par Anthony Doiron
38 étudiants sur 49 se sont retrouvés accusés de plagiat lors d’une évaluation la session dernière dans un cours de science infirmière à l’Université de Moncton.
Selon la procédure décrite dans le règlement universitaire, dépôts de plaintes formelles et comités d’appel auraient dû s’en suivre afin de déterminer si oui ou non ces étudiants étaient véritablement coupables de ce dont on les accusait, mais rien de cela n’a été fait.
Prise au dépourvu devant cette situation, l’administration de la Faculté des sciences de la santé et des services communautaires (FSSSC) a plutôt choisi d’aller de l’avant avec l’annulation de l’évaluation en question, modifiant de ce fait la pondération inscrite au plan de cours (syllabus). Or, le règlement universitaire stipule très clairement que la lettre finale d’un cours est déterminée à partir de l’ensemble des notes obtenues à chacune des épreuves telles qu’indiquées dans le sommaire remis au début du cours (règlement 8.6.1). L’administration a-t-elle délibérément le droit de modifier les règles du jeu lorsqu’elle seule juge qu’il en est plus avantageux pour tout le monde ?
Selon M. Paul Émile Bourque, doyen de la FSSSC, cette décision était justifiée : « Lorsque j’ai pris connaissance de ce dénouement, je me suis immédiatement questionné sur la pertinence de cette évaluation, à savoir si elle permettait d’évaluer la pleine compétence des étudiants et étudiantes. Cette évaluation-là était la même que celle de l’année précédente, et donnait donc place à un haut risque de plagiat », dit-il. « Selon la professeure, certains étudiants du cours se seraient simplement approprié les travaux des étudiants de l’année précédente. Toujours selon le rapport de la professeure, le plagiat s’étendait de quelques mots à quelques pages, selon le cas. En décidant d’annuler l’évaluation, l’idée était surtout de ne pas pénaliser les étudiants qui auraient voulu se diriger vers la maîtrise. »
Il est important de mentionner ici que l’obtention de la note « B » au minimum dans le cours Bases théoriques du soin est un prérequis à l’admission en maîtrise en Science infirmière.
« Si nous avions été de l’avant avec l’application du règlement, pouvez-vous imaginer le montant des ressources financières et administratives que la formation de 38 comités d’appel aurait exigé ? Nous en aurions eu pour des mois », rajoute M. Bourque.
Cet incident soulève une question importante en créant un précédent : est-ce que les étudiants peuvent simplement s’acquitter d’une évaluation en trichant massivement ?
Justin Guitard, vice-président académique de la FÉÉCUM, déduit que oui : « Si l’on se fie à ce qui s’est passé dans ce cas-ci, oui. Toutefois, ces étudiants risquent que le professeur aille de l’avant avec la procédure normale ».
M. Guitard précise que la décision de l’administration n’a pas fait que des heureux au sein des étudiants concernés : « Quelques étudiants nous ont formulé des plaintes concernant le changement de pondération au syllabus ». En effet, ce changement a pénalisé ceux et celles qui auraient obtenu une excellente note lors de l’évaluation. « La FÉÉCUM reconnait que les plus grandes victimes dans toute cette histoire sont les gens qui n’ont même pas été accusés de plagiat et qui ont vu leur note baisser à cause de ça », dit-il. « Nous sommes dans une situation difficile où, peu importe la décision qui va être prise, ce sera injuste pour quelqu’un. Nous représentons les étudiants, autant ceux qui n’ont pas fait de plagiat que ceux qui en auraient vraiment fait. Je crois véritablement que la faculté a fait ce choix en voulant aider les étudiants, malgré que cela ait nui à certains. Nous prévoyons rencontrer les étudiants de cette classe-là moi et Ghislain afin de tâter le terrain à savoir jusqu’à quel point ils veulent pousser les négociations. »
Nicholas Enslow, étudiant en Science infirmière, faisait partie du groupe d’étudiants suivant ce cours. « J’ai trouvé que cette histoire était un désastre et que ce n’était vraiment pas professionnel », dit-il. « On a décidé de nous confronter avec ça pendant la période d’examens ; on était tous déjà stressés d’avance. Pour ma part, j’aurais vraiment préféré que l’on nous consulte avant d’effectuer ces changements ; c’est nous les principaux concernés. J’espère qu’une situation comme celle-là ne se reproduira plus jamais. »
Une modification au règlement universitaire visant à prévoir un tel cas devra maintenant être instaurée. Comment choisira-t-on de contourner cette nouvelle règle ?
jeudi 19 janvier 2012
La FEECUM envisage se retirer de l’AÉNB
par Rémi Frenette
La FEECUM a récemment voté au Conseil d’administration (C.A.) pour passer du statut de membre ordinaire à celui de membre associé au sein de l’Alliance des étudiants du Nouveau-Brunswick (AÉNB). Comme l’exige la constitution de l’AÉNB, chaque membre ordinaire doit devenir membre associé pour une période d’un an avant de se retirer complètement. Il se pourrait donc que la FEECUM quitte le groupe de lobbying étudiant provincial dès décembre prochain.
Joëlle Martin, v.-p. exécutive de la FEECUM, énumère deux raisons principales pour justifier le retrait potentiel : les problèmes antécédents entre l’AÉNB et la FEECUM ainsi que l’unilinguisme de l’organisme.
Dans un premier temps, l’AÉNB éprouve continuellement des problèmes de fonctionnement et de structure à l’interne.
« Depuis 2002, chaque nouvel exécutif qui arrive pense qu’il peut réinventer l’AÉNB puis la faire fonctionner. Ça fait dix ans que la FEECUM se bat pour essayer d’avoir un organisme de lobbying provincial qui fonctionne, puis ça fonctionne pas. Ça nous fait perdre du temps, dans le fond », explique Martin.
Le deuxième facteur est celui de la langue. Outre avec les étudiants provenant des campus de Shippagan et d’Edmundston, Martin soutient qu’il est impossible de communiquer en français au sein de l’AÉNB.
Les conséquences sont multiples. Premièrement, les intérêts spécifiques aux étudiants francophones sont mal représentés. Deuxièmement, selon Martin, cette situation force toujours le v.-p. externe de la FEECUM, étant seul bilingue, à remplir le poste de secrétaire au sein de l’AÉNB. Elle rajoute que le président actuel ne parle pas un mot français et qu’il est temps de passer du bilinguisme à la dualité :
« On trouve qu’au point où on en est, la dualité du point au vue du lobbying provincial puis de l’éducation postsecondaire, c’est rendu nécessaire. La FEECUM pense que tout de suite, le compromis, c’est de se rassembler avec les deux autres campus [de l’UdeM] puis de créer l’équivalent francophone [de l’AÉNB]. »
Tous ne partagent pas cet avis. Sylvain Bérubé, v.-p. exécutif de la FEECUM en 2010-2011, désirait rester membre de l’AÉNB. Dans son rapport final, il écrit :
« L’AENB est un groupe incroyable qui nous permit de sélectionner des priorités aux niveaux provinciales [sic.] qui aideraient tout [sic.] les étudiants de la province lors des élections et par la suite. […] [J]e considère que cette année la transition sera incroyablement importante afin d’assurer que l’organisme continue à vivre. Ma peur c’est que dans le cas d’un conflit une école membre cesse de participer aux réunions et mettre [sic.] en péril toute la raison d’être de l’organisme. »
Le Front s’est entretenu avec Bérubé la semaine dernière. Celui-ci maintient la position qu’il tenait l’année dernière :
« L’AÉNB était un lieu qui symboliquement démontrait que les étudiants du N.-B. étaient unis. Ensemble ils travaillent à trouver des solutions pour l'avancement de la cause étudiante. Notre absence de cet organisme-là démontre que les étudiants au N.-B. savent pas ce qu'ils veulent et en plus qu'ils sont pas capable de discuter pour en venir à un consensus. »
Il se demande la question suivante : pourquoi un gouvernement, au préalable peu préoccupé par les enjeux financiers de l’éducation et du postsecondaire, s’intéresserait-il à la cause des étudiants si ceux-ci ne sont même pas capables de collaborer au nom de l’intérêt des étudiants de la province ?
Bérubé soutient que les efforts incessants de la FEECUM pour remettre l’AÉNB sur ses pieds représentent une partie du problème. En voulant à chaque année « changer le monde » et « faire que l’AÉNB marche », pour citer Martin, la FEECUM aurait selon Bérubé alimenté les tensions au sein de l’exécutif.
Ironiquement, il souhaite désormais que l’AÉNB cesse d’exister. De cette façon, espère-t-il, les étudiants prendraient conscience de la valeur de l’association et la feront renaître avec force.
Antécédents : la FEECUM et l’AÉNB
Les rapports de fin de mandat des exécutifs passés de la FEECUM sont révélateurs des problèmes relatifs à l’AÉNB.
Dans son rapport de présidente pour l’année 2007-2008, Stéphanie Chouinard écrit :
« [L’AÉNB] ne s’est pas montrée des plus proactives lors de la sortie du rapport L’Écuyer-Miner [sur l’éducation postsecondaire] en septembre […]. L’AÉNB a d’ailleurs brillé par son absence lorsque nous étions en préparation pour une éventuelle grève de l’ABPPUM. Notre cotisation à l’Alliance a coûté aux étudiants de l’Université de Moncton 13 000$ cette année, et je crois que la FÉÉCUM aurait pu avoir de bien meilleures retombées en utilisant ces argents à ses propres fins. »
Chouinard propose ensuite que la FEECUM reconsidère son adhésion à l’organisme si ce dernier ne démontre pas davantage de proactivité en 2008-2009.
L’année suivante, la présidente de la FEECUM, Tina Robichaud, partage dans son rapport final un avis similaire à celui de Bérubé :
« Un des principaux avantages d’être membre avec l’AÉNB est le fait de s’asseoir à la même table que les autres associations étudiantes avec le gouvernement et représenter tous les étudiants au NB, ce qui apporte une voix beaucoup plus forte et [un] message beaucoup plus clair. Le gouvernement n’accepterait pas de mettre en place des programmes si tous les étudiants ne peuvent s’entendre sur le même message »
Elle souligne toutefois un vote très serré au C.A. qui a démontré que plusieurs préféreraient « devenir membres associés en raison de l’insatisfaction du service reçu de l’alliance. »
L’année suivante, en 2009-2010, le v.-p. exécutif de la FEECUM, Simon Ouellet, émet la critique suivante dans son rapport final :
« Ne faisant pas toujours un travail fantastique en lobbying, l’AENB échoue complètement à combler le vide revendicatif dans le mouvement étudiant. Mais cela est en quelque sorte le résultat de l’indécision de ses propres membres. La FÉÉCUM est aux prises avec le même problème. Si eux-mêmes, les chefs étudiants, ne sont pas prêts à prendre la rue pour leurs objectifs, comment peuvent-ils oser demander l’engagement de la masse ? »
Cette même année, Robichaud occupait toujours le poste de présidente. Dans son rapport final, elle réaffirme le besoin de siéger au sein d’organismes tels l’AÉNB. Elle avoue cependant qu’« Il y aurait aussi lieu de faire une révision […] surtout au niveau de l’alliance étudiante du Nouveau-Brunswick. Il y a vraiment environ 10 ans, et si pas plus, qu’on questionne ce qu’on retire de l’organisation ».
Au final, comme l’affirme Martin, la FEECUM décide en 2012 de passer à l’acte sur un sujet à la traîne depuis 2002. Elle précise que le nouveau statut de membre associé de la FEECUM est « peut-être un peu pour donner un ‘‘wake-up call’’ au président puis aux autres membres de l’AÉNB. Ça va être au prochain exécutif de décider au mois de décembre l’année prochaine si on débarque complètement ou pas. »
La FEECUM a récemment voté au Conseil d’administration (C.A.) pour passer du statut de membre ordinaire à celui de membre associé au sein de l’Alliance des étudiants du Nouveau-Brunswick (AÉNB). Comme l’exige la constitution de l’AÉNB, chaque membre ordinaire doit devenir membre associé pour une période d’un an avant de se retirer complètement. Il se pourrait donc que la FEECUM quitte le groupe de lobbying étudiant provincial dès décembre prochain.
Joëlle Martin, v.-p. exécutive de la FEECUM, énumère deux raisons principales pour justifier le retrait potentiel : les problèmes antécédents entre l’AÉNB et la FEECUM ainsi que l’unilinguisme de l’organisme.
Dans un premier temps, l’AÉNB éprouve continuellement des problèmes de fonctionnement et de structure à l’interne.
« Depuis 2002, chaque nouvel exécutif qui arrive pense qu’il peut réinventer l’AÉNB puis la faire fonctionner. Ça fait dix ans que la FEECUM se bat pour essayer d’avoir un organisme de lobbying provincial qui fonctionne, puis ça fonctionne pas. Ça nous fait perdre du temps, dans le fond », explique Martin.
Le deuxième facteur est celui de la langue. Outre avec les étudiants provenant des campus de Shippagan et d’Edmundston, Martin soutient qu’il est impossible de communiquer en français au sein de l’AÉNB.
Les conséquences sont multiples. Premièrement, les intérêts spécifiques aux étudiants francophones sont mal représentés. Deuxièmement, selon Martin, cette situation force toujours le v.-p. externe de la FEECUM, étant seul bilingue, à remplir le poste de secrétaire au sein de l’AÉNB. Elle rajoute que le président actuel ne parle pas un mot français et qu’il est temps de passer du bilinguisme à la dualité :
« On trouve qu’au point où on en est, la dualité du point au vue du lobbying provincial puis de l’éducation postsecondaire, c’est rendu nécessaire. La FEECUM pense que tout de suite, le compromis, c’est de se rassembler avec les deux autres campus [de l’UdeM] puis de créer l’équivalent francophone [de l’AÉNB]. »
Tous ne partagent pas cet avis. Sylvain Bérubé, v.-p. exécutif de la FEECUM en 2010-2011, désirait rester membre de l’AÉNB. Dans son rapport final, il écrit :
« L’AENB est un groupe incroyable qui nous permit de sélectionner des priorités aux niveaux provinciales [sic.] qui aideraient tout [sic.] les étudiants de la province lors des élections et par la suite. […] [J]e considère que cette année la transition sera incroyablement importante afin d’assurer que l’organisme continue à vivre. Ma peur c’est que dans le cas d’un conflit une école membre cesse de participer aux réunions et mettre [sic.] en péril toute la raison d’être de l’organisme. »
Le Front s’est entretenu avec Bérubé la semaine dernière. Celui-ci maintient la position qu’il tenait l’année dernière :
« L’AÉNB était un lieu qui symboliquement démontrait que les étudiants du N.-B. étaient unis. Ensemble ils travaillent à trouver des solutions pour l'avancement de la cause étudiante. Notre absence de cet organisme-là démontre que les étudiants au N.-B. savent pas ce qu'ils veulent et en plus qu'ils sont pas capable de discuter pour en venir à un consensus. »
Il se demande la question suivante : pourquoi un gouvernement, au préalable peu préoccupé par les enjeux financiers de l’éducation et du postsecondaire, s’intéresserait-il à la cause des étudiants si ceux-ci ne sont même pas capables de collaborer au nom de l’intérêt des étudiants de la province ?
Bérubé soutient que les efforts incessants de la FEECUM pour remettre l’AÉNB sur ses pieds représentent une partie du problème. En voulant à chaque année « changer le monde » et « faire que l’AÉNB marche », pour citer Martin, la FEECUM aurait selon Bérubé alimenté les tensions au sein de l’exécutif.
Ironiquement, il souhaite désormais que l’AÉNB cesse d’exister. De cette façon, espère-t-il, les étudiants prendraient conscience de la valeur de l’association et la feront renaître avec force.
Antécédents : la FEECUM et l’AÉNB
Les rapports de fin de mandat des exécutifs passés de la FEECUM sont révélateurs des problèmes relatifs à l’AÉNB.
Dans son rapport de présidente pour l’année 2007-2008, Stéphanie Chouinard écrit :
« [L’AÉNB] ne s’est pas montrée des plus proactives lors de la sortie du rapport L’Écuyer-Miner [sur l’éducation postsecondaire] en septembre […]. L’AÉNB a d’ailleurs brillé par son absence lorsque nous étions en préparation pour une éventuelle grève de l’ABPPUM. Notre cotisation à l’Alliance a coûté aux étudiants de l’Université de Moncton 13 000$ cette année, et je crois que la FÉÉCUM aurait pu avoir de bien meilleures retombées en utilisant ces argents à ses propres fins. »
Chouinard propose ensuite que la FEECUM reconsidère son adhésion à l’organisme si ce dernier ne démontre pas davantage de proactivité en 2008-2009.
L’année suivante, la présidente de la FEECUM, Tina Robichaud, partage dans son rapport final un avis similaire à celui de Bérubé :
« Un des principaux avantages d’être membre avec l’AÉNB est le fait de s’asseoir à la même table que les autres associations étudiantes avec le gouvernement et représenter tous les étudiants au NB, ce qui apporte une voix beaucoup plus forte et [un] message beaucoup plus clair. Le gouvernement n’accepterait pas de mettre en place des programmes si tous les étudiants ne peuvent s’entendre sur le même message »
Elle souligne toutefois un vote très serré au C.A. qui a démontré que plusieurs préféreraient « devenir membres associés en raison de l’insatisfaction du service reçu de l’alliance. »
L’année suivante, en 2009-2010, le v.-p. exécutif de la FEECUM, Simon Ouellet, émet la critique suivante dans son rapport final :
« Ne faisant pas toujours un travail fantastique en lobbying, l’AENB échoue complètement à combler le vide revendicatif dans le mouvement étudiant. Mais cela est en quelque sorte le résultat de l’indécision de ses propres membres. La FÉÉCUM est aux prises avec le même problème. Si eux-mêmes, les chefs étudiants, ne sont pas prêts à prendre la rue pour leurs objectifs, comment peuvent-ils oser demander l’engagement de la masse ? »
Cette même année, Robichaud occupait toujours le poste de présidente. Dans son rapport final, elle réaffirme le besoin de siéger au sein d’organismes tels l’AÉNB. Elle avoue cependant qu’« Il y aurait aussi lieu de faire une révision […] surtout au niveau de l’alliance étudiante du Nouveau-Brunswick. Il y a vraiment environ 10 ans, et si pas plus, qu’on questionne ce qu’on retire de l’organisation ».
Au final, comme l’affirme Martin, la FEECUM décide en 2012 de passer à l’acte sur un sujet à la traîne depuis 2002. Elle précise que le nouveau statut de membre associé de la FEECUM est « peut-être un peu pour donner un ‘‘wake-up call’’ au président puis aux autres membres de l’AÉNB. Ça va être au prochain exécutif de décider au mois de décembre l’année prochaine si on débarque complètement ou pas. »
Être... endettés jusqu’au cou pour étudier : ici on le peut !
par Rémi Frenette
On le peut certainement au Nouveau-Brunswick et bien plus facilement que n’importe où ailleurs au Canada. Depuis quelques semaines, l’Ontario offre un rabais de 30% sur les droits de scolarité à tous ses étudiants collégiaux et universitaires dont le revenu familial ne dépasse pas $160,000. C’est ainsi que le N.-B. se retrouve officiellement au « premier rang » avec une moyenne des droits de scolarité les plus élevés au pays. Cette moyenne se chiffre à plus de $5,800 tandis que celle de l’Ontario est descendue à environ 5,000$.
La nouvelle est d’autant plus troublante quand on réalise que le parti progressiste-conservateur de David Alward garde l’intention d’augmenter les frais de scolarité durant les prochains quatre ans.
Après s’être adressé au gouvernement provincial et à la FEECUM, Le Front conclut que ni l’un ni l’autre des deux groupes n’envisage un changement de cap dans les négociations.
Le premier entretien s’est déroulé avec Marie-Josée Groulx, agente de communication pour le Ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail :
« Tout de suite, on est en discussion avec les quatre universités publiques du Nouveau-Brunswick pour établir un plan de financement pluriannuelle de quatre années pour pouvoir permettre aux universités de mieux budgéter à long terme, là. Puis aussi, au niveau du Ministère, ici, nous on est en train d’étudier toutes les formes de prêts et bourses étudiantes qu’on offre, à savoir si ça pourrait être mieux distribué », explique-t-elle.
Cette réponse reflète ce qui avait été annoncé l’année dernière par le ministre des finances, Blaine Higgs. Autrement dit, même le fait que les étudiants néo-brunswickois portent le plus lourd fardeau financier du pays n’affecte en rien la proactivité du gouvernement.
Au terme de l’entente pluriannuelle, les universités du N.-B. verront leur cotisation augmenter. Les chiffres exacts de cette hausse seront dévoilés avec le budget pour l’année 2012-2013 en fin mars.
Ghislain LeBlanc, président de la FEECUM, se dit déçu de l’inaction des progressistes-conservateurs :
« C’est un peu décourageant de voir qu’au N.-B., quand on va devenir la province avec les frais de scolarité les plus élevés au Canada puis qu’au niveau de la province, on ne change pas d’approche et on ne prend aucune mesure pour que les frais de scolarité demeurent [abordables] … Ils sont déjà pas abordables. »
« Donc à la fois, c’est une énorme pression pour les étudiants par rapport à payer les frais mais aussi, par rapport aux universités de la province, le potentiel de recruter des jeunes étudiants devient de plus en plus difficile. Quand on pense qu’on a un vieillissement de la population puis qu’il faut attirer plus de jeunes dans la province, on met pas les chances de notre côté. »
De son côté, le FEECUM ne s’engage pas plus que le gouvernement à réviser son approche. Comme elle entend le faire depuis le premier semestre, elle négociera durant les prochains mois pour essayer de maintenir l’augmentation des frais à un taux égal ou inférieur à l’inflation de la province.
Qu’en est-il donc de ce taux d’inflation ?
En octobre dernier, le N.-B. et la N.-É. se situaient à 4.2% : les taux les plus haut au Canada. Une autre belle première position pour la province ! Pour comparer, la hausse de 4% de cette année a fait grimper les frais d’admission de 200$ à l’UdeM.
Ainsi, même si la FEECUM négocie avec succès, l’augmentation risque d’être substantielle.
Dans toute cette affaire, ce sont les étudiants qui sont le plus pénalisés. La moyenne d’endettement à l’UdeM se chiffre vers les $34,000 pour un baccalauréat de quatre ans. Certains travaillent ou se privent pour arrondir les coins. Le stress des finances, le temps et l’énergie dépensés pour survivre au coût des études pèsent plus lourdement que jamais sur la relève néo-brunswickoise.
N’oublions pas les familles qui doivent désormais contribuer davantage à l’aide financière de leurs enfants aux études. Ceci est dû au retour de la prise en compte de la contribution parentale dans le calcul des prêts, un autre cadeau des progressistes-conservateurs.
On constate pourtant que l’un des dix « buts et principes » du parti progressiste-conservateur se lit comme suit : « La force de notre province réside dans notre capacité d'éduquer nos citoyens […] de façon à ce qu'ils puissent atteindre leur plein potentiel … » (http://www.pcnb.ca/fr/).
Ces mots ont-ils un sens réel ou servent-ils simplement à donner l’impression que tout ira bien malgré les coupures budgétaires et le classement honteux de la province ?
Faudra-t-il plus que des conversations en cravates, des classes dans la neige et des faux mariages pour se faire entendre par le gouvernement ?
Si ces derniers ne font qu’approfondir le gouffre, qu’en sera-t-il de l’électorat et surtout des étudiants ?
Les étudiants vont-ils encaisser les augmentations sans mot dire ?
Vont-ils contester leur endettement faramineux, celui de leurs collègues, de leurs familles et des jeunes de demain ?
Vont-ils s’armer de pancartes et de slogans en prenant les rues et en occupant des espaces stratégiques ?
Vont-ils se ranger derrière la FEECUM, maintenir la voie du lobbying et espérer que les frais n’augmentent pas trop ?
La FEECUM elle-même va-t-elle décider qu’assez, c’est assez ?
Les questions se multiplient. Les réponses restent en suspens.
Voilà trois semaines qu’on sait que le N.-B. assume les frais de scolarité les plus élevés au Canada. Pourtant, force est de constater que rien n’a changé dans l’arène des contestations, des demandes et des objectifs de lobbying en ce qui concerne l’UdeM.
Finalement, la nouvelle n’est peut-être pas aussi troublante que l’inertie du gouvernement, de la FEECUM et des étudiants eux-mêmes. Reste à voir comment tout ceci évoluera d’ici à la fin mars.
On le peut certainement au Nouveau-Brunswick et bien plus facilement que n’importe où ailleurs au Canada. Depuis quelques semaines, l’Ontario offre un rabais de 30% sur les droits de scolarité à tous ses étudiants collégiaux et universitaires dont le revenu familial ne dépasse pas $160,000. C’est ainsi que le N.-B. se retrouve officiellement au « premier rang » avec une moyenne des droits de scolarité les plus élevés au pays. Cette moyenne se chiffre à plus de $5,800 tandis que celle de l’Ontario est descendue à environ 5,000$.
La nouvelle est d’autant plus troublante quand on réalise que le parti progressiste-conservateur de David Alward garde l’intention d’augmenter les frais de scolarité durant les prochains quatre ans.
Après s’être adressé au gouvernement provincial et à la FEECUM, Le Front conclut que ni l’un ni l’autre des deux groupes n’envisage un changement de cap dans les négociations.
Le premier entretien s’est déroulé avec Marie-Josée Groulx, agente de communication pour le Ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail :
« Tout de suite, on est en discussion avec les quatre universités publiques du Nouveau-Brunswick pour établir un plan de financement pluriannuelle de quatre années pour pouvoir permettre aux universités de mieux budgéter à long terme, là. Puis aussi, au niveau du Ministère, ici, nous on est en train d’étudier toutes les formes de prêts et bourses étudiantes qu’on offre, à savoir si ça pourrait être mieux distribué », explique-t-elle.
Cette réponse reflète ce qui avait été annoncé l’année dernière par le ministre des finances, Blaine Higgs. Autrement dit, même le fait que les étudiants néo-brunswickois portent le plus lourd fardeau financier du pays n’affecte en rien la proactivité du gouvernement.
Au terme de l’entente pluriannuelle, les universités du N.-B. verront leur cotisation augmenter. Les chiffres exacts de cette hausse seront dévoilés avec le budget pour l’année 2012-2013 en fin mars.
Ghislain LeBlanc, président de la FEECUM, se dit déçu de l’inaction des progressistes-conservateurs :
« C’est un peu décourageant de voir qu’au N.-B., quand on va devenir la province avec les frais de scolarité les plus élevés au Canada puis qu’au niveau de la province, on ne change pas d’approche et on ne prend aucune mesure pour que les frais de scolarité demeurent [abordables] … Ils sont déjà pas abordables. »
« Donc à la fois, c’est une énorme pression pour les étudiants par rapport à payer les frais mais aussi, par rapport aux universités de la province, le potentiel de recruter des jeunes étudiants devient de plus en plus difficile. Quand on pense qu’on a un vieillissement de la population puis qu’il faut attirer plus de jeunes dans la province, on met pas les chances de notre côté. »
De son côté, le FEECUM ne s’engage pas plus que le gouvernement à réviser son approche. Comme elle entend le faire depuis le premier semestre, elle négociera durant les prochains mois pour essayer de maintenir l’augmentation des frais à un taux égal ou inférieur à l’inflation de la province.
Qu’en est-il donc de ce taux d’inflation ?
En octobre dernier, le N.-B. et la N.-É. se situaient à 4.2% : les taux les plus haut au Canada. Une autre belle première position pour la province ! Pour comparer, la hausse de 4% de cette année a fait grimper les frais d’admission de 200$ à l’UdeM.
Ainsi, même si la FEECUM négocie avec succès, l’augmentation risque d’être substantielle.
Dans toute cette affaire, ce sont les étudiants qui sont le plus pénalisés. La moyenne d’endettement à l’UdeM se chiffre vers les $34,000 pour un baccalauréat de quatre ans. Certains travaillent ou se privent pour arrondir les coins. Le stress des finances, le temps et l’énergie dépensés pour survivre au coût des études pèsent plus lourdement que jamais sur la relève néo-brunswickoise.
N’oublions pas les familles qui doivent désormais contribuer davantage à l’aide financière de leurs enfants aux études. Ceci est dû au retour de la prise en compte de la contribution parentale dans le calcul des prêts, un autre cadeau des progressistes-conservateurs.
On constate pourtant que l’un des dix « buts et principes » du parti progressiste-conservateur se lit comme suit : « La force de notre province réside dans notre capacité d'éduquer nos citoyens […] de façon à ce qu'ils puissent atteindre leur plein potentiel … » (http://www.pcnb.ca/fr/).
Ces mots ont-ils un sens réel ou servent-ils simplement à donner l’impression que tout ira bien malgré les coupures budgétaires et le classement honteux de la province ?
Faudra-t-il plus que des conversations en cravates, des classes dans la neige et des faux mariages pour se faire entendre par le gouvernement ?
Si ces derniers ne font qu’approfondir le gouffre, qu’en sera-t-il de l’électorat et surtout des étudiants ?
Les étudiants vont-ils encaisser les augmentations sans mot dire ?
Vont-ils contester leur endettement faramineux, celui de leurs collègues, de leurs familles et des jeunes de demain ?
Vont-ils s’armer de pancartes et de slogans en prenant les rues et en occupant des espaces stratégiques ?
Vont-ils se ranger derrière la FEECUM, maintenir la voie du lobbying et espérer que les frais n’augmentent pas trop ?
La FEECUM elle-même va-t-elle décider qu’assez, c’est assez ?
Les questions se multiplient. Les réponses restent en suspens.
Voilà trois semaines qu’on sait que le N.-B. assume les frais de scolarité les plus élevés au Canada. Pourtant, force est de constater que rien n’a changé dans l’arène des contestations, des demandes et des objectifs de lobbying en ce qui concerne l’UdeM.
Finalement, la nouvelle n’est peut-être pas aussi troublante que l’inertie du gouvernement, de la FEECUM et des étudiants eux-mêmes. Reste à voir comment tout ceci évoluera d’ici à la fin mars.
L’Improvisathon un succès digne de la LICUM
par Josée GallantSamedi dernier, la LICUM (Ligue d’Improvisation du Campus universitaire de Moncton) tenait sont marathon annuel, l’Improvisathon. Dix heures d’impro, sans arrêt consistent à un défi de taille que s’est lancé l’équipe de l’Université. C’est événement, est organisé dans le but de récolter des fonds afin de se procurer un nouveau trophée, puisque l’ancien est désormais rempli. C’est donc vers midi, à la salle multi du centre étudiant que tous se sont réunis afin de débuter ces 10 heures complètes d’impro. Plusieurs invités étaient au rendez-vous. Les écoles secondaires, Mathieu Martin de Dieppe, L’Odyssé de Moncton et Louis-J.-Robichaud de Shédiac ont tous eu la chance de s’affronter contre l’équipe universitaire. La Féecum était également de la partie pour donner leur appui. Quelques anciens membres de la LICUM ont aussi profité de l’occasion afin de démontrer leur talent une fois de plus. Ensuite, la participation spéciale de Jean-Sébastien Levesque, membre de la Revue acadienne, fut bien appréciée. Pour le cout minime de 1$, les spectateurs avaient l’occasion d’inscrire un thème qu’ils désiraient voir les joueurs interpréter. Cette façon originale d’amasser des sous était très attirante et amusante pour la foule rassemblée. Boisson et des sacs de bonbons étaient aussi en vente pour leur venir en aide.
En temps normal, ce marathon est organisé dans le but d’amasser des fonds pour se rendre à la coupe universitaire d’improvisation, mais dut au fait qu’elle se déroule à Ottawa, les frais sont trop élevés, et l’équipe a préféré économisé cette année et comme de fait se procurer un nouveau trophée. Une journée bien réussit comme celle-là consiste à un grand pas vers la l’accomplissement de leur but.
La Première et non la dernière pour la gang de la Revue Acadienne
par Véronique Wade GallienC’est devant une salle comble que la Première du spectacle La Revue Acadienne à eue lieu vendredi dernier à Jeanne-de-Valois. Le public était d’humeur joyeuse et déjà avant la représentation on ressentait l’effervescence de la foule.
Comme promis la gang de La Revue Acadienne ont ressorti les personnages préférés du public, comme Yvon Godin, la Sagouine, Marie-Jo Thériault et Cayouche. Un moment fort de la soirée fût celui où est réapparut le célèbre Sol, magistralement personnifié par Robert Gauvin. On a pu entendre l’audience s’exclamer avec un beau « OH! Sol! ». Toutefois, pour certains ce n’était pas évident de comprendre toutes les blagues et les subtilités. Mathieu Plourde-Turcotte, originaire du Québec a toute suite remarqué l’effort que le groupe a déployé pour essayer de couvrir toute les régions Acadienne « Contrairement aux Bye Bye et à ce que RBO avaient fait, ils couvrent une bonne partie des régions de la province ». À la fin de la première partie du spectacle Mathieu avouait ne pas avoir compris toutes les blagues des sketchs présentés. C’est plutôt dès le premier sketch de la deuxième partie qu’on l’à vu rire avec les différentes blagues et imitations québécoises telles que Louis-José Houde et l’acadien désireux d’apprendre le parler québécois pour ainsi espérer obtenir un contrat au théâtre.
Madame Marielle LeBlanc quant à elle nous a dit quelle et son mari suivait La Revue Acadienne depuis leur tous début « Ça fait au moins huit ans que nous les suivons ». Elle aime le fait que les humoristes on un humour non-choquant et rafraîchissant « Les gens ont un humour agréable et nous aimons le fait qu’ils ne dévalorisent personne » Madame LeBlanc affirme qu’elle apprécie tout particulièrement la chimie qui règne entre les cinq humoristes. Il faut dire qu’ils célèbrent cette année leur 10e anniversaire et qu’ils étaient déjà amis et collègue bien avant la toute première Revue Acadienne. Pour Monique Bourque cette revue était excellente « C’est mon préféré jusqu’à date, j’ai toujours aimé ce qu’ils ont fait mais cette année je pense qu’ils se sont surpassés » Monique poursuit en indiquant qu’elle apprécie particulièrement la fluidité du spectacle « On n’a pas eu l’impression qu’il y a eu des longueurs, ça passé super vite ». Ce ne sont pas tous les spectateurs qui ont été emballés et certains ont critiqués le manque de subtilité de certaines blagues en utilisant la citation du navet dans le sketch avec Yvon Godin. Ils n’ont toutefois pas voulu commenter plus longuement. Comme quoi, finalement, tous les goûts sont dans la nature.
Parler de paradis avec Monique Poirier
par Véronique Wade GallienElle vient de lancer son tout premier album solo : Parler de Paradis. Monique est connue depuis plusieurs années en Acadie pour avoir fait partie du groupe Les Muses et du collectif Ode à l’Acadie. Cette artiste acadienne est reconnue pour sa gentillesse, son humilité et son authenticité. Grande passionnée, elle est source d’inspiration et de générosité. On dit que c’est en donnant que l’on reçoit : à voir le nombre de collaborateurs ayant travaillé sur son album, on peut aisément s’imaginer tout ce que Monique a pu semer au cours de sa carrière. En fait, ce sont plus de quinze confrères musiciens et auteurs qui ont collaboré à la création de son œuvre : « Ce sont des amis avec qui j’ai partagé la scène depuis les dix dernières années. Ils ont fait preuve d’une énorme générosité en temps et en idées. »
Le paradis a ses passions
Monique Poirier souhaite que les gens qui écouteront son album réussissent à y puiser des mots auxquels ils pourront s’identifier. Pour elle, le terme « parler de paradis », c’est cette quête du bien être du moment présent, de ressentir qu’on est au bon endroit au bon moment. Son partenaire dans la production de l’album comme dans la vie, François Émond, a réalisé l’album en plus de signer la direction et les arrangements musicaux. Selon Monique, c’est un beau processus de cheminement personnel. Le plus beau dans tout ça, c’est qu’ils ont commencé à travailler sur ce projet en attendant un enfant. « J’étais enceinte de trois mois lorsque nous avons entamé la production de l’album et on l’a terminé lorsqu’Olivier a eu sept mois. » Monique affirme que le fait qu’ils se sont transformés en parents en montant l’album s’entend dans ce dernier. « Tu sais, cette lumière qu’on a en soi s’allume et devient encore plus intense lorsque nous devenons parents. » En lui demandant pourquoi tant de gens avaient manifesté leur amour et leur reconnaissance si rapidement après et pendant les lancements, Monique répond qu’elle ne s’explique pas la magie qui s’est manifestée : « Je pense que c’est parce que nous avons choisi la simplicité. » Pendant le lancement, ils ont expliqué l’histoire du projet et y ont mis cette touche personnelle qui fait qu’on a eu l’impression de le vivre avec eux.
L’authenticité, un gage de réussite
À la voir aller, on se demande quelle est sa formule magique pour y arriver. Comment devenir un artiste et un être accompli ? « Soyez authentiques et vrais, que ce soit en musique, en arts, ou simplement avec votre façon d’être. » Monique encourage tous les étudiants à créer sans hésitation : « Si vous avez envie, créez, n’hésitez pas. Allez-y ! Croyez en vous et créez. Même si les tendances et les modes peuvent parfois vous influencer, tentez d’y résister et demeurez vous-mêmes. »
Toscane : plusieurs morts et une quarantaine de disparus dans le naufrage du Costa Concordia
par Martin Savoie
Ce qui semblait être un voyage de rêve est vite tourné au cauchemar pour plusieurs milliers de vacanciers d’Europe alors que le navire de luxe Costa Concordia s’est échoué sur les côtes méditerranéennes, vendredi dernier.
Le bilan total de morts dans cet incident était de six morts lors de la rédaction de l’article. Toutefois, une quinzaine de personnes manquent toujours à l’appel. On dénombre aussi une quarantaine de blessés, dont plusieurs mineures lorsque des passagers sont sautés hors du bateau après que celui-ci ait chaviré.
Le bateau de croisières aurait heurté un rocher avant de se retourner sur le côté dans la Mer Méditerranée, vendredi soir, près de l’île du Giglio, en Toscane. Le navire partait d’Italie et devait faire des escales à Marseille, Barcelone et Palerme. Il était situé à une distance de 150 mètres de la côte et aurait dévié de sa trajectoire afin d’effectuer un « inchino », une sorte de salutation aux habitants des régions se trouvant sur le passage du bateau, accompagné de lumières allumées et de sirènes afin de signaler son passage. Les autorités tentent toujours de confirmer cette information.
Une « erreur de jugement grave » du commandant, Francesco Schettino, serait à l’origine de l’incident. La compagnie appartenant le navire, Costa Croisières, soutient qu’il y aura « des conséquences graves » pour le commandant. Accusé d’homicide et d’abandon du navire, la seconde accusation lui vaut à elle seule un risque d’emprisonnement de 12 ans.
De plus, la gestion de la situation à l’intérieur du bateau s’est vue véhément critiquée au cours des derniers jours. L’alerte ne fut lancée qu’une heure après l’impact.
Construit en 2006, en Italie, le paquebot pouvait accueillir près de 4 000 passagers. Selon les autorités, 4 200 passagers et membres d’équipage se trouvaient à bord lors du naufrage. Parmi eux, une douzaine de canadiens, tous sains et saufs selon le ministère des Affaires étrangères.
Ce qui semblait être un voyage de rêve est vite tourné au cauchemar pour plusieurs milliers de vacanciers d’Europe alors que le navire de luxe Costa Concordia s’est échoué sur les côtes méditerranéennes, vendredi dernier.
Le bilan total de morts dans cet incident était de six morts lors de la rédaction de l’article. Toutefois, une quinzaine de personnes manquent toujours à l’appel. On dénombre aussi une quarantaine de blessés, dont plusieurs mineures lorsque des passagers sont sautés hors du bateau après que celui-ci ait chaviré.
Le bateau de croisières aurait heurté un rocher avant de se retourner sur le côté dans la Mer Méditerranée, vendredi soir, près de l’île du Giglio, en Toscane. Le navire partait d’Italie et devait faire des escales à Marseille, Barcelone et Palerme. Il était situé à une distance de 150 mètres de la côte et aurait dévié de sa trajectoire afin d’effectuer un « inchino », une sorte de salutation aux habitants des régions se trouvant sur le passage du bateau, accompagné de lumières allumées et de sirènes afin de signaler son passage. Les autorités tentent toujours de confirmer cette information.
Une « erreur de jugement grave » du commandant, Francesco Schettino, serait à l’origine de l’incident. La compagnie appartenant le navire, Costa Croisières, soutient qu’il y aura « des conséquences graves » pour le commandant. Accusé d’homicide et d’abandon du navire, la seconde accusation lui vaut à elle seule un risque d’emprisonnement de 12 ans.
De plus, la gestion de la situation à l’intérieur du bateau s’est vue véhément critiquée au cours des derniers jours. L’alerte ne fut lancée qu’une heure après l’impact.
Construit en 2006, en Italie, le paquebot pouvait accueillir près de 4 000 passagers. Selon les autorités, 4 200 passagers et membres d’équipage se trouvaient à bord lors du naufrage. Parmi eux, une douzaine de canadiens, tous sains et saufs selon le ministère des Affaires étrangères.
L’actualité internationale en bref
par Martin Savoie
Fausse tristesse en Corée du Nord?
Les images de coréens attristés par la mort de leur chef, Kim Jong-Il, ont fait le tour du monde. C’est par milliers que les habitants de la Corée du Nord se rassemblaient pour les obsèques de leur leader, décédé en décembre dernier. Toutefois, derrière ces images se cachent parfois des histoires de tristesse forcée par l’armée du pays.
Les allégations comme quoi les citoyens se sont vus forcés à se manifester ainsi que démontrer de la tristesse se comptent par dizaines dans les médias. L’un des journaux spécialisés dans l’actualité Nord-Coréenne, le Daily NK, établi en Corée du Sud, rapporterait que plusieurs personnes ont été arrêtés et mises aux travaux forcées dans des camps réservés aux « ennemis du peuple » et ce, pour une durée de six mois.
Plus tôt ce mois-ci, les mêmes sources rapportaient un grand nombre de personnes mises à l’amende pour ne pas avoir assisté aux obsèques du « leader suprême de la république ». La sanction actuelle toucherait aussi ceux qui ne sont pas parvenus à pleurer ou dont la tristesse ne semblait pas assez sincère aux yeux des autorités du pays.
Par contre, pour ceux qui ont émis des critiques à l’endroit du nouveau leader du pays, Kim Jong-Un, la sanction s’est avérée plus sévère. Les gens ayant émis des commentaires négatifs à l’égard du fils de Kim Jong-Il ont été condamné à un séjour dans des camps de rééducation.
Accusé d’avoir incité le génocide, un Rwandais attend son extradition
Léon Mugesera, homme politique Rwandais vivant au Canada et accusé d’incitation au génocide, est présentement dans l’attente d’un renvoi dans son pays natal.
L’extradition s’est vue reportée au 20 janvier afin de laisser le temps à la Cour suprême du Québec d’analyser et d’étudier une demande du conseil des Nations Unies, laquelle stipule que si Mugesera est renvoyé dans son pays, il pourrait être sujet à de la torture.
Les tribunaux canadiens ont donc acquiescé à la demande afin de laisser le temps aux autorités d’étudier le dossier, lequel sera débattu au Palais de justice de Montréal ce vendredi, le 20 janvier.
Rappelons que Léon Mugasera devait subir un procès au Rwanda pour incitations à la haine et au génocide après un discours livré en 1992 dans lequel il incitait le peuple hutu à la haine envers les tutsis, ce qui aurait mené, plusieurs mois plus tard, au massacre de plus de 800 000 personnes.
Fausse tristesse en Corée du Nord?
Les images de coréens attristés par la mort de leur chef, Kim Jong-Il, ont fait le tour du monde. C’est par milliers que les habitants de la Corée du Nord se rassemblaient pour les obsèques de leur leader, décédé en décembre dernier. Toutefois, derrière ces images se cachent parfois des histoires de tristesse forcée par l’armée du pays.
Les allégations comme quoi les citoyens se sont vus forcés à se manifester ainsi que démontrer de la tristesse se comptent par dizaines dans les médias. L’un des journaux spécialisés dans l’actualité Nord-Coréenne, le Daily NK, établi en Corée du Sud, rapporterait que plusieurs personnes ont été arrêtés et mises aux travaux forcées dans des camps réservés aux « ennemis du peuple » et ce, pour une durée de six mois.
Plus tôt ce mois-ci, les mêmes sources rapportaient un grand nombre de personnes mises à l’amende pour ne pas avoir assisté aux obsèques du « leader suprême de la république ». La sanction actuelle toucherait aussi ceux qui ne sont pas parvenus à pleurer ou dont la tristesse ne semblait pas assez sincère aux yeux des autorités du pays.
Par contre, pour ceux qui ont émis des critiques à l’endroit du nouveau leader du pays, Kim Jong-Un, la sanction s’est avérée plus sévère. Les gens ayant émis des commentaires négatifs à l’égard du fils de Kim Jong-Il ont été condamné à un séjour dans des camps de rééducation.
Accusé d’avoir incité le génocide, un Rwandais attend son extradition
Léon Mugesera, homme politique Rwandais vivant au Canada et accusé d’incitation au génocide, est présentement dans l’attente d’un renvoi dans son pays natal.
L’extradition s’est vue reportée au 20 janvier afin de laisser le temps à la Cour suprême du Québec d’analyser et d’étudier une demande du conseil des Nations Unies, laquelle stipule que si Mugesera est renvoyé dans son pays, il pourrait être sujet à de la torture.
Les tribunaux canadiens ont donc acquiescé à la demande afin de laisser le temps aux autorités d’étudier le dossier, lequel sera débattu au Palais de justice de Montréal ce vendredi, le 20 janvier.
Rappelons que Léon Mugasera devait subir un procès au Rwanda pour incitations à la haine et au génocide après un discours livré en 1992 dans lequel il incitait le peuple hutu à la haine envers les tutsis, ce qui aurait mené, plusieurs mois plus tard, au massacre de plus de 800 000 personnes.
Chronique Sexe
par Josée Gallant et Stephy Rebmann
Y a pas de mal à se faire plaisir !
Sexfriend, fuckbuddy, copain de baise, ami avec bénéfice ou appelé plus prosaïquement plan cul, peu importe le petit nom sexuellement affectif qu’on donne à cette personne, son utilité reste la même : nous satisfaire sexuellement et ponctuellement sans pour autant s’investir émotionnellement. Un phénomène devenu à la mode chez les jeunes de 18 à 30 ans. Toutefois, LA question persiste : est-ce toujours aussi simple ?
A quoi sert-il ?
En période de jachère sentimentale et donc sexuelle, il existe plusieurs manières de gérer cette situation.
Dans notre cas, certaines sont patientes et attendent de croiser le crapaud qui se transformera en prince charmant ou qui restera crapaud, qui sait ! Et croyez-le ou non mesdames, certains hommes espèrent trouver l’amour. Choquant ?
En revanche, certaines de nos consœurs préfèrent garder leur libido active à l’aide de bebelles disponibles au sex shop. Messieurs, quant à eux, se tournent vers leur amie la plus fidèle au monde : l’incroyable, l’incontournable, la fameuse … main ! Et pour éviter les petites fuites, n’oubliez pas de vous munir d’une boîte de mouchoir. Toutefois, est-ce que ces petits plus ont le pouvoir de remplacer la magie d’un vrai corps-à-corps ?
NON ! En effet, certaines d’entre nous privilégient le contact physique qui procure le vrai plaisir. Ne pas confondre avec un prostitué mâle. La personne avec qui vous échangez des étreintes purement sexuelles doit être une personne que vous connaissez bien. Bonjour les économies.
Le fuckfriend idéal !
Notre sexbuddy n’est pas commandé sur Internet MAIS il doit répondre à certains critères de sélection pour assurer un service 100 % garanti !
Nous avons chacun nos préférences :
- Une personne avec qui on a déjà eu des parties de jambes en l’air plus que satisfaisantes. Un ex, par exemple. Il faut alors que la rupture soit 100 % digérée par les deux.
- Il faut se sentir suffisamment à l’aise pour essayer des positions acrobatiques. Soyons fou ! Mesdames ne doivent donc pas appréhender de montrer leurs gambettes velues entre deux séances chez l’esthéticienne.
- Le corps de notre partenaire sexuel nous inspire et nous donne envie jusqu’à en mouiller notre petite culotte.
- On est amis et on se respecte : pas de jugement !
- Notre partenaire est dispo et répond rapido-presto à nos appels.
- Cette personne est célibataire. Aucun emprunt !
Les règles d’or :
Rien n'est anodin dès lors qu'une relation entre deux êtres est engagée. Et même s'il ne s'agit "que" de sexe, il y a des règles à respecter afin protéger son cœur et celui de l’autre :
- On ne tombe pas amoureux ! Pas si facile … A force d’entretenir des relations sexuelles avec la même personne, des sentiments peuvent naître. Et si l’autre reçoit l’une des flèches de Cupidon, revoyez l’arrangement. On ne joue pas avec les sentiments !
- Le lendemain d’une nuit de folie, ne jamais s’attendre à un cadeau ou un texto de la part de votre joujou !
- On est claire dès le début. Sans forcément utiliser la formule :"veux-tu être mon Fuckfriend ?", on fait bien comprendre à l'autre que l'on ne cherche rien de sérieux.
- On adopte toujours le réflexe préservatif. Il tient peut-être aussi ce rôle auprès de nombreuses autres femmes célibataires... On apprend donc à ne pas se montrer exclusive.
- On n’hésite pas à informer notre sexbuddy si l’on fréquente une personne sérieusement. Cependant, ce n’est pas pour cette raison que vous devez le jeter comme une vieille chaussette. Après tout, dans fuckfriend, il y a le mot "ami" !
- Enfin, il n'y a pas de règle ! Et il peut tout à fait arriver que les deux tombent amoureux l'un de l'autre pour commencer une belle histoire...
COURRIER DU SEXE
Chères Josy et Phyphy,
Je suis persuadée que vous n’êtes pas étrangères à l’accumulation de bouées de sauvetages autour de vos hanches durant la période de Noël. Rassurée moi, ça n’arrive pas qu’à moi ou devrais-je dire, à nous ? Et bien oui, mon copain et moi, nous nous sommes un peu laissé aller durant la période des fêtes et nous ressemblons un peu au bonhomme Michelin ! Je vous épargne les détails. C’est pour cette raison que je vous écris. On a pris du poids, ça nous dérange, ça nous aide donc pas physiquement à s’aimer mais nous aimons avoir du sexe ensemble. On a donc pris des nouvelles résolutions pour 2012, bien évidemment et l’une d’entre elle est de maigrir. Cependant, le problème est le suivant : nous ne sommes pas sportifs et nous n’aimons pas faire du sport ! La question est donc la suivante : Nous aimons le sexe, nous nous aimons mais notre physique a fait dégringoler notre libido de manière considérable, avez-vous des solutions pour nous ?
Les petits bonhommes Michelins.
Chères PBM(S),
Nous sommes ravies de te considérer comme étant la première à nous écrire pour ce début d’année. En ce qui concerne ta question, une partie de jambes en l’air d’une durée moyenne de 20 minutes permet de perdre jusqu’à 300 calories ce qui est l’équivalent de jogger pendant 15 minutes ou de manger une frites du McDonald qui est de 360 calories. Le sexe fait maigrir, c’est prouvé scientifiquement ! Alors si vous voulez perdre du poids tranquillement pas vite, écartez les jambes. Lors de vos rapports sexuels, ce sont surtout les muscles abdominaux qui sont le plus sollicités. De plus, étant donné que ces derniers travaillent forts, cela aide au transit intestinal. Ca ne parait pas, mais ca prévient la constipation et les effets secondaires. Ainsi, il est plus facile d’éliminer les toxines de votre organisme, de diminuer votre rétention d’eau et conséquemment de perdre du poids. Les muscles du fessier et des cuisses travaillent eux aussi énormément, ce qui contribue à mieux les définir et à avoir une plus belle silhouette. Il faut toutefois être imaginatif lors du changement de position. Les positions debout aideront plus à avoir un petit cul d’enfer ! Et un petit conseil en plus pour toi chère lectrice, active toi ! Ne fais pas en sorte que ce soit le gars qui travaille le plus sexuellement car les résultats sur ton corps seront vains.
Par contre, oui on dépense de l’énergie, on structure son corps, on améliore notre santé respiratoire, hormonale, morale etc… mais il ne faut pas que vous misiez seulement sur l’acte sexuel pour perdre du poids. Un peu de sport n’a jamais tué personne !
Cordialement, Josy et Phyphy,
xoxo.
Y a pas de mal à se faire plaisir !
Sexfriend, fuckbuddy, copain de baise, ami avec bénéfice ou appelé plus prosaïquement plan cul, peu importe le petit nom sexuellement affectif qu’on donne à cette personne, son utilité reste la même : nous satisfaire sexuellement et ponctuellement sans pour autant s’investir émotionnellement. Un phénomène devenu à la mode chez les jeunes de 18 à 30 ans. Toutefois, LA question persiste : est-ce toujours aussi simple ?
A quoi sert-il ?
En période de jachère sentimentale et donc sexuelle, il existe plusieurs manières de gérer cette situation.
Dans notre cas, certaines sont patientes et attendent de croiser le crapaud qui se transformera en prince charmant ou qui restera crapaud, qui sait ! Et croyez-le ou non mesdames, certains hommes espèrent trouver l’amour. Choquant ?
En revanche, certaines de nos consœurs préfèrent garder leur libido active à l’aide de bebelles disponibles au sex shop. Messieurs, quant à eux, se tournent vers leur amie la plus fidèle au monde : l’incroyable, l’incontournable, la fameuse … main ! Et pour éviter les petites fuites, n’oubliez pas de vous munir d’une boîte de mouchoir. Toutefois, est-ce que ces petits plus ont le pouvoir de remplacer la magie d’un vrai corps-à-corps ?
NON ! En effet, certaines d’entre nous privilégient le contact physique qui procure le vrai plaisir. Ne pas confondre avec un prostitué mâle. La personne avec qui vous échangez des étreintes purement sexuelles doit être une personne que vous connaissez bien. Bonjour les économies.
Le fuckfriend idéal !
Notre sexbuddy n’est pas commandé sur Internet MAIS il doit répondre à certains critères de sélection pour assurer un service 100 % garanti !
Nous avons chacun nos préférences :
- Une personne avec qui on a déjà eu des parties de jambes en l’air plus que satisfaisantes. Un ex, par exemple. Il faut alors que la rupture soit 100 % digérée par les deux.
- Il faut se sentir suffisamment à l’aise pour essayer des positions acrobatiques. Soyons fou ! Mesdames ne doivent donc pas appréhender de montrer leurs gambettes velues entre deux séances chez l’esthéticienne.
- Le corps de notre partenaire sexuel nous inspire et nous donne envie jusqu’à en mouiller notre petite culotte.
- On est amis et on se respecte : pas de jugement !
- Notre partenaire est dispo et répond rapido-presto à nos appels.
- Cette personne est célibataire. Aucun emprunt !
Les règles d’or :
Rien n'est anodin dès lors qu'une relation entre deux êtres est engagée. Et même s'il ne s'agit "que" de sexe, il y a des règles à respecter afin protéger son cœur et celui de l’autre :
- On ne tombe pas amoureux ! Pas si facile … A force d’entretenir des relations sexuelles avec la même personne, des sentiments peuvent naître. Et si l’autre reçoit l’une des flèches de Cupidon, revoyez l’arrangement. On ne joue pas avec les sentiments !
- Le lendemain d’une nuit de folie, ne jamais s’attendre à un cadeau ou un texto de la part de votre joujou !
- On est claire dès le début. Sans forcément utiliser la formule :"veux-tu être mon Fuckfriend ?", on fait bien comprendre à l'autre que l'on ne cherche rien de sérieux.
- On adopte toujours le réflexe préservatif. Il tient peut-être aussi ce rôle auprès de nombreuses autres femmes célibataires... On apprend donc à ne pas se montrer exclusive.
- On n’hésite pas à informer notre sexbuddy si l’on fréquente une personne sérieusement. Cependant, ce n’est pas pour cette raison que vous devez le jeter comme une vieille chaussette. Après tout, dans fuckfriend, il y a le mot "ami" !
- Enfin, il n'y a pas de règle ! Et il peut tout à fait arriver que les deux tombent amoureux l'un de l'autre pour commencer une belle histoire...
COURRIER DU SEXE
Chères Josy et Phyphy,
Je suis persuadée que vous n’êtes pas étrangères à l’accumulation de bouées de sauvetages autour de vos hanches durant la période de Noël. Rassurée moi, ça n’arrive pas qu’à moi ou devrais-je dire, à nous ? Et bien oui, mon copain et moi, nous nous sommes un peu laissé aller durant la période des fêtes et nous ressemblons un peu au bonhomme Michelin ! Je vous épargne les détails. C’est pour cette raison que je vous écris. On a pris du poids, ça nous dérange, ça nous aide donc pas physiquement à s’aimer mais nous aimons avoir du sexe ensemble. On a donc pris des nouvelles résolutions pour 2012, bien évidemment et l’une d’entre elle est de maigrir. Cependant, le problème est le suivant : nous ne sommes pas sportifs et nous n’aimons pas faire du sport ! La question est donc la suivante : Nous aimons le sexe, nous nous aimons mais notre physique a fait dégringoler notre libido de manière considérable, avez-vous des solutions pour nous ?
Les petits bonhommes Michelins.
Chères PBM(S),
Nous sommes ravies de te considérer comme étant la première à nous écrire pour ce début d’année. En ce qui concerne ta question, une partie de jambes en l’air d’une durée moyenne de 20 minutes permet de perdre jusqu’à 300 calories ce qui est l’équivalent de jogger pendant 15 minutes ou de manger une frites du McDonald qui est de 360 calories. Le sexe fait maigrir, c’est prouvé scientifiquement ! Alors si vous voulez perdre du poids tranquillement pas vite, écartez les jambes. Lors de vos rapports sexuels, ce sont surtout les muscles abdominaux qui sont le plus sollicités. De plus, étant donné que ces derniers travaillent forts, cela aide au transit intestinal. Ca ne parait pas, mais ca prévient la constipation et les effets secondaires. Ainsi, il est plus facile d’éliminer les toxines de votre organisme, de diminuer votre rétention d’eau et conséquemment de perdre du poids. Les muscles du fessier et des cuisses travaillent eux aussi énormément, ce qui contribue à mieux les définir et à avoir une plus belle silhouette. Il faut toutefois être imaginatif lors du changement de position. Les positions debout aideront plus à avoir un petit cul d’enfer ! Et un petit conseil en plus pour toi chère lectrice, active toi ! Ne fais pas en sorte que ce soit le gars qui travaille le plus sexuellement car les résultats sur ton corps seront vains.
Par contre, oui on dépense de l’énergie, on structure son corps, on améliore notre santé respiratoire, hormonale, morale etc… mais il ne faut pas que vous misiez seulement sur l’acte sexuel pour perdre du poids. Un peu de sport n’a jamais tué personne !
Cordialement, Josy et Phyphy,
xoxo.
Hockey féminin : Moncton se regroupe contre SMU après une défaite face aux Tommies
par Normand d’EntremontAprès avoir subi seulement sa deuxième défaite de la saison, l’équipe de hockey féminin de l’Université de Moncton est rapidement revenue à l’ordinaire.
Les Aigles Bleues ont subi une défaite crève-cœur samedi après-midi de 3 à 2 en prolongation à domicile face aux Tommies de St. Thomas University avant de blanchir les Tigers de Dalhousie University 4 à 0 dimanche sur la route.
Samedi, Katie Brewster avait deux buts pour les Tommies, dont l’égalisateur à 15 :42 de la troisième et le but gagnant à 7 :56 de la période de prolongation, ce qui a permis aux Tommies de St. Thomas University de l’emporter sur les Aigles Bleues.
C’était seulement la deuxième défaite des Aigles qui sont toujours en bataille avec les X-Women de St. Francis Xavier University pour la première position au classement.
« Nous n'avons pas mal joué, c’est St. Thomas qui a très bien joué » souligne Denis Ross, entraineur en chef des Aigles Bleues. « Parfois il faut perdre pour apprendre, pour savoir c’est quoi l’intensité et l’agressivité du début à la fin, pendant 60 minutes; il n’y a rien de gagner d’avance ».
Après un but d’Amélie Larivière en avantage numérique pour Moncton et de Courtney Fox pour les Tommies en première, Natalie Cormier a redonné l’avantage aux hôtes avec un autre but en supériorité dans la deuxième période. En troisième, les Aigles n’ont pas réussi à augmenter la marge ce qui leur a ultimement coûté avec le but égalisant et gagnant de Brewster.
Pour le deuxième match consécutif, Moncton n’a pas pu soutenir une initiative en troisième période; contre les Tigers de Dalhousie University le match d’auparavant, elles ont toutefois réussi à l’emporter en prolongation, mais cette fois ce ne fut pas le cas. Selon Ross, même si les lancers étaient 29 à 24 pour les Tommies, c’est Moncton qui a eu le plus de chances et, ainsi, il aurait fallu en profiter.
« Quand on a une chance à marquer, il faut la prendre » maintient-il. « (Les Tommies) ont eu l’avantage mental sur nous autres parce qu’elles sont restées dans le jeu avec une équipe de première position. J’ai dit aux filles après le match que lorsqu’il ne reste que quelques minutes dans le match, il ne faut pas regarder au cadran, mais plutôt continuer à jouer ».
Le lendemain, les Aigles Bleues ont repris leurs bonnes habitudes pour l’emporter 4 à 0 face aux Huskies de Saint Mary’s University à Halifax.
Marie-Michèle Poirier avait deux buts et Kathy Desjardins a effectué 24 arrêts pour son cinquième blanchissage de la saison pour assurer la victoire à Moncton.
Poirier a marqué ses deux buts en deuxième période, les deux premiers buts de la rencontre. Gabrielle Poirier et Marie-Pier Arsenault ont chacune ajouté un but en troisième pour compléter le pointage.
Ainsi, les Aigles Bleues (11-1-0) sont maintenant en 2e position au classement, un point derrière St. F.-X. (13-2-0) avec un match en main. Moncton accueillera ces X-Women à l’aréna J.-Louis-Lévesque lors du deuxième match de sa fin de semaine, dimanche à 14h. Les Tigers de Dalhousie University seront d’abord les visiteurs samedi au nid des Aigles à 14h.
Une semaine en dents de scie
par Sébastien BeauregardLes Wildcats affrontaient deux équipes de fond de classement, soient les Voltigeurs de Drummondville, mercredi et les Screaming Eagles du Cape-Breton. Après une belle victoire de 4 à 1 contre les Voltigeurs, les Wildcats ont sous-estimé les Screaming Eagles du Cape-Breton en perdant 6 à 5, en fusillade, contre eux.
Mercredi, les Cats ont joué une bonne partie remportant la rencontre 4 à 1. Pour une rare fois cette saison, l’attaque est venu des quatre trios. Les marqueurs ont été Alex Saulnier, Ryan Penny, Patrick Delisle-Houde et Ross Johnston. Aussi, pour une rare fois, Brandon Thibeau gardait les filets et il a récolté sa 1re victoire de la saison avec 30 arrêts sur 31 tirs. On va aussi retenir de cette partie, le coup discutable du joueur des Voltigeurs, André Bouvet-Morrissette qui a frappé à la tête, Patrick Downe des Wildcats. Après la rencontre, l’entraîneur des Voltigeurs, Mario Duhamel était bien sûr très insatisfait de la tenue de ces joueurs : « On n’a pas joué notre style de jeu, on s’est laissé débordé par les Wildcats proche du filet. ». Tandis que, bien sûr, du côté de Danny Flynn, entraîneur en chef des Wildcats, il était bien heureux du match en général : « L’équipe a joué comme elle devait joué, ça été un effort de tout le monde ce soir. ».
Vendredi, les Screaming Eagles du Cape-Breton ont causé une surprise battant Moncton, 6 à 5. Pourtant, les frères Saulnier et Marek Hrvik ont récolté 5 points, mais Cape-Breton a fait mieux. Surtout, grâce à l’excellente performance de William Carrier qui a compté deux buts importants dans la rencontre en plus d’un but en tirs de barrage. Donc, c’est un point important que les Cats ont perdu à Sydney, en fin de semaine.
Les prochaines parties des Wildcats auront lieu le vendredi 20 janvier à Bathurst contre le Titan et le dimanche 22 janvier contre les Screaming Eagles du Cape-Breton, à Sydney.
Hockey masculin : Une fin de semaine prometteuse tombe en morceaux
par Normand d’EntremontDans une marge de 24 heures, Christian Gaudet et les Aigles Bleus ont éprouvé les meilleures et les pires des émotions pendant deux matchs à domicile.
Faisant un bref retour au jeu, Gaudet a aidé aux siens à l’emporter 6 à 3 sur les Axemen d’Acadia avant de se blesser encore une fois au début de la défaite écrasante de 5 à 1 de Moncton face aux Tigers de Dalhousie University.
« Nous avons tellement bien joué (contre Acadia), mais contre Dalhousie tout est allé mal », a résumé Serge Bourgeois, entraineur en chef des Aigles Bleus. « Dans cette ligue, si on prend une soirée de congé on va perdre, et nous l’avons prouvé ».
Avant le premier match de la fin de semaine, les Aigles avaient reçu la nouvelle que Christian Gaudet disputera son premier match après une absence de plus de deux mois en raison d’une commotion.
Gaudet n’a pas attendu longtemps pour annoncer son retour, marquant un but moins que 5 minutes du début du match et ajoutant deux passes pour aider aux Aigles à vaincre les Axemen.
« C’était un gros match pour nous et c’était vraiment une victoire d’équipe ce soir », a proclamé Gaudet, qui a été nommé joueur du match.
Après que Gaudet avait ouvert la marque, Liam Heelis a répondu pour les Axemen en avantage numérique, mais Kevin Charland a redonné l’avance aux Aigles avant la fin de la première. En deuxième, malgré être en désavantage du côté des lancés de 15 à 10, Acadia a réussi à marquer le seul but de la période lors d’un but de K.C. Brown avec moins que 2 minutes à faire.
Moncton ne s’est toutefois pas baissé la tête et a poursuivi l’effort en troisième pour briser l’égalité avec trois buts consécutifs en 10 minutes d’Éric Faille, de Francis Rochon et d’Alexandre Quesnel. Jonathan Laberge a ensuite réduit la marge pour les Axemen, mais Faille a marqué son deuxième en filet désert pour solidifier la victoire.
L’entraineur en chef soulignait après le match l’importance d’avoir eu maintenu l’effort de la deuxième en troisième.
« Mon seul message pour les gars avant la troisième période était de continuer à jouer comme ils l’avaient fait en deuxième » dit Bourgeois. « Je savais que si cela se faisait, nous allions finir par créer un but d’une façon ou d’une autre et c’est ce qui s’est produit avec le rebondissement chanceux sur le but de Faille ».
De son côté, Gaudet se disait fier de pouvoir retourner avec autant de succès.
« C’était sûr que c’était un moment spécial (de marquer au début du match) » avoue-t-il. « Je cherchais juste à faire les petites choses bien pour commencer, je voulais seulement aider l’équipe à gagner peu importe si je marquais. J’étais un peu nerveux avant le match, mais c’était une nervosité positive ».
Toutefois, autant que tout a bien été pour Gaudet et les Aigles Bleus vendredi soir, l’opposé était vrai le lendemain.
Cela a commencé avec la blessure de Gaudet 56 secondes après la première mise en jeu qui s’est cassé l'os du péroné près de la cheville. Les Aigles ont ensuite écopé trois punitions consécutives, ce qui a permis à Dal d’ouvrir la marque à 4 :39 de la première période lors d’un but de David MacDonald en avantage numérique. MacDonald a ensuite doublé la marge avec un lancer de derrière la ligne bleue.
En deuxième, Jordan Villeneuve-Gagné a profité d’une erreur du gardien André Guay, qui a mal joué la rondelle, pour marquer en désavantage et augmenter l’avance des Tigers à 3 à 0. Shea Kewen a également marqué en deuxième pour Dalhousie et la marque était ainsi 4 à 0 après 40 minutes.
André Guay a ensuite commis une deuxième erreur avec la rondelle en troisième période, ce qui a permis à Brett Theberge de marquer en supériorité le cinquième but des Tigers. Christopher Guay a finalement brisé le jeu blanc du gardien Wendell Vye de Dal, mais c’était bien trop peu et bien trop tard.
Selon Bourgeois, la blessure de Gaudet a déstabiliser l’équipe.
« C’est comme si on a paniqué après la blessure », précise-t-il. « J’ai vu des gars qui n’ont presque pas pris de punitions de l’année prendre des punitions stupides et ça nous a couté ».
« Tout allait mal » ajoute-t-il. « Nous avons frappé des poteaux, nous avons manqué des passes; André Guay c’est un excellent gardien qui joue d’habitude très bien la rondelle. L’effort était là, mais il y a des parties de même ».
Les Aigles Bleus (12-6) tombent ainsi en 4e position au classement, un point derrière les Huskies de Saint Mary’s (12-7-1) et les Axemen d’Acadia University (12-6-1) avec deux matchs et un match en main respectivement. Moncton disputera trois matchs cette semaine, commençant ce soir à Charlottetown face aux Panthers de University of Prince Edward Island. Ils accueilleront ensuite les deux équipes de Fredericton, les Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick et les Tommies de St. Thomas University, vendredi et samedi à l’aréna J.-Louis-Lévesque.
Yes we CAN 2012
par Lamrani Ahmed
Après la coupe du monde, la plus prestigieuse des coupes Africaines, la coupe d'Afrique des nations débutera le 21 janvier et se clôturera le 12 février 2012. Comme à chaque édition, elle nous promet son taux d'adrénaline et de suspense. Cette édition sera marquée par l'absence de bon nombre de nations qui on toujours fait sensation lors des éditions précédentes. Je fais allusion au tenants du titre, l'Egypte, et à d’autres, tels que le Cameroun, l'Afrique du Sud, le Nigeria, ou encore l'Algérie.
Cette année, ça se passe au Gabon et Guinée équatoriale, pour enfin atteindre la grande finale le 12 février au stade d'Angondjé à Libreville, capitale du Gabon. La coupe suivra le système des éliminatoires : seize équipes, incluant les deux pays organisateurs.
Voici les quatre groupes de la compétition:
Groupe A : Guinée Équatoriale, Sénégal, Zambie et Lybie. Dans ce groupe, le Sénégal part favori et pourrait normalement se qualifier assez aisément, sauf en cas de surprise qui pourrait être créée notamment par la Guinée ou la Zambie. La Lybie devra livrer une forte bataille dans ce groupe qui, par rapport aux autres, a moins d'expérience.
Groupe B : Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Soudan, Angola. Grands favoris du groupe, la Côte d'Ivoire impressionne avec un effectif qui, le moins qu’on puisse dire, est « imposant ». Menés par le plus grand attaquant de l'histoire du pays, Drogba, leur force physique sera un vrai challenge pour les autres équipes de la compétition. Le Burkina Faso, mené par son défenseur qui évolue avec l'Olympique lyonnais Bakary Koné, devrait être le principal problème pour la Côte d'Ivoire.
Groupe C : Gabon, Maroc, Tunisie, Niger. Groupe de la mort pour cette édition, c'est le groupe qui nous promet les matchs les plus intenses de la phase de groupes. Très difficile de se prononcer sur ce groupe qui compte des équipes aussi impressionnantes les unes que les autres. Le Maroc, qui compte des joueurs qui évoluent dans les championnats européens les plus prestigieux, impressionne, surtout après l'élimination de l'Algérie face à des Lions de l'atlas impeccables. La Tunisie voudra réitérer l'exploit de 2004. Ils on une très bonne équipe, bien soudée et forte de caractère. Il ne faut pas non plus oublier le Niger et le Gabon qui, lui, pourra compter sur le support du pays tout entier.
Groupe D : Ghana, Guinée, Mali, Botswana. Comme pour le groupe A, une équipe se démarque : ici, le Ghana part favori pour finir en tête du classement du groupe. Riche en joueurs expérimentés qui pratiquent dans des clubs de football de renommée, il faut s'attendre à une rude lutte de la part de la Guinée, le Mali et le Botswana qui, on peut le dire, sont d’un niveau assez proche.
Vivement le 21 janvier. La CAN nous promet tout un spectacle, et que le meilleur gagne !
Après la coupe du monde, la plus prestigieuse des coupes Africaines, la coupe d'Afrique des nations débutera le 21 janvier et se clôturera le 12 février 2012. Comme à chaque édition, elle nous promet son taux d'adrénaline et de suspense. Cette édition sera marquée par l'absence de bon nombre de nations qui on toujours fait sensation lors des éditions précédentes. Je fais allusion au tenants du titre, l'Egypte, et à d’autres, tels que le Cameroun, l'Afrique du Sud, le Nigeria, ou encore l'Algérie.
Cette année, ça se passe au Gabon et Guinée équatoriale, pour enfin atteindre la grande finale le 12 février au stade d'Angondjé à Libreville, capitale du Gabon. La coupe suivra le système des éliminatoires : seize équipes, incluant les deux pays organisateurs.
Voici les quatre groupes de la compétition:
Groupe A : Guinée Équatoriale, Sénégal, Zambie et Lybie. Dans ce groupe, le Sénégal part favori et pourrait normalement se qualifier assez aisément, sauf en cas de surprise qui pourrait être créée notamment par la Guinée ou la Zambie. La Lybie devra livrer une forte bataille dans ce groupe qui, par rapport aux autres, a moins d'expérience.
Groupe B : Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Soudan, Angola. Grands favoris du groupe, la Côte d'Ivoire impressionne avec un effectif qui, le moins qu’on puisse dire, est « imposant ». Menés par le plus grand attaquant de l'histoire du pays, Drogba, leur force physique sera un vrai challenge pour les autres équipes de la compétition. Le Burkina Faso, mené par son défenseur qui évolue avec l'Olympique lyonnais Bakary Koné, devrait être le principal problème pour la Côte d'Ivoire.
Groupe C : Gabon, Maroc, Tunisie, Niger. Groupe de la mort pour cette édition, c'est le groupe qui nous promet les matchs les plus intenses de la phase de groupes. Très difficile de se prononcer sur ce groupe qui compte des équipes aussi impressionnantes les unes que les autres. Le Maroc, qui compte des joueurs qui évoluent dans les championnats européens les plus prestigieux, impressionne, surtout après l'élimination de l'Algérie face à des Lions de l'atlas impeccables. La Tunisie voudra réitérer l'exploit de 2004. Ils on une très bonne équipe, bien soudée et forte de caractère. Il ne faut pas non plus oublier le Niger et le Gabon qui, lui, pourra compter sur le support du pays tout entier.
Groupe D : Ghana, Guinée, Mali, Botswana. Comme pour le groupe A, une équipe se démarque : ici, le Ghana part favori pour finir en tête du classement du groupe. Riche en joueurs expérimentés qui pratiquent dans des clubs de football de renommée, il faut s'attendre à une rude lutte de la part de la Guinée, le Mali et le Botswana qui, on peut le dire, sont d’un niveau assez proche.
Vivement le 21 janvier. La CAN nous promet tout un spectacle, et que le meilleur gagne !
mercredi 11 janvier 2012
Retour sur les premiers huit mois du règne majoritaire de Stephen Harper
par Rémi FrenetteEn ce début du nouvel an 2012, Le Front jette un regard sur le règne du gouvernement Harper élu en majorité le deux mai dernier.
Des professeurs de l’Université de Moncton estiment que le Canada s’engage dans un parcours bien différent de celui tracé historiquement par le pays. Les valeurs linguistiques et l’économie nationales, entre autre, se voient radicalement transformées dans un tournant idéologique vers la droite.
Ronald LeBlanc, professeur d’économie au campus de Moncton, affirme que Harper « s’en va définitivement dans un autre sens. Il est en train de créer un nouveau Canada, à l’américaine ».
LeBlanc n’y voit cependant rien de surprenant : « Il fait ce qu’il a dit qu’il allait faire : il met des ressources dans la prison, des ressources dans l’armement, il est en train de reculer le fédéral du champ des provinces et ainsi de suite. »
L’économiste considère que l’élection majoritaire permet simplement au gouvernement d’adopter les mesures qu’il envisage depuis sa première élection.
Par exemple, depuis 2006, le premier ministre met beaucoup d’emphase sur le besoin de resserrer la sévérité du système pénal. Des mesures concrètes ont été adoptées le mois dernier avec l’adoption du bill C-10, la Loi sur la sécurité des rues et des communautés. Ce projet de loi raffermit les sentences accordées aux jeunes délinquants, au trafic et à la production de drogues, il croît le temps requis pour demander pardon (suspension du casier judiciaire) et élimine des peines d’emprisonnement à domicile au profit du temps de prison, entre autre.
LeBlanc se dit dépassé par le bill C-10 en raison de ses coûts importants et de ses justifications douteuses : « On met des milliards dans la prison alors que le taux de criminalité est à la baisse ». En effet, la criminalité n’a jamais été aussi statistiquement basse au pays depuis 1973.
« Pour moi, c’est une politique de la peur. Ils nous effraient avec l’armée, avec la criminalité. On n’a pas besoin de dépenser là-dedans », de dire LeBlanc.
Le financement du militaire est aussi remis en question par l’économiste : « On va dépenser des milliard pour des avions [F-35]. Pour qui? Pour tirer sur les américains? Pour tirer sur les Russes? Qu’est-ce qu’on fait avec des avions militaires? » Il souligne également le contrat de 25 milliards signé entre le Canada et la compagnie Irving. Cette entente inaugure la construction de bateaux de guerre à Halifax.
Selon LeBlanc, il est trop tard pour revamper le militarisme canadien. Même dans le but de se tailler une part de l’Arctique, actuellement revendiqué par plusieurs pays, c’est par la diplomatie que le Canada a ses meilleures chances.
Il faut tout de même dire que le Canada a beaucoup moins souffert que d’autres pays occidentaux de la crise économique de 2008. LeBlanc précise cependant que cela n’a rien à voir avec les politiques du gouvernement actuel : « C’est [dû à] une règlementation assez sévère des marchés financiers qui a été faite par les libéraux dans le passé. » Il explique que les libéraux n’ont pas permis aux banques canadiennes de se fusionner, les empêchant ainsi de spéculer librement sur les marchés internationaux. La lourdeur de la crise récente aux États-Unis serait une conséquence de ce genre de dérèglementation.
L’autre aspect favorable à l’économie canadienne selon LeBlanc est son secteur énergétique. Il rappelle que le Canada demeure un grand exportateur de pétrole, de gaz naturels et d’électricité. Mais l’exploitation de ces ressources est elle-même controversée. Le mois dernier, quand le Canada s’est retiré du Protocole de Kyoto, les médias ont vite fait de pointer du doigt l’exploitation des sables bitumeux dans l’Ouest du pays. Ce genre d’industrie, on le comprend très bien, ne peut atteindre son plein potentiel économique lorsque des politiques contraignantes exigent le respect de l’environnement.
LeBlanc entrevoit aussi le retour à ce qu’il appelle le fédéralisme classique, c’est-à-dire un État fédéral qui laisse les provinces assumer les coûts de leurs institutions. Les programmes de péréquation laissent alors la place à une base par capita. Tandis que les péréquations redistribuent le financement vers les provinces les plus pauvres, la base par capita calcule l’allocution des montants selon la taille de la population. Les conséquences de cette approche sont claires d’après l’économiste : les inégalités vont croître, autant entre les provinces aisées et défavorisées qu’entre les individus riches et pauvres.
Pour Laurence Arrighi, professeure de linguistique au Campus de Moncton, le bilinguisme canadien n’est pas à son stade le plus glorieux.
Les nominations de Micheal Ferguson au poste de vérificateur général, de Michael Moldaver à la cour suprême et d’Angelo Persichilli comme directeur des communications sont alarmantes. Laurence Arrighi note que ce sont des hautes fonctions dans l’appareil fédéral et que leur unilinguisme anglophone indique une certaine indifférence quant au fait français de la part du gouvernement actuel : « Sans doute que dans les faits, ils montrent le peu de considération qu’ils accordent au bilinguisme canadien. Ça, c’est sûr et certain. »
Dans la même veine, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, décidait récemment de supprimer le verso francophone de sa carte d’affaire. « De là à pousser la bêtise jusqu’à vouloir des cartes unilingues, je trouve ça un peu fort », s’exclame Arrighi.
Elle n’envisage pas nécessairement de reculs sur le plan linguistique, par exemple en supprimant des lois déjà existantes. Cependant, elle n’entrevoit pas d’avancées ni une attitude proactive visant à améliorer les lois linguistiques au pays.
Cela ne signifie cependant pas pour elle que le gouvernement Harper soit hostile au fait francophone. Il faudrait plutôt parler d’un manque de sensibilisation ou de compréhension des enjeux auxquels font face les minorités. Selon la linguiste, la faiblesse actuelle du souverainisme québécois est peut-être explicative du peu d’intérêt que le fédéral accorde au français.
Laurence Arrighi se souvient de ses anciennes impressions du Canada : « Il y a quinze ou vingt ans, quand j’ai commencé ma formation linguistique, tu ne pouvais pas parler de politique et d’aménagement linguistique sans mettre de l’avant l’exemple canadien. C’était vraiment un exemple, supposément, de politique et d’un aménagement linguistique harmonieux, réussi, complet. »
Ces réflexions concordent avec celles de Ronald LeBlanc qui voyait un Canada beaucoup plus diplomate sur le plan politico-militaire et égalitaire sur le plan économique.
Cette courte enquête auprès des professeurs de l’Université de Moncton dresse un sombre portrait de la dernière année et des prochaines à venir sous le gouvernement Harper, notamment en ce qui concerne les Acadiens. Francophones habitant une région économiquement défavorisée, ils n’auront qu’à bien se tenir durant les trois prochaines années si le Canada maintient son nouveau cap idéologique.
Jeux du commerce 2012 : pas de podium pour la délégation de Moncton
par Rémi Frenette
Cette fin de semaine avaient lieu les Jeux du commerce (JDC), le plus grand concours d’études de cas au pays, une expérience des plus enrichissantes pour les étudiants de la Faculté d’administration de l’Université de Moncton. Ils n’ont cependant pas remporté les honneurs du podium. La première place est allée à l’Université d’Ottawa, la deuxième à l’École de gestion John Molson et la troisième à l’Université Laval. Il faudra attendre encore quelques semaines avant de connaître les résultats du classement général.
Olivier Doiron, étudiant au premier cycle en administration et v.-p. des activités sociales au sein de la FEECUM, en était à sa deuxième participation. Il estime que les JDC constituent une expérience mémorable et profitable et que chaque étudiant en administration devrait y participer dans leur parcours universitaire :
« Tout le monde qui passe en administration devrait prendre ce cours-là. Ça aide à s’améliorer à parler devant un public. Quand tu as des rapports à faire dans ton travail, plus tard, ça peut t’aider. En administration, il faut quand même que tu parles, c’est pas juste des chiffres. Puis avec l’expérience là-bas, il y a des chances de recrutement. Tu présentes devant des juges. Comme moi, cette année, j’ai présenté devant trois vice-présidents de Pepsi Co. Canada. On a jasé après avec eux. C’est vraiment une belle place pour faire du réseautage. Pour le recrutement aussi, pour voir qui sont les jeunes qui vont percer dans le marché. »
C’est donc une opportunité de mettre en pratique les notions apprises dans les cours du baccalauréat en plus de permettre aux étudiants de bâtir des réseaux sociaux. La couverture médiatique ainsi que la présence d’employeurs du domaine de l’administration constituent également une occasion en or de se faire remarquer sur la scène professionnelle.
Les JDC en étaient à leur 24e édition. À chaque année depuis 1989, des délégations de près de 80 participants représentent des universités de l’Est du Canada. Le nombre d’universités invitées est passé de huit en 1989 à treize et parfois même quatorze durant les dernières années. Les participants en 2012 comprennent l’École de gestion John Molson (Université Concordia), l’École de gestion Telfer (Université d’Ottawa), l’École des Hautes Études Commerciales et les universités de McGill, de Laval, de Moncton, de Sherbrooke, du Québec à Chicoutimi, du Québec à Montréal (ESG), du Québec à Rimouski, du Québec à Trois-Rivières, du Québec en Abitibi-Témiscamingue et du Québec en Outaouais.
La formule des épreuves se divise dans les catégories du social, du sport et surtout de l’académique, qui vaut à lui seul 68% du rang final des universités. La liste des épreuves académiques comprend entre autre le commerce international, la comptabilité, l’entreprenariat, la finance, la fiscalité et le marketing, en plus des épreuves supplémentaires du débat et de la simulation boursière. Le volet sportif vaut pour 18 points des scores finaux et se divisait cette année en trois épreuves : dodge ball, tchouckball et soccer. Enfin, le volet social, qui regroupe une panoplie d’épreuves mettant l’accent sur l’entraide et la socialisation, vaut six points du classement final.
Chaque épreuve académique est une étude de cas. En groupes de trois, les étudiants ont trois heures pour analyser le problème, développer des solutions et préparer une présentation de vingt minutes destinée à un panneau de professionnels et de professeurs en gestion. Olivier Doiron place d’ailleurs ce défi parmi les moments les plus mémorables de son expérience. C’est à ce moment, dit-il, que la compétition est à son point le plus intense.
Il faut dire que même si l’UdeM n’a pas un historique de vainqueur aux JDC, ses délégations se sont tout de même démarquées à quelques reprises au fil des années.
En 2009, la délégation de Moncton a remporté le prix de reconnaissance du volet hors compétition.
En 2006, elle a remporté le Trophée amélioration pour avoir fait le plus de progrès en comparaison à l'année précédente. Cette même année, Robert Boghen a remporté le Trophée reconnaissance pour sa capacité à stimuler l’intérêt des étudiants et pour son engagement dans le développement de l’événement.
En 2004, Moncton a remporté le Trophée contribution pour son engagement bénévole dans sa communauté. Le Campus de Moncton a également terminé en deuxième position au débat oratoire et en troisième position dans l’épreuve portant sur la gestion internationale.
En 2001, Moncton s’est emparé du premier prix en improvisation et de la troisième position dans l’épreuve de cas en informatique de gestion.
En 1999, l’UdeM s’est mérité le prix pour la meilleure amélioration, le deuxième prix à l’épreuve reportage et la troisième place de la course des jeux.
Cette fin de semaine avaient lieu les Jeux du commerce (JDC), le plus grand concours d’études de cas au pays, une expérience des plus enrichissantes pour les étudiants de la Faculté d’administration de l’Université de Moncton. Ils n’ont cependant pas remporté les honneurs du podium. La première place est allée à l’Université d’Ottawa, la deuxième à l’École de gestion John Molson et la troisième à l’Université Laval. Il faudra attendre encore quelques semaines avant de connaître les résultats du classement général.
Olivier Doiron, étudiant au premier cycle en administration et v.-p. des activités sociales au sein de la FEECUM, en était à sa deuxième participation. Il estime que les JDC constituent une expérience mémorable et profitable et que chaque étudiant en administration devrait y participer dans leur parcours universitaire :
« Tout le monde qui passe en administration devrait prendre ce cours-là. Ça aide à s’améliorer à parler devant un public. Quand tu as des rapports à faire dans ton travail, plus tard, ça peut t’aider. En administration, il faut quand même que tu parles, c’est pas juste des chiffres. Puis avec l’expérience là-bas, il y a des chances de recrutement. Tu présentes devant des juges. Comme moi, cette année, j’ai présenté devant trois vice-présidents de Pepsi Co. Canada. On a jasé après avec eux. C’est vraiment une belle place pour faire du réseautage. Pour le recrutement aussi, pour voir qui sont les jeunes qui vont percer dans le marché. »
C’est donc une opportunité de mettre en pratique les notions apprises dans les cours du baccalauréat en plus de permettre aux étudiants de bâtir des réseaux sociaux. La couverture médiatique ainsi que la présence d’employeurs du domaine de l’administration constituent également une occasion en or de se faire remarquer sur la scène professionnelle.
Les JDC en étaient à leur 24e édition. À chaque année depuis 1989, des délégations de près de 80 participants représentent des universités de l’Est du Canada. Le nombre d’universités invitées est passé de huit en 1989 à treize et parfois même quatorze durant les dernières années. Les participants en 2012 comprennent l’École de gestion John Molson (Université Concordia), l’École de gestion Telfer (Université d’Ottawa), l’École des Hautes Études Commerciales et les universités de McGill, de Laval, de Moncton, de Sherbrooke, du Québec à Chicoutimi, du Québec à Montréal (ESG), du Québec à Rimouski, du Québec à Trois-Rivières, du Québec en Abitibi-Témiscamingue et du Québec en Outaouais.
La formule des épreuves se divise dans les catégories du social, du sport et surtout de l’académique, qui vaut à lui seul 68% du rang final des universités. La liste des épreuves académiques comprend entre autre le commerce international, la comptabilité, l’entreprenariat, la finance, la fiscalité et le marketing, en plus des épreuves supplémentaires du débat et de la simulation boursière. Le volet sportif vaut pour 18 points des scores finaux et se divisait cette année en trois épreuves : dodge ball, tchouckball et soccer. Enfin, le volet social, qui regroupe une panoplie d’épreuves mettant l’accent sur l’entraide et la socialisation, vaut six points du classement final.
Chaque épreuve académique est une étude de cas. En groupes de trois, les étudiants ont trois heures pour analyser le problème, développer des solutions et préparer une présentation de vingt minutes destinée à un panneau de professionnels et de professeurs en gestion. Olivier Doiron place d’ailleurs ce défi parmi les moments les plus mémorables de son expérience. C’est à ce moment, dit-il, que la compétition est à son point le plus intense.
Il faut dire que même si l’UdeM n’a pas un historique de vainqueur aux JDC, ses délégations se sont tout de même démarquées à quelques reprises au fil des années.
En 2009, la délégation de Moncton a remporté le prix de reconnaissance du volet hors compétition.
En 2006, elle a remporté le Trophée amélioration pour avoir fait le plus de progrès en comparaison à l'année précédente. Cette même année, Robert Boghen a remporté le Trophée reconnaissance pour sa capacité à stimuler l’intérêt des étudiants et pour son engagement dans le développement de l’événement.
En 2004, Moncton a remporté le Trophée contribution pour son engagement bénévole dans sa communauté. Le Campus de Moncton a également terminé en deuxième position au débat oratoire et en troisième position dans l’épreuve portant sur la gestion internationale.
En 2001, Moncton s’est emparé du premier prix en improvisation et de la troisième position dans l’épreuve de cas en informatique de gestion.
En 1999, l’UdeM s’est mérité le prix pour la meilleure amélioration, le deuxième prix à l’épreuve reportage et la troisième place de la course des jeux.
L’art presque perdu de laisser tomber la neige
par Mathieu Plourde Turcotte
L’hiver est bien arrivé, même s’il faut chercher longtemps pour le trouver. Normalement, l’hiver à Moncton, c’est le froid, la neige et le soleil qui s’arque très bas dans le ciel. Il y a aussi les journées courtes qui s’allongent malgré tout, puis l’hiver avance – ce sont d’ailleurs les seules preuves de sa présence pour le moment –, en faisant sentir la présence du printemps. Pour ceux et celles qui ont vécu les tempêtes à répétition, le bordel dans ces rues qui devenaient de plus en plus étroites et les bancs de neige à profusion de l’an passé à Moncton, inutile de dire que les attentes n’ont jusqu’à maintenant pas été comblées. L’attitude des clubs de motoneige, qui paient leurs dépenses via les cartes de membres et en utilisant des bénévoles pour accomplir les tâches hivernales, le montre bien : la secrétaire du club Moncton-Saint Antoine de motoneige, secondée par le directeur général de la Fédération des clubs de Motoneige du Nouveau-Brunswick, sans pouvoir confirmer les chiffres puisqu’ils sont comptabilisés à la fin de la saison, émet des réserves sur la possible baisse du nombre de leurs membres que la logique météorologique imposerait. La majorité de leur clientèle, disent-ils, fonctionne par anticipation et ne devient donc pas membre à la dernière minute en fonction des conditions météorologiques.
Pour ce qui est des patinoires extérieures et des sentiers de ski de fond urbains, souvent sous la responsabilité des conseils de quartier, la seule chose qui puisse être dite – compte tenu de l’objectif à but non lucratif – c’est qu’ils dépendent de la météo.
De la neige dans le désert ! Non, mais presque …
Autrement dit, les entreprises qui dépendent de la neige – centres de ski, hébergement, etc. – pour rentabiliser leur commerce ne peuvent qu’espérer, prier, ou enneiger les pistes à l’aide de canons à neige artificielle crachant de l’eau se changeant en neige au contact du froid, comme c’est le cas des centres de ski. C’est de cette façon que Poley Mountain réussit à créer ce qui semble être un mirage de neige au beau milieu de la terre, des cailloux et de la pelouse presqu’encore verte. Cette montagne située à environ 50 minutes de voiture de Moncton (près de Sussex), réussit à offrir plus d’une pente de haut en bas sans petites roches désagréables pour le maintien d’une bonne condition des semelles de ski des clients. Lors de la rencontre avec la directrice du marketing de la montagne, Jennifer Muir, le vendredi 6 janvier, 10 pistes étaient ouvertes sur une possibilité de 30, avec prééminence sur les pistes pour débutant, toutes possédant un fond composé uniquement de 35 centimètres de neige artificielle. L’augmentation du domaine skiable devrait se faire graduellement jour après jour, selon la volonté de dame nature. Ce qu’il faut savoir, c’est que pour fabriquer la neige artificielle, il y a tout de même une température maximale. Preuve que l’hiver n’a pas dit son dernier mot et qu’il y a encore de la place pour de nombreuses précipitations cette année, la station a malgré tout ouvert ses portes deux jours plutôt que l’an passé, soit le 24 cette année et le 26 l’an dernier. Madame Muir a même affirmé que la fabrication de neige se faisait jusqu’en début février peu importe les précipitations de neige, question d’être prêts à toute éventualité et d’avoir une base de neige qui ne fondra pas et qui durera plus longtemps que la neige naturelle à la première pluie venue. La montagne n’est donc pas en terrain inconnu en ce qui concerne la fabrication de neige.
L’hiver est bien arrivé, même s’il faut chercher longtemps pour le trouver. Normalement, l’hiver à Moncton, c’est le froid, la neige et le soleil qui s’arque très bas dans le ciel. Il y a aussi les journées courtes qui s’allongent malgré tout, puis l’hiver avance – ce sont d’ailleurs les seules preuves de sa présence pour le moment –, en faisant sentir la présence du printemps. Pour ceux et celles qui ont vécu les tempêtes à répétition, le bordel dans ces rues qui devenaient de plus en plus étroites et les bancs de neige à profusion de l’an passé à Moncton, inutile de dire que les attentes n’ont jusqu’à maintenant pas été comblées. L’attitude des clubs de motoneige, qui paient leurs dépenses via les cartes de membres et en utilisant des bénévoles pour accomplir les tâches hivernales, le montre bien : la secrétaire du club Moncton-Saint Antoine de motoneige, secondée par le directeur général de la Fédération des clubs de Motoneige du Nouveau-Brunswick, sans pouvoir confirmer les chiffres puisqu’ils sont comptabilisés à la fin de la saison, émet des réserves sur la possible baisse du nombre de leurs membres que la logique météorologique imposerait. La majorité de leur clientèle, disent-ils, fonctionne par anticipation et ne devient donc pas membre à la dernière minute en fonction des conditions météorologiques.
Pour ce qui est des patinoires extérieures et des sentiers de ski de fond urbains, souvent sous la responsabilité des conseils de quartier, la seule chose qui puisse être dite – compte tenu de l’objectif à but non lucratif – c’est qu’ils dépendent de la météo.
De la neige dans le désert ! Non, mais presque …
Autrement dit, les entreprises qui dépendent de la neige – centres de ski, hébergement, etc. – pour rentabiliser leur commerce ne peuvent qu’espérer, prier, ou enneiger les pistes à l’aide de canons à neige artificielle crachant de l’eau se changeant en neige au contact du froid, comme c’est le cas des centres de ski. C’est de cette façon que Poley Mountain réussit à créer ce qui semble être un mirage de neige au beau milieu de la terre, des cailloux et de la pelouse presqu’encore verte. Cette montagne située à environ 50 minutes de voiture de Moncton (près de Sussex), réussit à offrir plus d’une pente de haut en bas sans petites roches désagréables pour le maintien d’une bonne condition des semelles de ski des clients. Lors de la rencontre avec la directrice du marketing de la montagne, Jennifer Muir, le vendredi 6 janvier, 10 pistes étaient ouvertes sur une possibilité de 30, avec prééminence sur les pistes pour débutant, toutes possédant un fond composé uniquement de 35 centimètres de neige artificielle. L’augmentation du domaine skiable devrait se faire graduellement jour après jour, selon la volonté de dame nature. Ce qu’il faut savoir, c’est que pour fabriquer la neige artificielle, il y a tout de même une température maximale. Preuve que l’hiver n’a pas dit son dernier mot et qu’il y a encore de la place pour de nombreuses précipitations cette année, la station a malgré tout ouvert ses portes deux jours plutôt que l’an passé, soit le 24 cette année et le 26 l’an dernier. Madame Muir a même affirmé que la fabrication de neige se faisait jusqu’en début février peu importe les précipitations de neige, question d’être prêts à toute éventualité et d’avoir une base de neige qui ne fondra pas et qui durera plus longtemps que la neige naturelle à la première pluie venue. La montagne n’est donc pas en terrain inconnu en ce qui concerne la fabrication de neige.
2011 : Les valeurs ont changé
par Marc André LaPlante, Rédacteur en chefLe début d’une nouvelle année est bien souvent une occasion de faire des bilans et de faire des réflexions sur celle qui vient de s’écouler. Pour le Canada, l’année 2011 aura été marquante sur la scène politique canadienne.
L’année 2011 marque, notamment, l’arrivée du premier gouvernement majoritaire mené par Stephen Harper. Nous sommes présentement entrain d’assister à une série de différents évènements, qui peuvent avoir l’air anodins, mais qui sont entrain de transformer l’image du Canada.
Ces décisions du gouvernement conservateur démontrent bien leur intention de transformer ce que l’on pouvait appeler à un moment, les valeurs canadiennes. L’exemple le plus flagrant de ce phénomène est sans aucun doute le comportement du Canada lors de la conférence de Durban sur l’environnement. Le Canada est en effet devenu le premier pays à quitter le protocole de Kyoto, s’attirant une pluie de critiques provenant de la communauté internationale.
Après avoir été longtemps perçu à travers le globe comme un leader en matière d’environnement et de lutte aux changements climatiques, le Canada est soudain devenu un des pays les plus critiqués dans ce dossier. Parmi les pays qui ont dénoncé cette décision, on retrouve notamment la Chine. Lorsque le Canada est dénoncé sur la scène internationale pour son manque d’implication dans le secteur environnemental par la Chine, il y a lieu de se poser de très sérieuses questions.
Le gouvernement Harper, au courant des derniers mois, à également semblé faire une beaucoup plus grande place à la monarchie, en remplaçant, notamment, un tableau du peintre Alfred Pellan pour le remplacer par un tableau de la reine. Il s’agit ici d’un geste tout à fait inoffensif, mais qui en dit très long sur les priorités du gouvernement, alors que l’on peut assister à plusieurs rapprochements avec la monarchie.
L’aspect, cependant, qui est peut être le plus inquiétant, est la tendance que semble suivre le gouvernement depuis quelque mois, qui est celle de glorifier tout ce qui est militaire. Nous avons pu assister, notamment, à des cérémonies marquant la fin de la mission en Libye. Ces cérémonies étaient sans précédent, alors qu’aucun gouvernement n’avait marqué de la sorte la fin d’une mission militaire.
Il semble également que la tendance se poursuivra lors de l’année 2012, alors qu’on annonçait tout récemment que des commémorations auraient lieu entourant le 200e anniversaire de la guerre de 1812. Il est extrêmement inquiétant de voir le gouvernement tenter d’influencer l’opinion publique de sorte à ce qu’elle soit plus favorable à l’armée. On risque de voir de plus en plus de canadiens partir au combat au courant des prochaines années. Il s’agit la d’une vraie transformation des valeurs canadiennes.
Ajout sur la scène culturelle de la région en 2012 : Les « Soirées cabaret franco de l’Igloo »
par Véronique Wade GallienLe bar l’Igloo est reconnu depuis plusieurs années pour les spectacles live qui y sont présentés. Mais voilà que cette année, l’Igloo lance sa programmation des Soirées cabaret franco. Le but est d’y présenter des groupes et des artistes francophones 52 semaines par année. C’est une occasion pour plusieurs artistes de se faire connaître.C’est d’ailleurs le cas de John Boulay qui s’y produira ce soir dès 21 h.
John Boulay, un artiste acadien à découvrir
John Boulay a étudié en guitare classique à l’Université de Moncton et poursuit sa formation via de nombreux stages. Il est membre du groupe de Pascal Lejeune et accompagne la violoniste Louise Vautour, ce qui lui a permis de voyager en France et à travers le Canada. Il a monté un spectacle aux saveurs de blues, de rock, de swing, de reggae et de country accompagné de ses trois musiciens : Luc Roy, Denis Hachey et Nicolas Boudeau. John se dit heureux d’avoir la chance de se faire connaître du public et il a hâte de faire découvrir son talent : « On va en profiter pour faire des tests et voir ce qui soulève le public de Moncton. » Il travaille sur son disque depuis 2008 et attend de pouvoir amasser suffisamment de fonds pour le terminer : « C’est un mal pour un bien puisque les chansons ont pu être perfectionnées avec le temps. » Il travaille entre temps sur les projets de ses pairs et affirme que même si son album prend le siège arrière, ça lui permet de le faire grandir en tant que musicien. Dans le domaine, l’expérience est cruciale et ce n’est pas ce qui lui manque. D’ailleurs, il enseigne la musique, ce qui lui permet de combler ses temps libres et de vivre de son art.
La programmation des Soirées cabaret franco de l’Igloo
Voici les artistes qui se produiront sur la scène de l’Igloo pour les trois prochains mois : ce soir - John Boulay ; 18 janvier - Les Hay Babies ; 25 janvier – Caracol ; 1 février - Loup Noir ; 8 février - Daniel Goguen ; 15 février - Kevin McIntyre ; 22 février - Luc Tardif ; 29 février - Gabriel Robichaud ; 7 mars - Mario Lebreton ; 14 mars - Danny Boudreau ; 21 mars - Le Bo Band ; 28 mars - Caroline Savoie et Philippe Desjardins.
Ces soirées auront lieu à tous les mercredis soirs à 21 h à l’Igloo, situé au 300, promenade Elmwood, près du campus de Moncton de l’Université de Moncton. Le coût d’entrée est de 5 $ à la porte.
La Revue Acadienne célèbre ses 10 ans !
par Véronique Wade Gallien
Bonne et heureuse année à tous ! Pour plusieurs, le nouvel an est synonyme de résolutions, de renouveau et de bilan annuel. C’est aussi le temps pour La Revue Acadienne de faire le bilan de l’année avec son traditionnel spectacle humoristique de fin d’année.
10 ans déjà !
Cette année, l’équipe de La Revue Acadienne célèbre son 10e anniversaire et promet au public un nouveau spectacle avec plus de 40 numéros d’imitations, de parodies publicitaires, et de clins d’œil sur l’actualité revisitée à leur façon. Plusieurs personnages referont surface comme l’incontournable Yvon Godin, Isabelle Thériault en tant que porte parole de l’événement Accrocs de la chanson, la Sagouine, Angèle Arseneau, qui s’associe avec le groupe de citoyens de Dover Estate à Dieppe qui veulent de l’eau, Wilfred à l’Olympia, et bien sûr Roland Gauvin et Monsieur Crapaud seront eux aussi de la partie. « Au fil des ans, nous avons remarqué que ce ne sont pas les politiciens qui ont marqué l’Acadie, ce sont les artistes d’ici, » souligne André Roy, membre de La Revue Acadienne. Il affirme qu’ils réservent des surprises au public : « Nous allons présenter 40 nouveaux numéros sur la même actualité, mais le spectacle sera différent de ce qui est passé à la télévision de Radio-Canada les 1er et 2 janvier dernier. On a gardé les « jokes » locales pour nos spectacles en salle. » De plus, pour souligner leurs accomplissements, l’équipe a décidé de rassembler leurs meilleurs moments sur DVD et offre un CD des chansons de La Revue Acadienne.
Origines de La Revue Acadienne
André Roy nous a expliqué comment est né ce projet qui est maintenant devenu leur emploi de rêve : « L’équipe était membre de la ligue d’impro acadienne et on leur a suggéré de faire leur revue de l’année dans le cadre du festival Hubcap à Moncton. C’est ce qu’ils ont fait. » Maintenant, les cinq comédiens de La Revue Acadienne présentent une série d’émissions hebdomadaires à la télévision de Radio-Canada et un nouveau spectacle en tournée au Nouveau-Brunswick année après année.
La tournée
Ils ont commencé avec une tournée de quatre arrêts, mais aujourd’hui ils parcourent les quatre coins du Nouveau-Brunswick avec plus de 10 spectacles en janvier et en février. Ils se produiront à la salle de spectacle Jeanne-de-Valois à l’Université de Moncton le vendredi 13 et le samedi 14 janvier à 20 heures. Ils termineront leur tournée le vendredi 10 février à Moncton pour une troisième fois, mais cette fois-ci dans le cadre du Festival d’humour Hubcap au Théâtre Capitol.
Bonne et heureuse année à tous ! Pour plusieurs, le nouvel an est synonyme de résolutions, de renouveau et de bilan annuel. C’est aussi le temps pour La Revue Acadienne de faire le bilan de l’année avec son traditionnel spectacle humoristique de fin d’année.
10 ans déjà !
Cette année, l’équipe de La Revue Acadienne célèbre son 10e anniversaire et promet au public un nouveau spectacle avec plus de 40 numéros d’imitations, de parodies publicitaires, et de clins d’œil sur l’actualité revisitée à leur façon. Plusieurs personnages referont surface comme l’incontournable Yvon Godin, Isabelle Thériault en tant que porte parole de l’événement Accrocs de la chanson, la Sagouine, Angèle Arseneau, qui s’associe avec le groupe de citoyens de Dover Estate à Dieppe qui veulent de l’eau, Wilfred à l’Olympia, et bien sûr Roland Gauvin et Monsieur Crapaud seront eux aussi de la partie. « Au fil des ans, nous avons remarqué que ce ne sont pas les politiciens qui ont marqué l’Acadie, ce sont les artistes d’ici, » souligne André Roy, membre de La Revue Acadienne. Il affirme qu’ils réservent des surprises au public : « Nous allons présenter 40 nouveaux numéros sur la même actualité, mais le spectacle sera différent de ce qui est passé à la télévision de Radio-Canada les 1er et 2 janvier dernier. On a gardé les « jokes » locales pour nos spectacles en salle. » De plus, pour souligner leurs accomplissements, l’équipe a décidé de rassembler leurs meilleurs moments sur DVD et offre un CD des chansons de La Revue Acadienne.
Origines de La Revue Acadienne
André Roy nous a expliqué comment est né ce projet qui est maintenant devenu leur emploi de rêve : « L’équipe était membre de la ligue d’impro acadienne et on leur a suggéré de faire leur revue de l’année dans le cadre du festival Hubcap à Moncton. C’est ce qu’ils ont fait. » Maintenant, les cinq comédiens de La Revue Acadienne présentent une série d’émissions hebdomadaires à la télévision de Radio-Canada et un nouveau spectacle en tournée au Nouveau-Brunswick année après année.
La tournée
Ils ont commencé avec une tournée de quatre arrêts, mais aujourd’hui ils parcourent les quatre coins du Nouveau-Brunswick avec plus de 10 spectacles en janvier et en février. Ils se produiront à la salle de spectacle Jeanne-de-Valois à l’Université de Moncton le vendredi 13 et le samedi 14 janvier à 20 heures. Ils termineront leur tournée le vendredi 10 février à Moncton pour une troisième fois, mais cette fois-ci dans le cadre du Festival d’humour Hubcap au Théâtre Capitol.
2011, l’année du peuple !
par Martin Savoie
Premièrement, bonne année à vous, chers lecteurs du Front !
Non mais, en 2011, nous avons eu droit à tout un show, si vous me permettez l’anglicisme. On se serait crus dans de vieilles montagnes russes tellement ça a brassé ! Et pourquoi ça a brassé ? Parce que des gens se sont tenus debout.
Affirmer que le magazine Times était dans le mille avec sa couverture la plus attendue de l’année (celle du « Man of the year », la personnalité ayant marqué l’actualité lors des douze derniers mois) est trop peu dire à ce point. Sur cette couverture, on peut observer un homme, masqué d’un foulard, dont la figure représente les grecs, les espagnols, les indignés, les arabes, et tous ceux qui ont pris part à des soulèvements populaires depuis le début de l’année. Les protestataires, voilà leur personnalité de l’année.
Au tournant de la nouvelle année, on ne peut pas se dire étonnés d’un tel choix. Lorsqu’on y pense, l’année s’est terminée comme elle a commencé, après tout : dans le chaos, le défi de l’autorité, les protestations, bref, dans les remises en question, parfois musclées, des bases des systèmes politiques en place dans le monde.
Revenons en arrière d’un an. À ce moment-ci, en 2011, des manifestations étaient en branle en Tunisie, en Algérie et au Yémen. De tous les présidents en poste dans ces pays, seul le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, demeurera en poste.
Mais pourtant, ce n’était que le début…
Plusieurs autres pays ont très rapidement suivi. Le Liban, l’Égypte, la Syrie, l’Irak, la Libye et le Koweït, entre autres, ont connu leurs séries de manifestations, certaines plus rudes que d’autres. Tel est le cas de la Libye, par exemple, où les armes furent de mise afin de se battre contre le régime de Mouammar Kadhafi. Mais nous en avons déjà tant parlé, vous connaissez le dénouement de cette histoire.
Certains conflits, quant à eux, restent à résoudre. La Syrie en est l’exemple parfait. Alors que les civils se sacrifient afin d’assurer un meilleur avenir à leur pays, l’armée contre-attaque, tentant tant bien que mal de taire les cris d’une population en colère. Le conflit est tel que des intervenants externes, comme par exemple la Ligue Arabe, condamnent les actes du gouvernement.
S’il y a bien une chose qu’il faut retenir de toutes les manifestations qui ont eu lieu cette année, c’est qu’elles avaient toutes un même but : la justice sociale.
Les émeutes qui ont eu lieu en Angleterre peuvent aussi être du nombre des manifestations « pour la justice ». Derrière cet événement aux apparences plutôt extrêmes se cache une histoire de justice trop souvent laissée dans l’ombre devant l’ampleur que le tout a pris. L’élément déclencheur de ces péripéties était la mort de Mark Duggan. Le jeune homme de 29 ans avait été tué par balle dans un taxi lors d’une altercation policière. Un groupe d’amis de Duggan, à travers des manifestations devenues émeutes, réclamaient que justice soit faite pour sa famille en plus de protester contre la brutalité policière.
À cela s’ajoute le mouvement des indignés qui s’était déroulé en Europe, plus particulièrement en Espagne où il est né, et en Grèce où il a été parmi les plus forts. Ce mouvement, ayant pris naissance dans les réseaux sociaux, s’est vu rassembler une classe jeune et pacifique qui réclamait du changement, un renversement de la tendance capitaliste des gouvernements. Ce mouvement a réussi à rassembler les manifestants par milliers dans les deux pays, se chiffrant même à plus de 100 000 personnes en Grèce.
Avec un tel mouvement, il fallait s’attendre à ce que plusieurs autres pays joignent le mouvement. En effet, des centaines de mouvements similaires partout dans le monde ont suivi plusieurs mois plus tard, notamment à New York où le mouvement « Occupy Wall Street », ayant débuté en septembre, attirait plusieurs milliers de personnes chaque jour, lesquelles campaient même sur les lieux des manifestations. Les autres villes du monde ont rapidement suivi et le Nouveau-Brunswick n’a pas été épargné!
Pour 2012, mis à part la fin du monde (sarcasme), je crois que sur la scène internationale, il faut s’attendre à observer un temps de reconstruction après tous les soulèvements qui ont eu lieu lors de la dernière année. Nous avons commencé à en voir une parcelle avec l’Égypte et la Tunisie qui tenaient leurs premières élections depuis la chute de leurs présidents, et une multitude d’autres nations emboîteront le pas. Si 2011 était l’année du peuple, 2012 sera l’année où l’on récoltera les fruits de ce que l’on a semé.
Premièrement, bonne année à vous, chers lecteurs du Front !
Non mais, en 2011, nous avons eu droit à tout un show, si vous me permettez l’anglicisme. On se serait crus dans de vieilles montagnes russes tellement ça a brassé ! Et pourquoi ça a brassé ? Parce que des gens se sont tenus debout.
Affirmer que le magazine Times était dans le mille avec sa couverture la plus attendue de l’année (celle du « Man of the year », la personnalité ayant marqué l’actualité lors des douze derniers mois) est trop peu dire à ce point. Sur cette couverture, on peut observer un homme, masqué d’un foulard, dont la figure représente les grecs, les espagnols, les indignés, les arabes, et tous ceux qui ont pris part à des soulèvements populaires depuis le début de l’année. Les protestataires, voilà leur personnalité de l’année.
Au tournant de la nouvelle année, on ne peut pas se dire étonnés d’un tel choix. Lorsqu’on y pense, l’année s’est terminée comme elle a commencé, après tout : dans le chaos, le défi de l’autorité, les protestations, bref, dans les remises en question, parfois musclées, des bases des systèmes politiques en place dans le monde.
Revenons en arrière d’un an. À ce moment-ci, en 2011, des manifestations étaient en branle en Tunisie, en Algérie et au Yémen. De tous les présidents en poste dans ces pays, seul le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, demeurera en poste.
Mais pourtant, ce n’était que le début…
Plusieurs autres pays ont très rapidement suivi. Le Liban, l’Égypte, la Syrie, l’Irak, la Libye et le Koweït, entre autres, ont connu leurs séries de manifestations, certaines plus rudes que d’autres. Tel est le cas de la Libye, par exemple, où les armes furent de mise afin de se battre contre le régime de Mouammar Kadhafi. Mais nous en avons déjà tant parlé, vous connaissez le dénouement de cette histoire.
Certains conflits, quant à eux, restent à résoudre. La Syrie en est l’exemple parfait. Alors que les civils se sacrifient afin d’assurer un meilleur avenir à leur pays, l’armée contre-attaque, tentant tant bien que mal de taire les cris d’une population en colère. Le conflit est tel que des intervenants externes, comme par exemple la Ligue Arabe, condamnent les actes du gouvernement.
S’il y a bien une chose qu’il faut retenir de toutes les manifestations qui ont eu lieu cette année, c’est qu’elles avaient toutes un même but : la justice sociale.
Les émeutes qui ont eu lieu en Angleterre peuvent aussi être du nombre des manifestations « pour la justice ». Derrière cet événement aux apparences plutôt extrêmes se cache une histoire de justice trop souvent laissée dans l’ombre devant l’ampleur que le tout a pris. L’élément déclencheur de ces péripéties était la mort de Mark Duggan. Le jeune homme de 29 ans avait été tué par balle dans un taxi lors d’une altercation policière. Un groupe d’amis de Duggan, à travers des manifestations devenues émeutes, réclamaient que justice soit faite pour sa famille en plus de protester contre la brutalité policière.
À cela s’ajoute le mouvement des indignés qui s’était déroulé en Europe, plus particulièrement en Espagne où il est né, et en Grèce où il a été parmi les plus forts. Ce mouvement, ayant pris naissance dans les réseaux sociaux, s’est vu rassembler une classe jeune et pacifique qui réclamait du changement, un renversement de la tendance capitaliste des gouvernements. Ce mouvement a réussi à rassembler les manifestants par milliers dans les deux pays, se chiffrant même à plus de 100 000 personnes en Grèce.
Avec un tel mouvement, il fallait s’attendre à ce que plusieurs autres pays joignent le mouvement. En effet, des centaines de mouvements similaires partout dans le monde ont suivi plusieurs mois plus tard, notamment à New York où le mouvement « Occupy Wall Street », ayant débuté en septembre, attirait plusieurs milliers de personnes chaque jour, lesquelles campaient même sur les lieux des manifestations. Les autres villes du monde ont rapidement suivi et le Nouveau-Brunswick n’a pas été épargné!
Pour 2012, mis à part la fin du monde (sarcasme), je crois que sur la scène internationale, il faut s’attendre à observer un temps de reconstruction après tous les soulèvements qui ont eu lieu lors de la dernière année. Nous avons commencé à en voir une parcelle avec l’Égypte et la Tunisie qui tenaient leurs premières élections depuis la chute de leurs présidents, et une multitude d’autres nations emboîteront le pas. Si 2011 était l’année du peuple, 2012 sera l’année où l’on récoltera les fruits de ce que l’on a semé.
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