes d’abus qui se sont enlevé la vie. Le problème avec ce mode de pensée, c’est que personne ne mérite de se faire intimider et de mourir à cause d’un comportement sexuel que la société juge « inapproprié ». Cette façon de penser a également créé une culture qui considère les filles sexuellement actives comme des salopes, mais il est injuste d’insulter qui que ce soit de la sorte. La plupart du temps, les hommes ne sont pas dégradés lorsqu'ils ont plusieurs partenaires sexuels; au contraire, ils sont admirés par leurs amis.

Deuxièmement, le slut-shaming va même jusqu'à encourager le viol : si une femme a certains vêtements ou comportements, cela signifierait qu’elle ne peut pas dire non, puisqu’elle aime ça, puisqu’elle le cherche, etc. C'est ce qu'on appelle la « rape culture » ou « justification du viol ». Du coup, les filles veulent éviter d’avoir une réputation de salope de peur de se faire agresser, mais elles ne devraient pas avoir peur d’agir comme elles l’entendent.

Ensuite, le sexe est quelque chose de bien si nous en avons envie. Le viol est dû aux violeurs et à une culture violente, mais jamais provoqué par la victime. Le slut-shaming empêche les femmes de s’exprimer et objective leur corps. En effet, une femme ne choisit jamais d'être considérée comme un objet, c'est seulement dans les yeux des autres qu'elle en est un.
Finalement, nous avons tous intérêt à combattre le slut-shaming: les femmes, pour avoir la liberté de s’habiller et de se comporter comme elles l’entendent, mais aussi les hommes hétérosexuels s'ils veulent avoir une chance avec elles.

Alors, que faire pour combattre tous ces préjugés? Nous pouvons participer aux Slut Walks, un mouvement de rassemblement spécialement dirigé contre le viol. Toutefois, puisque cette initiative n’est pas accessible pour tous, il existe des solutions plus faciles. Par exemple, les « blagues » visant à humilier une femme en extrapolant sur sa sexualité entretiennent l’idée que le sexe est dégradant pour les femmes, alors ne participons pas à ce type d'humour. N'ayons pas peur d'être nous-mêmes et de le crier haut et fort. Souvenons-nous que les préjugés ne servent à rien de positif. Abstenons-nous de juger les gens sur leur sexualité et le monde, espérons-le, tournera un peu plus rond.

La nouvelle profondeur des Pens déjà à l’appel


par Normand d’Entremont
Courriel : end1880@umoncton.ca
Twitter : @normand16

Il y a environ une semaine, Bob McKenzie à TSN parlait des Pingouins de Pittsburgh qui venaient tout juste d’acquérir Brendan Morrow et Douglas Murray. McKenzie parlait évidemment du fait que c’était deux bons joueurs que Pittsburgh avait ajoutés à une formation déjà assez puissante.

Ensuite, McKenzie mentionnait que les Pingouins n’étaient pas satisfaits et qu’ils étaient mêmes en discussion pour aller chercher Jarome Iginla. Cela semblait invraisemblable, compte tenu de l’équipe qu’ils avaient déjà. Mais encore une fois, Bob McKenzie a démontré qu’il ne faut jamais le douter parce que, oui, Iginla est maintenant aux Pens.

Évidemment, l’équipe est devenue encore plus impressionnante. Lorsque toute l’équipe est en santé, elle contient Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Chris Kunitz, James Neal, Jarome Iginla, Brendan Morrow, Pascal Dupuis, Kris Letang, Paul Martin, Douglas Murray et Marc-André Fleury, entres autres; c’est une équipe qui a plus de talent que la majorité des formations nationales aux Olympiques.

Mais le talent ne garantit rien à Pittsburgh. C’est pour cette raison que Paul McLean, l’entraineur en chef des Sénateurs d’Ottawa, a remarqué (très sarcastiquement) « quel est le but de jouer les matchs de séries? », impliquant qu’il est bien trop tôt pour donner la Coupe Stanley aux Pingouins.

Ce que les échanges ont donné aux Pens, pourtant, c’est d’abord et avant tout de la profondeur. Dans les séries, c’est ce qui est le plus important. Avec Crosby-Kunitz-Dupuis et Malkin-Neal-Iginla, Pittsburgh a deux trios qui peuvent marquer n’importe quand. Même le troisième trio de Sutter-Morrow-Cooke a l’habileté de marquer des buts importants.

Pourtant, dans le cas des Pingouins, la nouvelle profondeur peut (et a déjà commencé à) servir de protection contre l’impact des blessures. Ray Shero ne pouvait pas acquérir la santé assurée de Sidney Crosby, Paul Martin, Kris Letang et autres; il a donc dû accepter l’alternative (qui n’est pas si mal pareil).

Alors que ces trois sont tout récemment blessés (Crosby le tout dernier ayant souffert une mâchoire cassée), Iginla, Morrow et Murray amènent une présence rassurante à la formation. On sait d’ailleurs que Malkin a connu quelques blessures cette année et que Marc-André Fleury a de la douleur dans le cou depuis le match contre le Canadien. Juste comme Tomas Vokoun était une acquisition de profondeur devant le filet (qui fait déjà ses preuves), les échanges que Shero a effectués dernièrement vont aider à diminuer l’impact des blessures.

Les Pingouins savent que, après l’année prochaine, plusieurs joueurs seront des agents libres; avec tout qui semble aller bien cette année, il faut donc en profiter pour faire tout ce qu’il faut pour essayer de remporter la Coupe.
Ce n’est pas comme si les absences de Crosby, Letang et Martin font en sorte que l’équipe est maintenant dépourvue de talent. D’ailleurs, ils devraient tous être de retour au début (ou peu après) des éliminatoires.

C’est pour cette raison que Pingouins sont les favoris à l’instant; si toute l'équipe était en santé, ce serait encore plus le cas davantage. C’est même une opinion partagée parmi plusieurs joueurs au sein de la Ligue nationale. Demandez tout simplement à Iginla et à Morrow : ils avaient le choix, ils ont choisi les Pens.

Mais évidemment, cela fait en sorte qu’il n’y a pas une équipe qui va avoir autant de pression que les Pingouins. Avant de donner la Coupe à Pittsburgh, c’est sûr que des équipes comme Boston, Montréal, Chicago, Anaheim, Vancouver, Los Angeles auront toutes leur mot à dire. Surtout les Bruins, parce qu’ils pensaient avoir Iggy avant que l’ancien capitaine des Flames a choisi d’aller à Pittsburgh.

C’est sûr que c’est promettant pour les séries, mais tout d’abord, il faut porter une attention particulière au 19 avril alors que les Pingouins et les Bruins s’affronteront. Boston cherchera sûrement à démontrer à Iginla qu’il a pris la mauvaise décision.

Les retombées d’une équipe cendrillon


par Normand d’Entremont
Courriel : end1880@umoncton.ca
Twitter : @normand16


Le tournoi de basketball collégial March Madness a encore une fois réussi à démontrer pourquoi il est nommé ainsi, alors que le tournoi est de nouveau plein de surprises.

Parmi celles-ci, il faut noter l’équipe cendrillon des Eagles de Florida Golf Coast University (FGCU), qui sont devenus le premier 15e-rang à disputer un match dans la ronde des 16. C’est toutefois là que s’est terminée l’aventure pour les Eagles alors qu’ils ont perdu contre les Gators de University of Florida au Sweet Sixteen.

C’était quand même tout un exploit pour FGCU. Les Eagles font concurrence dans la première division du NCAA pour seulement la deuxième année. D’ailleurs, à titre de comparaison, le budget sportif de Florida Gulf Coast University se situe à 9,2 millions, tandis que celui d’University of Florida s’élève à 107,2 millions.

L’exploit n’est surtout pas passé inaperçu. Dans l’espace de quelques semaines, Florida Gulf Coast University est passé de presque inconnu à une reconnaissance à l’échelle nationale, voire internationale.
Les Eagles, avec leur jeu si dynamique, ont changé la perception de Fort Myers (ville sur laquelle réside le campus de FGCU) de « Fort misérable » (selon un étudiant du campus) à « Dunk City ».

L’impact du succès des Eagles commence déjà à être ressenti. Selon CNN Money, les ventes à la librairie de FGCU se sont vues augmentées de plus de 1 000 % (d’une trentaine à plus de 500) le lendemain de leur première victoire contre San Diego State University (classé 2e). Pour sa part, le nombre de visites sur le site web de FCGU visé aux futurs étudiants est monté de 400 %.

Toutefois, cela ne doit pas nécessairement être surprenant que Florida Gulf Coast University profite du sport universitaire pour se développer puisque c’est justement ce qui était l’intention de l’université, tel que le souligne un article de Bloomberg.

FGCU a été fondé en 1997; en 2001, le recteur de l’institution, William Merwin, soulignait qu’il « [savait] que l’Université va croître grâce au programme sportif ». L’Université a depuis investi beaucoup de ressources dans son programme de basketball afin de se rendre dans la première division du basketball collégial américain avec une formation compétitive. Le jeu a fonctionné, et c’est maintenant toute l’institution qui en profite.

La leçon est simple : si l’on veut faire croître son institution, c’est peut-être une idée d’investir davantage dans son programme sportif. Une équipe peut souvent réussir à faire rayonner une université mieux que n’importe quelle publicité. Et même si l’horloge frappe minuit pour finir les rêves de l’équipe cendrillon, au moins il y aura eu une soirée de rayonnement pour celle-ci. Qui sait, elle pourra peut-être même revenir chercher le plus grand des prix le lendemain.

jeudi 28 mars 2013

Une semaine pour la diversité sexuelle

par Simon Delattre

Un sur dix, l’association de défense de la communauté LGBT (Lesbiens, gay, bi, transgenre) organisait une semaine de sensibilisation à la diversité sexuelle. Celle-ci s’ouvrait lundi 18 mars par la levée du drapeau de fierté. Les membres du groupe ont donc hissé le drapeau arc-en-ciel au bord du stade du CEPS, lequel a flotté au rythme du vent tout au long de la semaine.

Jean-Roch Savoie, président de Un sur dix, explique leur démarche : « Ce geste était un symbole de fierté et d’unicité pour notre communauté, pour ceux qui vivent de la discrimination et de l’intimidation à tous les jours par rapport à leur identité de genre ou leur orientation sexuelle. On lève aussi ce drapeau en l’honneur de tous ceux qu’on a perdus : le suicide parmi les LGBT représente 30 % de tous les suicides chez les jeunes. On fait ça en mémoire de personnes qui sont décédées suite à des violences homophobes et transphobes. Le mouvement continue parce que l’homophobie existe toujours dans notre société. 3 personnes ont été tuées au Canada cette année pour cette raison. »

Joëlle Martin, présidente de la FÉÉCUM, ainsi que Roger Boulay, directeur des services aux étudiants et étudiantes, se sont déplacés en signe de soutien. Ce dernier se dit fier d’avoir participé à la levée du drapeau LGBT : « il s’agit d’une activité qui valorise la diversité et je crois sincèrement qu’une université se doit de valoriser la diversité et contribuer ainsi à l’évolution de notre société pour une meilleure compréhension de nos différences. Lorsque l’on parle de la diversité, que ce soit à l’international ou du point de vue de la langue, de la religion ou de la sexualité, nous aurons toujours des progrès à faire comme société. Je suis d’avis que l’environnement universitaire est certainement l’endroit idéal pour célébrer toute cette diversité, puisqu’il s’agit d’un milieu d’expression libre qui permet un dialogue ouvert sur les grandes questions de notre société. »

Des activités de sensibilisation
Le mardi, Un sur dix s’est rassemblé pour leur marche annuelle sur le campus. Munis de bannières, d’affiches et de drapeaux, une quinzaine d’étudiants ont défilé pour célébrer la diversité sexuelle et pour démontrer leur soutien à la lutte contre l'homophobie. Mr Boulay a tenu à participer, il nous parle de sa motivation : « C’est important de donner une visibilité à ce problème, de montrer qu’il existe encore. C’est de mieux en mieux, les LGBT sont plus acceptés, mais il faut continuer de faire comprendre à tous que ce nous ne sommes pas une nuisance. ». Le lendemain était consacré aux alliés de Un sur dix, tous ceux qui, peu importe leur identité sexuelle et de genre, voulaient défendre les droits des LGBT. Chacun devait porter un chandail mauve pour supporter la cause. Enfin, une vigile à la chandelle avait lieu le jeudi 21 mars, en honneur des victimes de l’homophobie.

L’homophobie toujours présente sur le campus?
Jean-Roch Savoie assure que du chemin a été parcouru depuis la création de l’association en 2004 : « On a beaucoup avancé à l’Université, le fait qu’on puisse lever notre drapeau en est la preuve. Quand l’association a commencé il y a presque 10 ans, la sécurité venait à nos conférences parce qu’on avait peur. On a aussi développé des partenariats d’atelier, de conférence avec les Facultés de Sciences Infirmières, d’Education et de Travail Social. L’administration nous aide beaucoup, on travaille avec eux à un projet de toilettes non genrées. » Cependant, il s’inquiète de certains comportements : « plusieurs de nos affiches ont été déchirées, ça nous a touchés, car c’est clairement un acte homophobe ».

Éditorial : Ensemble pour la diversité

par Danielle Bilodeau, rédactrice en chef

La semaine dernière, la population étudiante et professorale de l’Université de Moncton a eu l’opportunité de participer à une semaine de sensibilisation de la diversité sexuelle organisée par l’Association 1 sur 10. Les détails concernant le déroulement des activités sont tous à la page suivante, dans l’article à Simon Delattre. Ici, vous y trouverez mes impressions personnelles.

Tout d’abord, j’aimerais féliciter très sincèrement le comité organisateur de cette semaine de sensibilisation. Comme on dit en anglais, « variety is the spice of life ». La diversité se doit d’être célébrée, mais surtout respectée, d’où le besoin pour une telle semaine. Malheureusement, il existe encore beaucoup de gens qui refusent d’accepter certaines « différences » chez les autres. Il est encore plus dommage de remarquer que certaines des personnes les plus homophobes sont des dirigeants importants, tel que le nouveau pape.

Il faudrait que nous arrêtions de tenter de placer des étiquettes sur tout le monde : bi, gai, lesbienne, trans, et le pire de tous, « normal ». C’est quoi une personne normale? Qui sommes-nous pour le définir? J’étais heureuse d’apprendre cette semaine qu’il existe un mot pour les gens qui ont une perception d’eux-mêmes et de leur genre qui est en accord avec leur sexe; on les nomme cisgenre. Quoique ce soit encore une étiquette de plus, ça sauve de définir ces gens comme « normaux » tandis que ceux qui n’ont pas cette concordance doivent être définis comme « différents ».

L’idéal, bien sûr, ce serait de ne pas avoir besoin de se définir selon ces petites boites ou catégories où on place tout le monde. Dans un tel cas, on pourrait simplement être nous mêmes comme nous nous sentons à l’aise et personne n’aurait à juger.

Remarque sur la marche
J’ai eu la chance cette année de participer à la marche pour la diversité sexuelle sur le campus. Malgré le froid, c’était une expérience que je suis heureuse d’avoir. J’étais tout de même un peu déçue du nombre de participants. La marche n’a pas duré 30 minutes et c’était une excellente façon de montrer son appui pour la communauté LGBT du campus.

On est une toute petite communauté d’étudiants à l’Université et c’est important que chacun d’entre nous puisse savoir qu’on est accepté, peu importe nos « différences ». Je me permets d’espérer que la présence du drapeau LGBT au CEPS la semaine dernière en aura réveiller quelques-uns et fera comprendre à tous que l’homophobie n’a pas sa place à l’Université de Moncton, ni ailleurs.

À quoi ressemblera le futur bar/restaurant du Centre étudiant?

par Simon Delattre

Actuellement en chantier, un nouvel espace comprenant bar, scène et cuisine devrait voir le jour dès septembre prochain. Le financement des travaux est partagé entre la Fédération étudiante (la technique) et l’administration de l’Université (les rénovations comme telles). Cependant la FÉÉCUM conserve un pouvoir de décision sur la question. Un concours a été lancé pour nommer le nouveau bar/restaurant; les noms sélectionnés seront dévoilés au début du mois d’avril. Un référendum auprès des étudiants permettra de trancher parmi les suggestions. Ce nouvel espace renaîtra des cendres de l’ancien bar étudiant l'Osmose et du pub le Tonneau, qui avaient fermé pour de bon l’année dernière. L’équipe de la FÉÉCUM alors en poste avait justifié cette décision par le fait que l’Osmose ne répondait tout simplement plus aux besoins des étudiants, d’où une baisse de fréquentation de l'établissement et l’existence d’un déficit.

Julie Bélanger a travaillé à l’Osmose et suit de très près l’avancement du dossier. Elle nous explique la disposition générale des lieux : lorsque nous entrerons dans la pièce, nous trouverons à notre gauche la cuisine, située en lieu et place du Tonneau. En fond en face de l’entrée, nous pourrons apercevoir le bar, ainsi qu’une scène rétractable qui pourra accueillir un petit groupe. Le centre sera quant à lui partagé entre une section « lounge », pour ceux qui voudraient s’installer confortablement, et une partie destinée aux tables et à la restauration. Les plans sont terminés, mais ne seront pas publiés; en revanche plusieurs dessins ont été mis en ligne sur le blogue de la FÉÉCUM. Julie dit avoir « hâte de voir le résultat », mais ne se prononce pas pour le moment : « c’est difficile d’avoir une opinion avant que tout ne soit terminé. Ce qu’on a pu voir en dessin n’est pas forcément représentatif de l’aspect final, mais plutôt de l’aménagement général. L’ambiance n’a pas encore été créée et on n’a pas choisi les meubles. »

Si l’Osmose pouvait accueillir près de 1000 personnes, la future salle compterait environ 200 places assises et 400 debout. « C’est un choix plus raisonnable », estime Julie Belanger, « on n’a jamais eu autant de monde cette année ». Elle nous prévient tout de suite : ce ne sera ni un club pour danser, ni une cafétéria réservée uniquement aux repas. Par rapport au Coude, plus de boissons seront disponibles, et notamment des boissons plus fortes. Bonne nouvelle pour les amateurs de fête : La fermeture aura lieu plus tard, soit à 2 h au lieu de minuit, et les mineurs pourront entrer sans avoir le droit de consommer. « Cela ouvre des possibilités. Par exemple, les étudiants qui souhaiteront organiser des spectacles privés, des soirées de groupe, pourront désormais le faire au Coude. »

Concernant la nourriture, on peut s’attendre à des plats plus évolués que ceux proposés actuellement au Centre étudiant. Ce service sera assuré par une compagnie qui s’occupera de la préparation et de la vente des repas. Aucun contrat n’a été signé jusqu’à présent, mais un appel d’offres sera lancé prochainement. Sodexo ne sera accepté que s’ils présentent un excellent plan, car d’autres entreprises pourraient se proposer. Plusieurs comités ont déjà été formés pour travailler sur le design, la gérance, le choix de la nourriture, les prix, etc. Laurie-Anne Patenaude, étudiante en nutrition, ainsi que Patrick-Olivier Meunier, vice-président de l’association environnementale Symbiose, participent au comité sur les menus. Ce dernier dit vouloir « pousser pour un peu de nourriture locale, avec une option santé, une option "bar-food”, mais aussi une option végétarienne. Côté prix, on aimerait des prix étudiants ».

L’Université de Moncton appuie la recherche

par Jessica Savoie

C’est le mercredi 20 mars dernier qu’a eu lieu le 24e Colloque des jeunes chercheuses et chercheurs de l’Université de Moncton, sous le thème : « Hommages : Liberté, fraternité, université ». Une trentaine de participants se sont rendus sur place afin de présenter leur recherche devant les juges et les étudiants spectateurs.

Les participants devaient préparer une recherche savante sur un sujet se reliant à leur programme d’études. Plusieurs étudiants ont utilisé, à la base, un projet de recherche effectué en classe ou encore le séminaire qu’ils ont présenté en début d’année.

Le concours se divisait en quatre catégories, soit : Sciences humaines et sociales premier cycle, sciences naturelles et génie premier cycle ainsi que les mêmes catégories pour les cycles supérieurs.

Même si on remarque que la participation est beaucoup plus élevée dans les sciences naturelles et génie, plusieurs participants ont mené des recherches sur des problématiques ou domaines marquant la société. Il y avait des jeunes de plusieurs baccalauréats, soit administration, éducation, information-communication, ingénierie et on en passe.

La majorité des projets ont été soumis aux juges sous forme de présentation orale dans différents locaux de la Faculté des Arts durant toute la journée. Les participants avaient alors de 12 à 15 minutes afin de présenter leur recherche. Ensuite, une courte période de questions était allouée et permettait aux juges et spectateurs d’avoir des éclaircissements sur certaines parties démontrées.

L’évènement a pris fin avec la remise des prix qui s’est déroulée à l’amphithéâtre de la faculté Jeanne-de-Valois. Juges, participants, professeurs et amis étaient sur place afin d’encourager les jeunes chercheurs. De plus, la soirée s’est accompagnée de plusieurs prestations musicales offertes par des étudiants du baccalauréat en musique en plus qu’un extrait d’une pièce de théâtre, offerte par deux jeunes étudiants à l’Université.

Pour ce qui en est des gagnants
Pour le volet génie et sciences naturelles du 1er cycle : Stéphanie St-Pierre (Chimie et biochimie) en troisième place, Sébastien Lagacé (Psychologie) en deuxième place et Roxane Pelletier (Chimie et biochimie) en première place.

Pour les sciences humaines et sociales du 1er cycle : Pascale D’Astous (Psychologie) pour la troisième place, Danielle Bilodeau (Information-Communication) en deuxième place et Pierre Boudreau (Éducation) en première place.

Volet génie et sciences naturelles des cycles supérieurs : Alizée Vernouillet (Biologie) pour la troisième place, Arlette Rwigemera (Biologie) en deuxième place et Paryse Nadeau (Biologie) en première place.

Finalement, pour le volet sciences humaines et sociales des cycles supérieurs : Yannick Jocelyn Nganhou-Tchoudi (Études françaises) en troisième place, Yves Doucet (Éducation) en deuxième place et Laura Huet (Histoire et géographie) pour la première place.

Le tout s’est terminé par un vins et fromages, avec l’occasion pour les juges, professeurs et étudiants de partager entre eux. Ce fut une journée très plaisante et bien organisée, en plus d’avoir été un évènement très apprécié des participants.

« Avant je n’avais aucune intention de me diriger en recherche, mais plus j’avançais, plus j’étais curieux au sujet des concepts qu’on élaborait. Depuis, c’est le débat à savoir si je m’en vais travailler dans les écoles ou si je pars en maitrise afin continuer en recherche » souligne Pierre Boudreau, participant et étudiant en éducation. Le jeune homme s’est vu remporter la première place dans son volet, soit sciences humaines et sociales du 1er cycle, avec sa recherche portant sur la perception qu’ont les enseignants du sud-est du Nouveau-Brunswick quant à la compétence langagière qu’ont les étudiants et l’apprentissage des sciences en milieux minoritaires.