mercredi 23 novembre 2011

Bruxelles

par Madeleine Arseneau

Bruxelles, capitale de la Belgique et de l’Europe. Elle serait censée être une superbe ville, non ? En fait non, c’est pas génial ; un étrange mélange d’architecture qui ne fait pas tourner les têtes. Pourtant, j’y ai passé deux jours durant le mois de novembre, à deux moments séparés. Pourquoi ? C’est simple : les frites, les gaufres et la bière.

Ok, je ne le nie pas, l’Atomium est quand même quelque chose à voir. C’est une structure cristalline de fer géante au milieu d’un parc. De plus, il ne faut tout de même pas aller à Bruxelles sans aller faire un coucou au Manneken Pis (petite statue d’un gars qui fait pipi : LA chose à voir pour les touristes). Je me permets de faire une note que parfois, Manneken Pis se fait habiller, et il l’était le jour de ma deuxième visite à Bruxelles. Bref, il y a les classiques.

N’oublions pas la culture de bandes dessinées qui est grandement soulignée en Belgique, surtout à Bruxelles, et surtout depuis la sortie du film de Tintin (oui, en Europe, le film est sorti avant chez nous, booyah !). Le musée de la BD était super, mais aussi, de voir des personnages tels que Gaston Lagaffe ou Cédric au milieu de la ville, sur les murs d’un appartement, c’est chouette.

Bon, les choses sérieuses. Je vous jure que le goût des frites, des gaufres et de la bière est différent ici, et c’est pas juste une question d’atmosphère ou d’ambiance.

Le secret des frites, c’est de faire des grosses coupures de patates fraîches, de les faire frire une première fois, d’attendre qu’elles refroidissent, et de faire la deuxième cuisson, pour ensuite déguster. Notons aussi qu’il paraît que les frites ici sont cuites dans la graisse de boeuf, ce qui rend le tout meilleur au goût ... et mauvais pour la santé. Mais wow, c’est bon. Et en plus, tu manges ça dans un cornet en papier, trop cool.

Les gaufres sont délicieuses à Bruxelles parce qu’elles sont légères. Elles sont rectangulaires, se mangent avec fourchette et couteau, et avec du sucre ; de façon traditionnelle. Mais habituellement, les touristes aiment remplir leurs gaufres de chantilly, ou crème fouettée, avec plein de trucs comme des fruits, du chocolat, de la crème glacée ... Je recommande celle mangée par les gens locaux. En plus, tu ressembles beaucoup plus à un vrai belge. Il faut juste pas que tu parles ; là on va savoir que tu viens pas de là.

La bière. Le Delirium. Ça vous dit quelque chose ? Ça devrait. C’est le bar à Bruxelles. Record du monde de 2004 pour son choix de bières qui peut aller jusqu’à 2500. Et vous savez quoi ? La Molson Canadian est là. Toutefois, je ne vous suggère pas du tout de prendre celle-là quand vous vivrez le Delirium. Pensez-y ; la bière qui se marie à vos papilles gustatives existe là. Votre bière âme sœur est là, qui vous attend. En plus, l'atmosphère du bar est très internationale, plein de gens de partout viennent vivre l’expérience du Delirium pour goûter une bière Belge, Italienne, aux pommes, aux cerises, au chocolat ! L’embarras du choix vous attend.

Bruxelles, j’y retournerai peut-être ...

Chronique Sexe : STOP aux idées reçues !

par Josée Gallant et Stephy Rebmann

Vous le savez aussi bien que nous : nous vivons dans un monde façonné par les stéréotypes de toutes sortes, même sexuellement parlant. En effet, les femmes sont perçues comme étant des êtres fragiles, sentimentaux et moins portés sur le sexe que nos beaux mâles. De leur côté, ces messieurs, c’est connu, donnent l’image d’une personne qui réfléchit non pas avec sa tête, mais avec son cornet de crème glacée. Voici la vérité:
Chez la femme :
- Pour les femmes, le sexe n’a pas d’importance : Une fois qu’on y a gouté, on en veut toujours et encore! On aime le sexe, c’est une réalité.
- Girl talk vs. Boy talk : Les femmes parlent autant que les hommes en matière de sexe. La différence est qu’une femme misera sur les détails tandis qu’un homme le racontera globalement.
- Une masturbation gênée : La masturbation féminine est encore un sujet tabou. Mais en tant qu’étudiantes, nous avouons que nous nous sommes déjà touchés au moins une fois et qu’aucune de nos consœurs ne fait exception. Alors les filles, vrai ou faux ?
- Et les doigts ? Nous n’aimons pas toutes les cunnilingus. 75 % des femmes ont déjà essayé le cunnilingus et pourtant, selon une recherche américaine, 45 % des femmes éprouveraient des difficultés avec cette pratique.
- Roméo, mon beau Roméo : On aime l’attention, certes, mais on aime aussi les gars rebelles qui ne cèdent pas à notre beauté et qui nous résistent … mais rien qu’un peu !
- Prendre son temps : Oui et non. Des rapports longs, d’accord. Mais nous aimons aussi le côté animal et l’effet de surprise d’une étreinte. Go guys go !
- De l’amour pour du sexe : Il fut un temps où c’était vrai, mais dorénavant, certaines femmes prennent exemple sur les hommes. Devinez !
- Un gros joujou pour un maximum de plaisir : C'est totalement faux, puisque la profondeur du vagin est limitée, et que le point G ne se trouve pas au fond mais à 4 cm environ de l'entrée. Messieurs, les clefs du plaisir féminin résident ailleurs.
Chez l’homme :
- Encore et toujours plus : N’est-ce pas réduire la gente masculine à un aspect purement mécanique ? Leurs émotions se reflètent parfois sur leur libido. Moins souvent que nous, mais quand même.
- Les hommes ne simulent jamais : La simulation n’est pas l’apanage des femmes ! Nous simulons davantage, mais seulement 47 % des hommes éprouvent un orgasme lors de la pénétration vaginale. Rassurons-nous ; plaisir, orgasme et éjaculation ne font qu’un, ouf !

- Et les préliminaires ? : L’homme moderne réclame aujourd’hui de l’attention, des caresses et des préliminaires. Alors enlevons-nous de la tête que les préliminaires sont incompatibles avec la sexualité masculine.
- Les pannes sexuelles : Stress, fatigue, timidité, soucis ... Des explications qui prouvent une fois de plus que le fonctionnement de l’homme n’est pas uniquement mécanique. Ne tirez pas de conclusions hâtives !
- Seulement des courbes parfaites ? : Ils s’attardent sur l’apparence physique, mais aussi sur d’autres critères comme l’esprit, l’humour, l’élégance ... Et, aussi surprenant que ça puisse paraître, beaucoup d’hommes misent sur l’authenticité et le naturel.
- Ô ma belle Juliette : N’avez-vous pas remarqué une tendance générale depuis quelques années ? Le retour à l’homme sensible. Au revoir le macho et bonjour au retour de la galanterie.
- « Ils sont tous les mêmes » ! : Ah ouais, tu es les a tous essayés ? Un grand nombre d’hommes sensibles, romantiques et qui ne demandent qu’à s’engager vous attendent quelque part ... Patience !
Alors, mesdemoiselles, mesdames et messieurs, surpris ?

Courrier du sexe
Chères Brittany et Courtney,
Mon cher et tendre mâle-aimé a décidé de suivre la tendance du moment. Pas besoin d’employer des mots scientifiques, promenez-vous seulement sur le campus pour remarquer que l’on se fait attaquer par une pilosité sans pareil sur les lèvres supérieures des beaux mâles. (Mon amour, je t’aime !) Bref, là n’est pas la question. Je sais que ce geste est pour une bonne cause et que c’est une solidarité masculine. Cependant, vous connaissez l’effet « râpe à fromage » lorsqu’un gars avec une « baby moustache » vous embrasse. Ça pique ! Alors imaginez l’effet que ça fait lorsque votre copain vous broute le minou. Non mais sérieusement, c’est vrai ! On fait l’effort d’enlever le moindre poil qui pousse dans la zone érogène pour le plaisir de monsieur et nous, on doit supporter les tentacules de sa lèvre supérieure. Je n’ose pas lui dire, mais comment puis-je lui en parler subtilement sans pour autant lui couper l’envie de me faire l’amour ?

Femme sans poils.

Chère FSP,
Nous sommes ravies de ta question, surtout en ce beau mois de novembre très poilu. Si nous considérons ta question, nous te proposons trois options. La première est l’abstinence. Mais soyons réalistes, qui serait capable de s’abstenir quand le sexe fait partie intégrante de notre vie ? Deuxièmement, nous te conseillons d’utiliser soit tes doigts, soit un « sex toy ». Il y en a pour tous les goûts et, le meilleur, aucun n’a de poil. Cependant, la sensation n’est jamais la même qu’avec du vrai et nous pensons, malheureusement, que la dignité et la fierté machiste de ton chum diminuerait considérablement. Passons au troisième choix qui ne l’exclut aucunement. Et si on considérait la participation des femmes. Nous ne parlons pas du 18 Novembre où normalement, toutes les femmes devaient coucher avec un homme qui a une moustache. Nous parlons surtout de poils. De vrais poils ! Pour supporter la cause à ta façon, utilise ton imagination et crée ta propre petite moustache au niveau de la zone érogène. Ca ne se voit pas, mais toi au moins, et ton copain aussi, savez que vous supportez la cause. Et si ces conseils ne te conviennent pas, dis lui que son esti de moustache te pique la mouke. Rien de plus beau qu’une belle communication entre un couple heureux sexuellement.

Cordialement,
B&C xoxo.

Champions League

par Lamrani Ahmed

Les matchs de poule de la plus prestigieuse des compétitions européennes de soccer continuent ce 22 et 23 novembre 2011, avec des affiches plus alléchantes les unes que les autres. Pour certains qui ont déjà assuré leurs billets pour les huitièmes de finale, ce sera une question de confirmation ou, pour ainsi dire, de se battre pour la première place du groupe. Pour d'autres, ils disputent la 2ème place afin de pouvoir poursuivre l'aventure, l'euphorie européenne.

Pour ces journées de phases de poule, deux confrontations sortent du lot. La première et, cela va sans dire, la plus ardente, nous mènera à Milan, capitale mondiale de la mode, ou plus exactement au stade Giuseppe Meazza, mieux connu sous le nom de San Siro. C’est un véritable chaudron qui a accueilli bon nombre de rencontres historiques, registre auquel on va surement ajouter le match du 23 novembre. Le FC Barcelone ira défier le Grinta des milanais chez eux, après que ces derniers aient réussi à arracher une partie nul à la toute dernière minute de jeu du match en catalogne à Barcelone. Ce match fou et plein de rebondissements s'est soldé par une marque de 2-2 inattendue.

L'ogre catalan, comme aiment l'appeler plusieurs connaisseurs du monde du soccer, fait peur à toute l'Europe et dicte ses lois sur les terrains depuis près de quatre ans maintenant. La vague des xavi, inesta, puyol, villa... Menée par celui qui est considéré par un grand nombre d'amoureux du ballon rond de part le monde comme étant le plus grand joueur du monde, à savoir l'argentin « El Chip », ou la puce, comme on le surnomme en Espagne. Le grand petit, petit par sa taille et grand par son talent, divin pour la plupart, Lionel Messi. La Catalogne n'as jamais été aussi belle et attrayante de par son football. Les chiffres catalans font peur, font rêver. Les champions d'Espagne et d'Europe régalent le monde du soccer. Depuis 2006/2007, les milanais rêvent de gloire, d'être sacrés champions d'Europe, champions d'Italie. Ils ont toutes les ressources requises pour cela, j'ai nommé l'expérience de joueurs tels que Filippo Inzaghi, Clarence Seedorf, véritable roc et stratège du milieu milanais, avec une attaque jeune et vivace, Alexandre Patto, Robinho, sans oublier le grand Ibrahimovic, véritable talent et force de la nature à la tête de l'attaque milanaise, qui fera tout pour nuire aux catalans. Le soccer italien saura-t-il réaliser l'exploit et se montrer plus dominant au cours du jeu ? Les catalans et leurs TIKI TAKA peuvent donner un mal de tête aux plus grands entraineurs, ainsi qu’aux joueurs.

D'autre part, et dans l'autre confrontation, les portugais du Benfica de Lisbonne sont en déplacement au théâtre des rêves « Old Trafford », à Manchester, pour y affronter le champion en titre d'Angleterre, Manchester United. Sur papier, l'armada de l'entraîneur le plus emblématique et le plus respecté des entraîneurs britanniques, Sir Alex Ferguson, est plus que favori avec ces fantastiques joueurs qui comptent parmi les meilleurs au monde, soit Wayne Rooney, Nani, Ashley Young, Aidic... Avec leur début de saison éblouissant, les anglais font peur. N'empêche que les derniers résultats plus humbles laissent dire qu’ils sont peut-être prenables. Une baisse de régime? Certains diront que oui, mais tout laisse à croire, de par leur historique, que les mancuniens font mal quand on s'y attend le moins. En tout cas, les portugais n'auront pas un déplacement facile. Les mancuniens comptent bien aller loin dans cette compétition, dans laquelle ils savent très bien se comporter d’ailleurs, dans l'espoir de revivre les joies de 2008 et d'oublier la désillusion de l'an passé face au FC Barcelone. Les diables rouges préparent l'enfer, les Lisboètes pourront-ils y faire face ? Réponse le mardi 22 novembre à 15h45.

P.S. : Vous pourrez suivre les deux matchs en direct au café Osmose, le mardi et le mercredi, dès 15h30. Venez en grand nombre, spectacle garanti.

Volleyball : Les Aigles poussées à la limite, l’emportent en 5 sets

par Normand d’Entremont

L’équipe de volleyball féminin de l’Université de Moncton a vaincu lors d’une rencontre intense avec les Axewomen d’Acadia University, 3 à 2 (24-26, 25-19, 25-15, 23-25, 16-14) devant ses partisans au gymnase du CEPS.

Les Aigles Bleues avaient une avance de 2 manches à 1 après les trois premiers sets, mais ont été poussées à un cinquième set par une équipe persévérante des Axewomen.

Selon l’entraineur en chef des Aigles, Monette Boudreau-Carroll, c’était une victoire importante pour la progression de l’équipe.

« C’est une victoire qui montre le caractère des filles, ça montre qu’elles jouent chaque point indépendamment », souligne-t-elle. « Le fait qu’elles ne pensent pas nécessairement à gagner ou à perdre, qu’elles cherchent juste à s’améliorer, ça les fait produire en fin de compte ».

Moncton a ouvert le match un peu timide, tirant de l’arrière d’une marque de 13 à 3 dans le premier set. Les Aigles ont toutefois travaillé fort pour remonter et l’égaliser à 24-24, mais Acadia s’est rétablie pour l’emporter 26-24. Le bon jeu des Aigles dans la deuxième moitié de ce premier set s’est poursuivi dans les deux prochains alors que l’équipe hôtesse a pris ces manches sans trop de craintes, 25-19 et 25-15.

Acadia n’a pourtant pas abandonné et a gagné la quatrième manche pour forcer un cinquième set. Sur le point de perdre le match à 13-14, les Aigles ont réussi à prendre trois points consécutifs pour gagner le set et la rencontre.

La joueuse du match, Geneviève Lemay, donnait le mérite de la victoire au travail collectif de l’équipe.

« Nous avons vraiment travaillé ensemble et je pense que c’est cela qui a été la différence », affirme Lemay. « C’était un match très difficile, mais nous nous sommes toutes soutenues et nous avons joué ensemble au lieu de jouer individuellement ».

Après avoir ouvert leur saison avec quatre défaites, les Aigles Bleues (2-4) ont maintenant remporté leurs deux dernières rencontres. Elles voyageront maintenant en Nouvelle-Écosse la fin de semaine prochaine et affronteront les deux équipes qui sont directement au-dessus des Aigles au classement, les X-Women de St. Francis Xavier University et les Capers de Cape Breton University

« Je pense que les filles vont être un peu plus relaxes lors de ces matchs-là », ajoute Boudreau-Carroll. « La foule ici est chaleureuse, elle est toujours là; les filles aiment donner de belles performances devant les partisans, donc sur la route elles pourraient être plus relaxes et j’espère qu’elles en profitent pour sortir des bons matchs. Ce sera des matchs importants et l’occasion de prendre de l’expérience positive ».

Le prochain match des Aigles Bleues à domicile sera le vendredi 2 décembre à 19h lorsqu’elles accueilleront les Huskies de Saint Mary’s University au gymnase du CEPS pour mettre fin à leur premier semestre de jeu.

Hockey masculin : Les Aigles divise deux matchs serrés à Fredericton

par Normand d’Entremont

L’équipe de hockey masculin de l’Université de Moncton s’est trouvé en première position au classement du Sport universitaire atlantique (SUA) après son match vendredi soir – mais cela n’a même pas duré deux journées.

Les Aigles Bleus étaient à Fredericton deux fois en fin de semaine, vainquant les Tommies de Saint Thomas University 3 à 2 vendredi soir, mais perdant 2 à 1 aux dépens des Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick.

Vendredi soir, Aigles ont ouvert la partie en écopant 4 punitions dans les 8 premières minutes, allouant ainsi deux buts en désavantage dans la première moitié de la première période. Randy Cameron et Alex Labonte ont donné l’avance de 2 à 0 pour St. Thomas. Toutefois, Moncton a ensuite eu ses occasions en avantage, en profitant également pour marquer deux fois en supériorité sur des buts de Rémi Blanchard et Guillaume Parenteau.

Les deux équipes ont maintenu l’égalité jusqu’à la fin de la troisième période lorsque Marc-André Côté a joué le rôle du héro pour les visiteurs avec moins que deux minutes à faire au match, trouvant le filet en feignant une passe pour s’ouvrir un trou.

Dean Ouellet avait deux mentions d’aides dans la rencontre et le gardien André Guay, nommé joueur du match avec 30 arrêts, a été parfait après avoir alloué deux buts tôt pour assurer la victoire des siens.

C’était la première fois que les deux équipes s’affrontaient depuis le coup de Christopher Van Laren à la tête de Christian Gaudet lors d’un match entre ces deux équipes plus tôt dans la saison.

Selon Serge Bourgeois, entraineur en chef des Aigles Bleus, le fait que l’équipe manquait plusieurs réguliers, y inclus Gaudet, et qu’elle a encore réussi à emporter le match démontre le caractère de l’équipe.

« On en parle depuis le début de la saison : il faut s’apprendre à gagner des matchs comme celui-ci, à trouver une manière de gagner, peu importe la situation », souligne-t-il. « Cela parle aussi de la profondeur de notre équipe, les joueurs de troisième et quatrième trio continuent à prendre la relève pour les joueurs absents ».

Marc-André Côté appuyait les propos de son entraineur, estimant l’importance de la profondeur dans un moment où l’équipe manque plusieurs joueurs qui auraient d’habitude beaucoup de temps de glace.

« On ne se cachera pas, des joueurs tels que Gaudet, Labrie et Quesnel ce sont des gars qui jouent de grosses minutes pour nous autres et c’est sur que ça va aider (lorsqu’ils retournent). Pourtant (les joueurs auxquels on a fait appel pour le match, Pierre-Luc) Chiasson et Jean-Marc (Léger) ont vraiment fait un bon travail en relève ».

De son côté, André Guay se dit avoir eu le travail facile après avoir alloué les deux buts aux Tommies.

« On a pris quelques punitions de trop en première période et c’est comme cela qu’ils ont eu beaucoup de lancers, mais après cela, mon travail est devenu assez facile », résume le gardien. « J’avais seulement des lancers toutes les 3 ou 4 minutes et je captais bien mes rebonds, et même lorsque je ne les captais pas nos défenseurs les sortaient vite. Vers la fin c’est devenu un peu plus intense, mais en général nous avons bien joué ».

Ensuite, les Aigles se sont de nouveau rendus à Fredericton, cette fois pour affronter les Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick dans une dispute des deux meilleures équipes du SUA.

UNB a dominé dans le chapitre des lancers 44-16, mais c’est toutefois les Aigles qui ont ouvert la marque. Pierre-Alexandre Poulin a ainsi donné l’avance aux Aigles à 16 :18 de la deuxième période.

Les Aigles n’ont toutefois pas su résister à l’offensive des Reds toute la rencontre. Kyle Bailey l’a d’abord égalisée à 9 :31 de la troisième période, et Thomas Nesbitt a marqué le but gagnant un peu plus que trois minutes plus tard. Bourgeois a dit après la partie que l’équipe avait « manqué de jus » dans la troisième période.

Daniel LaCosta a signé la victoire devant le filet pour UNB, tandis que Pierre-Alexandre Marion a pris la défaite pour Moncton malgré avoir bloqué 42 des 44 tirs dirigés de son côté.

Les Aigles Bleus (9-3-0) redescendent ainsi à la deuxième position au classement du SUA après avoir monté en première suite à leur victoire contre les Tommies, un point seulement derrière les Reds (9-2-1) au sommet du circuit.

Moncton terminera son premier semestre de jeu en disputant deux matchs avec les Panthers d’University of Prince Edward Island. Les Aigles accueilleront d’abord les Panthers samedi prochain à l’aréna J.-Louis-Lévesque à 19h et voyageront ensuite à Charlottetown la semaine suivante.

Hockey féminin - Il y a une première fois a tout, même pour la défaite

par Josée Gallant

Dimanche dernier, alors que les Aigles Bleues étaient éloignées de leur nid, l’équipe de hockey féminin subissait sa première défaite de la saison. Faisant face aux Mounties de Mount Allison University(3e, 4-3-2=10pts), les Aigles terminent donc la partie 3 à 2, en faveur de l’équipe hôte. Une défaite qui met fin à leur parcours parfait jusqu’à présent (1er, 8-1-0=16pts).

Le premier but de la partie compté par les Mounties fut très rapide, alors que seulement 44 secondes s’étaient écroulées sur le tableau de bord. Prises par surprise, les Aigles tentaient de reprendre le contrôle de la situation en marquant deux buts consécutifs. Les buts de Nathalie Cormier (15:08) et Amélie Dion (32 secondes plus tard) sont les seuls que l’équipe de l’Université de Moncton réussit à marquer pour cette rencontre. Pourtant cette avance du Bleu et Or persiste un bon moment alors que c’est seulement à la fin de la deuxième période que l’équipe adverse arrive à riposter d’un but, ce qui porte la marque à égalité. Pour couronner le tout, c’est Kristen Cooze de Mount Allison University qui trouve le fond du filet pour une dernière fois et offre la victoire à son équipe, à 6:52 de la troisième période.

Les gardiennes des deux équipes furent extrêmement occupées tout au long de cette rencontre alors que Jenna Van Belois des Aigles fit face à 29 lancers et qu’à l’autre bout de la patinoire, 34 furent portés en direction Meghan Corley-Byrne. Ses 32 arrêts lui ont obtenu les honneurs d’étoile du match, suite à une performance solide. C’est en effet ce qui a fait la différence du pointage selon l’entraîneur des Aigles Bleues, Denis Ross.

« Autres que leur donner le premier but, nous avons dominé la partie, affirme-t-il. La différence a été leur gardienne Meghan Corley-Byrne. Nous avons frappé un mur avec elle qui nous a volé plusieurs buts. Elle a été excellente. »

L’équipe tentera de se reprendre en fin de semaine alors qu’elle participera à ses deux dernières parties du calendrier régulier avant Noël. Les Aigles Bleues accueillent les Tigers de Dalhousie University (5e, 3-5-1=7pts) vendredi soir à 19h. Elles reprendront la route pour une dernière partie à Fredericton dimanche après-midi, où elles feront face aux Tommies de St-Thomas University (6e, 3-5-1=7pts).

mercredi 16 novembre 2011

Le « Remembrance Party » sème la controverse

par Rémi Frenette

La célébration du jour du Souvenir avec un « Remembrance Party » au bar Le Rouge a suscité de vives réactions au campus Moncton, allant même jusqu’à la déposition d’une plainte par un étudiant outré. L’événement était organisé par le conseil de l’éducation permanente (MBA), un sous-conseil de la Faculté d’Administration.

Le thème de la soirée s’appuyait explicitement sur l’Armistice. L’affiche officielle expose le titre de l’événement avec un gros coquelicot rouge. En dessous sont énoncés les organisateurs (MBA) et les DJs. En bas à gauche, on annonce les spéciaux de la soirée. L’arrière-plan est une photo teintée rouge de soldats durant la Première Guerre mondiale.

La publicité s’est principalement faite dans les médias sociaux. D’ailleurs, la FEECUM et le conseil étudiant de la Faculté d’Administration n’étaient pas au courant de l’événement avant la semaine de l’Armistice. C’est ce qu’ont confié au Front Ghislain LeBlanc, président de la FEECUM, et Marco LeBlanc, v.-p. des relations publiques du conseil d’Administration.

La Faculté des Arts et des Sciences sociales était particulièrement agitée après que la nouvelle soit sortie. Le Front s’est entretenu avec Karina Langis, v.-p. externe du conseil étudiant des Arts, qui a recueilli les impressions d’étudiants et de son conseil :

« Du côté de mon conseil, premièrement, on ne pense pas que c’était volontaire [le manque de respect]. On pense que c’était plus un manque de compréhension culturelle [de la part de MBA]. Mais c’est sûr que plusieurs étudiants ont un attachement au jour du Souvenir, même plusieurs étudiants qui sont dans les forces [armées]. »

Langis confirme que le sujet en a fait jaser plusieurs et que des étudiants ont dénoncé cette soirée comme un manque de respect aux soldats tombés sur le champ de bataille. La v.-p. externe reconnait aussi une différence entre fêter au jour du Souvenir et utiliser le symbolisme de la journée comme instrument de markéting. Le problème résiderait donc, en partie du moins, dans la thématique de l’événement et non dans le fait qu’un party avait lieu le 11 novembre.

Un étudiant des forces militaires s’est plaint à la Faculté d’Administration et à la FEECUM afin que soit reconsidérées la mise en œuvre et la thématique de la soirée. Sa plainte n’a pas été traitée. Approchée deux ou trois jours avant le 11 novembre, la FEECUM ne s’est pas positionnée. Aux dires du président, son comité exécutif et le C. A. n’ont pas eu l’occasion d’aborder le sujet. Malgré cela, Ghislain LeBlanc émet son opinion :

« Les événements du jour du Souvenir sont souvent marqués par un moment de silence. Je pense que les organisateurs ont manqué de jugement quant au thème de la soirée. [L’étudiant qui a porté plainte] fait partie des forces militaires et il tient à cœur le jour du Souvenir, pour des raisons très évidentes et compréhensibles. Lorsqu’on utilise ça comme une excuse pour célébrer … Je ne sais pas si avoir une photo des soldats de la première guerre mondiale sur une affiche de party est la chose la plus sensible à faire. »

La plainte s’est également rendue au conseil étudiant d’Administration sans toutefois y être déposée officiellement. Comme pour la FEECUM, ce conseil a été pris au dépourvue et n’a pas été en mesure de se positionner. Marco LeBlanc soutient que MBA a agis de façon complètement autonome en planifiant le « Remembrance Party » et que le conseil d’Administration ne peut pas répondre en leur nom.

Le Front n’a pas réussi à rejoindre les membres du conseil MBA.

Ce n’est pas la première fois que la commémoration du jour de l’Armistice sème la discorde. Bien que la plupart des gens reconnaissent la valeur et l’importance symbolique de la journée, il ne semble pas y avoir de consensus quant à la façon de commémorer.

L’an dernier par exemple, la Légion royale canadienne dénonçait une campagne de coquelicots blancs menée par un groupe pacifiste de l’Île-du-Prince-Édouard. Plutôt que de commémorer avec le coquelicot rouge les soldats canadiens morts au combat, le coquelicot blanc exprime un désir de mettre fin aux combats armés en honorant les victimes de toutes les guerres, principalement les morts civiles. Perçu par certains comme un affront aux soldats morts et au jour du Souvenir, le coquelicot blanc est réapparu cette année un peu partout au Canada, notamment au Québec.

Les controverses du « Remembrance Party » et du coquelicot blanc sont des rappels de la sensibilité de l’événement. Ce sont des indicateurs de l’importance qu’accordent les Canadiens aux thèmes de l’Armistice et de la guerre mais aussi de divisions idéologiques au sein d’un même pays. Il semble presque inévitable que des conflits moraux et culturels émergent d’une journée aussi symbolique.

Chose certaine, c’est que plusieurs étudiants se souviendront du « Remembrance Party ».

Nous sommes occupés - Organiser la révolution mondiale à partir de son salon

par Anthony Doiron

Il est maintenant 16h30. Entre dans la salle, des jeunes et des moins jeune ; des étudiants, des professeurs, des infirmières ; des Canadiens, des Français, des Sénégalais. Tous sont animés d’un désir commun : celui de mieux comprendre la raison d’être des mouvements sociaux de l’heure.

Il faut dire qu’ils sont au bon endroit. Cette table ronde intitulée « Des révoltes des peuples arabes au mouvement social mondial » semble nous en mettre la puce à l’oreille.

Le Groupe de recherche interdisciplinaire sur les cultures en contact (GRICC) est à l’origine de cet atelier-débat. Devant nous, à une table prudemment habillée d’un drap bleu en polyéthylène, siègent 4 individus. Marie-Nöelle Ryan, professeure au département de philosophie et sciences religieuses ; Katarina McEvoy, étudiante en dernière année du baccalauréat en information-communication et membre organisateur du mouvement Occupy Moncton ; Leyla Sall, professeur au département de sociologie ; et Christophe Traisnel, professeur au département de science politique.

« On voit que notre démocratie ne recherche plus l’intérêt général. Notre paysage politique ressemble plutôt à une oligarchie politico-économique », avance Mlle McEvoy, «…la démocratie est devenue tellement malade, qu’il n’y a plus de place pour une pensée critique solide dans l’espace public ». Elle précise que les statistiques électorales canadiennes témoignent très bien de ce problème : « Les gens se sentent exclu de ce système […] ; c’est une apathie générale qui se manifeste de façon exponentielle lors de chaque élection au Canada ». Selon des informations retrouvées sur le site web de Statistique Canada, le taux de participation aux élections fédérales était de 64,7% en 2006 ; de 60, 9% en 2008 ; et de 58, 8% en 2011.

Des outils primordiaux
Pour sa part, M. Traisnel rappelle que les révolutions arabes n’auraient pas pu avoir lieu sans l’aide des médias sociaux. « L’essor technologique permet la réalisation d’un citoyen averti, beaucoup plus conscient de ce qui se passe. […] nous faisons face au début d’un cycle de révolte », dit-il. Il explique que la technologie offre aux gens révoltés un moyen de communication avec d’autres gens révoltés à l’échelle planétaire. Cela leur permet à la fois d’acquérir une certaine perspective au niveau des injustices perçues ainsi qu’une très grande facilité d’organisation pour manifester. Il soutient que le rapport de solidarité entre les mouvements occidentaux et arabes se situe au niveau d’une exacerbation commune face à la domination.

Bien qu’il soit encore trop tôt afin de déterminer les débouchés qu’auront ces luttes sociales, tous s’entendent pour dire que de réels changements verront le jour à la suite de celle-ci.

« Be Proud » : assez des divisions, place à l’unité !

par Rémi Frenette

Ce vendredi au Tonneau aura lieu le « Jamnight Be Proud », une soirée musicale voulant rassembler les gens tout simplement dans une atmosphère de fête et d’affirmation identitaire. Le spectacle est organisé par Marie-Soleil Blais, alias DJ Miss Sunshine, étudiante en administration à l’Université de Moncton.

Le slogan et l’activité « Be Proud » sont appuyés par l’association Un sur dix mais Marie-Soleil précise que l’initiative relève plutôt de son implication personnelle. Elle animera une bonne partie de la soirée en tant que DJ Miss Sunshine suite aux prestations d’autres musiciens locaux. Inspirée du « house music » de Montréal, elle promet d’offrir des morceaux qui sortent du moule de la musique de club populaire qu’on retrouve à Moncton. Marie-Soleil en profitera pour faire la vente de ses CD et possiblement de t-shirts « Be Proud ».

Le message central de « Be Proud » est « soyez fiers d’être vous-même, dans vos choix et dans votre façon de vivre ». Le message ne cible pas seulement l’orientation sexuelle mais aussi tous les groupes qui affrontent quotidiennement des barrières contre leur choix et décision qui les définissent comme personnes. Puisqu’on retrouve la discrimination dans tellement de domaines et de sphères de vie, Marie-Soleil tente de rejoindre l’ensemble des gens qui se sentent concernés par le slogan « Be Proud ».

Le message est donc quelque peu en marge des idées habituellement prônées par Un sur dix. Marie-Soleil considère qu’on tend trop souvent à séparer les communautés gaies et hétérosexuelles, à problématiser l’orientation sexuelle au lieu de l’aborder d’une façon sociale et décontractée :

« Pourquoi ne pas viser plus large ? Un sur Dix touche beaucoup au côté sensibilisation. Moi, c’était plus le côté de créer un lieu de rassemblement. Juste de voir d’autre monde, c’est ça qui aide les gens à progresser et à se dire : « Heille, je ne suis pas seul ! » Ce n’est pas juste en mettant des affiches que le message passe. C’est en étant là ensemble et en jasant autour d’une bière. »

Pour Marie-Soleil, mettre l’accent sur les différences peut contribuer à la division plutôt qu’à l’unité :

« On enlève la ligne entre le straight et le gay. On ouvre les portes à l’Université à tout le monde. Ça m’a toujours un peu tannée, comme avec la parade gaie et leur « pride, pride, pride ». À un moment donné, est-ce que parce que tu es gay tu es plus fier qu’un straight devrait l’être ? »

Elle précise aussi que l’homophobie n’est pas toujours la cause du refoulement personnelle de l’orientation sexuelle :

« On veut donner du support à celui ou celle qui n’est peut-être pas victime d’homophobie, qui est bien entouré et correct mais qui, lui-même, n’est juste pas capable [de s’affirmer]. Et cette personne-là a quoi ? Des pancartes «Non à l’homophobie» pour l’aider ? »

Aussi, « Be Proud » est une formulation qui s’oppose à des messages de nature plus agressive. Marie-Soleil se souvient par exemple d’un ancien slogan « Fuck hate » visant à dénoncer la discrimination sexuelle. Elle pense que « Be Proud » constitue « le même message mais à l’envers, de façon positive. » Encore une fois, on note le caractère unificateur et inclusif de son message.

Il faut préciser que l’Université de Moncton ne fait pas exception à ce besoin d’ouverture. Dans l’édition d’avril 2010 du magazine Wayves, Chantal Thanh Laplante, membre du comité exécutif d’Un sur dix, explique que les affiches de son association sont parfois arrachées des babillards du campus ou jetées à la poubelle. Elle souligne aussi qu’au moins trois étudiants ont tenté le suicide durant l’année 2009-2010 en raison de leur orientation sexuelle.

Au final, c’est pour contester la discrimination en général et pour rassembler les gens de différentes trajectoires de vie qu’aura lieu « Jamnight Be Proud ». Le coût d’admission est de deux dollars à la porte.

Virilité sentimentale

par Samuel Gagnon

Au Canada, novembre est associé avec les joies des premières neiges et les froidures de l’hiver, le jour du Souvenir et la fin du premier semestre dans le cas des étudiants. Une fin de semestre souvent synonyme de travaux de dernière minute, d’étude et de révision de notes. Plus important encore, novembre est aussi le mois de la moustache. Maudit de nos blondes et littéralement vénéré par le sexe masculin; il est de retour.

Le mouvement a débuté au début des années 2000 en Australie. L’idée simple mais efficace de se laisser pousser uniquement la moustache lors du mois de novembre (d’où provient le nom de MOVEMBER) dans le but de sensibiliser les gens au cancer de la prostate est devenue un phénomène mondial. Le cancer de la prostate est le type de cancer le plus commun chez l'homme. Il est responsable de plus de morts qu'aucun autre cancer (hormis le cancer du poumon). On estime que 230 000 nouveaux cas de ce cancer sont apparus aux États-Unis en 2005; 30 000 hommes sont décédés en raison de celui-ci lors de cette même année.

Ce concept intéressant et comique de movember s’est rapidement propagé dans le monde entier. Il suffit de se promener sur notre campus en gardant un œil attentif sur le dessus de la lèvre supérieure des garçons pour vite remarquer une présence de poils. Parfois dominantes et remplies de caractère, parfois timides et raboteuses, ces moustaches ont toutes la même volonté de vivre, de sensibiliser les gens.

Amies de l'autre sexe, tentez d'oublier la beauté et la mode et penchez vous plutôt sur la virilité et les sentiments d'appartenance que movember engendre. Encouragez vos collègues masculins avec leur décision de revenir dans le temps, vers une mode démodée depuis longtemps, et de participer à une cause qui en touche plusieurs.

Il ne faut jamais l'oublier, les chats utilisent leur moustache pour détecter des objets dans la noirceur.

Éditorial : Dehors Movembre

par Marc André LaPlante, rédacteur en chef

Un homme, c’est viril. Les hommes ont parfois de la difficulté à parler de leurs problèmes de santé. D’année en année, le mouvement Movember prend de plus en plus de place, et permet à la santé masculine de prendre une plus grande place dans les conversations de tous les jours.

L’idée est franchement excellente, c’est un moyen absolument ridicule d’amasser des fonds pour une excellente cause. Et cette année, il semble que le côté collecte de fonds prend beaucoup d’ampleur, si l’on compare aux concours de poussage de moustache auxquels nous avons pu assister par le passé.

Les dames devront donc être patientes si leurs amoureux ont la lèvre supérieure un peu trop garnie à leur goût. La cause est bonne, et ça en vaut absolument la peine. Cependant, il est important de se souvenir et de toujours garder en tête la raison derrière Movember. Continuons de parler de santé masculine, et de l’importante cause que nous défendons avec le mouvement Movember.

Ceci étant dit, alors qu’on nous demande des dons pour des dizaines de causes à tous les mois, Movember permet aux hommes de défendre une excellente cause sans avoir à sacrifier son portefeuille. Tout ce qui est nécessaire, c’est être prêt à mettre de côté sa fierté pour un mois.

Et le message ?
Les indignés d’un peu partout au Canada se retrouvent toujours au centre de l’attention médiatique. Récemment, une femme de 23 ans a été retrouvée morte au campement d’Occupons Vancouver.

La jeune femme est décédée d’une overdose de cocaïne et d’héroïne. Il semble également qu’elle était morte depuis plusieurs heures avant d’être retrouvée sur le site.

Du côté de la Nouvelle-Écosse, les indignés ont été expulsés du site qui abritait leurs campements. Les images des policiers menottant violemment des manifestants ont fait le tour du pays depuis leur annonce.

Alors que l’hiver approche à grand pas, les indignés semblent être sur du temps emprunté. Les villes refusent successivement de les laisser construire des installations en bois, qui leur permettraient de se garder au chaud tout au long de l’hiver.

Ce qui est le plus dommage dans toute cette histoire, c’est que l’on ne parle plus du message que veulent dégager les indignés. Il est dommage que ces quelques histoires prennent plus de place que les causes que veulent défendre ces personnes, qui mettent beaucoup de côté pour défendre des idéaux dans lesquels ils croient profondément.

Aperçu d’un match de la Ligue des Champions

par Mickaël Arseneau

Bien que je ne traite généralement pas de sport à l’intérieur de mes chroniques, il est temps de faire une exception à la règle pour vous faire part d’une expérience des plus mémorables. Cette fois-ci, c’est un évènement sportif que je désire partager avec vous. Plus précisément, un match de la Ligue des Champions auquel j’ai assisté le 18 octobre dernier.

À mon arrivé en France en août dernier, je m’étais fixé comme objectif d’assister à au moins un match de cette ligue légendaire. En très peu de temps, cet objectif est devenu réalité car chez moi, à Lille, l’équipe de football, appelée la LOSC, venait tout juste d’accéder à la Ligue des Champions. Ceci s’est fait grâce à une saison victorieuse établie lors de la dernière année à titre de champions de la « Ligue 1 » de France. Donc, étant un fan inconditionnel de ce sport et « homme croyant » que je suis, il était de mon devoir d’aller voir une partie. Vous allez dire, qu’est-ce que la religion a à voir avec le sport ? Je m’explique. Ici, le football n’est pas seulement qu’un sport, il est bien plus que cela. Emerson a écrit que « les religions que nous appelons fausses aujourd’hui étaient vraies autrefois », et bien moi je dis que celles qui étaient fausses autrefois sont vraies aujourd’hui. Le « football », communément appelé chez nous le « soccer », est pour ainsi dire une religion chez les Français. Donc, si je voulais assister à une partie de la Ligue des Champions, je devais également me convertir et y croire, du moins pendant la partie.

Clairement, ma décision était prise; je me devais d’atteindre ce but religieusement et je le ferais comme un pèlerinage en trois étapes.

La première étape était d’acheter un billet. Donc, je me suis mis à la tâche en me procurant le billet tant vénéré sur le site officiel du LOSC, pour la modique somme de 50 euros. J’avais maintenant accès à un siège à l’intérieur de cette enceinte et je sécurisais ma place pour assister au match du LOSC contre l’International de Milan.

La deuxième étape était de m’acheter un foulard à l’effigie de l’équipe, afin que je puisse porter fièrement les couleurs de l’équipe nationale lilloise lors du match tant convoité. Cette étape a été réalisée lors d’une visite à l’intérieur du sanctuaire sacré des adeptes de l’équipe, nommé le détaillant officiel de l’équipe.

La troisième étape était de finalement assister au match. Une heure avant celui-ci, j’ai pris le métro le plus près pour arriver 35 minutes plus tard à l’endroit de prédilection, c’est-à-dire le stade du LOSC. À première vue, celui-ci me semblait petit. Mais, plus je me rapprochais, plus je réalisais que non seulement l’édifice était grand, mais aussi que l’incroyable atmosphère énergétique qui y régnait débordait à l’extérieur. Ce n’est qu’en voyant l’entrée du stade que j’ai réalisé que quelques minutes d’attente, dans une ligne de fans surexcités, me séparaient de mon but ultime. J’étais toujours dans la file d’attente quand nous avons entendu, moi et plusieurs milliers de personnes, l’hymne de la Ligue des Champions. C’est à ce moment que l’émotion est montée en moi et que je me suis laissé emporter par la chaleur et la sérénité du moment tout en criant haut et fort mon amour et ma vénération pour le LOSC.

Finalement et heureusement, j’ai réussi à passer les portes du sanctuaire. À l’intérieur du stade, il y avait des milliers de fans vénérant leur équipe par des chants et des prosternements. Il était clair que je devais me joindre à la foule déchaînée. C’est donc en secouant mon foulard et en encourageant l’équipe du mieux que je pouvais que le match a commencé. Il était également clair que ce match était métaphoriquement devenu l’Armageddon de notre ère pendant ces 90 minutes de jeux. Après seulement 20 minutes de jeu, l’Inter Milan a marqué. Les partisans et moi-même avons tenté d’encourager l’équipe tout de suite après la remise au jeu, cependant les dés avaient déjà été lancés, et du même coup, le LOSC n’a jamais réussi à surmonter cet écart d’un seul but. C’est donc dans un profond silence que moi et des milliers de fanatiques sont sortis du sanctuaire et que mon expérience évangélique s’est terminé.

Projet Brésil : Un projet d’apprentissage révélé aux étudiants

par Martin Savoie

Pour effectuer un voyage, il suffit souvent d’une idée, d’une initiative, de quelqu’un qui est prêt à prendre les rennes d’un projet qui peut prendre une envergure sans pareille. À l’Université de Moncton, des groupes comme cela, il y en a plein, comme le prouve l’initiative de la FÉÉCUM, « Les petits explorateurs ».

Cette semaine, c’était au tour d’un groupe d’étudiants de travail social de présenter le fruit d’un an de préparation. Projet Brésil, une initiative étudiante à l’intérieur de l’école de travail social. De ce groupe, trois étudiants, Danie Comeau, Gaby Lyness et Danielle Leblanc, ont accepté de raconter leurs péripéties au Brésil.

Il s’agissait, d’abord et avant tout, d’un voyage d’apprentissage sur les organismes et les approches communautaires d’un autre pays ainsi qu’une opportunité de faire du travail bénévole à l’étranger.

« À cet endroit, afin d’avoir accès aux services communautaires des centres, ils doivent s’impliquer dans ce même centre. Par exemple, s’il y avait un mur à peinturer, des gens bénéficiant des services se portaient volontaires afin de le faire. Les centres communautaires devenaient donc autosuffisants, » explique Gaby Lyness, participant au Projet Brésil.

Ce modèle communautaire tel qu’appliqué au Brésil serait, selon les étudiants du voyage, extrêmement difficile à appliquer au Canada. Comme le souligne Danie Comeau, « ici, nous sommes trop individualistes pour instaurer une idée de solidarité aussi présente que celle du Brésil. »

« Le mode de vie ici nous a habitués à tout avoir gratuitement. S’il fallait que les gens d’ici travaillent pour avoir accès à ces services, la réaction serait probablement négative, » renchérit Gaby Lyness.

Selon Danie Comeau, il s’agissait d’une expérience qui les aidera dans le cadre de leur travail professionnel.

« Lorsque l’on évoluera dans le monde du travail social, il nous arrivera de travailler avec des gens des minorités, des exclus de la société. Être stigmatisé, avoir à interagir avec une barrière linguistique, être dans un pays d’où nous n’étions vraisemblablement pas nous a aidés, en quelque sorte, à ressentir ce que ces gens doivent ressentir. »

« Depuis cette expérience, j’ai un tout nouveau respect et une admiration pour les gens qui partent au loin ou qui viennent de loin pour étudier, qui sortent de leur zone de confort pour venir dans un pays avec une langue et une culture qui, souvent, n’est pas la leur, » ajoute-t-elle.

Danielle Leblanc appuie l’affirmation. « On en apprend tellement sur nous même. Il a fallu cette expérience pour apprendre ma limite personnelle, et le tout sera bénéfique dans le cadre de mon travail. »

Cette année, l’initiative n’a pas été reprise par les étudiants de l’école de travail social, chose déplorée par le groupe. « Nous n’avons malheureusement pas entendu parler d’un intérêt. Nous voulions approcher les années plus jeunes et leur parler de l’expérience et de ses avantages, mais malheureusement, puisque nous sommes en stage, c’est difficile de se réunir et de leur en parler, » explique Danielle Leblanc.

« Ce serait dommage que ça devienne une tradition perdue. »

Courrier du Sexe

Chères Courtney et Brittany,

Jeudi soir dernier, une de mes amies et moi étions relaxe dans mon appartement et nous débattions pour savoir si nous devions sortir ou non pour le party en Vert.
Le pour : C’est pour une bonne cause.

Le contre : Nous avons beaucoup d’études qui nous attendent.

Les options étaient multiples, mais la motivation, quant à elle, manquait à l’appel. Et bien sûr, nous n’avons ni l’une ni l’autre des vêtements verts.

Finalement, une de nos amies qui était vraiment, mais quand je dis vraiment motivée, je ne mâche pas mes mots, nous a convaincues de sortir. Influençables, n’est-ce pas ? Nous nous sommes donc préparées et nous sommes parties chez elle. Quand nous sommes arrivées, les gens étaient déjà saouls. Devinez le reste des événements !

Tout à coup, minuit sonne. Nous décidons donc de partir au club le plus rapidement possible pour éviter le line-up. Sur les lieux, on danse, on boit, on rigole, etc.

Et là, mon « prince charmant », l’homme de mes rêves, ou devrai-je dire, le rêve de toutes les filles, s’approche de moi. Il est juste hot, vous ne vous imaginez même pas. On danse, on se colle et on finit par s’embrasser. Merci l’alcool ? Je ne sais pas. En tout cas, ça faisait déjà un moment qu’on discutait ensemble sur Facebook et qu’on s’envoyait des SMS. Bien sûr, je savais qu’il sortait. Je suis aux anges, aux ANGES !

La musique s’arrête. Les lumières s’allument. Je fais quoi ? Qu’est-ce que je fais ? Je lui donne un bec et je lui souhaite une bonne soirée ? Les questions se bousculent dans ma tête, c’est Bagdad ! Et là, il me prend la main et me dit qu’il va me raccompagner. Nous prennons donc un taxi. Sauf qu’en arrivant chez moi, il sort du taxi et me suit. Ok, c’est correct. En rentrant, on s’assoit et on discute. Qu’est-ce qu’on s’est dit ? Je sais plus. On a fini par s’embrasser langoureusement, follement, sauvagement jusqu’à ce que les mains dérapent sur la fesse droite, le sein gauche, le ventre, les cuisses ... Bref, ce qui ne devait pas arriver arriva ! Je me suis levée le lendemain matin et il n’était plus là !

Qu’est-ce que je dois penser ? On se parlait beaucoup, on se textait; toute la shit qu’on peut faire avant que les choses « sérieuses » ne commencent. Je ne sais plus quoi penser, va-t-il me reparler ? Suis-je considérée comme étant une fille facile ?
Aidez-moi !

-Fille facile, lol.

Chère FF lol,

Nous avons toutes déjà connu une soirée comme la tienne où nous avons dérapé au moins une fois, mais c’était avec un gars que nous ne connaissions même pas. Sauf, bien sûr, les filles qui ont décidé de suivre le courant de la Réforme Acadienne Traditionnelle. Mais on vous aime, chers petits religieux, et ceci n’est pas une critique.

Revenons à nos moutons.

Nous aimerions sincèrement te rassurer et te dire que tout ira bien. Toutefois, les événements sont hors de notre contrôle. Ta relation avec ce gars nous est totalement inconnue. Nous ne savons pas ce qu’il te disait, donc nous ne pouvons pas juger.

Ce que nous pouvons te dire, c’est que nous estimons que tu le connaissais déjà un minimum. Il y a pire que toi. Tu sais, ce genre de fille qui, quand elle sort, attrape le premier gars qui lui vient sous le nez et qui finit sous ses draps. Et on s’entend, c’est jamais le même. Cette fille, nous pourrions lui dire sans conteste que c’est une fille facile. Elle doit même avoir sa propre réputation. Mais dans ton cas, c’est moins pire.S’il ne te reparle pas et qu’il ne te text pas, c’est évident que c’est tout ce qu’il voulait de toi. Attends un peu, laisse le temps filer. C’est probable qu’il ne te parlera pas aussitôt que tu te connectes mais, si c’est un bon gars, il va le faire. Si toutefois c’est le silence radio, vas lui parler et mets les choses au clair pour savoir ce que tu dois penser. Mais, avouons-le, qu’est-ce qui t’est passé par la tête ? Coucher le premier soir, n’importe quoi ! Tu aurais dû attendre au minimum une semaine, ou de savoir qui il était. La question est, est-ce que ce gars là a une réputation de merde ? Renseigne-toi subtilement, essaye de savoir comment les gens parlent de lui.

Nous espérons simplement pour toi que ça en valait la peine.

Petite note pour vous, messieurs : Arrêtez de toujours rechercher le sexe avec une fille. Nous avons des sentiments, nous sommes humaines, ne jouez pas avec notre tête. Les filles s’attachent plus facilement à un petit geste, un baiser, des paroles, et quand elles sont dans le doute, elles se posent mille et une questions. Si vous ne voulez pas avoir une relation, mettez les choses au clair, ou tout simplement, revoyez-vos principes. Point final !

Cordialement, Courtney et Brittany, xoxo.

Les Hôtesses d’Hilaire - Du talent à revendre

par Véronique Wade Gallien

Avec plus de vingt spectacles à leur actifs depuis 2010, Les Hôtesses d’Hilaire se tissent une toile de contacts et de fans de plus en plus grande, tant en Acadie qu’au Québec.

Diversité et humour
Lors de son entrevue Serge Brideau a mentionné qu’ils avaient maintenant de plus en plus d’expérience de scène et continuaient de travailler afin de conserver leur originalité : «On se sent de plus en plus confortable sur scène. On est capable de donner un show de deux heures sans avoir une formule établie et ennuyante. Si quelqu’un vient voir le show plus d’une fois, on ne veut pas qu’il voit le même ». Il est vrai que Les Hôtesses d’Hilaire offrent rarement le même spectacle car ceux-ci sont teintés d’humour et d’anecdotes. Lors de leur prestation aux Oiseaux de nuit dans le cadre de la Francofête en Acadie, Serge Brideau s’est risqué de faire des blagues sur le fromage Suisse, sachant qu’il y avait dans le public des membres de la délégation Suisse : « J’ai fais des jokes sur leur fromage qui pu, ils sont venus nous voir après le show pour nous dire qu’ils ont bien rit ».

Rétroaction et collaboration des pairs
Dernièrement, ils se sont classés parmi des demi-finalistes du Festival International de la Chanson de Granby et ont eu la chance de travailler avec des gens de l’industrie musicale. Entre autre avec Brigitte Poupart qui chemine dans le monde de la direction artistique depuis plusieurs années. Pour le groupe il est important de demander aux gens de l’industrie musicale ce qu’ils recherchent : « Qu’est ce qu’il faut faire pour vous impressionner ? Que fait-on de mal ? Que fait-on de bien ? ». C’est le genre de questions et de conversation que Serge Brideau dit avoir eu la chance d’entretenir lors de son passage à Granby.

Ils ont maintenant plus de vingt de chansons dans leur répertoire et cet hiver ils vont se concentrer sur l’écriture : « J’aimerais en avoir le double (de chansons) et notre focus c’est de vivre de notre art ». Il poursuit en indiquant qu’ils sont conscients des sacrifices qu’ils devront faire pour y arriver : « On va faire ce qu’on doit faire pour réussir, écrire des demandes de subventions, et travailler sur notre album futur».

Les Hôtesses
On décrit leur musique comme un rock alternatif avec une sonorité des années soixante. Originaires de la péninsule acadienne et du sud-est du Nouveau-Brunswick les membres sont : Serge Brideau, Michel Vienneau, Mico Roy et Maxcense Cormier.

Volleyball : Dal reste invaincue avec une victoire de 5 sets contre les Aigles

par Normand d’Entremont

L’équipe de volleyball féminin de l’Université de Moncton et celle de Dalhousie University ont disputé chaudement pendant 5 manches, samedi dernier au gymnase du CEPS, les Tigers l’emportant finalement sur l’équipe hôtesse 3 à 2 (25-17, 22-25, 28-30, 25-9 et 15-5).

Dalhousie, qui n’avait perdu qu’un set en quatre matchs avant la partie, est remontée après la troisième manche pour gagner les deux derniers et assurer la victoire.

Selon l’entraineur en chef des Aigles Bleues, Monette Boudreau-Carroll, l’équipe hôtesse a peut-être voulu trop en faire devant ses partisans.

« Il faut apprendre à ne pas avoir peur de gagner », explique-t-elle. « Aussitôt qu’on commence à réaliser qu’on a une chance, on a tendance à juste vouloir trop bien faire. Nos partisans sont loyaux; on a toujours une belle foule qui nous encourage. Je pense que les filles veulent juste bien faire devant eux ».

Après que les Tigers avaient pris le premier set, Moncton a profité de l’énergie de la foule pour prendre deux manches consécutives très serrés. Toutefois, les Aigles n’ont pas réussi à utiliser l’élan de ces gains pour prendre la victoire et n’ont pas pu arrêter le jeu des Tigers qui ont gagné les deux derniers sets sont trop de craintes. Louise Facca des Tigers a été nommée joueuse du match.

Selon l’entraineur en chef, il y a quand même raison pourquoi être encouragé de la partie, disant que ce n’est pas la défaite comme telle qui est décevante, mais plutôt la façon qu’on a perdu.

« Nous avons pris deux sets très serrés, nous aurions pu aller chercher une victoire que pas beaucoup d’équipe vont réussir à prendre. Nous l’avons pas fait, mais déjà ça nous dit qu’on peut les prendre », souligne Boudreau-Carroll. « Nous sommes complètement bien avec les trois premiers sets, mais nous sommes déçus des deux derniers ».

Tel que mentionné, un moment important du match est venu après le troisième set alors que les Aigles venaient de remporter un set très serrée. Toutefois, elles n’ont pas converti cette énergie dans le prochain set et ont perdu l’élan qu’elles venaient de créer.

« À la place d’essayer de le gagner, nous avons essayé de ne pas le perdre », ajoute l’entraineur en chef. « Quand on essaye de ne pas perdre un match, on ne joue qu’à 80%, et contre des équipes comme (Dalhousie) il faut jouer à 100% tout le temps. C’est une bonne leçon pour les filles et j’espère que cela va leur servir plus tard ».

Volleyball : Première victoire de la saison pour le Bleu et Or

par Normand d’Entremont

Les Aigles Bleues ont affiché leur toute première victoire de saison régulière, dimanche passé, l’emportant 3 à 0 (25-21, 25-20, 25-21) sur les Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick au gymnase du CEPS.

L’équipe de volleyball féminin de l’Université de Moncton a connu le goût de la victoire devant une foule dynamique après avoir subi quatre défaites pour ouvrir la saison.

Selon l’entraineur en chef des Aigles Bleues, Monette Boudreau-Carroll, l’agressivité de l’équipe a été importante pour assurer la victoire.

« Aujourd’hui nous avons joué pour gagner », affirme-t-elle. « Les filles sont restées agressives tout le match, et quand nous allons restées agressives comme ça, mêmes les grandes équipes vont avoir de la difficulté à nous suivre ».

Quoique les manches étaient serrées, les Aigles Bleues semblaient être en contrôle du match tout le long et ont réussi à résister à n'importe quelle remontée des Reds.

Malgré la défaite crève-cœur de la veille face aux Tigers de Dalhousie University, Moncton est sorti fort contre les Varsity Reds. Boudreau-Carroll était ainsi encouragée de la performance de l’équipe, non seulement dans la victoire, mais dans l’ensemble des deux matchs.

« Je pense que la leçon d’hier, de ne pas avoir peur de gagner et de ne pas jouer pour ne pas perdre, a payé aujourd’hui », continue l’entraineur en chef. « Nous aurions vraiment dû être 2-0 cette fin de semaine. C’est la première fin de semaine que nous avons joué comme que nous voulons vraiment jouer ».

La joueuse du match, Stéphanie Lagacé, appuyait son entraineur en jugeant l’importance de la performance de l’équipe de match en match plutôt que les résultats, surtout puisque les Aigles sont déjà assurés une position au championnat du Sport universitaire atlantique (SUA) en tant qu’équipe hôtesse.

« Nous voulons surtout nous concentré sur comment on joue les matchs, sur la technique », souligne Lagacé. « Nous avons une occasion en or cette année de vraiment pouvoir travailler sur notre jeu et grandir comme équipe pour arriver prêtes lors du tournoi du SUA ».

Leur première victoire signée, Moncton (1-4) cherchera à continuer à bâtir un élan avec un autre match en fin de semaine à domicile.

« Je pense que la victoire permet aux filles d’avoir une confiance de pouvoir apprendre même en gagnant », estime Boudreau-Carroll. « Ce n’est pas vrai qu’il faut perdre pour apprendre durant un match, et c’est important d’avoir la confiance de pouvoir faire les choses dans la partie en plus que dans les entrainements ».

Les Aigles Bleues affronteront ainsi les Axewomen d’Acadia University, dimanche prochain à 14h dans le gymnase du CEPS.

Hockey masculin : « Victoire de caractère » en fusillade pour le Bleu et Or

par Normand d’Entremont

L’équipe de hockey masculin de l’Université de Moncton a survécu une remontée féroce des Huskies de Saint-Mary’s University pour l’emporter 5 à 4 en fusillade samedi soir à l’aréna J.-Louis-Lévesque.

Les Aigles Bleus avaient une avance de 3 à 0 à un moment donné, mais, ayant un banc qui continuait à diminuer en raison des blessures, Moncton a permis aux Huskies de revenir fort pour prolonger le match.

Le trio de Marc-André Côté, Francis Rochon et Guillaume Parenteau ont compté tous les buts pour l’équipe hôtesse, Côté menant l’attaque avec deux buts et une passe, et Rochon et Parenteau ayant chacun un but. Pierre-Alexandre Marion a signé sa deuxième victoire consécutive devant le filet pour le Bleu et Or.

Les Aigles, qui étaient déjà sans le service de Christian Gaudet (blessure à la tête), d’Alexandre Quesnel (suspension) de Charles Bergeron (blessure à l’épaule) avant le match, ont perdu Kevin Charland et Mathieu Labrie à des blessures à la tête durant le match. Toutefois, les joueurs restants se sont ralliés pour assurer la victoire.

« C’est comme je l’ai dit au gars, ce soir on a eu besoin d’oublier notre système un peu, c’était une victoire de caractère », affirme Serge Bourgeois. « Il faut gagner des parties de même. Les gars ont travaillé fort, nous avons trouvé une façon de gagner et c’est ça qui compte ».

Moncton a donné les premiers coups dans la première période avec des buts de Parenteau et Rochon à environ trois minutes d’intervalles dans la deuxième moitié du tiers. Marc-André Côté a ensuite augmenté l’avance des Aigles en désavantage avec son premier de la soirée à 4 :02 du début de la deuxième période. Jamie Doornbosch a finalement brisé la glace pour les Huskies en avantage numérique à 16 :14 dans ce tiers intermédiaire pour diminuer l’avance des Aigles à 3 à 1 après la deuxième.

En troisième, les Huskies sont sortis forts lorsque Stephen Johnston a marqué à 1 :52 et encore une fois à 5: 22 pour effacer l’avance de Moncton. Marc-André Côté a riposté seulement 18 secondes plus tard pour redonner l’initiative aux Aigles, mais Michael Strickland a prolongé le match pour les Huskies lors d’un but avec un peu plus que 5 minutes à faire au match.

Les deux équipes ont échangé des occasions en prolongation, mais aucune n’a réussi à trouver le filet. En tirs de barrage, Pierre-Alexandre Poulin et Dean Ouellet ont réussi leurs essais tandis que Chris McKinnon et Cam Fergus ont raté leurs occasions pour Saint-Mary’s, assurant la victoire au Bleu et Or.

Le joueur du match remarquait après la rencontre que les Aigles sont restés calmes malgré la remontée des Huskies.

« Nous n’avons pas paniqué, cette année nous apprenons à gagner », souligne Côté. « Nous savions qu’ils allaient sortir fort (en troisième); déjà en partant, nous et Saint-Mary’s, il y a de l’histoire. Je peux dire que je ne les aime pas vraiment ».

Avec les deux victoires en fin de semaine, les Aigles Bleus (8-2-0) sont toujours en deuxième position avec 16 points, 3 points devant les Axemen d’Acadia University (6-3-1) et seulement un point derrière les Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick (8-1-1).

Tel que le note Bourgeois, il est trop tôt pour affirmer si Charland ou Labrie manqueront à une ou plusieurs parties. L’évaluation se fera plus tôt que tard alors que les Aigles disputeront deux rencontres à Fredericton cette fin de semaine, vendredi soir face aux Tommies de Saint-Thomas University et dimanche contre UNB.

Ils retourneront ensuite à Moncton pour disputer leur dernière partie à domicile avant les fêtes, samedi le 26 novembre à 19h à l’aréna J.-Louis-Lévesque, et termineront leur premier semestre avec un match à Charlottetown face à UPEI.

Hockey masculin : Rochon l’emporte pour les Aigles en prolongation

par Normand d’Entremont

Après avoir disputé ses six premières parties sans marquer de but, Francis Rochon connait soudainement le sens de l’opportunisme.

Rochon a marqué en troisième période et en prolongation pour donner la victoire de 3 à 2 de l’équipe de hockey masculin de l’Université de Moncton face aux X-Men de St. Francis Xavier University, vendredi soir à l’aréna J.-Louis-Lévesque.

C’était la deuxième fois que Rochon marquait deux buts dans ses trois derniers matchs, dont tous ces buts ayant été marqués en troisième ou en prolongation.

« (Francis) c’est un gars que je crois que je détesterais jouer contre », dit en riant l’entraineur en chef des Aigles Bleus, Serge Bourgeois. « Il travaille extrêmement fort et il n’arrête pas. Il a prouvé qu’il a un bon lancer et ce soir il a profité de ses occasions pour marquer deux gros buts pour nous ».

Son premier but est venu à 8 :09 de la troisième période alors que les Aigles Bleus tiraient de l’arrière 1 à 0 après que Bryce Swan avait ouvert la marque pour les X-Men en avantage numérique moins que 30 secondes du début du dernier tiers. Dean Ouellet a ensuite donné une première avance à Moncton sur un lancer puissant avec un peu plus que 5 minutes à faire au match. Toutefois, les X-Men n’ont pas abandonné et ont réussi à l’égaliser avec moins que 2 minutes à jouer sur un but de Michael Kirkpatrick.

Les Aigles ne se sont pourtant pas découragés et ont eu quelques bonnes occasions en surtemps avant que Rochon a terminé le match avec son deuxième de la soirée à 2 :30 de prolongation.

Après le match, Rochon soulignait l’importance de suivre le plan de match pour compenser pour le fait que les Aigles manquaient deux joueurs importants, soit Christian Gaudet qui a subi un coup à la tête et qui est toujours blessé, et Alex Quesnel qui servait le premier match d’une suspension de quatre parties.

« Nous savions qu’il nous manquait du personnel donc il fallait en donner un peu plus », remarque le joueur du match. « Nous étions patients ce soir, nous sommes restés dans notre système. C’est important de gagner le plus de matchs possible parce qu’on sait qu’après les fêtes ce sont tous des matchs avec un sentiment d’éliminatoires ».

Les gardiens de chaque équipe, Pierre-Alexandre Marion pour Moncton et Morgan Clark pour St.-F.-X., ont été parfait pendant les deux premières périodes, chacun réussissant de gros arrêts pour maintenir l’égalité. Toutefois, malgré qu’il a été le premier à alloué un but, c’est Marion qui a su amené son équipe à la victoire en fin de compte, bloquant 33 des 35 tirs dirigés vers lui.

« Je me suis dit qu’il fallait que je garde mon équipe dans le match à 1-0 et je savais que la rondelle allait finir par rentrer pour nous, j’avais confiance que nous allions le remporter », explique Marion. « C’est victoire qui va faire remonter notre moral, surtout après les incidents de la semaine passé ».

Kevin Charland a contribué deux mentions d’aides à la victoire, jouant un plus grand rôle avec les absences de Gaudet et de Quesnel au match.

« Nous avons donné des plus grands rôles à des joueurs ce soir et ils ont répondu à l’appel », ajoute Bourgeois. « Je pense à un joueur comme Charland que nous avons vu prendre un plus grand rôle et qui avait ainsi deux assistes. La foule était bonne encore ce soir, et chaque fois qu’on peut avoir une bonne foule comme cela ça nous aide beaucoup ».

mercredi 9 novembre 2011

Le français dans les hautes fonctions fédérales : essentiel, important ou accessoire ?

par Rémi Frenette

Le gouvernement Harper nomme trois unilingues anglophones aux postes de juge à la cour suprême, de directeur des communications et de vérificateur général du Canada. L’unilinguisme dans des fonctions aussi importantes ne fait pas l’unanimité.

La nomination récente du juge Michael Moldaver à la cour suprême a fait couler beaucoup d’encre. En 2006, Stephen Harper avait nommé le juge unilingue anglophone Marshall Rothstein. La succession de Dimitri Soudas par Angelo Persichilli au poste de directeur des communications a aussi créé tout un émoi. Le Québec en est particulièrement outré. La troisième nomination est celle de Michael Ferguson à titre de vérificateur général. Après plus d’une décennie en politique néo-brunswickoise, il ne peut toujours pas converser en français.

Matthieu LeBlanc, professeur de traduction à l’Université de Moncton, a mené une étude sur le bilinguisme et la langue de travail dans la fonction publique fédérale canadienne. Il s’exprime ainsi au sujet des trois nominations :

« Cette attitude à l’égard du bilinguisme est inquiétante et ne présage rien de bon pour les francophones, à mon avis. […] Ce qu’on se dit, c’est que la langue (dans ce cas le français), ça s’acquiert une fois sur place, une fois en poste, ou que ce n’est pas nécessaire à l’exercice des fonctions. Autrement dit, c’est secondaire, accessoire. Résultat : les unilingues anglophones ont toujours une place dans la fonction publique fédérale. Pour les unilingues francophones, c’est une toute autre histoire. »

Juge à la cour suprême
La semaine dernière, L’Étoile publiait un article écrit par Serge Rousselle, professeur de droit constitutionnel à l'Université de Moncton et président de l'Association des juristes d'expression française du Nouveau-Brunswick, au sujet de la nomination du juge Moldaver. Il y expose différents arguments qui remettent en question la légitimité de cet unilinguisme et il estime que c’est de plus en plus contestable aux tribunaux.

Plus récemment, dans une conversation avec Le Front, Rousselle qualifie les trois nominations de « tendance inquiétante et inacceptable ».

Le président de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick (SANB) Jean-Marie Nadeau se prononce également :

« Je suis cependant très content que [l'Association des juristes d'expression française du Nouveau-Brunswick] ait décidé de contester cette nomination à la cour suprême, et aussi que la Fédération des communautés francophones et acadiennes ait déposé une plainte officielle. »

Le député néo-démocrate de la circonscription d’Acadie-Bathurst, Yvon Godin, s’exprime comme suit :

« Ce qui me rend triste, ce qui me dérange le plus, c’est que les gestes de monsieur Harper nous reculent de trente ans en arrière, quand les peuples francophones et anglophones se tapaient encore dessus. C’est ça qui est regrettable. »

S’adressant au Front, il explique que les plaidoyers ne sont pas toujours traduits et qu’ils retardent les procès de plusieurs mois. Une certaine traduction a même transformé le nom « Saint-Cœur » à « Five o’clock ». Il arrive aussi que les juges estiment ne pas avoir besoin de traducteur puisque leurs collègues bilingues peuvent faire ce travail. Monsieur Godin pense que cela est inacceptable :

« [Les juges] sont supposés être individuels et faire leur ouvrage eux-autres mêmes. Ça ne marche pas du tout ! Ce n’est pas à son collègue de lui expliquer ce que l’autre a dit. »

Directeur des communications
Le cas de Persichilli est encore plus controversé. Ancien chroniqueur du Toronto Star, il y dénonçait ce qu’il considère comme « the over-representation of francophones in our bureaucracy, our Parliament and our institutions » (11 avril 2010). Il conteste aussi la notion selon laquelle un Canada uni se doit d’avoir le soutien du Québec, rajoutant que le souverainisme québécois est une cause perdue et que « Quebec exists and its citizens can enjoy a good quality of life because it is part of Canada ».

Yvon Godin ainsi que Jean-Marie Nadeau ont tous deux souligné ces anciens propos. Monsieur Godin considère sa nomination comme un « affront direct au Québec et aux francophones du pays ».

Depuis sa nomination, Persichilli affirme qu’il entend traiter le Québec et les francophones de façon juste. Il a d’ailleurs confié au Globe & Mail (G&M, 1er septembre 2011) ses intentions d’apprendre le français : « I don’t know how long it’s going to take », spécifiant que ses leçons débutaient la semaine suivante.

La controverse a escaladé en septembre lorsque Gilles Rheaume, ancien président de la Saint-Jean Baptiste, a déposé une plainte contre cette nomination auprès de la Commission canadienne des droits de la personne. Faisant référence à la section 20 de la Charte canadienne des droits et libertés, Rheaume soutient que les journalistes québécois seront lésés dans leurs droits fondamentaux en n’ayant pas accès à un directeur des communications qui puisse s’exprimer dans leur langue.

Vérificateur général
La troisième nomination est celle de Micheal Ferguson. Ce dernier occupait le poste de vérificateur général au Nouveau-Brunswick pendant cinq ans avant de devenir sous-ministre des finances au cabinet Alward.

Ce dossier a vite créé des divisions au sein du parti conservateur. Vendredi dernier, les libéraux ont déserté la Chambre des communes au moment du vote de nomination alors que les conservateurs votaient unanimement en faveur. En soirée, le sénateur conservateur Léo Housakos affirmait qu’il allait voter contre la nomination si elle se rendait au Sénat. Anglophone d’origine, il soutient que le bilinguisme est une valeur fondamentale de l’État canadien et qu’il est prêt à la défendre contre sa ligne de parti.

Le député Yvon Godin en est particulièrement indigné :

« C’est [Ferguson], un employé du Parlement du Canada ! Comment peut-il avoir la confiance du Parlement quand toute l’opposition dit : « On ne veut pas t’avoir là » ? »

En effet, les 94 députés du Nouveau Parti Démocratique, du Bloc Québécois et du Parti vert ont voté contre la nomination.

Monsieur Godin précise que l’appel en candidature mentionnait explicitement le bilinguisme comme critère essentiel. Il dénonce aussi le fait que le gouvernement ait payé près de $180 000 à une firme indépendante pour trouver des candidats. Godin déplore ces dépenses importantes qui ont fait fi de la maîtrise du français et il se questionne d’ailleurs à propos des liens unissant cette compagnie aux conservateurs.

Le député néo-démocrate a déposé une plainte au commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, qui lui a confirmé qu’elle allait être traitée.

Jean-Marie Nadeau estime quant à lui que « le vérificateur général est supposé, dans ses rapports, porter des jugements sur la politique linguistique au Canada. Il me semble que le gars devrait se sentir mal. »

Il pense également que le premier ministre Harper « fait plus de bien à la cause souverainiste actuellement que madame Marois elle-même », et qu’il « devrait peut-être penser à se présenter en tête du Parti québécois. »

Pour Nadeau, les récentes nominations du premier ministre Harper ne font que nourrir la division et le combat linguistique au sein du pays.