mercredi 4 septembre 2013

Un événement qui marque la rentrée !

par Sarah Grandisson


Le 28 septembre dernier, au Ceps de l’université de Moncton, a eu lieu la journée kiosque. De 8 h 30 à 4 h 30, mercredi, l’événement annuel a su encore une fois bien commencer une autre année universitaire. Plusieurs personnes ont profité de l’occasion pour s’inscrire dans des clubs parascolaires tels que l’athlétisme ou même l’improvisation. D’autres ont pu payer leur frais de scolarité et ainsi s'éviter l’achalandage de la première journée. Les invités des kiosques, de leur côté, ont su promouvoir leurs organisations au sein des jeunes du campus en lançant des concours créatifs et en distribuant des échantillons gratuits de leurs produits.

 « La journée kiosque est semblable à un carrefour : tout le monde peut s’y rencontrer. Il y a les départements, les clubs, les organisations, les services offerts… Donc au lieu de courir partout la première journée de cours, c’est plus facile pour les étudiants d’avoir tout dans le même endroit au même moment », explique Kevin Arseneau, président de la FÉÉCUM.

Certains s’y rendent pour mettre la main sur la dernière copie du Front, d’autres pour se  procurer leur agenda. Le Front s’est aventuré sur le campus afin de demander aux étudiants les raisons pour lesquelles ils se rendent à cette journée.

« Pour moi, en tant qu'étudiant de 4e année, la journée kiosque c'est une chance de revoir les amis qu'on n'as pas eu la chance de voir depuis le dernier semestre. Aussi, c'est une chance de se renseigner sur les différents clubs qui existent et les nouvelles initiatives sur le campus et, surtout, n'oublions pas que c'est ta chance d'avoir un agenda gratuit! », indique Éric Dow, étudiant en traduction.

« Étant maintenant en 4e année, je sais pas mal à quoi m'attendre donc je vais vraiment où j’ai besoin », Cloé Gallant étudiante en récréologie.

De la socialisation aux échantillons gratuits, la journée kiosque est un événement important qui semble marquer d’une façon positive la communauté universitaire.
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Un nouveau genre d’aigle a pris place sur le campus

par Gérard Connolly

Ici, il ne s’agit pas d’une nouvelle espèce animale, mais d’un nouveau regroupement d’étudiants. Ces personnes ont un intérêt commun : les jeux vidéo.

L’an dernier, quelques étudiants ont eu l’initiative de créer un groupe afin de jouer avec une communauté locale.

Comme première forme de recrutement, un espace était réservé lors des journées d’accueil (également appelées journées kiosques). Sur le site, il y avait les bâtisseurs du projet qui présentaient des extraits de parties sur un grand téléviseur. Leur mission était d’attirer l’attention en créant un effet boule de neige et de trouver le maximum de nouveaux membres que possible.

L’an dernier, lors du premier semestre, il y a eu un tournoi du jeu Super Smash Bros. Brawl sur la Wii de Nintendo. L’activité a été entièrement organisée par les membres fondateurs de l’association. Elle s’est déroulée sur le campus dans le but d’être accessible aux intéressés.

Ensuite, les activités du groupe se sont un peu estompées, faute de temps et de membres impliqués.
La première année d’existence du groupe a été très silencieuse et peu active en raison du manque du financement et de la portée de la publicité à cet effet.

Présentement, il y a un groupe Facebook ouvert à tout ceux et toutes celles qui visent à redonner vie à ce projet. Il est possible de s’y rendre au www.facebook.com/groups/183278888470538/?fref=ts. Des suggestions d’évènements sont les bienvenues sur le groupe.

Si vous pensez avoir un intérêt pour ce type d’association, vous êtes certes le bienvenu.

Certains des membres ont terminé leur parcours universitaire sur le campus et vous cèdent le flambeau. Pour que cette collectivité fonctionne, il faudra miser sur plus de promotion et tenter d’amasser des fonds. Pour les adeptes de jeux vidéo il existe également le page Facebook : GFNB : Gamers Francophones du Nouveau-Brunswick / Les Aigles Virtuels. Il est possible d’accéder à des nouvelles, des évènements ainsi qu’à des offres au lien suivant : https://www.facebook.com/groups/294001963982921/. Vers la fin de l’été, ce groupe comptait environ 250 membres et attend toujours que vous vous y ajoutiez à ce nombre.

Ici, l’imagination est la limite. Comme vous l’aviez probablement déjà deviné, ce projet n’a pas qu’une mission, mais il vise également à accroître la scène vidéo ludique francophone. Vous avez maintenant en main l’occasion de créer des évènements ainsi qu’une communauté puissante qui fera rayonner le campus par le biais de cette nouvelle discipline. Serez-vous de celles et de ceux qui sauveront l’avenir de cette initiative vieille d’à peine un an?




Chronique potins : Cravate ou carotte? Telle est la question!

par Karina Langis

J’entends de plus en plus d’échos concernant le nouveau président de la FÉÉCUM 2013-2014. En effet, plusieurs étudiants se demandent de plus en plus ce qui se brasse au B-101, de quoi on parle lorsqu’on dit « mouvement contre l’augmentation des frais de scolarité », mais surtout, qui est cette personnalité qui dirige le tout. C’est notre très cher président, Kevin Arseneau.

J’ai eu la chance de m’asseoir avec le président de la FÉÉCUM mercredi dernier, lors de la première journée portes ouvertes de la Rentrée 2013 à l’Université de Moncton. Kevin, sans hésiter, m’accorde quelques minutes d’entrevue malgré son horaire chargé. Il vient s’asseoir avec moi après avoir donné un dernier agenda à un nouvel étudiant. 

J’observe notre président de tous mes yeux. Il manque la tuque orange, mais la barbe et la chemise carottée sont certainement au rendez-vous. Je m’y lance : « Kevin, t’as été élevé comment? Tu dois savoir qu’il y a quelques rumeurs concernant ton identité plutôt fermière. Est-ce que tu pourrais m’expliquer?»

Kevin me répond qu’il est déménagé plusieurs fois pendant sa jeunesse. Il a donc vu beaucoup de pays. Mais, le président de la FÉÉCUM avoue que, pour lui, quand il était petit, l’Acadie était particulièrement floue. Bref, l’Acadie pour lui, c’était son « pépére, sa mémére et leur jardin ». 

Vous voyez peut-être où je veux en venir. Kevin aime les jardins! Non seulement il parle de carottes à Radio-Canada; il pense même devenir un jardinier professionnel! Mais ne vous en faites pas, chers étudiants, Kevin est loin de nous prendre pour ses carottes! Selon un plan bien établi avec sa conjointe, et à la suite de son baccalauréat en éducation, Kevin tentera de construire une ferme biologique, où il aimerait éduquer les enfants au sujet de la nutrition.

Un rêve assez osé me direz-vous. J’ai donc demandé à Kevin s’il encourageait les étudiants à devenir des travailleurs indépendants comme il désire le devenir. Toutefois, le président s’empresse de dire qu’il n’y a pas de problème contre le système administratif dans lequel les étudiants performent pour devenir des hommes et femmes d’affaires accomplis.

Selon lui, un étudiant a autant de chances de s’établir professionnellement en passant par le système d’éducation offert qu’il  en a pour devenir un travailleur autonome reconnu. Comme Kevin me l’a si bien dit, « tu peux changer le monde même si tu viens de n’importe quel domaine ».

J’ai pris notre président la main dans le sac lorsque je lui ai dit que j’avais vu une photo de lui en veston sur le réseau social Twitter. Puisque cet accoutrement n’est pas dans ses habitudes, je lui ai demandé quand sera la prochaine fois où l'on pourra le voir en complet. Kevin dit qu’il laisse aux étudiants le droit de choisir la prochaine occasion pour laquelle il devra porter le veston. À vous de décider! Sur ce même sujet, je lui ai demandé combien de cravates il a dans sa garde-robe. Il me dit deux. La première est un cadeau; la deuxième ne lui appartient pas!


Kevin avoue avoir encore du pain sur la planche concernant la bataille contre l’augmentation des frais de scolarité. Étant conscient qu’au campus de Moncton, plusieurs étudiants portent la cravate politique, Kevin a pour son dire qu’au fond, ce n’est pas tant l’habit que la personne qui la porte qui fait une réelle différence : « mon pépére m’a dit que t’as pas besoin d’avoir une cravate pour changer le monde! »

Chronique gaming : Faire du vieux avec du neuf

par Gérard Connolly

Nintendo a su faire parler de nombreux internautes lors de son annonce mercredi dernier. L’entreprise nippone a décidé de lancer une console orientée vers une clientèle plus jeune.

Les consoles 3D peuvent être néfastes pour les enfants de 6 ans et moins. Leurs yeux ne sont pas encore assez développés pour se défendre contre ces puissantes machines. Les Nintendo 3DS et 3DS XL offrent la possibilité de jouer avec un effet de profondeur sans aucun autre accessoire (ex : lunettes spécialisées). On peut activer ou désactiver cette option à tout moment lors d'une partie. Après quelques heures de jeu, l’œil humain peut s’affaiblir et même s’endommager en raison une utilisation excessive d’une console de ce type.

Même si le scénario s’apparente sensiblement à la saga des Gameboy (du même constructeur) débutée en 1989, Nintendo ne freine pas à l’idée d’offrir de nouveaux produits à ses clients. À cette époque, de nombreuses consoles portables avaient percé le marché. On pense notamment au Gameboy, jusqu’au Gameboy Advance, en passant par le Gameboy Micro, pour ne nommer que ceux-là. Il y a eu quelques différences entre ces consoles, mais le principe demeurait sensiblement le même et les jeux étaient compatibles avec les consoles plus jeunes.

Acheter une console DS ou même DSi XL pourrait sembler un bon investissement, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Le marché évolue et le nombre de cartouches compatibles avec les systèmes n’offrant pas une vision en 3D diminue constamment.

L’avantage avec cette 2DS, qui sortira en magasin le 12 octobre prochain, est que la console sera compatible avec les derniers jeux portables 3D sans offrir cette option et sera modelée de sorte à ce que les jeunes enfants n’auront pas de difficulté à la tenir.

En ce qui concerne son prix de lancement, la console coûtera moins cher que ses plus vieilles sœurs DS et 3DS. Son prix de vente devrait être de 130$; phénomène intéressant puisqu’il est seulement quelques dizaines de dollars moins cher que le Nintendo 3DS et sortira en magasin le même jour que le lancement des jeux Pokémon X et Y. Une parodie met en vedette un personnage du jeu Animal Crossing utilisant la console comme une lame de hache. La réception de cette annonce a reçu pratiquement le même accueil que la Wii Mini en novembre dernier. Cette console avait pour but de limiter les coûts au consommateur (100$), en retirant les fonctions en ligne et la compatibilité avec les jeux de la GameCube.

La situation de Nintendo n’est pas très rose en ce moment et cette option de liquider le plus de jeux possible serait une piste solution qu’elle pourrait prendre. Pour le moment, il faudra attendre jusqu’à la mi-octobre, voire début novembre, pour découvrir les résultats et la réponse du consommateur.

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Mature et expérimentée

par Catherine Dumas

Cette année, l’équipe de hockey féminin n’ajoutera que quatre à cinq filles à son alignement.  Les plus gros changements se feront donc dans l’encadrement de l’équipe et du côté des entraîneurs. C’est pourquoi l’entraîneur, Denis Ross, s’attend à remettre son équipe dans le top deux de la ligue atlantique grâce à une équipe mature et expérimentée.

« C’est bien pour nous, car nous pouvons commencer plus vite les systèmes de jeux, les unités spéciales et surtout nous allons pouvoir mieux nous préparer pour chaque équipe », informe l’entraîneur.

Avec une équipe qui ressemble bien à celle de l’an passé, les Aigles Bleus pourront se permettre de développer leur jeu en profondeur car les apprentissages des joueuses sont déjà au niveau. 

« Cette année, nous allons trouver les solutions et non seulement mettre nos énergies sur les problèmes », affirme l’entraîneur. «Notre force sera évidemment notre vitesse, mais aussi notre force de caractère. J’ai des filles qui veulent jouer à l’infini; elles n’abandonneront jamais et sauront profiter des erreurs de l’adversaire. », dit-il.

Avec un nombre de vétérans plus élevé, l'entraîneur de l’équipe des Aigles Bleus s’attend à voir plus de leadership sur la glace.

«Toutes mes joueuses sont des joueuses clefs, elles ont toutes leurs forces et elles peuvent, chacune à leur tour, changer l’allure de la partie », ajoute-t-il.

Nouvelle défensive

L’arrivée de deux nouvelles recrues à la défensive pourrait apporter une certaine profondeur à l’équipe de l’année qui se pointe, selon  M. Ross.

Roxanne Turcotte et Andréa Bélanger, toutes deux sorties de la ligue collégiale du Québec, sauront donner un bel équilibre à cette nouvelle équipe.

« Mon objectif est surtout d’avoir de la stabilité dans n’importe quelle position, n’importe quel trio et avec n’importe quelle athlète. Nous allons avoir un jeu intense.», soutient-il.

De plus, le retour de deux anciennes joueuses, Karine Roy et Janik Robichaud, est très attendu. Après un retour progressif, l’an passé, ces deux dernières visent le 100 % avec l’équipe et elles sauront compléter les trios à l’attaque.

Comme l’entraîneur le rappelle, « c’est toujours un effort collectif ».

Une équipe d’entraîneurs renouvelés

Deux nouveaux entraîneurs se joindront à la formation des Aigles Bleu: soient Kristine Labrie et Marc-André Côté. Ces deux anciens de l’Université de Moncton sauront, sans aucun doute, transmettre la culture des Aigles Bleus…«une culture qui a été quelque peu dissipée lors de la dernière année», explique M. Ross.

Avec ces petits changements dans l’alignement de l’équipe des joueuses et du côté de l’administration, l’entraîneur-chef du hockey féminin a bien hâte de revoir ses filles au camp d’entraînement, car pleins de nouveaux défis se présenteront à eux cette saison.


L’été pour se reposer?

par Catherine Dumas 


La saison estivale permet à nos Aigles Bleus de recharger leurs batteries et de se préparer pour la nouvelle année qui s’entame.

Travail, entraînement, compétitions et repos : voilà la recette parfaite de l’été d’un athlète universitaire. Tout dépend du sport qu’ils jouent, chacun d’eux se prépare à sa façon.
Voici donc le récit de quelques-uns de nos Aigles Bleus.

Jérémy Pellerin
Cross-country

Jérémy Pellerin, qui débute sa troisième année en administration, a eu la chance de performer dans une des courses les plus relevée au Canada soit le 10 km d’Ottawa.  Cette compétition fut plus que mémorable pour l’athlète, car il a réussi à se positionner 13e de la course et 3e canadiens.
Jérémy Pellerin, qui débute sa troisième année en administration, a eu la chance de performer dans une des courses les plus relevée au Canada soit le 10 km d’Ottawa.  Cette compétition fut plus que mémorable pour l’athlète, car il a réussi à se positionner 13e de la course et 3e canadiens.
«Meilleure course à vie! J’étais confortable durant la course et la foule était incroyable.  C’était un parcours très rapide et le fait qu’il y avait des africains dans celle-ci amenait un autre défi. C’était la première fois que je pouvais me mesurer à eux », affirme le coureur.

Pour Pellerin, les mois de juillet à septembre sont le moment parfait pour augmenter le nombre de kilomètres courus et se préparer à fond pour la saison de cross-country. Il a très hâte de recommencer la saison universitaire car il est, cette année, l’un des espoirs pour remporter le championnat de cross-country des universités de l’Atlantique, le 26 octobre prochain, qui se déroule ici même à l’Université de Moncton.

Maxime Daigle
Soccer

Le #7 des Aigles Bleus n’a pour sa part, pas perdu son temps, lui non plus. Même s’il a manqué les six premières parties du FC Gatineau, équipe de la ligue semi-professionnelle de soccer du Québec, Daigle est devenu un joueur important de la formation et aussi le meilleur marqueur de l’équipe. 

« C’est vraiment le fun comme ligue et en plus, il y a toujours beaucoup de partisans», explique l’attaquant, qui a eu l’occasion, cet été, de jouer avec d’anciens coéquipiers des Aigles, dont les jumeaux  Ciepela.

En plus de pouvoir pratiquer son sport tout l’été, Maxime a combiné le tout en travaillant à la banque BMO et au journal Le Droit, où il a fait son stage universitaire en y travaillant une fois par semaine.

L’étudiant du programme d’Information-Communication sera donc un joueur à surveiller lors de la saison universitaire, où celui-ci est considéré comme « un bon pilier pour la jeune équipe de soccer», selon l’entraîneur Angelo Jean-Baptiste.

Simon Jodoin et Marika Lacroix
Hockey

Pour leur part, nos hockeyeurs profitent de l’été pour pratiquer différents sports. Certains jouent dans une ligue d’été pour ne pas perdre leur habiletés, tandis que d’autre préfèrent s’investir dans d’autres activités.

Marika Lacroix, nouvelle capitaine de l’équipe des filles, complètera sa 4ème année en éducation, concentration biologie. Elle a passé l’été chez elle à Orléans, en Ontario, pour faire son stage dans son ancienne école secondaire. Elle a aussi travaillé à SAS Institute, qui est une compagnie privée d'analytique et de logiciel de programmation.

««J'ai vraiment adoré mon expérience; tant les élèves que la profession d'enseignant. Ça m'a confirmé que c'est vraiment une carrière que je veux poursuivre ! Par contre, pour le SAS Institute, je me vois mal travailler dans un bureau à journée longue.», souligne la jeune femme.

En effet, notre joueuse des Aigles Bleus n’a pas laissé de côté le sport car elle a  accompli un duathlon et un 10 km à la course durant ses vacances.

De plus, Marika a investi de son temps à organiser des tournois de volley-ball pour différentes collectes de fonds, entre autre pour amasser des fonds pour les enfants et pour la recherche contre le cancer.

De son côté, Simon Jodoin a passé l’été ici, à Moncton, afin de travailler chez Financement agricole Canada.

Jodoin en est à sa 3ème année au sein de l’équipe des Aigles et a remplacé la glace hivernale par une surface de hockey balle en participant à la ligue Goodys Ball hockey de Moncton durant les quatre mois de congé.

Comme de nombreux athlètes, le défenseur portant le #25 s’est beaucoup entrainé durant l’été. Celui-ci a même eu la chance de le faire avec un de ses coéquipiers, Samuel Groulx, ce qui s’est avéré être beaucoup plus motivant pour lui.

« J’ai très hâte de recommencer la saison.», soutient-il.

Cette phrase est universelle parmi la famille des Aigles et revient dans chacun des discours des athlètes universitaires. Ils ont tous très hâte de commencer la nouvelle saison, d’avoir de nouveaux défis et surtout retrouver leurs coéquipiers. Ils ont fait le plein d’énergie et sont prêts  à offrir des performances à l’attente de leurs entraîneurs, auxquelles vous pourrez assister au courant de l’année à venir.



mardi 16 avril 2013

Décision irrévocable : les frais de scolarité augmenteront


par Karine Martel 

Les quelques espoirs que pouvaient avoir les étudiants de bloquer la hausse des frais de scolarité à l’Université de Moncton sont maintenant déchus. Le président de la FÉÉCUM, Kevin Arseneau et le Recteur Raymond Théberge ont su calmer les étudiants lors de la manifestation du samedi 13 avril en leur promettant de rencontrer le ministre de l’Éducation post-secondaire, l’honorable Danny Soucy. Cette rencontre qui a eu lieu au 2e étage de Taillon ce mardi midi n’a pas porté fruit pour les étudiants.

Une rencontre qui ne mène nulle part 


« On demande une baisse à long terme des frais de scolarité, on demandait pour des solutions concrètes pour cette année, on n’a rien reçu. Donc nous on condamne certainement. Nous on disait qu’il y avait une crise ici à l’Université de Moncton, une crise auprès des étudiants. Il n’y a rien qui a été fait en sorte pour régler cette crise-là » explique Kevin Arseneau qui se dit très déçu de la situation.

Le ministre dit pour sa part comprendre les enjeux auxquels font face les étudiants. « On a eu une bonne discussion, les trois étudiants étaient très intéressants, très informés. Ils ont des inquiétudes et je suis avec eux autres avec leurs inquiétudes pour leur scolarité. Des frais de scolarité qui monte c’est toujours inquiétant pour des étudiants, c’est inquiétant pour notre province aussi. »

Malgré cette compréhension de la cause étudiante, le ministre a expliqué que la situation économique de la province ne permet pas un meilleur financement.

« La province a de la misère, mais c’est encore une fois les étudiants et les moins nantis qui vont finir à payer pour tout le monde » ajoute le président de la FÉÉCUM qui partage qu’il comptait beaucoup sur la rencontre avec le ministre. Il explique que la fédération devra s’asseoir avec les étudiants et décider quelles seront les prochaines étapes. 

La présidente sortante de l’Association des étudiants internationaux de l’Université de Moncton, Ibtissam Nkaili,  était également présente lors de la réunion. Elle se dit vraiment déçue de la tournure des évènements.

Contradictions budgétaires

Le recteur affirme que l’université à réduit dans ses budgets autant qu’elle le pouvait. «On a déjà réduit certains budgets dans le budget qui a été adopté par le Conseil des gouverneurs. Il y a déjà des diminutions au niveau de plusieurs éléments ». Le recteur ajoute qu’ils sont toujours à la recherche d’économie, et que les coûts administratifs de l’université sont au dessous de la moyenne nationale.

 « J’ai un peu de la misère avec les chiffres qui dit qu’on est en dessous de la moyenne. Quand on se compare avec les universités de même taille, ils ont en moyenne 3 vice-rectorats, on en a 5. Quand on compare les coûts administratifs par étudiants, à l’Université de Moncton on parle de 3 782 $ tandis que la moyenne des universités de notre taille c’est de 2 342 $. On se compare souvent à la moyenne nationale, mais on oublie de se comparer à des universités de notre taille », explique le président.

Il ajoute que la FÉÉCUM «n’a pas de solution magique, mais qu’ils sont conscients qu’encore une fois, ce sera les étudiants de l’Université de Moncton qui devront se serrer la ceinture, alors que d’autre, nécessairement, se serre pas assez la ceinture.»

Années à venir

Le ministre Soucy n’a pas pu dire si le gel du financement des subventions aux universités allait se poursuivre dans les prochaines années. Il a tout de même parlé d’un financement pluriannuel pour les universités et les étudiants, ce qui permettrait aux universités de faire leurs augmentations de frais de scolarité de façon moins drastique.

Le recteur voit ce financement pluriannuel comme étant une bonne chose. « Si on peut arriver avec un financement sur 3 ou 4 ans, et que c’est prévisible, ensuite les institutions et les étudiants on peut planifier en fonction du long terme et non toujours du court terme.»

Le ministre affirme qu’il continuera à travailler avec les étudiants ainsi qu’avec l’université afin de voir ce qui pourra être fait pour aider avec des programmes. «On a dit dans le budget que le budget était 0 pour cette année, mais on a dit qu’on allait continuer de travailler avec les étudiants pour arriver avec un programme qui serait une combinaison de tous les programmes qui existaient déjà qui aidaient aux étudiants pour leur scolarité. Ce serait un programme qui serait, on espère avec eux autres, beaucoup meilleur que, il va être meilleur que ce qu’il était dans le passé. Il va aider beaucoup plus les étudiants. » 

samedi 13 avril 2013

Hausse des frais de scolarité à l’Université de Moncton

par Anthony Doiron

Les étudiants s’indignent

C’est le branle-bas de combat pour les étudiants de l’Université de Moncton.

Les droits de scolarités de l’université acadienne augmenteront de 999 $ pour les étudiants internationaux et de 149 $ pour les étudiants canadiens pour l’année 2013-2014. Seule une diminution symbolique de 1 $ des montants initiaux fut acceptée. C’est ce qu’on apprit les quelque 300 manifestants présents aux portes de la salle où le Conseil des gouverneurs a adopté le budget 2013-2014 de l’Université de Moncton, ce samedi 13 avril.

La manifestation a été annoncée pour 13 heures dans le but d’affecter le vote des gouverneurs sur la question du budget, qui devait avoir lieu à 15 heures. Le point à l’ordre du jour fut plutôt déplacé et voté en matinée, devançant ainsi les manifestants.

Indignés de cette nouvelle, la colère des étudiants était apparente.

« Non à la hausse, » ont-il continué à scander de plus belle, « nous ne somme pas des vaches à lait. »
Ils ont en suite fait éruption dans la salle où siégeaient les gouverneurs afin d’exiger des explications. L’échange entre les gouverneurs et les manifestants dura près d’une trentaine de minutes.

Des échanges musclés

« Nous, on se demande pourquoi on doit s’attaquer aux étudiants en leur demandant 1000$ de plus, » demanda une manifestante. « Êtes-vous prêt à faire un gel de salaire, vous ? »

Tentant de se faire entendre au-dessus des sons des vuvuzelas et des slogans scandés par les manifestants, Raymond Théberge, vice-chancelier et recteur de l’établissement, a affirmé comprendre ce que les étudiants pouvaient ressentir, mais a souligné qu’il devait néanmoins s’assurer du bon fonctionnement de l’Université.

« On comprend votre position, mais je pense qu’on a pris la meilleure décision qu’on pouvait étant donné les circonstances, » dit-il.

Lise Bastarache, membre du Conseil des gouverneurs, dit aux manifestants qu’ils se sont trompés de cible et que c’est le gouvernement qui devrait être blâmé pour cette hausse.

Rappelons que le gouvernement conservateur de David Alward, lors du dépôt du budget en mars dernier, n’a accordé aucune augmentation du financement accordé à l’éducation postsecondaire au Nouveau-Brunswick.

Une autre manifestante s’est avancée et a demandé aux gouverneurs s’ils seraient prêts à marcher dans les rues de la capitale provinciale avec les étudiants.

Les gouverneurs se contentèrent de dire qu’ils supporteraient les manifestants étudiants dans leurs démarches. Seul Stéphane Robichaud, président de l’Association des anciennes et amis de l’Université de Moncton, promit aux étudiants de marcher à leur côté.

Les indignés

Par la suite, lors d’une réunion publique impromptue au Coude, le café-bar étudiant, Kevin Arseneau, président de la FÉÉCUM (Fédération des étudiantes et étudiants de l’Université de Moncton), a invité le recteur, aussi présent, à aller rencontrer le Ministre de l’Éducation postsecondaire dès la semaine prochaine en vue de régler cette crise le plus tôt possible.

« [S’adressant au recteur] Je pense qu’à partir de maintenant, après tout ce qui a été dit aujourd'hui, [les gouverneurs] n’auront plus le choix de sortir dans les rues manifester avec nous autres, » dit-il.

M. Arseneau souligne que les étudiants ne baisseront pas les bras et affirme qu’ils continueront de démontrer leur mécontentement face à cette hausse.

mercredi 10 avril 2013

Le combat est relancé

par Danielle Bilodeau, Rédactrice en chef


En cette période de l’année où les étudiants pensent surtout à la fin des études qui approche tranquillement et au repos qui les attend après, l’exécutif de la FÉÉCUM a bien d’autres choses en tête. La réunion d’urgence qu’il y a eu au Coude ce lundi était un exploit impressionnant pour cette nouvelle équipe. 100 personnes se sont réunies pour entendre l’appel à la manifestation de nos élus.

Serez-vous de la partie samedi à 13 h? Je l’espère. Si vous n’êtes pas inquiets pour vos frais de scolarité à vous (après tout, on est habitués aux augmentations non?), alors allez-y pour vos collègues internationaux qui seront bien plus impactés que vous.
Si les données recueillies par Le Front cette semaine s’avèrent exactes (page 3), ils verront leurs frais de scolarité augmenter de 1000 $. Je me permets de parler pour les étudiants canadiens en disant que si nos frais augmentaient de ce montant, nous ne resterions certainement pas assis chez nous pendant que la décision était votée. Alors, levez-vous et venez manifester samedi. Profitez-en pour célébrer la fin de vos cours en amenant tous les amis que vous pouvez.

Lève-toi et manifeste

Nous avons l’opportunité cette semaine de donner le ton pour l’attitude des étudiants pour l’année 2013-2014. Resterons-nous simplement des étudiants qui se disent intéressés, mais qui préfèrent rester à l’abri chez soi? Ou tenterons-nous cette chance pour manifester et défendre les intérêts de tous les étudiants? Je vous laisse choisir.

Vous serez surpris de ce qu’on peut accomplir lorsqu’on se réunit et qu’on revendique la même chose. Exigez que les étudiants soient consultés de façon véritable au sujet du budget de l’Université. Empêchez cette hausse des frais de scolarité pour les étudiants canadiens, et surtout pour les étudiants internationaux. Montrez à l’administration que nous ne sommes pas une masse étudiante lâche et nonchalante.

Nous avons devant nous des leaders qui sont motivés, passionnés et prêts à nous guider. Ils nous font confiance pour nous joindre à eux et montrer exactement de quoi on est capable lorsqu’on se réunit pour une cause commune.

L’union fait la force

Le budget dont nous avons obtenu une copie est bien inquiétant pour tous les étudiants et surtout pour les internationaux. La manifestation de samedi n’est pas seulement pour manifester cette hausse des frais de scolarité, mais aussi pour montrer notre solidarité en tant qu’étudiants. Nous allons manifester pour tous, sans distinction.

Il arrive parfois que nous excluions, sans le faire exprès, les étudiants internationaux de notre université. Le simple fait d’avoir une association étudiante séparée permet de les réunir, certes, mais accentue encore plus la division entre les groupes d’étudiants.

Des étudiants de toutes les nationalités et de toutes les facultés étaient présents au Coude lundi. En espérant qu’il en sera de même ce samedi. On se voit là.

Augmentation drastique des frais de scolarité envisagée

par Anthony Doiron

Les étudiants internationaux en paieraient la note

Le Front a mis la main sur une copie du budget 2013-2014 de l’Université de Moncton qui devrait être soumis au vote du conseil des gouverneurs ce samedi 13 avril. Si aucune modification n’est apportée au document d’ici là, les étudiants de l’Université de Moncton (UdeM) auront toute une surprise à leur session d’automne.

Selon ce qu’indique le rapport, les étudiantes et étudiants canadiens de premier cycle devront prévoir une augmentation de 150 $ de leurs droits de scolarité, ce qui est le montant maximal qu’a permis le gouvernement provincial pour l’année 2013-2014.
Quant aux étudiantes et étudiants internationaux de premier cycle, ils verraient leurs droits de scolarité s’additionner de 1000 $, soit 11,1 % de plus que l’année précédente (8972 $). Contrairement aux étudiants canadiens, les étudiants internationaux ne bénéficient d’aucun plafond d’augmentation.

Toujours selon ce document, le budget d’opération du Vice-rectorat aux affaires étudiantes et internationales se verrait augmenté de 44 000 $. Le Bureau du recrutement étudiant, quant à lui, bénéficierait d’une augmentation budgétaire de 288 000 $.

Sous le sceau de la confidentialité

Le Front a contacté Richard Saillant, Vice-recteur à l’administration et aux ressources humaines, afin de corroborer ces chiffres. M. Saillant s’est dit incapable de discuter de son contenu, sous prétexte qu’il est sous le sceau de la confidentialité.

Même son de cloche à la FÉÉCUM (Fédération des étudiants et étudiantes de l’Université de Moncton) : « Malheureusement, ce sont des documents confidentiels. Je ne peux pas commenter là-dessus avant qu’ils soient adoptés », dit le nouveau président de la Fédération, Kevin Arseneau.

La FÉÉCUM appelle à la manifestation

La FÉÉCUM appelle les étudiants à manifester pendant la rencontre des membres du conseil des gouverneurs de l’UdeM. Les manifestants doivent se rencontrer ce samedi 13 avril au centre étudiant à 13 heures. C’est ce qu’a annoncé l’exécutif de la Fédération, lundi, devant une centaine d’étudiants présents lors d’une réunion d’urgence au Coude, le café-bar étudiant de l’université.

Le budget provincial ne prévoyant aucune augmentation du financement accordé à l’éducation postsecondaire, la FÉÉCUM craint une augmentation des frais de scolarité.

Kevin Arseneau est catégoriquement opposé à ce qu’une telle augmentation puisse être votée par les gouverneurs.
« [En manifestant], on veut s’assurer que le fardeau ne tombe pas sur les étudiants. Oui, il y a un manque à gagner, oui, il faut aller chercher de l’argent quelque part, mais nous ce qu’on dit c’est ‘venez pas le chercher chez nous’. Il y a d’autres endroits où on peut aller chercher cet argent-là. Cette année, laissez faire : c’est pas de nos poches que vous allez le prendre », dit-il.

Quelle place des étudiants dans les négociations?
Lors de son court entretien avec M. Saillant, Le Front s’est intéressé à savoir pourquoi de telles informations ne sont pas discutées avec les étudiants avant d’être votées. M. Saillant a indiqué que les étudiants ont été consultés et ont eu la chance de s’exprimer lors d’un processus de consultation budgétaire qui a eu lieu près d’un mois passé. Notons que cette consultation a eu lieu avant même le dépôt du budget provincial.

Pierre Losier, directeur général de la FÉÉCUM, nuance ces propos : « Consulté, c’est un gros mot. Je trouve plutôt que le processus est comme un exercice de transparence de la part de l'administration de l'université sur les besoins des facultés, service, bureau de l'université, etc. On ne siège pas au comité de budget, mais on assiste aux présentations des différents directeurs et directrices du campus ».

M. Losier souligne qu’il trouve important pour la FÉÉCUM d’assister à une telle consultation, mais précise que leur présence dans le processus s’arrête là et ne reprend qu’au conseil des gouverneurs où siège la présidence de la Fédération.

La nouvelle équipe de la FÉÉCUM se met en place


par Simon Delattre
Courriel: esd1062@umoncton.ca

Une équipe est sur le départ et une autre arrive à la tête de la Fédération étudiante. Depuis le 1er avril, Kevin Arsenault, Émilie Haché, Simon Ouellette et Samuel LeBlanc forment le nouveau comité exécutif de la FÉÉCUM. Tout au long de cette première semaine, les élus étudiants ont pu prendre leurs marques, s’approprier leurs locaux, s’organiser pour les horaires.

Émilie Haché, vice-présidente interne, est satisfaite de ces quelques jours : « Ça a bien été », nous dit-elle « C’est beaucoup de changement, il faut se mettre à jour sur les dossiers, et j’aime ça! C’est une période de transition, mais on se connaît déjà, il y a un bon esprit d’équipe et on sait où on s’en va. Ma première tâche sera d’aller voir les conseils pour savoir ce que pensent les étudiants de notre politique pour la baisse des frais de scolarité, puis avec les loisirs socioculturels je préparerai la rentrée universitaire. » Autre signe de renouvellement, l’équipe réfléchit déjà à une disposition différente des locaux de la FÉÉCUM pour un espace de travail plus ouvert.

Après un court temps d’adaptation, nos élus se sont tout de suite mis au travail. Kevin Arseneau, Président de la FÉÉCUM fraîchement installé, a déjà des projets pour l’été : « Nous allons mettre en place notre plan à long terme et préparer les différents échéanciers. Nous irons nous entretenir avec plusieurs organismes, associations et syndicats de la communauté pour faire passer notre message et faire de l’éducation un sujet de société ». Le mercredi 27 mars, ils ont rencontré Marie-Linda Lord, vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales, et Richard Saillant, vice-recteur à l'administration et aux ressources humaines. « On a pu avancer des idées : on va travailler ensemble sur l’idée d’un campus vert. Nous allons faire une demande pour que le sentier derrière le Ceps soit dégagé l’hiver et que des lumières soient installées », explique Kevin.
Premier combat : la hausse des frais universitaires

Le Conseil des Gouverneurs doit voter le budget pour l’année à venir lors de son assemblée, le samedi 13 avril. Suite au gel des subventions gouvernementales, une hausse des frais de scolarité risque d’être votée. Kevin Arseneau, qui siège au Conseil, est décidé : « Je voterai un non catégorique si une augmentation est proposée. Nous, les étudiants, sommes toujours les grands perdants des coupes budgétaires. Il y a certainement d’autres secteurs où on peut aller couper et trouver des fonds, chez l’administration par exemple ». Une réunion a été tenue au Coude ce lundi pour organiser une manifestation samedi 13 avril, jour du Conseil. La FÉÉCUM appelle tous les étudiants canadiens et internationaux à se mobiliser contre la hausse. Samuel Leblanc, vice-président académique, tente de sensibiliser la population étudiante sur le problème : « J'essaie de comprendre comment notre université va faire pour attirer de nouveaux étudiants quand les frais universitaires augmentent d'années en années. En faisant plus de publicité? Soyons honnêtes, les gens regardent d'abord le prix sur l'étiquette, pas la publicité. »

De possibles bouleversements pour le service alimentaire sur le campus


par Simon Delattre
Courriel: esd1062@umoncton.ca

L’administration s’apprête à lancer un appel d’offres pour le service alimentaire à l’Université. Le contrat avec Sodexo a expiré depuis plusieurs années, mais une extension de contrat a été négociée à plusieurs reprises. Un nouveau contrat sera signé cet été et il est possible qu’une autre entreprise remplace Sodexo.

Aucune date n’a encore été communiquée pour l’appel d’offres jusqu’à présent. Dès que celui-ci aura été rendu public, toute entreprise pertinente pourra alors étudier la proposition et se faire connaître dans le délai imparti. L’Université devra ensuite faire un choix parmi les prétendants. Le contrat sera signé avant septembre pour que la compagnie sélectionnée soit prête à proposer ses services dès la rentrée universitaire.

Un comité d’appel d’offres travaille actuellement à rédiger le nouveau contrat. Il est chargé de définir les exigences de l’Université en termes de formation du personnel, de qualité du service, d’assurance, etc. Cependant, il est encore impossible de connaître les détails de l’appel d’offres. « Toute l’information est sous contrat de confidentialité », explique Tiphanie Raymond, étudiante et membre du comité. Rien ne filtre non plus du côté de l’administration : « Je ne peux pas vous parler jusqu’au lancement de l’appel d’offres », nous dit Ginette Thériault, responsable de l’approvisionnement et des services contractuels. Pierre Losier, directeur général de la FÉÉCUM, donne plus de précision sur la loi des ouvertures publiques : « La confidentialité permet aux entreprises d’avoir des chances égales d’appliquer puisque l’appel d’offres sera rendu public pour tous, en même temps. »

Pourquoi un nouveau contrat?

Selon Pierre Losier : « le service alimentaire ne fonctionne pas, car le monde ne consomme pas et l’Université n’en retire pas assez d’argent ». En effet, le service alimentaire, qui générait des revenus jusque-là, est déficitaire depuis 18 mois. Richard Saillant, vice-recteur à l'administration et aux ressources humaines, évoque « plusieurs dizaines de milliers de dollars » déboursés par l’Université, « il fallait donc agir vite » nous dit-il. C’est notamment le résultat d’une demande plus faible qu’auparavant chez les étudiants, qui ont de plus en plus tendance à préparer leurs repas ou à quitter le campus le midi.
Plusieurs études d’expertise ont été menées pour trouver des pistes d’amélioration. La position excentrée de la cafeteria de Taillon a été pointée du doigt; le prochain restaurant du Centre étudiant permettrait donc de replacer l’offre de services alimentaires dans un emplacement plus central pour les étudiants.

Quels changements à prévoir?

Richard Saillant affirme que quelle que soit la compagnie, l’administration s’oriente vers un nouveau concept pour les années à venir : « nous souhaitons redynamiser ce service, en offrant une meilleure qualité, de meilleurs prix et un meilleur suivi. Il y aura une plus grande présence étudiante au niveau du choix des menus par exemple. Nous allons nous approprier davantage ce service et plus seulement le sous-traiter ». En effet, la FÉÉCUM a signé un protocole d’entente avec l’administration, et plusieurs étudiants participent à des comités qui travaillent sur le nouveau restaurant étudiant. Les investissements accompagnant le projet pourraient atteindre jusqu’à 2 millions de dollars.

Si une entreprise prend la place de Sodexo, certains salariés risquent de perdre leur emploi. C’est ce que pense Pierre Payant, directeur des services traiteurs pour Sodexo : « à l’heure actuelle, on ne sait rien, si ce n’est qu’un appel d’offres va être lancé dans les jours qui viennent. La seule chose certaine c’est que si une autre compagnie nous remplace, les cadres comme moi quitteront le campus, mais les employés de terrain pourraient garder leurs postes, car ils sont formés et connaissent la clientèle. » Toutefois, Richard Saillant assure que « Si une autre entreprise est retenue, nous allons l’encourager à garder les employés dans la mesure du possible ».

Les étudiants de psychologie présentent leurs projets


par Alexandre Levasseur

La diversité intellectuelle présente sur notre campus est des plus intéressante, et ce, particulièrement en fin de semestre. Mercredi 3 avril dernier à la salle Richelieu a eu lieu la présentation annuelle des projets de mémoires des étudiants graduant de la spécialisation en psychologie. Cette activité qui représente la culmination de plusieurs mois de travail pour ces étudiants est un excellent moyen de voir toute la diversité dont fait part le département de psychologie, ici, à l'université.

La professeure Ann Beaton, responsable de l'encadrement et du bon déroulement de la présentation des mémoires, nous explique qu'il ne s'agit pas uniquement d'un travail obligatoire, mais bien de la première vraie expérience en recherche pour beaucoup d'étudiants. Ce projet permet aux étudiants de développer des compétences fondamentales en recherche, mais également pour le marcher du travail. Mme Beaton explique aussi que les étudiants ne sont pas obligés de nécessairement choisir un sujet de mémoire qui cadre avec les intérêts des professeurs du département, ce qui rend l'expérience encore plus intéressante pour les étudiants. Les sujets présentés cette année étaient bien démonstratifs de la variété du champ d'intérêt de la psychologie, du plus fondamental au plus appliqué. Pour ne vous donner que quelques exemples nous avions Marie-Hélène Fournier avec La procrastination et l'influence des pressions normative, du névrosisme et du caractère consciencieux, Pierre Nadeau Marchand avec Le développement de la permanence de l’objet et de l’intelligence sensorimotrice chez le loup gris (canis lupus) et aussi Luc Hébert avec Le rôle des attentes envers la caféine et son effet sur la vigilance.

Le Front eu la chance de s'entretenir avec Pascale d'Astous qui a présenté son projet de mémoire au 24e Colloque des jeunes chercheuses et chercheurs de l'université de Moncton et s'est vu mériter une 3e place dans la catégorie sciences humaines. Elle décrit brièvement sont projet de mémoire intitulé Deux têtes valent mieux qu'une : l'évaluation du modèle politique féminin en construction.

« Dans le cadre de cette étude, je m'attaque vraiment à la thématique de la sous-représentation des femmes en politique. C'est intéressant, car les recherches démontrent que lorsque les femmes se présentent, elles ont le même taux de réussite que les hommes. Or, le problème n'est pas que les femmes ne gagnent pas, mais qu'elles ne se présentent pas. Bref, je m'intéresse donc aux facteurs qui précipitent l'engagement politique, les facteurs qui amènent une femme à se dire “Moi je veux faire de la politique”. »

La présentation de ces projets par les étudiants de l'École de Psychologie est un excellent moyen d'apprendre à mieux connaitre cette discipline parfois obscure qu'est la psychologie. Continuons à encourager ces étudiants qui font de la recherche sur des sujets fondamentaux à l'existence humaine comme : comment arrêter de procrastiner? Et la consommation excessive de café nous aidera-t-elle vraiment sur nos examens?

L’homme derrière le personnage


par Mylène Arseneau

Le 4 avril dernier, l’Association des anciens et anciennes de l’Université de Moncton et l’Institut d’études acadiennes ont rendu hommage au fondateur de l’Université de Moncton, le père Clément Cormier, en organisant une réflexion. Tous les gens qui ont eu la chance de côtoyer celui qui a su offrir une éducation francophone de qualité aux Acadiens et Acadiennes ont pu raconter leurs anecdotes concernant ce grand homme.

De nombreuses personnes s’étaient rassemblées pour « essayer de découvrir l’homme et le personnage », comme l’annonça Maurice Basque, le maître de cérémonie. Le recteur et vice-chancelier, Raymond Théberge, a cassé la glace devant une salle presque pleine en décrivant le père Clément Cormier comme « une figure marquante de l’Acadie moderne ». Puis, Louise Imbeault, ancienne de Radio-Canada Acadie et maintenant directrice des éditions Bouton d’or d’Acadie, nous a décrit son amitié de longue date avec Clément Cormier et raconté quelques anecdotes.

Nous avons pu voir ensuite avec l’historien Marc Robichaud, chercheur à l’Institut d’études acadiennes, des archives qui se trouvent dans le fond 177, c’est-à-dire le fond du père Clément Cormier. Ce fond contient des lettres, des photos, des passeports, des cartes postales et même des extraits sonores que nous avons eu la chance d’entendre.

Après Marc Robichaud, il y a eu une table ronde animée par Maurice Basque. Les deux invités étaient Fernand Arsenault, ancien étudiant de l’Université St-Joseph et ancien professeur à l’Université de Moncton, et Aldéa Landry, ancienne du Collège Jésus-Marie de Shippagan, politicienne, femme d’affaires et chancelière de l’Université Sainte-Anne. Tous deux avaient une chose en commun : à un moment ou l’autre dans leur vie, ils avaient côtoyé Clément Cormier.

C’était très intéressant de voir une personne originaire du nord-est de la province, soit Mme Aldéa Landry, raconter que les gens du nord n’avaient pas nécessairement la même perception de Clément Cormier que ceux du sud. Les anecdotes que M. Arsenault et Mme Landry racontaient étaient captivantes. L’auditoire était suspendu à leurs lèvres, visiblement ravis d’en apprendre plus sur le père Cormier. Tout le monde dans la salle connaissait ses réalisations par cœur. Ce que les gens voulaient vraiment savoir, c’est ce que même les archives ne peuvent pas raconter. « Jamais il ne nous faisait prier », s’exclamait un de ses anciens étudiants devant un auditoire hilare. Cependant, malgré les rires, quelques larmes coulèrent en se remémorant.

Un des derniers commentaires de la rencontre fut émis par M. Arsenault, participant à la table ronde. Il affirmait que ce qui peinait le plus le prêtre-éducateur était que lorsqu’il se promenait sur le campus de son université, les étudiants ne le saluaient pas. Ça attristait le père Clément Cormier de voir qu’il pouvait être oublié aussi facilement.

Il est toutefois possible aujourd’hui de ne pas l’oublier de si tôt. Une statue à son image est présente sur le campus et tous peuvent s’y arrêter pour prendre un instant et reconnaitre la contribution importante de Clément Cormier à la société acadienne.