mercredi 11 septembre 2013

Chronique gaming : Chute de prix chez Nintendo... à délai


par Gérard Connolly

Le 6 octobre dernier, certains journaux web ayant trait aux jeux vidéo ont relaté que Nintendo diminuerait le prix de trois de ses jeux.

Les populaires jeux New Super Mario Bros. Wii, Super Mario Galaxy 2 ainsi que Wii Sports Resort subiront une chute de prix allant jusqu’à 20 $ à l’échelle nationale. Quelques sites internet ont confirmé la nouvelle en indiquant que ces trois titres se situeront sous la barre des 30 $.

Jusqu’à la fin de semaine dernière, les sites internet de deux magasins à grande surface affichaient encore les anciens prix avant la baisse et n’offraient pas le prix mentionné par Nintendo. Entre autre, Wal-Mart, Future Shop et Gamestop (EB Games) n’étaient pas encore décidé se conformer à la chute de prix.  

Après avoir contacté le service à la clientèle de Wal-Mart, les responsables ont confirmé que ce prix (29.99$) était juste pour ensuite répondre que l’information (59.83$) contenue dans le site internet était la bonne.

Chez Future Shop, il est plus rapide d’appeler le magasin le plus près. Si vous appelez la chaîne de magasins, vous serez redirigé à la succursale la plus proche de vous. Il a confirmé que les jeux allaient subir une baisse dans les prochains jours.

Qui est Super Bleu?

par Karina Langis

«Allez les Aigles!! clapclapclapclapclap!!»

À qui on pense lorsqu’on encourage nos Aigles Bleus? À Super Bleu évidemment! Mais connaissons-nous vraiment notre mascotte qui porte fièrement le logo de l’Université de Moncton? Philippe Saulnier, directeur de marketing au service de l’activité physique et sportive de l’Université de Moncton accepte de répondre aux questions du Front, concernant notre aigle préféré.

Tout d’abord, Super Bleu, la mascotte et son logo, ne représente pas seulement la section des sports à l’Université de Moncton, mais bien l’Université de Moncton et ses étudiants en entier. Super Bleu est l’image de l’Université, il est donc important qu’il garde celle-ci positive et professionnelle. Saviez-vous qu’il était possible d’avoir Super Bleu présent à votre activité étudiante? Vous n’avez qu’à contacter Philippe Saulnier, et si la mascotte est disponible, elle est à vous! Mais attention! Super Bleu ne boit pas et ne fume pas. Il faut donc s’assurer que votre activité soit digne d’être représentée par l’aigle qui fait sourire non seulement nos étudiants, mais la communauté en général.

C’est en parlant de l’image de Super Bleu que les questions les plus piquantes de mon entrevue sont sorties. Super Bleu est encore un assez jeune aigle. Né en 2005, il serait âgé de 9 ans. Déjà un peu obèse pour son âge, non? Quelle est sa diète? Philippe explique que Super Bleu n’est ni obèse, ni musclé. On conclut donc qu’il est plutôt «mâle», à comparer à sa sœur, Super Bleue, née en 2012 qui, elle, est beaucoup plus «moulée» avec une couette et des cils. Et pour ce qui s’agit de leur diète, celle-ci consiste d’une brochette assez particulière d’animaux : les Huskies de SMU, les Tigers de DAL, les Sea Hawks de Memorial, et quelques panthères d’UPEI.

Attention les cœurs sensibles, mais c’est effectivement vrai; ne vous attendez pas à voir des bébés Super Bleus courir sur le campus bientôt! Nos mascottes ne sont pas un couple, ils sont frère et sœur! La vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales, Marie-Linda Lord, fut celle qui suggéra l’idée d’une Super Bleue, en raison d’équité. Plusieurs de nos sports sont représentés par des femmes, alors il n’est que normal d’avoir une mascotte féminine!

Il est aussi possible pour un étudiant de porter le costume de notre mascotte pour une rémunération de 10.00$  l’heure pendant les matchs sportifs. Simplement besoin de contacter Philippe Saulnier à
philippe.saulnier@umoncton.ca pour savoir quand il recrute des étudiants!

Bref, nos mascottes Super Bleus n’ont que pour but de représenter notre université, en plus d’entrainer la foule à encourager nos étudiants dans leurs diverses activités. Nos mascottes participent à tout! Toujours présents aux matchs sportifs, il serait peut-être intéressant de voir nos Super Bleus ailleurs comme à la Coupe FÉÉCUM ou au banquet d’administration… Un Aigle en veston, pourquoi pas?

Du positif, mais des tirs de pénalité couteux

par Catherine Dumas


Même si nos équipes de soccer féminines et masculines des Aigles Bleu(e)s n'ont pas gagné leur première partie à domicile - une défaite de 2-1 pour les filles et une nulle de 1-1 pour les gars - l’entraîneur Angelo Jean-Baptiste trouve qu’il y avait beaucoup de positif lors des parties contre les X-Women et les X-Men de l’Université St-Francis Xavier.

« Les résultats vont venir »

C’est avec un départ en force que les filles de l’U de M ont entrepris leur saison du bon pied à l'aide d'un but de Donya Salomon-Ali, à la deuxième minute de la partie. Dès le commencement, cette partie s’annonçait intense pour les joueuses des deux équipes. Revirement de situation : la numéro 9 des X-Women, Mary Macdonald égalise à la 9e minute grâce à un lancer bien placé au-dessus de la gardienne, Marie-Eve Mclauglin. Avec quelques occasions de chaque côté, dont un but sauvé par Anik Gautreau et un autre par Roxane Bernard lors d’un corner de St-Fx, l’U de M reprend la maîtrise de la rencontre et touche la barre horizontale juste avant la mi-temps.

De retour au jeu, un changement de gardienne de but se fait pour les Aigles Bleues et Geneviève Lévesque entre sur le terrain en raison d'une blessure.

À la 80e minute de jeu, une joueuse de l’U de M touche le ballon avec sa main dans la zone de réparation et St-Fx se mérite un tir de pénalité. Brittany Parks ajoute donc un but au score des X-Women.

Le Bleu et Or n’a pu revenir de l’arrière après ce but; toutefois, les joueuses ont travaillé fort jusqu’à la toute dernière minute. « Nous avons bien joué, mais il est difficile de perdre sur un tir de pénalité. On a vu des belles choses pendant la partie et je crois que nous avons un bel avenir devant nous. Maintenant il faut se concentrer sur les autres parties, garder la tête haute et c’est sûr que les résultats vont venir », affirme la défenseure Anik Gautreau.

Un arrêt clef

Ce n’est peut-être pas une victoire, mais quand-même une première pour les hommes d’Angelo Jean-Baptiste à laquelle les spectateurs ont pu assister ce samedi. L’Université de Moncton n’avait encore jamais gagné ou bien égalisé contre les X-Men depuis 2009. C’est donc avec satisfaction que l’entraineur de l’équipe de soccer masculine a pris cette partie nulle de 1-1.

Avec une première période dominée par St-Francis-Xavier University, à défaut de 9 lancers contre 2 pour ceux-ci, un premier tir de pénalité a été sifflé contre l’U de M. Un tir parfait de Randy Ribero a complètement déjoué le gardien Samuel Charron, qui a plongé à l’opposé. Néanmoins, lorsqu’un deuxième tir de pénalité a été décidé par l’arbitre, Charron, qui affrontait encore Ribero a fait l’arrêt clef de la partie et fait soulever la foule du Stade 2010. 

Ajustement offensif

Après la mi-temps, grâce à quelques ajustements de l’entraîneur, le Bleu et Or est venu mettre beaucoup plus de pression sur les X-Men, ce qui a permis à Moncton de prendre position dans la partie.

À la 50e minute, Maxime Daigle prend le direct sur une faute de StFx devant le filet et avec un tir qui traverse le mur de joueurs : il égalise pour les siens. Les deux équipes font le tout pour le tout pour prendre possession de cette partie qui se termine avec une petite altercation entre Charron et un joueur des X-Men.

« Nous avons changé de tactique de jeux à la mi-temps pour mettre plus de pression sur l’adversaire et ça a marché avec le but de Maxime Daigle, mais c’est certain que Samuel a fait l’arrêt important pour nous », explique l’entraîneur, content de la performance de ses joueurs.

« C’était bien pour notre première partie à la maison. Charron nous a vraiment gardé dans le match avec son arrêt lors du deuxième tir de pénalité. Nous avons du travail à faire, mais je crois que, cette année, notre force sera notre défensive », soutient Maxime Daigle qui a fait le seul but des Aigles Bleus.

Les deux équipes des Aigles affrontaient les Tigers de Dalhousie University, ce dimanche et la prochaine partie à domicile se tiendra le 21 septembre contre Memorial University

Faire sa place

par Catherine Dumas


Cette année l’équipe de hockey masculine attend cinq nouvelles recrues aux camps de sélection et 17 vétérans. Une chose est certaine, peu importe le statut, chacun devra faire sa place dans l’alignement.

L’entraîneur-chef de l’équipe, Serge Bourgeois, qui a comme philosophie de réaliser ses objectifs sans passe-droits ni raccourcis, ne s’attend à rien d’autre que des joueurs qui travaillent pour gagner leur poste lors du camp d’entraînement, tant sur la glace que dans le vestiaire.

« Cette année, nous avons perdu des joueurs de qualité ayant un bon leadership. Par contre, ça va donner la chance à d’autres de prendre plus de place. Je pense, entre autres, à Groulx, Lacroix, Quesnel et Jodoin », souligne-t-il.

Toutefois, l’entraineur des Aigles Bleus espère que ses nouvelles acquisitions viendront aussi prendre leur place pour ainsi pousser les plus vieux à atteindre leur plein potentiel.

Les jumeaux Allain et Alex Saulnier, Steve Lebel, Danny Chiasson et Pierre Durepos seront donc les nouveaux joueurs attendus au camp.

Ayant tous déjà joué au sein de la Ligue de hockey junior majeure du Québec, ceux-ci apporteront de la profondeur à l’équipe, en plus de beaucoup d’offensive.

« Les frères Saulnier sont évidemment des gros morceaux pour notre équipe. Ils sont intelligents avec la rondelle et ils vont nous apporter quelques choses dans notre jeu de puissance », partage l’entraîneur, qui semble fier de ses prises.
 
Changement de système

Toutefois, même si l’an passé l’équipe s’est positionnée sixième dans le classement de l’Atlantique, l’entraîneur ne changera pas sa façon de faire et il est confiant pour la saison à venir.
« Chaque année, j’apprends. Je crois que je suis dans la bonne direction et je suis meilleur d’année en année. Par contre, je suis comme les joueurs et je dois m’améliorer sur certains points », confie Serge Bourgeois.

C’est pourquoi le dirigeant des Aigles effectuera quelques changements dans les systèmes de jeux défensifs.

« Si on joue bien défensivement, ça va aider notre jeu offensif. Nous allons donc travailler fort et faire des changements défensifs pour nous créer des chances dans l’autre direction », soutient-il.

« On a le caractère et les gars pour le faire »

Avec le retour d’Alex Quesnel, qui a seulement fait quelques parties d’exhibition en raison d'une blessure l’an dernier, d’Éric Faille, de Samuel Proulx, de Simon Lacroix, de Simon Jodoin et d’Adrien Lemay, l’entraîneur croit pouvoir tenir les rênes d’une équipe offensive avec beaucoup de vitesse.

« C’est sûr qu’on vise les Championnats canadiens qui ont lieu à Saskatoon cette année, mais l’objectif est aussi de remporter le plus de matchs et de  participer aux séries. On a le caractère et les gars pour le faire », explique Serge Bourgeois.

Rien de moins que le championnat

De son côté, Éric Faille, qui entame sa quatrième année dans le Bleu et Or, met toutes les chances de son côté.

« Je n’ai pas arrêté de m’entraîner depuis juin et je suis prêt pour la saison », explique-t-il.

Celui qui a terminé, l’an passé, meilleur marqueur de son équipe et qui s’est taillé une place dans la deuxième équipe étoile de la Ligue atlantique ne vise rien de moins que le Championnat canadien.

Étant à sa dernière année, le numéro 7 des Aigles Bleus veut devenir un leader pour ses coéquipiers.

« Peu importe si je suis le meilleur pointeur ou le pire, je veux aider mon équipe à gagner. C’est ce qui compte », affirme-t-il.

Ce sera donc le 16 septembre qu’aura lieu la première partie pré-saison des hommes de Serge Bourgeois, à 19h à Cocagne, affrontant UNB.

mercredi 4 septembre 2013

Éditorial : Une FÉÉCUM qui parle fort

par Jessica Savoie, Rédactrice en chef

La nouvelle équipe de la Fédération des étudiantes et étudiants du Centre universitaire de Moncton a fait couler beaucoup d’encre depuis le début de son mandat, en avril dernier.

Non seulement les membres ont catégoriquement refusé de se soustraire à la légendaire cravate politique, mais ils ont tenu tête à leurs adversaires depuis le tout début de leur combat.

Kevin Arseneau, le président, est à lui seul un personnage qui fait parler bien au-delà des limites de l’Université de Moncton. Le conteur acadien, âgé de 28 ans, utilise une approche très différente de ce à quoi les étudiants s’étaient habitués au campus universitaire de Moncton.

Premièrement, le président a montré à tout le monde que l’habit ne fait pas le moine : il arbore fièrement son éternelle tuque orange, ou sa casquette délavée, et sa grosse barbe peu importe l’endroit. Il fait équipe avec une dure à cuire, un politicien en devenir et un « hipster ».

À première vue, il est possible de mettre en doute leur crédibilité. Pourtant, il n’y a pas de FÉÉCUM qui ait, depuis bien longtemps du moins, mis autant d’efforts, de travail et d’espoir envers l’éducation au Nouveau-Brunswick.

L’équipe est partie d’un mandat directeur et en quelques semaines a réussi à mousser des débats politiques et collectifs partout dans la province.

Cet été par exemple, M. Arseneau a pris les voiles en compagnie de son vice-président social, Simon Ouellette. Ils ont tous les deux traversé la province afin de mener à bien une tournée de consultation provinciale ayant pour thème l’éducation comme un projet de société.

Pour ce qui est de la semaine dernière, ils ont brisé une ancienne tradition de la FÉÉCUM et ont décidé qu’il n’y aurait pas de retraite fermée pour les membres du Conseil d’administration et eux, mais bien un camp de leadership ouvert à tous les élus du campus.

Outre les activités qu’ils ont menées à terme, les membres de la nouvelle FÉÉCUM donnent la frousse à plusieurs avec leur transparence et leur relation avec les médias.

Kevin Arseneau, en début de mandat, a fait le tour des manchettes à cause d’une histoire d’intimidation entre Marie-Linda Lord, la vice-rectrice aux affaires étrangères, et lui. Il ne s’est pas gêné pour contacter la presse francophone des environs afin de faire savoir à qui veut bien l’entendre qu’à l’Université de Moncton, « il s’y passe des choses douteuses ».

En plus de leur infaillible transparence, les membres de la fédération diffusent des « gazouillis » et dénoncent des situations rattachées de près ou de loin à la cause étudiante.

«Robert Goguen à la Rentrée d’U. Moncton. Oublié d’arrêter voir les étudiants, mais prit beaucoup de photos à la porte d’entrée, sa priorité?», peut-on lire via le compte Twitter de Kevin Arseneau.

Leur position de se tenir à distance de la bureaucratie peut avoir ses avantages, dans le sens où ils auront l’occasion de penser, d’agir et de défendre librement leurs idées.

Cependant, il ne faut pas oublier que c’est malheureusement cette même bureaucratie qui prend les positions touchant la communauté. 

La FÉÉCUM marche sur un fil fragile. Si elle perd son équilibre, elle risquerait de se mettre à dos des figures importantes qui pourraient très certainement avoir un impact quelconque sur le combat pour lequel ils se battent.

Il est vrai que l’Université de Moncton avait besoin d’un vent nouveau et avec la FÉÉCUM actuelle, elle en a pour son argent. Cependant, la fédération se doit d’être prudente. Elle aimerait changer beaucoup de choses, mais elle doit se rendre à l’évidence : avec un mandat d’un an, ce n’est pas possible d’instaurer d’aussi grands virements au niveau de l’institution.

Présentement, la fédération donne un relent d’espoir à sa communauté étudiante de par sa volonté et sa détermination. Les étudiants se relèvent et désirent emboîter le pas et prendre position.

Seulement, tout n’est pas une histoire de belles paroles. La FÉÉCUM à des comptes à rendre et elle a sur ces épaules une portée beaucoup plus importante que ces prédécesseurs.

En début d’année universitaire, les étudiants attendent d’elle des actions concrètes et des résultats. 

L’incertitude règne et tout le monde se demande si cette équipe sera celle qui fera réellement bouger les choses. Les membres ont eu l’été pour préparer leur attaque, il ne reste plus qu’à attendre pour voir si cette fois-ci, les choses seront différentes.

La condition financière étudiante : Faut-il tirer la sonnette d’alarme?

par Yannick Nganhou 

Il y a 10 ans presque jour pour jour qu’un article de l’Acadie Nouvelle publié le 19 Août 2003 s’inquiétait déjà du niveau d’endettement des étudiant(e)s néo-brunswickois(es). À l'époque (selon Statistiques & Infos), l’étudiant dépensait, pour ses études chaque année, environ 6 225$. Une décennie plus tard, les choses ne se sont pas améliorées : au contraire, elles empirent.

D’après les chiffres publiés par le Gouvernement du Nouveau-Brunswick, le Gouvernement du Canada et Statistique Canada, le niveau moyen d’endettement en dernière année de Baccalauréat au Nouveau-Brunswick est de 35 000$. Puisque les prêts étudiants sont généralement remboursés au bout de 10 ans, la dette plafonne 51000$ avec les intérêts, soit un ratio de 8 500$ emprunté chaque année. D’après Roger BOULAY (directeur des Services aux étudiantes et étudiants), les 35 000$ peuvent être ramenés à 26 000$ à la condition que l’étudiant(e) ait terminé sa formation en quatre ans. Sur dix étudiants inscrits à temps plein, huit sont amenés à emprunter pour faire face aux frais de scolarité. Ainsi, entre 2003 et 2013, les dépenses étudiantes liées aux études ont gonflé d’un peu plus de 2 000$.

Le logement n’est pas en reste. En moyenne, les étudiants gagnent entre 10 500$ et 14 500$ par année au Nouveau-Brunswick. Dans leur budget, ils doivent réserver plus de 20% de leurs revenus afin de payer le logement et les autres services essentiels. En principe, l’étudiant devrait payer en moyenne pour son logement entre 220$ à 300$ par mois. Les frais de résidence à l’Université de Moncton sont plus élevés que les chambres louées hors campus. Pour l’année 2013-2014, les prix des chambres varient entre 455$ et 657$. L’Université loue les chambres de résidences à un prix plus élevé que l’extérieur. D’après Kevin Arseneau, président en exercice de la FÉÉCUM, ces prix ont pour effet de pousser les propriétaires à augmenter les prix.

Ce défi financier aurait des répercussions sur la santé mentale des étudiant(e)s. Assomption-Vie et l’Association canadienne s’inquiètent de la santé mentale des étudiant(e)s. Pour l’année 2012-2013, 609 réclamations des étudiant(e)s de l’Université de Moncton ont été enregistrées pour des antidépresseurs. Les raisons fréquemment évoquées sont le stress, l’angoisse et la dépression. D’après Roger BOULAY, le stress et les autres problèmes peuvent être liés aux études, à la nouvelle vie d’adulte, puisque ce problème de santé mentale n’est pas seulement néo-brunswickois, mais aussi pan-canadien.

Les conséquences peuvent aussi être démographiques. En effet, la dette moyenne d’un couple de diplômés est de 70 000$. Il va de soi qu’après avoir terminer ses études, fonder une famille ne sera pas de suite un objectif principal.

Face à cet état des choses, Kevin Arseneau dit : « Je trouve que nous sommes sur une pente dangereuse. Pour ceux qui réussissent à finir les études, le niveau d’endettement est incroyable. C’est sûr que le modèle en place ne facilite pas la tâche à l’étudiant. » Pour Roger BOULAY, « il est possible pour l’étudiant canadien n’ayant pas de ressources de poursuivre des études supérieures. Le provincial et le fédéral octroient des bourses. Les dites bourses ont été revues à la hausse : plus de 1 000$ pour le provincial et un peu plus de 4 000$ pour le fédéral. »

Qu’à cela ne tienne, Louis J. Robichaud, en mettant sur pied son programme « Chances égales pour tous » et qui a contribué à la fondation de l’Université de Moncton, ne pensait pas que les frais de scolarité pouvaient atteindre un jour ce sommet. A ce jour, nul ne sait si un programme anti-hausse a été mis en place par les instances dirigeantes pour réduire un tant soit peu ces frais de scolarité. 

La FÉÉCUM et l’ABPPUM veulent un ombudsman

par Anthony Doiron


L’Université de Moncton a besoin d’un acteur neutre afin d’assurer la transparence et l’imputabilité au sein de l’établissement, estiment les professeurs et étudiants.

L’Université de Moncton a beaucoup fait parler d’elle ces derniers mois, mais ce n’est pas son 50e anniversaire qui a le plus retenu l’attention.

Après la publication du livre controversé de Serge Rousselle, Pris en flagrant délit, qui avance de nombreux conflits éthiques advenant de l’administration de Taillon, la demande pour un ombudsman en milieu universitaire est de plus en plus grande.

L’affaire a par ailleurs été sujet d’une discussion entre la FÉÉCUM et l’ABPPUM, mardi dernier.

Une promesse, selon le recteur

Le recteur, Raymond Théberge, a pour la première fois brisé le silence face aux allégations publiées dans le livre de Serge Rousselle lors des célébrations de l’anniversaire de l’Université, le 19 juin dernier.

« On va mettre sur pied une structure quelconque, que ce soit un comité, un groupe de travail où je vais inviter la FÉÉCUM, l’ABPPUM, et les joueurs clefs pour premièrement essayer de cerner qu'est-ce qu’on veut dire par transparence, imputabilité »a-t-il dit, devant les médias.

Le Front a voulu savoir si le recteur entendait donner suite à cette promesse, mais il s’est refusé tout commentaire sur cette affaire, invitant Le Front à poser ses questions après la prochaine rencontre du conseil des gouverneurs, le 14 septembre prochain.

Une évidence, selon l’ABPPUM

L’instauration d’un poste d’ombudsman à l’Université est une évidence, selon la présidente de l’ABPPUM, Marie-Noëlle Ryan.

« À l’heure actuelle, de la manière dont les plaintes sont traitées, on trouve qu’il y a beaucoup d’arbitraires. Dépendamment de la porte à laquelle on va cogner, on va avoir une réponse différente », souligne-t-elle.
Il s’agit d’uniformiser le traitement des plaintes afin que le processus soit équitable, selon elle.

Toujours selon Mme Ryan, la présence d’un ombudsman permettrait aussi d’accélérer le processus de règlement des plaintes.

« Certaines situations perdurent depuis année. De telles situations empoisonnent l’environnement et les relations de travail, ce qui fait en sorte que des gens finissent par tomber malades. Ces gens-là prennent ensuite des congés de maladie, des congés qui peuvent durer longtemps. Tout ça résulte donc en un coût économique et humain à l’Université », rapporte-t-elle.

Mme Ryan souligne que l’instauration d’un tel poste permettrait d’éviter que certains griefs ne se rendent à l’arbitrage, dont le coût de traitement peut s’élever de 7000$ jusqu’à 50 000$ pour les deux partis en cause, selon la complexité du cas.

Une nécessité, selon la FÉÉCUM

La FÉÉCUM offre pour l’instant un service de plainte confidentielle, mais dit ne pas être en mesure de traiter adéquatement les plaintes déposées. Le nombre et la gravité de celles-ci seraient trop importants pour les ressources qu’elle possède.

« Nous autres on veut un ombudsman. L’Université d’Ottawa a un ombudsman, l’Université de Laval a un ombudsman, y’a aucune raison pour laquelle l’Université de Moncton ne peut pas avoir d’ombudsman », dit Kevin Arseneau, président de la FÉÉCUM.

Kevin Arseneau dit faire confiance au recteur de l’Université dans cette affaire.

« Si y’a quelqu’un qui peut changer les choses, ça va être ce recteur-là. Pourquoi? Parce qu’il n’a pas d’attachement dans la province. Il ne connait personne, ne doit rien à personne », ajoute M. Arseneau.
La FÉÉCUM entend tout de même faire pression sur l’administration en faveur de la création d’un poste ombudsman à l’Université de Moncton.

Il faudra donc attendre la prochaine réunion du conseil des gouverneurs avant de connaître leur opinion sur le sujet.

L’éducation, un projet de société

par Joey Couturier


La fin des cours n’est pas synonyme de repos pour tous les étudiants de l’université. Les représentants de la FÉÉCUM, le président Kevin Arseneau et le vice-président Simon Ouellette, n’ont pas chômé. Ils ont largué les amarres pour une tournée provinciale à la fin juillet afin de promouvoir l’importance de l’éducation. « Le Nord se vide : l’exode des jeunes est vraiment le sujet de l’heure », s’attriste Simon. 

Le duo a donc misé sur une approche plus conviviale et a rencontré la populace dans des bars et cafés locaux. Ils ont bien été reçus par la population, au commencement éloigné, les clients des établissements peu à peu s’inclurent dans les débats. Même si certaines réticences se sont faites ressentir dans la région d’Edmundston, Kevin croit que le message aura de l'incidence dans les communautés. « C’était un événement déclencheur »,  affirme le président.

Ils ont profité de l’occasion pour en apprendre plus sur les différentes réalités sociales et économiques des communautés du nord. Ils ont aussi constaté que les gens veulent du changement, mais qu’ils ne savent pas par où commencer. La jeunesse étant absente, personne n’est là pour prendre le flambeau. « Y'a des problèmes dans les régions qui pourraient être réglés si, par exemple, on avait des étudiants en science politique ou en sociologie qui étudiaient les problèmes des villes afin de proposer des plans d’action », clama le vice-président.

De retour au bercail et fiers de leur travail, Simon et Kevin disent avoir beaucoup appris et affirment que l’événement a éét constructif. Ils espèrent que le mouvement continuera avec leurs successeurs dans les années à venir de la FÉÉCUM, mais, pour le moment, ils se concentrent sur les résultats obtenus cet été. « Les répercutions, selon moi, seront énormes », mentionne Kevin : « Il y a un mouvement social qui va se créer à partir de ça. » La FÉÉCUM organisera donc un débat avec les chefs des partis provinciaux suite à cette tournée qui aura lieu ici sur le campus en fin du mois. Une pétition sera par ailleurs signée par différents organismes acadiens afin de mobiliser la francophonie du Nouveau-Brunswick.

Il faut dire que ça bouge beaucoup à l’association étudiante de l’université. Les représentants se réservent plusieurs stratégies pour atteindre les populations et comptent bien les mettre en pratique au courant de l’année universitaire. Dans tous les cas, la FÉÉCUM entend bien élargir sa vision dans les communautés rurales et urbaines de la province et multiplier ses alliés dans cette lutte pour l’éducation : un projet de société.

La condition financière étudiante : Faut-il tirer la sonnette d’alarme?

par Yannick Nganhou

Il y a 10 ans presque jour pour jour qu’un article de l’Acadie Nouvelle publié le 19 Août 2003 s’inquiétait déjà du niveau d’endettement des étudiant(e)s néo-brunswickois(es). À l'époque (selon Statistiques & Infos), l’étudiant dépensait, pour ses études chaque année, environ 6 225$. Une décennie plus tard, les choses ne se sont pas améliorées : au contraire, elles empirent.

D’après les chiffres publiés par le Gouvernement du Nouveau-Brunswick, le Gouvernement du Canada et Statistique Canada, le niveau moyen d’endettement en dernière année de Baccalauréat au Nouveau-Brunswick est de 35 000$. Puisque les prêts étudiants sont généralement remboursés au bout de 10 ans, la dette plafonne 51000$ avec les intérêts, soit un ratio de 8 500$ emprunté chaque année. 

Selon Roger Boulay (directeur des Services aux étudiantes et étudiants), les 35 000$ peuvent être ramenés à 26 000$ à la condition que l’étudiant(e) ait terminé sa formation en quatre ans. Sur dix étudiants inscrits à temps plein, huit sont amenés à emprunter pour faire face aux frais de scolarité. Ainsi, entre 2003 et 2013, les dépenses étudiantes liées aux études ont gonflé d’un peu plus de 2 000$.

Le logement n’est pas en reste. 

En moyenne, les étudiants gagnent entre 10 500$ et 14 500$ par année au Nouveau-Brunswick. Dans leur budget, ils doivent réserver plus de 20% de leurs revenus afin de payer le logement et les autres services essentiels. En principe, l’étudiant devrait payer en moyenne pour son logement entre 220$ à 300$ par mois. Les frais de résidence à l’Université de Moncton sont plus élevés que les chambres louées hors campus. Pour l’année 2013-2014, les prix des chambres varient entre 455$ et 657$. L’Université loue les chambres de résidences à un prix plus élevé que l’extérieur. D’après Kevin Arseneau, président en exercice de la FÉÉCUM, ces prix ont pour effet de pousser les propriétaires à augmenter les prix.

Ce défi financier aurait des répercussions sur la santé mentale des étudiant(e)s. Assomption-Vie et l’Association canadienne s’inquiètent de la santé mentale des étudiant(e)s. Pour l’année 2012-2013, 609 réclamations des étudiant(e)s de l’Université de Moncton ont été enregistrées pour des antidépresseurs. Les raisons fréquemment évoquées sont le stress, l’angoisse et la dépression. 

Selon Roger Boulay, le stress et les autres problèmes peuvent être liés aux études, à la nouvelle vie d’adulte, puisque ce problème de santé mentale n’est pas seulement néo-brunswickois, mais aussi pan-canadien.

Les conséquences peuvent aussi être démographiques. En effet, la dette moyenne d’un couple de diplômés est de 70 000$. Il va de soi qu’après avoir terminer ses études, fonder une famille ne sera pas de suite un objectif principal.

Face à cet état des choses, Kevin Arseneau dit : « Je trouve que nous sommes sur une pente dangereuse. Pour ceux qui réussissent à finir les études, le niveau d’endettement est incroyable. C’est sûr que le modèle en place ne facilite pas la tâche à l’étudiant. » Pour Roger Boulay, « il est possible pour l’étudiant canadien n’ayant pas de ressources de poursuivre des études supérieures. Le provincial et le fédéral octroient des bourses. Les dites bourses ont été revues à la hausse : plus de 1 000$ pour le provincial et un peu plus de 4 000$ pour le fédéral. »

Qu’à cela ne tienne, Louis J. Robichaud, en mettant sur pied son programme « Chances égales pour tous » et qui a contribué à la fondation de l’Université de Moncton, ne pensait pas que les frais de scolarité pouvaient atteindre un jour ce sommet. A ce jour, nul ne sait si un programme anti-hausse a été mis en place par les instances dirigeantes pour réduire un tant soit peu ces frais de scolarité. 

Services offerts au 63

par Emily Briand


Le 63, le nouveau resto-bar situé au Centre étudiant, offre bien plus que de la nourriture.

En plus des repas, on y trouvera aussi une diététiste professionnelle et un service de traiteur. La salle peut aussi être louée par les étudiants et organisations étudiantes qui désirent y faire des activités.

Quant aux plats offerts, il y aura aussi des options végétariennes qui ne sont pas encore ajoutées au menu mais qui pourraient être, par exemple, des burritos aux haricots noirs ou des gratins au four.

« Moi je suis excité quand je vois ça! Vraiment, je suis très positif et très excité de ce qu’ils nous offrent », commente M. Bauby au sujet des choix de nourriture.

Il confirme aussi qu’il y aura, dès le 4 septembre, des sushis de l'entreprise Bento au prix du marché.

M. Bauby parle également de laisser les étudiants essayer les repas avant d'ajouter ceux-ci au menu en invitant 60 personnes de la communauté universitaire à venir goûter les nouveaux repas. Si une grande majorité aime le repas et trouve que le prix est bon, celui-ci pourrait être ajouté au menu.

Il y aura également la possibilité de profiter des services de la diététiste professionnelle Natasha McLaughlin-Chaisson, une diplômée de l’Université de Moncton qui travaille à Spotmed, au CEPS.

« Une nutritionniste sera embauchée à la demande pour faire de l’éducation nutritionnelle, le développement de menus, la revue de menus, des sessions un à un, mais ça ne sera pas tout le monde, (…) seulement les personnes qui ont besoin, pas de problème, ils recevront de l’aide», dit Xavier Bauby, le gestionnaire des Services alimentaires. 

Il explique que si des personnes avec une intolérance au gluten veulent savoir ce qu’ils peuvent manger, ils pourront recevoir de l’aide. Il y aura également des occasions pour les étudiants d'en apprendre sur un certain sujet de nutrition. Les sessions de un à un sont réservées aux gens qui ont un besoin urgent relié à la santé.

Pour ce qui est du service de traiteur, il y aura bientôt un lien sur le site Web des Services alimentaires.

Pour organiser une activité au 63, ou même au Coude (qui sera toujours disponible pour des activités), la Fédération des étudiants et étudiantes du centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) demande aux étudiants et groupes étudiants de suivre les étapes suivantes :

  1. Rencontre de groupe afin de déterminer la date, le lieu, le prix d’entrée, les musiciens et besoins techniques de l’événement
  2. Prendre rendez-vous avec Sylvie Poirier à la FÉÉCUM afin de remplir une fiche technique et de réserver une date (un mois à l’avance minimum)
  3. Communiquer avec Michel Albert pour l’affichage et pour ajouter l'activité aux calendriers hebdomadaires installés dans les facultés ainsi que dans le courriel des activités de la semaine envoyés par la FÉÉCUM
Sylvie Poirier est la coordinatrice des activités sociales. Vous pouvez la joindre par courriel à  social.feecum@umoncton.ca.

Michel Albert, pour sa part, est l’agent des communications et peut être joint à comfee@umoncton.ca. Les prix pour louer un local peuvent varier : il est calculé en tenant compte de la différence entre les ventes au bar et le salaire des employés pour l’activité. Par contre, si les profits dépassent les salaires des employés, le surplus va à la FÉÉCUM.

 « On ne veut pas faire de profit sur toi, mais c’est déficit zéro », explique Pierre Losier, le directeur général de la FÉÉCUM. 

Il souligne que la Fédération étudiante doit également payer des assurances coûteuses, qui ne font pas partie du prix de la location. Le mardi, mercredi ou jeudi soir (pas encore décidé) et le vendredi, de 17 h 00 à 19 h 00, sont déjà réservés pour des activités de la FÉÉCUM, mais cela ne veut pas dire que personne ne peut les réserver. 

« On veut éviter que les étudiants viennent et que les portes soient fermées », dit M. Losier. 

Le but sera de créer une habitude chez les étudiants, que ceux-ci sachent que, s’ils n’ont rien à faire cette nuit de la semaine, il y aura cette activité. 

Par contre, si une association étudiante veut organiser une activité un soir réservé par la FÉÉCUM, le tout sera à discuter lors de la rencontre avec Sylvie Poirier pour donner les meilleures chances de succès aux activités.