jeudi 29 novembre 2012

Saviez-vous que… c’est le mois du diabète?

par Emily Briand

Effectivement, le mois de novembre ne représente pas uniquement movembre, mais est également le mois du diabète. Pour faire de la sensibilisation, le « Comité Saviez-vous que », un sous comité du conseil étudiant de Science infirmière, a préparé un kiosque et prenait des dons pour un enfant atteint de diabète le 19 novembre. De leur côté, le conseil étudiant de l’École des sciences des aliments, de nutrition et d’études familiales (ÉSANEF) en collaboration avec le Comité Saviez-vous que, ont préparé une conférence le 22 novembre, aussi sur le diabète.

Le comité Saviez-vous que est une initiative étudiante; ce sont eux qui préparent leurs activités et ils ont un professeur pour les encadrer et les guider. Les kiosques avaient présenté la maladie et ses complications et avait donné des informations et des collations santé, tout ce en ramassant des dons. « L’argent qui va être ramassé ici va aller pour acheter une pompe à insuline pour un petit enfant qui a le diabète de type 1 », explique Mélanie Bois, étudiante en 2e année de Science infirmière.

Contrairement à l’année passée, le comité n’est pas uniquement composé d’étudiants en Science infirmière. Sophie Harquail-LeClair, étudiante en 4e année de Nutrition et la vice-présidente sociale du conseil étudiant l’ÉSANEF en est membre. « On s’est décidé que les VP sociales de Nursing pis de Nutrition allaient travailler ensemble cette année, pis ceci c’est un de nos projets ensemble (…). On va toujours travailler ensemble [comme professionnels de la santé], vaut mieux de commencer maintenant », dit-elle en riant.

Du côté de la conférence, la présentation était préparée par Laurie-Anne Patenaude, étudiante en Nutrition et vice-présidente externe du conseil étudiant ÉSANEF. À la suite de la présentation, Josée Léger, étudiante en 2e année de Kinésiologie, avait parlé de son expérience, étant atteinte du diabète de type 1. Il y avait également un goûter santé préparé par Stéphanie Brideau, étudiante de 1re année de Nutrition.

Laurie-Anne a distingué les types de diabète. Le type 1 est caractérisé par l’insulinodépendance, c’est-à-dire que la personne atteinte aura besoin d’injections d’insuline pour survivre étant donné que la majorité des cellules productrice d’insuline du pancréas sont détruites. Dans le cas du type 2, il y a quand même une production d’insuline, mais pas assez ou le corps ne répond pas correctement à cette hormone. Ce diabète représente la grande majorité des cas, et est souvent relié aux mauvaises habitudes de vie. Le diabète gestationnel qui peut survenir pendant la grossesse avait également été traité, et Laurie-Anne avait parlé de comment prévenir le diabète de type 2 avec une mode de vie saine.

Après la présentation de Laurie-Anne, Josée à son tour a parlé de son expérience : « Moi j’ai été diagnostiquée quand j’avais 5 ans. Ça a été beaucoup difficile pour moi, parce qu’à l’âge de 5 ans, c’est ce temps-là que pas mal tout le monde se fait introduire aux petits bonbons et des chocolats, tu vois tous tes petits amis qui mangent ça… Pis là j’étais à l’hôpital pour une semaine, car j’étais diagnostiquée, pis quand j’avais réalisé que j’avais le diabète c’est car j’avais uriné au lit 2 fois, et mon père, qui est infirmier, a dit qu’il pensait que c’était soit une infection d’urine ou le diabète », raconte -t-elle.

3 ans après qu’elle ait été diagnostiquée, elle a reçu la pompe d’insuline qui a beaucoup amélioré sa qualité de vie : « Les 3 premières années que j’étais diagnostiquée, j’étais sur les seringues, les injections, (…) là j’ai été sur la pompe d’insuline. Ça c’est beaucoup mieux parce que je pouvais manger ce que je voulais pis t’as tout le temps un petit montant d’insuline qui va dans ton corps, donc ça comme règle beaucoup, mais avec les injections c’est comme : tu manges, tu te donnes de l’insuline, mais pendant la nuit t’as pas d’insuline, donc le matin quand je me réveillais mon sucre était haut, mais avec la pompe c’est beaucoup stabilisé », explique-t-elle.

« Je contais ça à quelqu’un cette semaine : quand elle venait jouer chez nous, pis on arrêtait prendre un petit snack, il fallait qu’elle calcule tout ce qu’elle mangeait, pis nous autres on n’avait pas besoin, pis ça semblait difficile parce que moi, j’aimais manger », témoigne Serge Landry, voisin d’enfance de Josée et président du conseil étudiant de Science infirmière.

Science infirmière en scène

par Emily Briand

Dans un effort pour augmenter le sentiment d’appartenance des étudiants sur campus, le Service des Loisirs socioculturels (SLS), en collaboration avec les conseils étudiants, a créé Campus en scène 2012-2013. « On organise beaucoup d’activités le soir, mais pas le jour », explique Louis Doucet, directeur des SLS. « Ça [le Campus en scène] donne l’occasion aux gens avec une passion musicale ou autre, de le partager et faire valoir ce talent. On pense souvent que les artistes sont aux arts, mais il y en a dans toutes les facultés. » L’édition du Campus en Scène Science infirmière a eu lieu le 19 novembre à midi dans la faculté Jacqueline-Bouchard.

Vous n’étiez pas au courant? « On avait l’intention de faire des affiches, et tout ça, mais les choses se sont précipitées avec tous les autres projets qu’on a, et à un moment donné il n’y a pas eu le temps, mais moi je considère que l’évènement était un succès dans le sens ou le sous-sol était plein, il y avait le l’ambiance, ça adonnait bien aussi parce qu’il y avait une activité dans la thématique de Noël fait par les étudiants en Nutrition et Études familiales, ça fait que ça a comme crée une ambiance intéressante », explique Mr Doucet. Il rajoute aussi que l’objectif était plus de prendre les gens par surprise en ayant l’activité au moment ou la faculté est la plus remplie d’étudiants.

« C’est vrai qu’il n’y avait pas beaucoup de publicité et c’est de quoi qu’il faudra qu’on travaille dessus pour la prochaine fois » dit Mathieu Arseneau, l’Agent de projet pour le SLS qui est l’intermédiaire entre Louis, le coordinateur, et toutes les facultés du campus.

Comme Mr Doucet avait expliqué, il n’y avait pas seulement le Campus en scène qui se déroulait le lundi le 19 à midi; il y avait également des activités du conseil étudiant de l’École des sciences des aliments, de nutrition et d’études familiales (ÉSANEF) qui faisait une vente de pâtisseries et des photos avec le Père Noël comme collecte de fonds pour l’Arbre de l’Espoir, campagne qui travaille sur des projets visant à rendre la vie meilleure pour des personnes atteintes de cancer. « Nous avons participé aujourd’hui pour encourager nos confrères et consœurs de Science infirmière, et par le fait même faire de la promotion pour l’Arbre de l’Espoir » dit Laurie-Anne Patenaude, vice-présidente externe du conseil étudiant de l’ÉSANEF. De plus, le conseil étudiant de Science infirmière (Sc. inf) faisait leur vente hebdomadaire de Ed’s Sub. Pour leur édition de Campus en scène, le conseil Sc. inf avait choisi le karaoké et photo booth Memories2GO. « Avec cela, on veut démontrer aux gens que le monde en Sc. inf est impliqué sur campus et on est plus présent qu’avant, ainsi que démontrer notre fierté d’être en Sc. inf à l’Université de Moncton » dit Serge Landry, président du conseil étudiant de Sc. inf.

Par contre, ce n’était pas uniquement les étudiants qui ont participé. « Je trouve que c’est vraiment une belle opportunité de découvrir les talents, de sortir de sa zone de confort et de rassembler des gens. Les études sont un travail sérieux et il faut trouver un équilibre entre ça pis une vie sociale » souligne Monique Gallant, l’agente de recrutement étudiant au Bureau de recrutement étudiant, qui avait chanté deux chansons avec les professeurs et le refrain de « Love the Way You Lie » de Eminem ft. Rihanna avec deux étudiants.

« J’ai trouvé que c’était vraiment bien et qu’il y avait une bonne participation des étudiants, même si qu’ils étaient un peu gênés. Surtout la photobooth là, ça a bien fonctionné, pis on voit chaque année que les étudiants s’impliquent de plus en plus, surtout depuis que le conseil est là. Ça fait deux ans maintenant que le conseil est là et ils font vraiment une bonne job d’impliquer les étudiants, et je sais que leurs études demandent déjà beaucoup, mais c’est important qu’on démontre que les infirmières s’impliquent dans notre communauté, pis qu’on essaie de faire des changements, pis je trouve qu’ils font ça en merveille. Vraiment, il faut qu’on leur lève le chapeau », félicite Julie Renaud, chargée d’enseignement clinique à l’École de Sc. inf.

L’activité est parrainée par l'Association des anciens, anciennes et amis de l'Université de Moncton (AAAUM), qui valorise le sentiment d’appartenance étudiant et cherche à établir des liens avec les étudiants lorsqu’ils sont toujours aux études. « Les étudiants sont nos ambassadeurs, nos futurs leaders, les représentants de l’université et sont dans une situation qui les permettent de rencontrer différentes personnes et crée des liens. L’AAAUM est privilégié de pouvoir les aider à établir ces liens », dit Jeanne Farrah, directrice de l’AAAUM.

Divers styles et divers talents francophones au Coude : Vallières, St-Pierre, Jobin, LeBlanc, Savoie, Belizle

par Karine Martel

C’est samedi le 24 novembre que le très sympathique Vincent Vallières est venu livrer un spectacle dans une ambiance de cabaret au Coude de l’Université de Moncton. La soirée affichée complète, certaines personnes ont dû être refusées à la porte. C’est Ingrid St-Pierre qui s’est chargée de la première partie.

Le concept acoustique de la soirée a certainement permis d’ajouter à la chaleur de la salle. Les deux têtes d’affiche de la soirée étaient extrêmement sympathiques et généreuses avec le public. Elles ont partagé leurs histoires très intimement, en plus de faire rire les spectateurs à maintes reprises.

Les deux artistes ont joué leurs chansons en duo. Vallières jouait sa guitare, et parfois son harmonica, alors que son allié jouait tantôt de la guitare, tantôt des percussions. Ingrid pour sa part s’est concentrée sur son piano, à l’exception d’une chanson pour laquelle elle s’est accompagnée au ukulélé. Sa complice pour sa part jouait majoritairement du violoncelle, quoiqu’elle ait également joué de plusieurs petits instruments tout au long du spectacle.

Fait cocasse, Vincent Vallières s’est vu devoir prendre de nombreuses photos avec les étudiants qui participaient à la Coupe-FÉÉCUM.

Razzia, Savoie et LeBlanc
Le groupe gagnant d’Accros de la chanson 2012, Razzia, sera en spectacle avec Caroline Savoie et Shaun LeBlanc le 28 novembre au Coude.

Caroline Savoie est à la fois une jeune chanteuse et une étudiante en information-communication à l’Université de Moncton. L’auteure-compositrice et interprète explique son parcours.

«C’est bizarre. L’année passée j’ai joué au radiothon de l’Arbre de l’espoir et Luc LeBlanc est arrivé au moment où je jouais. Il m’a vue là et il a demandé à mon père si je voulais aller chanter à son émission, Luc et Luc. Aussi après j’ai gagné le Sommet de la chanson de Kedgwick, puis ensuite Accros de la chanson. C’est pas mal overwhelming, je ne m’attendais vraiment pas à ça », explique la jeune artiste qui ajoute qu’elle fait autant de spectacles que depuis le mois de janvier. « Avant je jouais dans ma chambre. »

« J’étudie en info-comm. Les relations publiques m’intéressent; je trouve que ça a l'air d'un travail le fun. Mais mon but, ça serait de vivre de ma musique. Pas nécessairement d’être une superstar ou d’être connue, mais plutôt de vivre de ça. C’est vraiment la musique qui m’intéresse dans la vie. Au début c’était plus comme un passe-temps, mais maintenant, c’est une passion.»

Shaun LeBlanc est un jeune musicien du sud du Nouveau-Brunswick qui a choisi en cours de parcours de tenter sa chance en se consacrant à sa musique. Avec un son comparable à Jason Mraz, Gavin Degraw et City and Color, LeBlanc sait bien partager sa passion.

Shawn Jobin
Shawn Jobin sera en spectacle le samedi 1er décembre au Coude, avec en première partie Sébastien Belizle.

Shawn Jobin est un rappeur de la Saskatchewan. Il a fait une entrée remarquée sur la scène musicale de l’Ouest et il partage maintenant sa musique sur la scène nationale grâce à la tournée Coups de cœur.

Chronique sexe : Kâmasûtra

par Jessica Savoie

On voit le kâmasûtra comme un livre populaire, comportant 64 positions sexuelles. Cependant, cette publication est bien plus qu’une revue pornographique.

Ayant été écrit en Inde dans la période médiévale, cet ouvrage a été écrit dans le but d’aider les hommes à trouver leur voie. Le kâmasûtra ne traite pas seulement de la sexualité : effectivement, les 64 positions interprétées par l’auteur ne sont qu’une petite partie de l’ouvrage.

En fait, on y traite plusieurs grands thèmes. Les plus populaires, omis les positions sexuelles, sont « les conseils du bon sens », qui traitent de la bonne façon de voir la vie, « le comportement du citadin », qui traite du comportement que devrait adopter tout homme bon, « les méthodes occultes », qui traitent de la religion ainsi que « les devoirs et privilèges de l’épouse », qui décrivent le comportement et les responsabilités que devraient prendre en charge toute bonne épouse.
Le kâmasûtra ne s’attarde donc pas seulement à la sexualité, mais il traite également de l’art de bien vivre.

Mais le sexe lui?
Oui, le sexe. Eh bien, la sexualité affichée dans cette célèbre publication n’est qu’une minime partie de celle-ci. Cependant, elle est connue de partout dans le monde entier.

Les partenaires utiliseront les positions du kâmasûtra afin d’éviter la routine et de mettre du piment dans leur relation. Comme dans tous les domaines, il y a dans la sexualité les « grands classiques » : on parle ici de la levrette (femme à genou, dos à l’homme), le missionnaire (femme sur le dos les jambes écartées, l’homme couché par-dessus), l’Andromaque (l’homme couché sur le dos, la femme par-dessus dominant son partenaire).

Cependant, si on sort de la route habituelle, il y a des tonnes d’autres positions palpitantes. On les divise en catégories diverses, comme les positions couchées, debout, à quatre pattes, femmes dessus, homme dessous, assis, acrobatiques… Seulement besoin d’un peu d’imagination.

Comme faire l’amour c’est aussi pimenter ses relations sexuelles, il faut trouver les positions qui pimentent votre couple. C’est un essai/erreur : il faut être confortable au point de sortir de votre zone de confort et expérimenter diverses acrobaties. Ce n’est pas parce que vos amis semblent aimer la position du singe que vous l’apprécierez de votre bord. Lorsque vous cherchez les positions qui vous sont destinées, il faut le faire dans l’idée que seuls votre partenaire et vous en sommes gagnants ou perdants.

Pour les débutants et les moins expérimentés
On prend le temps de respirer, il ne faut pas angoisser! Plusieurs positions sont faciles et plaisantes pour les débutants. Avant de connaitre l’autre et de savoir ce qu’il aime ou n’aime pas, il n’est pas conseillé de pratiquer une position intense, comme la sodomie, sans avertir votre partenaire de vos intentions...

Parlons plutôt de positions incontournables comme le missionnaire, qui est bien aimé des femmes parce qu’un contact visuel est possible. Et pourquoi ne pas continuer avec la levrette, qui elle est une position aimée des hommes parce que ceux-ci ont un contact visuel, non sur les yeux, mais bien sur le fessier et les hanches de leur dulcinée. Avec des positions aussi basiques, vous ne manquerez pas votre coup.

Une bonne communication est aussi de mise. Certaines personnes sont timides et peu confortables, d’autres sont fougueuses et ont le feu au cul lorsqu’il est question de sexe. N’avancez pas les yeux fermés : ayez plutôt le courage de demander à votre partenaire ce qu’il apprécie et ce qu’il ne faut absolument pas faire. Un malaise pourrait tout gâcher.

Plus vous deviendrez confortable, plus vous innoverez. Qui sait, peut-être deviendrez-vous acrobate?

Chronique scientifique : Pour en finir avec le problème des ressources!

par Roby Gauthier

Pourquoi aujourd’hui plusieurs personnes s’alarment-elles à propos du risque de pénurie de plusieurs ressources naturelles ou même à propos de la pollution? En quoi tout ceci importe-t-il dans la vie de tous et chacun? Si la raison ne vous est pas évidente, elle devrait l’être. Nous sommes aujourd’hui 7 milliards de personnes sur Terre; nous produisons plus de 10 milliards de kilogrammes de déchets solides par jour mondialement; nous consommons par seconde sur la planète près de 50 355 kilogrammes de minéraux de fer et par année 124 millions de kilogrammes de terres rares, des éléments nommés ainsi en raison de leur rareté (planetoscope.com). Certes, ceci est sans porter attention aux autres ressources que nous consommons en masse. En étant autant de personnes sur la même « boule bleue », il n’est pas étonnant qu’on ait une énorme influence sur notre environnement. Il devrait être vital pour chacun de connaitre le degré d’influence négative que notre surconsommation et notre pollution causent à notre entourage, car c’est avec ces connaissances qu’on peut améliorer nos gestes et changer les choses. Mais, y a-t-il une réelle solution à tous ces problèmes?

La pénurie des éléments chimiques
Les éléments ne sont pas infinis sur Terre. En effet, on prévoit plusieurs pénuries pendant le présent siècle. C’est le cas du cuivre, de l’or, possiblement du fer ou encore de l’hélium dont on prévoit la disparition d’ici pas plus d’une décennie dans les réservoirs de gaz naturel (« Energies : une pénurie au secours du climat? » A. Nicolas (2011); lapresse.ca (2012); encyclo-ecolo.com). Mais, lorsqu’on parle de pénurie, ceci ne signifie pas que ce type d’élément est complètement disparu de la Terre. Ceci signifie seulement que l’élément n’est plus économiquement rentable par les méthodes actuelles, et ce particulièrement pour l’exportation hors d’un pays. Par exemple, aujourd’hui nous effectuons l’extraction de l’aluminium majoritairement à partir de minerai de bauxite. On l’utilise, car il est très riche en aluminium, mais malheureusement on prévoit une pénurie de ce minéral pendant le 22e siècle (encyclo-ecolo.com). Par contre, les roches grises ou rosées communes autour de nous comme le « siltstone » ou le « mudstone » contiennent généralement de l’argile (http://www.gnb.ca/0078/minerals/index-e.aspx; « Rocks and Minerals » R.L. Bonowitz (2012)). L’argile est une roche qui est composée d’aluminium. Ceci pourrait donc constituer une source d’aluminium. En revanche, la concentration en aluminium est très petite dans les roches communes et les méthodes d’extraction de minéraux à partir de roches sont assez énergivores ou même quasi impossibles. Si on réussissait à l'avenir à rendre l’extraction de l’aluminium contenu dans les roches communes facile, vu la quantité énorme de ces roches, il devrait être possible de fournir de l’aluminium pour la planète pendant encore longtemps. Par contre, le seul moyen de faire fonctionner économiquement cette méthode est de viser les entreprises locales d’extraction et de ventes au lieu des entreprises de niveau mondiales, car le nombre de roches qu’il faudrait extraire à un endroit particulier pour fabriquer de l’aluminium nécessaire pour l’exportation serait sinon ridiculement trop grand. Ceci n’est qu’un exemple typique d’un élément simple et des cas semblables pourraient exister pour d’autres éléments. D’autres méthodes existent pour empêcher les pénuries d’éléments, notamment la diminution de la surconsommation et le recyclage, l’extraction de minéraux à des profondeurs extrêmes sous la terre ou encore l’extraction de minéraux sur d’autres planètes. On peut également trouver des remplaçants. Par exemple, le cuivre est en ce moment le métal conducteur d’électricité par excellence pour les lignes de transmission électrique. Si jamais celui-ci venait à manquer, on pourrait le remplacer par une toute nouvelle technologie, aujourd’hui toujours au stade de recherche : les nanotubes de carbone. Ce matériau artificiel consiste en de très petits tubes de carbone qui sont beaucoup plus conducteurs en électricité que le cuivre (zdnet.fr, C. Guillemin (2003)). Le carbone étant plus commun dans la croute terrestre que le cuivre, celui-ci pourrait être un excellent remplacement (webelements.com), sans parler que le carbone est également présent dans l’atmosphère sous forme de gaz carbonique.

Chronique « Terre-Neuve surnaturelle » : Le four du Diable

par Emily Briand

Les histoires d’évènements surnaturels peuvent être très divertissantes. Il n’est pas nécessaire de croire aux esprits maléfiques pour apprécier le petit frisson qui saisit la base de votre nuque lorsqu’une panne de courant vous surprend en pleine nuit. Chaque semaine, Emily Briand, étudiante en 3e année d’un baccalauréat en science infirmière à l’Université de Moncton, tentera de nous faire vivre l’inexplicable en nous partageant des légendes de l’île de Terre-Neuve qui lui furent racontées par des voisins, des amis et des membres de sa famille.

Composé d’arbres qui font un demi-cercle sur une région de plaine, « Le four du Diable » gagne son nom en 2 moitiés. Premièrement, en été, il fait incroyablement chaud dans ce demi-cercle, tellement que l’on dit que c’est comme être dans un four. Deuxièmement, il y a un nombre élevé d’accidents qui se passe près de ce four, ainsi que des évènements qui touchent plus au surnaturel…

Mégane était en Ontario lorsqu’elle rencontra l’homme qu’elle aimait. Ensemble, ils avaient décidé de retourner vivre à Terre-Neuve, dans la communauté d’enfance de Mégane. Ce qu’elle n’avait pas dit à son cher François, c’était que sa maison était adjacente au Four du Diable. Mais de toute façon, ce n’était pas un gars qui croyait au surnaturel, c’était un homme avec l’identité masculine traditionnelle : un bucheron buvant de la bière et qui ne laisse jamais dévoiler ses émotions, surtout pas par des larmes. Elle croyait que si elle lui racontait les légendes, il aurait surement ri d’elle.

François s’installa facilement dans la communauté de Mégane, mais étant donné qu’ils étaient arrivés un peu tard, il n’avait pas eu l’occasion de se faire des amis. Lui et sa blonde se sont couchés de bonne heure, fatigués par leur voyage.

Au plein milieu de la nuit, Mégane fut réveillée par un bruit dans sa chambre. Elle se leva, et elle vit François en train de mettre ses bottes en caoutchouc. Elle l’appelait par son nom, mais il ne répondait pas. Elle conclut alors qu’il était somnambule. Mégane avait entendu qu’il ne fallait pas réveiller une personne qui marche dans son sommeil, donc elle avait décidé de le suivre pour s’assurer qu’il ne se fasse pas mal.

François descendit les escaliers pour arriver au premier étage et mit son manteau, tout cela sans se réveiller. Il ouvrit la porte principale, et sorti dehors. Mégane continua de lui suivre. Dans le champ à côté de sa maison, François ramassa une faux et commença à courir vers le Four. Là Mégane commença à avoir peur. Elle cria après François :

« François que fais-tu!? »

« Ils vont les avoir! » répondit-il en pointant vers la route avec des larmes aux yeux. Lorsque Mégane regarda où il pointait, elle vit apparaître les lumières d’une voiture qui s’approchait. Elle en avait eu assez :

« François, arrête ça toute de suite! Viens et rentre dans la maison! », criait-elle en prenant François par le bras. Après l’avoir ramené dans la maison, aucun autre incident n'eut lieu pendant cette soirée.

Le lendemain, Mégane raconta à François ce qu’il avait fait pendant la nuit, mais il partit à rire tout en ayant un air non convaincu. Il passa la journée à se faire des connaissances avec des gens de la communauté et le soir lorsqu’il revint à la maison, il s’est adressé à Mégane :

« Pourquoi ne m'as-tu pas dit qu’on habitait à côté d’une place hantée?! »

Chronique historique : Benjamin Franklin, l’homme à tout faire

par Vivien Herbreteau

Bonjour cher lecteur, je vois que vous faites une pause de vos projets pour lire le Front. Bonne initiative! Cette semaine, je vais tenter de résumer la vie d’une personnalité de l’histoire américaine tout à fait incontournable : Benjamin Franklin.

Il est né le 17 janvier 1705 à Boston, provenant d’une famille juive de petits commerçants. Étant le plus jeunes de 17 frères et sœurs, il dut quitter l’école à dix ans pour aller travailler avec son père. Lecteur avide il ne cessa jamais d’apprendre par la lecture. Il fut engagé, à 15 ans, par un de ses grands frères qui venait tout juste de fonder un journal, le New England Courant. À 17 ans, ne s’entendant plus avec son grand frère et employeur, il s’enfuit à Philadelphie pour commencer seul une vie nouvelle.

Après avoir été employé par plusieurs imprimeurs de la ville, Benjamin se rend à Londres pour 18 mois, pour y apprendre d’autres techniques d’imprimerie. Toujours à Philadelphie, en 1728, il devient le directeur de publication de la Pennsylvania Gazette, dans lequel il écrit de nombreux éditoriaux et articles. En 1731, il est admis parmi les francs-maçons de la ville et en 1734, il en devient de Grand Maître.

En 1732, il se maria avec Deborah Read, avec qui il aura un garçon nommé William (qui mourut jeune) et une fille, Sarah. Benjamin fonde une des premières casernes de pompiers du pays en 1736 et la American Philosophical Society en 1743. Il est élu membre de l’Assemblée générale de la province en 1747. Durant cette période, il devint inventeur et publia même plusieurs traités scientifiques, notamment sur la météorologie et sur l’électricité avec sa fameuse théorie du cerf-volant. Il est le créateur du paratonnerre, des verres de lunettes à foyer double, du four Franklin, de l’odomètre à charriot et de l’harmonica à verre (ou glassharmonica). Il est récompensé d’un doctorat honorifique à l’Université de Yale et Harvard en 1753 et à Édinburg (en Écosse) en 1759, puis à Oxford en 1762. En 1757, il est envoyé à Londres par l’Assemblée de Pennsylvanie pour régler des différends économiques avec de riches propriétaires terriens anglais qui ne se règleront qu’en 1760. En 1764, il perdit son siège à l’Assemblée de Pennsylvanie. Il voyagea beaucoup en Europe durant cette décennie. En 1772, vif défenseur des droits de la personne, il affranchit tous ses esclaves.

Trois ans plus tard, en 1775, commença la Révolution américaine. Considéré comme l'un des pères fondateurs de la nation, il coécrit avec Thomas Jefferson la Déclaration d’indépendance en 1776. Il se rendit ensuite à Paris, en tant que diplomate pour y chercher l’appui français, avec succès. La France envoya un bataillon pour aider à repousser les Britanniques dans les Treize colonies. Franklin, à la fin de la guerre, rédigea une partie du traité de Paris qui déclara les États-Unis indépendants. À partir de 1785, il joua quelques rôles politiques mineurs. Il mourut en 1790 à l’âge de 84 ans à Philadelphie. Environ 20 000 personnes assistèrent à ses funérailles.

Chronique de la RAT : C’est l’avent!

par Sylvain Bérubé

Frère et sœur acadien(ne), en fin de semaine commence un temps tout particulier de l’année; le dimanche 2 décembre sera le premier dimanche de l’avent, la période de quatre semaines menant à Noël. Ces quatre semaines d’anticipation sont autant une période d’engouement qu’une période de réflexion. Cette longue période d’examen de soi, qui s’adonne être en même temps que la période des examens finaux nous permet de réfléchir à l’année qui vient de s’écouler. Nous profitons donc cette semaine de l’espace qui nous est alloué dans ce journal papier (ô! que c’est bon de tenir entre vos doigts une chose qui n’est pas électrique) pour vous faire un petit guide de la préparation de l’avent.

1. Faites vos réserves : L’hiver peut-être long et difficile, il faut donc se mettre au travail avant la venue de la neige. Autrement vous allez vous trouver embarrassé quand vous allez perdre une partie de votre récolte aux intempéries. Ainsi, sortez la recette de votre grand-mère et faites des tourtières aux chevreuils, à l’orignal et aux autres viandes de bois. Mettez vos betteraves en conserves, et faites de l’espace dans vos armoires pour accueillir l’armada de Pot Masson que vous aurez à stocker (si vous n’en avez pas, allez en acheter, sérieusement, comment faites-vous sans Pot Masson?).

2. Coupez votre bois : Vous avez remarqué que les températures ont commencé à tomber, si vous n’avez déjà pas votre bois de chauffage c’est le temps d’aller le chercher! Vous avez encore le temps de le couper et d’en faire quelques cordes, mais vous ne voulez pas laisser le bois se mouiller avec la tombée de la neige. Selon la grosseur de votre appartement ou de votre résidence, vous n’aurez sûrement pas besoin de plus d’une corde de bois, ce qui est parfait puisque la grosseur de vos logements ne vous permet sûrement pas d’entreposer beaucoup plus qu’une ou deux cordes de bois.

3. L’introspection de votre dernière année : Il reste seulement un mois à l’année, quel meilleur temps pour réfléchir à vos succès, vos faillites, vos beaux moments et vos moins bons moments? Cet exercice introspectif vous permettra de vous réconcilier avec l’année écoulée et vous pourrez commencer à vous préparer à la nouvelle année qui arrive. La Réforme acadienne traditionnelle se prêtera à cet exercice dans les prochaines semaines afin de vous faire le bilan de ses réussites et de vous partager ses accomplissements dont vous n’avez peut-être pas entendu parler. Garder donc l’œil ouvert pour les prochaines chroniques RAT.

4. C’est le temps de demander pardon : Quel meilleur temps dans l’année que celui-ci pour approcher ceux à qui vous avez pu faire mal et leur demander pardon? Si la RAT croit fermement en une chose (au-delà de l’abolition de la modernité post-1755), c’est la bonne entente. Si l’Acadie a pu survivre un événement traumatique comme la Déportation c’est que nous avons su être solidaires et nous avons su maintenir de forts liens d’amitié, même dans les pires situations. Il est donc important pour la RAT que l’on continue cette importante tradition et que l’on maintienne ces amitiés qui nous sont importantes.

5. Mangez! Une fois que vous vous serez réconcilié avec l’année 2012, que vous aurez terminé vos examens, que vous vous serez fait pardonner et que vous aurez évité de consommer de l’alcool lors du « Party final », vous pourrez finalement manger les délicieuses tourtières que vous aurez préparées en bonne compagnie.

Évidemment, il faut aussi continuer à consommer hebdomadairement tout ce que produit la RAT, donc la chronique RAT à tous les mercredis dans votre journal étudiant, Le Front, ainsi qu’à la radio étudiante de CKUM, le 93.5fm, tous les mardis à partir de 18 h.

Hockey féminin: Les Aigles s’inclinent aux Tommies

par Normand d’Entremont

De dire que les équipes de hockey de l’Université de Moncton ont eu de la difficulté contre leurs rivales de Fredericton en fin de semaine ne serait pas assez.

Après avoir vu leurs collègues masculins tomber aux deux équipes de la capitale provinciale, les Aigles Bleues n’ont pas connu un meilleur sort dimanche à l’aréna J.-Louis-Lévesque, subissant un revers de 4-0 contre les Tommies de St Thomas University.

Kayla Blackmore a marqué deux fois en première période et a ajouté une aide en deuxième pour mener les visiteurs à la victoire. Julia Sharun a effectué 28 arrêts pour le blanchissage, tandis que Jenna Van Belois a subi sa deuxième défaite de la saison devant le filet des Aigles.

« Je suis déçu de la défaite, mais pas de l’effort des filles, affirme Denis Ross, entraineur en chef des Aigles Bleues. Les Tommies ont été opportunistes sur leurs occasions, Jenna (Van Belois) n’a rien à se reprocher là-dessus. C’est finalement quelques erreurs mentales qui nous ont couté le match ».

En première période, Kayla Blackmore a profité de deux erreurs des Aigles Bleus pour marquer à deux reprises. En deuxième, la capitaine des Tommies s’est ramassé une passe sur le but de Jordan Miller. Malgré que les Aigles ont mis beaucoup de rondelles sur la gardienne de St Thomas en 3e, elles n’ont pas réussi à trouver la cible et c’est Danielle Miller qui a assuré la victoire pour les Tommies avec le 4e but de la partie.

Selon la capitaine des Aigles Bleues, Geneviève David, le Bleu et Or n’a pas été assez vif à trouver les rebonds dans la zone offensive.

« Je pense que nous avons plus ou moins donné la vie facile à la gardienne, fait voir David. Nous avons lancé beaucoup de rondelles sur elle, mais nous n’avons pas été capables de profiter des rebonds. Ce n’était pas notre journée ».

Moncton (6-5-0) demeure en 3e au classement du SUA avec 12 points, en égalité avec Saint Mary’s (5-5-2). Au sommet du classement, les X-Women (10-1-0) et les Tommies (9-2-1) ont une avance confortable sur le reste de la conférence.

Les Aigles disputeront leur dernière partie avant les fêtes ce soir à Sackville contre les Mounties de Mount Allison University. Selon David, il est important d’entreprendre le congé sur une note positive.

« Nous voulons terminer cette première moitié sur une bonne note, c’est sûr. Nous ne voulons pas partir pour le long congé sur deux défaites ».

Hockey masculin : Les Aigles tombent aux deux équipes de Fredericton à domicile

par Normand d’Entremont

Alors que c’était une fin de semaine où le Bleu et Or célébrait son histoire avec le lancement du livre « La voix des Aigles Bleus Tome 2 : 2000-2012 » d’Euclide Gautreau, l’équipe de hockey masculin n’a pas réussi à livrer une performance digne de son passé glorieux devant ses partisans.

Les Aigles Bleus ont connu deux matchs difficiles contre les équipes de Fredericton, subissant des défaites de 4-1 aux Tommies de St. Thomas University vendredi et de 6-2 aux Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick dimanche.

Moncton (7-5-2) a commencé la fin de semaine en 3e position au classement du SUA. Après le match de samedi, le Bleu et Or s’est trouvé en 5e position.

« Nous sommes présentement dans une période difficile, confie l’entraineur en chef des Aigles Bleus, Serge Bourgeois. Ça semble que tout va contre nous à l’instant. Ça fait quelques jours que je le dis et on dirait que c’est rendu la même vieille histoire ».

Les Tommies démontrent de l’opportunisme pour signer leur 1e victoire
Moncton a d’abord affronté les Tommies vendredi, eux qui n’avaient jusqu’alors aucune victoire à leur fiche. Les Aigles ont pour ainsi dire dominé le match, menant 47-20 aux lancers, mais n’a pas profité de ses nombreuses occasions et a été la première victime des Tommies.

Jonathan Bonneau a mené les visiteurs avec un but et deux passes alors que Christian Gaudet a marqué le seul but des Aigles. Jonathan Groenheyde a été le gardien victorieux pour les Tommies et André Guay a pris la défaite pour le Bleu et Or.

Selon Éric Faille, les Aigles savaient que le match n’allait pas être facile même si les Tommies n’avaient jusqu’alors pas remporter de parties.

« La majorité de leurs parties cette saison ont été serrées, a-t-il dit. Ils attendaient pour les bons rebonds et ils les ont eus ce soir contre nous ».

« Je suis frustré que nous ayons perdu, l'effort était là par les joueurs, ajoute l’entraineur en chef.

La dominance de UNB en 1e période est trop à remonter pour les Aigles
Si les partisans de vendredi soir cherchaient un meilleur résultat le lendemain, ils ont vite vu que ce n’était pas la soirée des Aigles samedi non plus. Avec 4 buts dans la première période, y compris 3 dans un intervalle de seulement 77 secondes, les Varsity Reds ont pris contrôle du match après 20 minutes. Moncton a tenté une remontée en 2e alors que Rémi Blanchard a marqué deux buts, chacun lors d’un avantage numérique 5 contre 3. UNB a pourtant écrasé l’espoir du Bleu et Or en 3e avec deux de ses propres buts en avantage numérique pour s’assurer la victoire.

Daine Todd avait 2 buts pour les V-Reds, Tyler Caroll en a ajouté un et a aussi récolté deux passes et Bryce Swan a contribué un filet et une aide, mais c’est le défenseur Marc-André Desnoyers qui a été nommé le joueur du match avec 4 passes. Daniel Lacosta a signé la victoire devant le filet, tandis qu’Adrien Lemay a eu la défaite pour les Aigles.

Le capitaine des Aigles Bleus, Christian Gaudet, ne pouvait pas expliquer ce qui s’est passé en première période.

« Nous avons eu de bonnes réunions avant le match entre joueurs et nous savions ce qu’il fallait faire, mais le début du match nous a couté, explique Christian Gaudet. Peut-être que nous étions surexcités pour nous reprendre après le match (vendredi) ».

L’auteur des deux buts du Bleu et Or soulignait que l’équipe a gardé l’espoir tout au long du match.

« Nous y avons cru jusqu’à la fin, mais c’est de plus en plus dur à aller chercher des buts vers la fin du match, affirme Rémi Blanchard. Ce n’est pas parce que nous perdions 4-0 que nous allions arrêter de jouer ».

Les Aigles n’ont que deux autres matchs au calendrier ordinaire avant les fêtes alors que les X-Men de St. Francis Xavier University et les Huskies de Saint Mary’s University seront les visiteurs à l’aréna J.-Louis-Lévesque vendredi et samedi prochain respectivement. Les deux parties commenceront à 19h

mercredi 21 novembre 2012

L’Université rend public le salaire annuel du recteur

par Simon Delattre

Raymond Théberge gagne 225 000 dollars par an. Ce chiffre est sorti au début de la semaine dernière et a parfois été au cœur des discussions sur le campus. La loi provinciale sur le droit à l’information s’applique depuis septembre aux universités qui doivent faire la transparence sur les affaires internes à quiconque en ferait la demande. Après qu’une requête ait été déposée par des journalistes et par l’association des professeurs d’université du Nouveau-Brunswick, l’administration a dû dévoiler la somme.

Ce salaire a été fixé par le Conseil de finance du Conseil des gouverneurs, mais on n’a pas pu savoir au terme de quelle procédure. L’ensemble des données n’ont pas encore été publiées, mais cela ne saurait tarder, c’est en tout cas ce qu’assure Marie-Linda Lord, la vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales : « rechercher les informations et les mettre en forme prend du temps, c’est une surcharge de travail pour l’équipe », nous dit-elle.

Des réactions mitigées et retenues
Du côté de l’administration, on s’est passé le mot : rien ne doit filtrer. Thérèse Thériault, directrice des communications, a été très catégorique : « Le recteur ne fera aucun commentaire sur son salaire, ni sur les discussions qui ont mené à sa détermination ». Joëlle Martin, présidente de la FÉÉCUM (Fédération des étudiants et étudiantes du campus universitaire de Moncton) estime que « c’est un poste important, car Raymond Théberge représente l’Université. Être recteur représente une pression sociale incroyable, car c’est l’institution la plus importante pour les Acadiens. Nous sommes assez mal placés pour juger, car nous ne savons pas quelle quantité de travail il fournit. Nous pensons qu’il fallait maintenir un salaire élevé pour attirer le meilleur candidat possible. Il fallait rester compétitif par rapport au secteur privé où les dirigeants sont bien mieux rémunérés. » À part cette déclaration officielle, il sera difficile d’obtenir d’autres mots de la part des membres de la Fédération, même si certains regards et silences laissent penser que le sujet ne fait pas l’unanimité. Nous sommes donc allés à la rencontre de Kevin Arsenault, vice-président au Conseil d’Éducation, qui tient un tout autre discours : « Personnellement je trouve ce salaire reste encore un peu trop élevé, surtout quand on le compare à la taille de notre Université. Le recteur nous doit des explications, mais il manque d’accessibilité. Il devrait expliquer en quoi consiste son travail auprès des étudiants et pourquoi cela justifie un tel revenu. »

Eléments de comparaison
Alors, avec quoi juger ce montant?

C’est à peine plus que le salaire de son homologue de Saint-Thomas University dont les effectifs ne dépassent pas les 3000 étudiants. Par contre, c’est 100 000 dollars de moins que le salaire du recteur de l’Université du Nouveau-Brunswick, même si l’établissement compte plus de 10 000 étudiants.
Les professeurs de l’Université francophone gagnent quant à eux autour de 100 000 dollars, d’après la FÉÉCUM.

Le revenu du précédent recteur de l’Université de Moncton, Yvon Fontaine, se situait entre 275 000 et 300 0000 $. À noter que celui-ci n’a pas reçu d’indemnité de départ puisque la succession s’est effectuée au terme de son mandat. Par contre, il touchera pendant un an son salaire de professeur à la Faculté de droit bien qu’il n’y assure plus de cours.

Éditorial : Un peu d’encouragement s.v.p.

par Danielle Bilodeau, rédactrice en chef

Vous rendez-vous compte que notre équipe de volleyball universitaire n’a pas perdu une seule partie à ce jour? Est-ce que vous réalisez aussi que seulement une vingtaine d’étudiants se sont rendus au Pep Rally de la semaine dernière? Pourquoi le manque d’intérêt? Ce n’est certainement pas parce que nous avons une mauvaise équipe, leurs performances nous démontrent bien le contraire.

N’étiez-vous peut-être pas au courant de l’évènement? C’est aussi possible, mais si vous suivez les courriels hebdomadaires de la part de la FÉÉCUM, cette raison aussi tombe à l’eau. Alors où est le problème? Est-ce parce qu’il s’agit d’un sport féminin? Le Front a déjà exploré par le passé la différence en participation entre les sports féminins et masculins. Par contre, dans ce cas-ci il n’y a pas d’option entre une équipe masculine et féminine; il y en a seulement une.

C’est entièrement malheureux de voir ce manque d’intérêt envers nos équipes féminines. Pourtant, ce qu’elles accomplissent est tout aussi intéressant que chez les hommes. En plus de suivre des études à temps plein, ces athlètes ont des pratiques régulières, des parties à toutes les fins de semaine et des tournois à distance. Ce vendredi nos joueuses de volleyball partent pour Montréal et reviennent seulement dimanche. Vous imaginez avoir quatre parties de tournoi dans une fin de semaine, en plus de tous vos devoirs et projets de fin de semestre?

Procrastiner pour le bien commun
Vous devez certainement vous en douter que je vais finir par mentionner les études comme raison valable pourquoi vous ne pouviez pas vous rendre au Pep Rally de vendredi soir. Quoiqu’il est vrai que les études sont très importantes, je pense que nous pouvons tous nous reconnaitre dans la caricature au bas de cette page.

Nous procrastinons tous, aussi bien nous l’avouer, mais nous avons aussi l’option de choisir comment nous allons procrastiner. Pourquoi ne pas profiter de ce moment de détente pour encourager nos athlètes? C’est une belle opportunité pour prendre un peu d’air, se changer les idées et pouvoir mieux se remettre au travail par la suite.

NDLR : Je tiens à spécifier que moi non plus je n’étais pas au pep rallye de vendredi dernier. Mon excuse n’est pas meilleure que la vôtre et cet appel à la participation vise tout le monde également, moi-même compris.

Dossier : Enquête sur nos médias

par Simon Delattre

I : Le Nouveau-Brunswick, royaume de la concentration de la presse
Irving, un empire industriel et médiatique
Le géant Irving détient 300 compagnies et emploie 8 % de la population du Nouveau-Brunswick. Chaque année il se classe parmi les 5 plus grandes fortunes du pays. Plus problématique, le groupe possède Brunswick News, qui regroupe presque 90 % des journaux de la province. Parmi eux : l’Étoile, le Times & Transcript, le Telegraph-Journal ou le Daily Gleaner. La compagnie est véritablement tentaculaire : raffinage du pétrole, foresterie, agriculture, transports, chantiers navals, agroalimentaire... Autant de sujets désormais sensibles pour les journalistes.

Il y a 10 ans le clan Irving s’est mis à acheter les hebdomadaires encore indépendants en forçant leurs propriétaires à les vendre. Marie-Linda Lord, ancienne directrice du programme d’information-communication à l’Université de Moncton explique leur stratégie : proposer aux annonceurs de publier leur publicité dans leurs pages à très bas prix pour mieux les attirer et couper de leurs ressources les journaux qu’ils convoitaient. En 2002 Irving a ainsi fait l’acquisition de 6 hebdomadaires anglophones et l’année suivante le journal francophone le Madawaska tombait sous sa coupe. Ce taux de concentration est presque unique pour un pays développé, et rend la situation de la liberté de la presse inquiétante.

Manque de pluralisme et de diversité des opinions
François Giroux, qui a eu une longue carrière à Radio Canada, le reconnaît : « La concentration des médias crée un monopole de la prise de parole dans l’espace public. Une seule tête décide de ce qui doit être dit sur certains sujets. C’est un problème et une limite à notre démocratie. » Au début du mois, plusieurs éditoriaux remettant en cause le bilinguisme ont fleuri dans les journaux anglophones. En réaction, une lettre de protestation signée par une centaine de personnes a été envoyée aux rédactions pour être publiée. Mais la validité de la liste des signataires a été remise en question le vice-président de Brunswick News, qui en passant n’est autre que Jamie Irving membre de la puissante famille Irving. Ce n’est qu’après quatre jours que ces journaux ont fait paraître la lettre en question. « Si la situation était autrement, on n’aurait pas connu la crise récente dont nous avons été touchés », estime Benoît Duguay, ex-journaliste et ex-président de l'Association acadienne des journalistes. « Je déplore cette situation malsaine et il faut la dénoncer de toutes nos forces. C'est comme si on avait un seul parti dans le parlement. C'est la démocratie, la réflexion et la diversité des pensées qui sont en jeux. »

Absence de contrôle juridique
Marie-Linda Lord pointe également du doigt l’absence d’organisme de contrôle des médias dans la province. Selon elle l’objectif du clan Irving n’est pas tellement de réaliser des profits ou de s’autopromouvoir, mais plutôt « de contrôler la parole publique ». « Malheureusement les employeurs sont dans leur droit », ajoute-t-elle. En effet d’après le Centre d’études sur les médias : « aucune législation visant à limiter de façon spécifique la concentration de la propriété des médias n’a jamais été adoptée au Canada ». Seul l’article 92 de la très générale Loi sur la concurrence donne le droit au Tribunal de la concurrence de refuser les fusions d’entreprises qui réduiraient la concurrence.

Face à ce constat, le lecteur avisé aura à cœur de multiplier les sources d’information et de garder un esprit critique…

II : Les journalistes de la province sont-ils indépendants?
Entre autocensure…
Les journalistes s’autocensurent en ne révélant pas certaines informations dont ils disposent. Certains nient jusqu’à ce qu’ils quittent le métier, mais beaucoup l’avouent. Les mots de Pascal Raiche-Nogue, journaliste à l’Étoile, l’hebdomadaire francophone, sont très éclairants : « Il n’y a pas de sujet tabou et je ne suis jamais forcé d’écrire quelque chose. Par contre je ne me permettrai pas d’enquêter sur Irving, ou en tout cas je m’assurerai d’avoir des preuves très très solides. Je sais qu’Irving est mon employeur donc je fais attention. Il ne faut pas mordre la main qui te nourrit. » Son rédacteur en chef, Denis Robichaud, l’appuie à son tour : « Si je sentais une pression, je ne serais plus ici, mais parfois il y a des sujets sur lesquels on ne peut pas aller… à moins d’avoir envie de vacances prolongées! » Ibrahim Ouattara qui enseigne l’éthique de l’information à l’Université de Moncton condamne fermement ces propos : « Tout journaliste peut invoquer une clause de conscience et ne devrait donc pas s’autocensurer. L’indépendance est la garantie de l’objectivité de l’information. Le public a droit à une information objective; donc lorsque le journaliste se censure il trahit sa fonction qui est de faire éclater la vérité, et il trahit aussi le public. Ces pratiques jouent contre le journalisme qui perd de sa crédibilité. C’est pour cela que les gens n’ont plus confiance aujourd’hui. »

...et pressions extérieures
La profession est-elle soumise à l’influence des industriels ou des hommes politiques? Abbé Lanteigne, ancien animateur au Téléjournal Acadie, nous parle de son expérience à ce poste : « Personnellement je me suis toujours senti libre et je n’ai jamais eu de blocages, mais je ne dis pas que ça n’existe pas… » Mais selon François Giroux la réalité est claire : « Les patrons influencent leurs médias c’est évident. Le journaliste qui veut progresser doit savoir ce sur quoi il ne doit pas parler ou sa carrière pourrait en pâtir. Si le patron veut cacher ou protéger ses intérêts, il arrive qu’il exerce des pressions. Ça se fait, c’est rare, mais je l’ai déjà vu à Radio Canada. On m’a déjà menacé de me mettre à la porte lorsque je parlais du dossier de l’expropriation des habitants du Parc Kouchibouguac, parce que ça ne servait pas les intérêts d’un dirigeant dont je tairai le nom. J’ai quand même fait mon reportage et je suis resté. » Pourtant le code éthique de Radio Canada disponible sur le site de la société d’État indique : « Nous sommes indépendants des lobbies et des pouvoirs politiques et économiques. Notre mission est d'informer, de révéler. Nous recherchons la vérité sur toute question d'intérêt public. »

La liberté d’expression a parfois été plus directement remise en cause. En 2011 Denis Roy, alors chroniqueur à l’Étoile, avait produit un papier dénonçant la situation de monopole. Sa direction ne lui a pas autorisé à le diffuser en intégralité, et il l’a donc fait publier dans l’Acadie Nouvelle. Depuis il ne travaille plus pour l’hebdomadaire.

Deux gars et une console

par Stephy Rebmann
Movember, c’est une bonne initiative. Chez messieurs, movember consiste à se laisser pousser la moustache en signe d’une virile solidarité et de réaliser des levées de fonds pour aider à lutter contre une maladie masculine : le cancer de la prostate.

Des levées de fonds, il y en a de toute sorte : soirée-bénéfice, collecte de dons par l’intermédiaire d’Internet, souper-bénéfice… Bref, ça reste dans le traditionnel et le banal!

Toutefois, il est possible d’allier plaisir, détente et solidarité. C’est justement ce que deux étudiants à l’Université de Moncton ont fait durant la fin de la semaine. En effet, Adrien Thériault et Jacques Blinn ont décidé de participer au Movember cette année, mais à leur façon. De leur propre initiative, ils se sont lancé un défi : jouer 24 heures consécutives à Zelda, un jeu d’action-aventure réalisée par Nintendo. Un jeu très apprécié, tout autant que l’initiative des gars!

24 heures de gaming!
En ce temps de l’année où il est très difficile d’avoir un peu de temps pour toucher à la manette, Adrien Thériault et Jacques Blinn, eux, n’ont pas hésité à la prendre pour la bonne cause. L’été dernier, ils avaient vu quelques-uns de leurs amis faire un marathon de 72 heures de jeux vidéos. « On a trouvé ça tellement amusant à regarder, qu’on a décidé de s’essayer pour Movember », a confié Adrien.

Et ils l’ont fait, en réduisant un peu le taux horaire. Le choix sur les jeux s’est arrêté sur La Légende de Zelda : L’Ocarina du Temps et La Légende de Zelda : le Masque de Majora. Un choix simple pour la simple et bonne raison que Jacques préfère le premier et Adrien, le deuxième. De plus, leur choix s’est porté sur ces jeux vidéos, car la série Zelda est connue et ils pensaient ainsi accueillir un plus grand public.

Et ils ont eu raison!

Pendant 24 heures, des personnes les ont encouragés, soutenus et des amis leurs ont même rendus visite pour les motiver dans leurs démarches. Durant 24 heures, ils étaient présents et fidèles à leur poste. L’internet pouvait même en témoigner, car ils se sont connectés via le web pour que les gens puissent les voir et soient témoins de leur ascension dans l’aventure virtuelle que permet Zelda.

Un gros bravo
24 heures à se tenir réveiller, c’est long et c’est dur sur l’organisme humain! Même Adrien a avoué que l’expérience a été plus difficile qu’imaginée. « Rendu à 16 heures les yeux rivés sur l’écran, ton cerveau ne veut plus fonctionner, les parties du jeu les plus simples deviennent plus compliqués et même la Redbull et le café ne veulent plus coopérer, a-t-il dit. La seule chose qui pouvait encore nous motiver, c’était de recevoir les dons. » Même Jacques a trouvé ça dur, car il admit s’être endormi au bout de 22 heures.

Parce que oui, grâce à la plateforme web qu’ils se sont créée, ils pouvaient recevoir des dons en acceptant la carte de crédit ou PayPal. Au début de leur challenge, ils s’étaient fixé 500 $ pour objectif. Un objectif atteint sans trop de difficulté, car ils ont réussi à monter jusqu’à 773 $ exactement. « On est extrêmement satisfaits », ont-ils lâché. Ils en ont également profité pour remercier toutes les personnes qui les ont soutenus dans leur cause, tous leurs amis qui leur ont tenu compagnie, qui les ont tenus réveillés et bien sûr, à toutes les personnes qui ont fait des dons et qui leur ont permis d’atteindre leur objectif. La totalité de la somme sera versée à l’attention de Movember.

Deux courageux, ayant une cause à coeur et qui se sont donnés les moyens de parvenir à leur fin. Il vous reste encore une dizaine de jours avant que le mois de novembre se termine. Seriez-vous aussi motivés qu’eux? Et d’ailleurs, vous pouvez continuer de faire vos dons sur la page des garçons à l’adresse suivante : http://ca.movember.com/team/883977.

Un groupe communautaire tente de sauver l’antique patinoire de Sunny Brae

par Simon Delattre

Plusieurs citoyens se sont regroupés autour d’un projet : éviter la destruction du Sunny Brae Rink et le transformer en jardin communautaire.

Vous ne l’avez peut-être jamais remarqué, mais rue Donald, au bord du pont surplombant le Wheeler boulevard à deux pas de l’Université, subsistent les vestiges d’un aréna. Le bâtiment circulaire de deux étages en béton est peu commun et n’est pas sans rappeler les arènes romaines. La structure date de 1921 et ses 2000 places ont fait d’elle le lieu privilégié des évènements culturels et sportifs à l’époque. Mais un incendie rasa le toit de l’ensemble en 1928, et l’aréna est resté dans le même état depuis 84 ans bien que la nature ait recouvré ses droits.

Une pétition a été lancée il y a peu pour faire de ce lieu très particulier « un espace où les citoyens pourraient se rejoindre pour faire pousser de la nourriture saine, durable, et sans OGM afin de préserver les espaces verts de la ville. » Le but est de préserver cet héritage historique de la ville en évitant sa destruction. Le texte indique également qu’il s’agirait d’en faire « un endroit de rencontre pourrait accueillir des artistes, des lectures de poésie, et permettre des moments d’échange entre la population. »

Le groupe à l’origine de la pétition n’a pas de nom particulier, il est simplement composé de personnes particulièrement intéressées par la nourriture locale, les aliments biologiques et les jardins communautaires. Ils souhaitent obtenir 2000 signatures et s’organisent actuellement à agir rapidement, au cas où le conseil municipal accepterait leur requête. En effet, le conseil municipal de cette semaine doit approuver les projets qu’il financera avec le budget 2013. La ville n’a pas encore pris de décision sur l’avenir du site, mais plusieurs conseillers municipaux se sont déjà dits favorables au projet. En 2011 le plan de développement durable de la ville avait justement souligné la volonté et le besoin de multiplier les jardins en zone urbaine.

Plusieurs organismes appuient le projet : Garden Cities Project, Lotus Co-op, Vital Source Nutrition, Radical Roots Food Co-op, Westmorland-Albert Food Security Action Group et les membres du Friendly Garden Project. Wendy Keats directrice de l’association Co-opérative Enterprise Council of New Brunswick, s’associe à la démarche : « Nous soutenons l’initiative, car nous croyons qu’elle peut apporter beaucoup à la communauté en informant les gens sur l’alimentation et en leur donnant un meilleur accès à une nourriture locale. Alors que nos fermes disparaissent, nous perdons de plus en plus notre capacité à nous nourrir par nous-mêmes. Je pense personnellement que c’est une vraie menace pour l’humanité et pour nos enfants. »

Vous trouverez la pétition sur le site : http://www.ipetitions.com/petition/monctongardencity/

Dossier Cannabis – Partie 3

par Jessica Savoie

Lors des deux articles précédents, nous avons abordé les aspects psychologiques et physiques des grands consommateurs de marijuana. Mais qu’en est-il de l’aspect social?

La consommation du chanvre se divise en deux catégories : ceux qui fument pour se détendre seuls, et ceux qui le font en groupe. Certains fument en vue de se détendre, seuls ou en groupe. Cette division cherchera un sentiment d’apaisement de l’anxiété ainsi qu’une solution pour atteindre un niveau considérable de bonheur.

De l’autre côté, nous avons ceux qui consomment à fins récréatives : ce sera pour eux une occasion, tout comme l’alcool, de faire la fête et de s’amuser en bonne compagnie.

L’aspect social diverge donc avec l’importance qu’apporte le particulier à sa consommation personnelle.

Une grande famille
Les consommateurs réguliers de cannabis semblent développer deux aspects sociaux distincts. Premièrement, comme nous l’avons vu plus haut, la marijuana est souvent utilisée à des fins sociales et récréatives. Comme cette utilisation devient, dans plusieurs cas, un mode de vie, les consommateurs semblent s’exclure des non-consommateurs et répartir leur temps avec des gens qui partagent des intérêts semblables.

Habituellement, des liens se créent entre les adeptes. Ceux-ci semblent s’exclure tranquillement des autres membres de la société jusqu’à créer ce qu’ils appellent communément « une grande famille ».

En plus de partager des intérêts et idéologies communs, ils feront de la marijuana une habitude de vie connexe aux autres. Ils développeront un sentiment d’appartenance à leur groupe, ils partageront ensemble les problèmes qu’ils rencontrent et se soutiendront en cas de situations difficiles. C’est ce que l’on appelle de véritables amitiés durables.

Et en dehors de la famille?
En dehors du groupe d’amis, ce peut être différent. Beaucoup de jeunes disent que le plus gros problème rencontré, autre que les problèmes psychologiques et physiques, est sans aucun doute la relation avec les parents lorsque ceux-ci découvrent leurs habitudes de consommation. En effet, on affirme que les disputes à ce sujet peuvent avoir des effets désastreux sur les relations interpersonnelles qu’ils partagent avec les membres de leur famille.

Selon le célèbre www.jrf.org.uk, les jeunes provenant d’une famille monoparentale, chômeuse ou traversant des situations peu profitables seront d’avantage portés à consommer de la marijuana que les autres jeunes vivants dans des familles plus aisées. Il semblerait que ce serait pour eux une porte de sortie : une occasion de s’échapper des problèmes de la vie. Ce serait donc une des raisons pourquoi ils s’attachent autant au groupe d’amis qu’ils se créent lorsqu’ils commencent à consommer sur une base plus régulière.

De plus, les problèmes sociaux s’étendent habituellement sur un terrain plus vaste que les relations familières. Effectivement, qu’en est-il des consommateurs qui tentent une relation amoureuse avec un non-consommateur?

Les points de vue sont partagés à ce sujet. Certains diront que c’est possible avec une ouverture d’esprit et un respect mutuel, tandis que d’autres qualifieront ces relations de mission impossible. Il est certain qu’un fumeur régulier ne pourra jamais entretenir une relation amoureuse avec une personne qui est contre la consommation : ce serait dire qu’un homme entamerait une relation avec une femme qui n’a aucun intérêt envers les hommes. C’est pourquoi la plupart des consommateurs choisiront leurs partenaires parmi les membres de leur groupe, ou du moins parmi des adeptes qui ont les mêmes intérêts communs.

Malgré tout, afin d’entretenir de bonnes relations (et ce dans toutes les situations de la vie), il suffit d’être honnête et d’éviter de mentir. On croit qu’éviter de dire la vérité sur nos occupations nous sera favorable. Certes, dans certaines situations, ce peut l’être. Mais qu’en est-il de l’avenir de votre relation, si elle n’est basée que sur le mensonge?

De l’Acadie musicale au rendez-vous

par Jessica Savoie

Le Coude s’est vu accueillir une foule endiablée mercredi dernier. Effectivement, un spectacle fort en émotions a fait vibrer les jeunes, et les moins jeunes, de la première à la toute dernière chanson. En trois parties, la soirée a laissé place à trois artistes francophones exprimant chacun un style qui leur est unique.

Débutant par la talentueuse Manitobaine Marijosé, la foule s’est laissée électriser dès les premières notes. C’est avec ses chansons franco-populaires que l’artiste a réussi dès le début à faire swigner les spectateurs. La jeune femme de 30 ans a joué ses compositions, racontant toutes les fois une courte histoire qui la caractérisait. La facilité avec laquelle elle retenait l’attention de son public était renversante : elle savait charmer les gens avec chacune de ses conceptions musicales. De plus, elle s’est fait accueillir par un groupe de jeunes manitobains et leurs amis, qui n’ont pas eu peur de se bouger les hanches au rythme des notes débridées qui dansaient dans le bar.

Suivant Marijosé, le très unique Daniel ROA et son band ont capté la foule avec une mise en scène impliquant non seulement ses coéquipiers, mais aussi l’assistance du public. C’est coiffé d’une perruque qu’il est monté sur la scène, jouant le journaliste accablé dans un bulletin de nouvelles. C’est dans un mélange de théâtre et de musique que ROA a séduit la foule, ne laissant immanquablement pas son humour de côté. Ses chansons, qui reflètent les détails de la vie, comportent toutes une pointe d’humour qui porte les spectateurs à réfléchir au sens profond du message livré. Cédant une chorégraphie amusante et de la musique enivrante, Daniel et son groupe ont réussi, tout comme Marijosé, à faire bouger les gens au rythme de la musique.

Finalement, c’est au cœur de la tant attendue Lisa Leblanc que la soirée s’est conclue. L’Acadienne, qui se décrit comme une « fille qui est tannée de chanter des chansons fi-filles », a fait rouler ses « R » pour le plaisir de ses fans. Étant titulaire du prix Révélation de l’année de l’ADISQU cette année, Lisa était attendue depuis plusieurs jours par la population francophone de la région. Partageant ses petites histoires toute la soirée, la jeune femme a envouté son public dès son premier regard. Avec ses succès, comme Ma vie c’est de la marde, elle a fait tout le public avec elle. Un sentiment de fierté se faisait ressentir dans le bar étudiant, une sensation forte transmise par la musique et les applaudissements qui ont résonné tout au long de la soirée.

Ce spectacle, le premier du 26e festival Coup de cœur francophone de la région de Moncton, a été un franc succès. La fête s’est arrosée par de la danse, de la musique et de la bonne bière servie sur place. De plus, Marijosé s’est mise à la fête suite à sa prestation, avec le groupe manitobain et tous les gens qui allaient la voir pour parler, danser ou prendre des photos.

Ce sont des soirées comme celle-là qui démontre à quel point les Acadiens sont non seulement prêts à fêter et chanter fièrement leurs chansons, mais aussi à encourager leurs étoiles francophones avec autant de vigueur. On peut dire que pour les services socioculturels, ça a été un tout un succès!

Une étudiante crée sa propre agence : l’Agence Wade

par Karine Martel

Inspirée et inspirante, Véronique Wade est un modèle d’enthousiasme et de détermination.

Étudiante finissante au baccalauréat en Information-communication avec une mineure en gestion, Véronique Wade a créé son travail de rêve. L’Agence Wade, qui célébrera son lancement officiel le 28 novembre sous forme de 5 à 7 à la boulangerie de Caraquet, est une agence spécialisée en gérance d’artiste et en communication, en plus d’offrir un service de formation.

« C’est incroyable tout l’engouement qu’il y a eu en si peu de temps » lance Véronique qui a fait sa première sortie officielle en tant qu’Agence Wade lors de la FrancoFête en Acadie à Moncton, il y a de cela deux semaines à peine.

« Je me suis rendu compte que dans le nord de la province, il n’y avait pas vraiment de compagnie qui faisait de relations de presse, de relations publiques, de campagne de promotion ni de communication événementielle. Ça faisait longtemps que j’y pensais », explique Véronique. « Il faut suivre son intuition, savoir faire des bons choix, foncer et y croire. Il y aura toujours quelqu’un qui va croire à ton projet avec toi. Il ne faut laisser personne te dire que tu ne vas pas y arriver. Et si quelqu’un te le dit, essaie de comprendre pourquoi cette personne-là te dit ça. Mais l’important est que toi tu continues d’y croire, et à partir de là, tout est possible. Tout se passe entre les deux oreilles. Don’t let anybody rain on your parade. Moi j’ai suivi mes intuitions et je ne me sens pas du tout toute seule, même si dans un sens je le suis. Je me sens épaulée » partage Véronique qui confie déjà être à l’étape de former un employé pour travailler avec elle.

Pour le moment, l’Agence Wade se concentre sur la carrière des quatre artistes qu’elle représente, soit Sandra Le Couteur, Dave Puhacz, Cedric Vieno et Shaun Ferguson. « Notre objectif pour le moment est de donner le meilleur service possible aux quatre artistes de l’agence. Je veux m’assurer de leur offrir un service de qualité. Je ne veux pas surpromettre et sous-donner, je veux sous-promettre et surdonner. Je vise pour la lune, et je me dis que dans le pire des cas j’atteindrai les étoiles. »

Travailler fort tout en s’amusant est le mot d’ordre de la jeune entrepreneure. « Je prends l’expérience des autres en exemple. Je ne veux pas réinventer la roue. Je veux faire ce que j’aime en ayant du fun. Et c’est ce que je fais. Même s’il y a des moments où il faut que ce soit sérieux, je n’ai pas l’impression de travailler, car j’aime ça. »

La confiance, l’honnêteté, la transparence, le respect des besoins et aspirations des artistes, la disponibilité et la volonté de s’investir dans le projet de l’artiste font partie des nombreuses valeurs essentielles de l’Agence Wade. Plus d’information se trouve sur le site Internet, le www.agencewade.com, un site Internet conçu par l’ancienne étudiante en Information-communication, Rachel Désilets, qui a également créé sa compagnie, Promotion Citrus.

Comme du popcorn versus du vin

par Samuel Gagnon

Une soirée au cinéma est, somme toute, un peu un pari. Après l’achat d’un billet de 13 $ et d’un popcorn au prix plus que discutable, le succès de la soirée repose souvent sur la qualité du film. S’il est bon, le plaisir est absolu. Par contre, s’il est mauvais ce sont non seulement 13 dollars de perdu, mais aussi un bon deux heures d’étude potentielle!

Avec Acadie Underground, un évènement annuel offert par Film Zone et la Galerie Sans Nom et présenté dans le cadre du Festival international du Cinéma Francophone en Acadie (FICFA), ce sont les gens présents qui ont carrément animé la soirée. Ils étaient plus de 150 au centre culturel samedi soir dernier pour le spectacle comportant des courts-métrages produits en Super 8. Et comme bonis, celui-ci était à la hauteur de l’ambiance. « J’ai grandement préféré cette édition d’Acadie Undeground quant aux années précédentes, l’ambiance est amazing », atteste Sébastien Lord-Émard en criant pour se faire entendre au-dessus de la chanson Car Wash de Rose Royce suite aux projections (question de décrire l’atmosphère).

Le principe d’Acadie Underground est simple, mais très intéressant. Les organisateurs du festival offrent une séance d’introduction au Super 8 et une cartouche de film d’une durée de 3 minutes. Les participants ont eu ensuite un mois à produire leur court-métrage. Toutefois, ils ont accès à la caméra que pendant 24 heures. « Le plus grand défi c’est que tu n’as pas la notion de temps et que tu ne peux voir ton footage qu’après avoir développé la pellicule. », explique Jason Leblanc qui a participé à la réalisation du court-métrage Freakot de Rémi Belliveau. Les spectateurs présents lors de la projection ont ensuite pu voter pour leurs trois films coup de cœur. Les trois films ayant reçu le plus de votes se verront décerner des prix.

Cette année, pas moins de 12 films ont été présentés. D’un poulet géant à la mort costumée, chacun des courts-métrages était unique. Plusieurs thèmes ont été abordés au cours de la soirée, ressortant une panoplie d’émotions chez les spectateurs. Les quelques moments d’humour ont été très bien reçus par la foule.

Puisque les films sont silencieux, une place importante était accordée à la musique. Gilles Doiron, qui présentait un film pour une 7e fois, s’est ressorti du lot en offrant une performance musicale en direct durant la présentation de son œuvre visuelle. « En fait, j’ai décidé de faire de la musique en direct simplement parce que j’étais dernière minute et je viens tout juste de m’acheter une nouvelle guitare. Mais je pense que les gens ont bien aimé et j’en suis fier », affirme-t-il.

Les réalisateurs Alisa Arsenault, Benoist Coste-Rivière et Rémi Belliveau furent les gagnants des trophées de bronze, d’argent et d’or pour leurs films O.K, Vide et Freakot respectivement. Comme il a été le cas pour les autres gagnants, Benoist Coste-Rivière en était à sa première participation : « C’était inattendu et je suis vraiment fier. J’en dois beaucoup à mon caméraman Jiaping Wu, sans lui ce serait seulement un demi-projet », dit-il suite à l’annonce de sa deuxième place.

Une soirée intime très animée, Acadie Underground fut un succès sur toute la ligne. Le divertissement était certainement au rendez-vous. Le coût du billet était beaucoup plus bas que 13 dollars et le divertissement était garanti grâce à une atmosphère superbe. Que voulez-vous? Au cinéma il y a du popcorn et à Acadie Undergroud du vin. Ce n’est simplement pas comparable.

Café scientifique : Un chat sur le clavier = la destruction de la Terre

par Emily Briand

Avez-vous déjà imaginé qu’un verre à moitié vide pouvait exploser? Qu’une balle de base-ball pouvait détruire un quartier? Ou qu’un chat qui marche sur le clavier pouvait détruire la Terre? Tout ceci, et plus encore, a été présenté par Julien Légère, étudiant de 4e année en physique, au Café scientifique le 15 novembre. La présentation était composée de questions hypothétiques de XKCD.com, un bande dessinée sur Internet. Le site Web, sous la section « What if? » présente à chaque semaine une question farfelue qu’il tente de répondre avec la science.

« C’est que moi la physique m’intéresse beaucoup, puis j’aime utiliser la physique pour expliquer des choses de la vie de tous les jours, mais les sujets ici, ce sont des choses qui n’arriveraient pas tous les jours. Ça fait que j’ai trouvé ça intéressant de voir physiquement ce qui arriverait avec des questions hypothétiques », explique M. Légère.

Que se passe-t-il donc avec ce verre à moitié vide? Premièrement, il faut comprendre que lorsqu’on verse de l’eau dans une tasse, peu importe la quantité d’eau que l’on met, il est toujours plein : il y a en tout temps les molécules de l’air qui le remplissent. Pour qu’un verre soit à moitié vide, il faudrait qu’il n’y ait RIEN - aucune molécule - dans la deuxième moitié. Dans la présentation, deux possibilités étaient expliquées : un verre avec un vide dans la moitié inférieure et de l’eau dans la moitié supérieure (verre 1), et l’inverse (verre 2). Un verre normal avec de l’air et de l’eau était aussi présenté à titre de comparaison (verre 3). Ce qui se passe dans le verre 3, est rien. Dans le verre 2, l’air entre et le vide bouille un peu l’eau qu’il met sous pression, mais n’a pas le temps de continuer. Lorsque l’air entre en contact avec l’eau, une petite onde de choc éclate et se propage. Dans le verre 1, le vide bouille l’eau, et le verre commence à flotter, car l’eau et le vide sont plus légers que l’air. Lorsque notre expérience découle pendant dix minutes, l’eau frappe le bas du verre et le fait éclater.

Ensuite, la balle de base-ball de la mort. Quelqu’un sur XKCD s’était demandé ce qui se passe lorsque quelqu’un lance une balle de base-ball à 90 % de la vitesse de lumière. Bien, Julien explique que la vitesse de l’air est lente et que, étant donné que la vitesse de la balle est énormément plus large que celle de l’air, ses molécules ne sont pas capable de sortir du chemin et fusionnent avec celles de la balle. Ceci causerait une explosion thermonucléaire, de la radiation gamma et la désintégration du lanceur. La balle continuera à fusionner 2-3 fois avec l’air et dans l'espace d'environ une minute, le quartier est plasmifié. De loin, nous pourrions voir une lumière brillante et un nuage champignon. BOOM!

Finalement, comment est-ce qu’un chat, en marchant sur le clavier, pourrait détruire la Terre? Et bien, ceci vient de la question hypothétique de XKCD demandant si un météorite d'un diamètre de 100 pieds volant à la vitesse de la lumière frappait la Terre, qu’est-ce qui arriverait? Premièrement, selon l’auteur du site Web et M. Légère, aucune matière ne peut voyager à la vitesse de la lumière. Ils ont présenté ce qui arriverait à plusieurs différentes vitesses allant de 1 km/s à très près de la vitesse de la lumière. Par contre, lorsque le chat de l’auteur du site Web avait supposément marché sur le clavier de celui-ci, cela avait donné une vitesse de 0.9999999999999999999999951 fois la vitesse de la lumière. Il décida de calculer les conséquences du diamant à cette vitesse : le diamant disparaîtrait dans la croûte de la Terre, la planète brillerait plus que le soleil et deviendrait un nuage de plasma. En augmentant la vitesse du météorite, le chat avait détruit la planète.

Luc Robichaud, étudiant à la maîtrise en physique, a bien aimé la présentation : « La balle de base-ball était ma partie préférée. Explorer les cas hypothétiques est toujours « le fun », surtout des cas extrêmes. À l'avenir, j’aimerais voir plus de diversité. J’ai entendu parlé de la possibilité d’un sujet sur le thé, mais je ne sais pas pour certain. »