mercredi 16 novembre 2011

Volleyball : Dal reste invaincue avec une victoire de 5 sets contre les Aigles

par Normand d’Entremont

L’équipe de volleyball féminin de l’Université de Moncton et celle de Dalhousie University ont disputé chaudement pendant 5 manches, samedi dernier au gymnase du CEPS, les Tigers l’emportant finalement sur l’équipe hôtesse 3 à 2 (25-17, 22-25, 28-30, 25-9 et 15-5).

Dalhousie, qui n’avait perdu qu’un set en quatre matchs avant la partie, est remontée après la troisième manche pour gagner les deux derniers et assurer la victoire.

Selon l’entraineur en chef des Aigles Bleues, Monette Boudreau-Carroll, l’équipe hôtesse a peut-être voulu trop en faire devant ses partisans.

« Il faut apprendre à ne pas avoir peur de gagner », explique-t-elle. « Aussitôt qu’on commence à réaliser qu’on a une chance, on a tendance à juste vouloir trop bien faire. Nos partisans sont loyaux; on a toujours une belle foule qui nous encourage. Je pense que les filles veulent juste bien faire devant eux ».

Après que les Tigers avaient pris le premier set, Moncton a profité de l’énergie de la foule pour prendre deux manches consécutives très serrés. Toutefois, les Aigles n’ont pas réussi à utiliser l’élan de ces gains pour prendre la victoire et n’ont pas pu arrêter le jeu des Tigers qui ont gagné les deux derniers sets sont trop de craintes. Louise Facca des Tigers a été nommée joueuse du match.

Selon l’entraineur en chef, il y a quand même raison pourquoi être encouragé de la partie, disant que ce n’est pas la défaite comme telle qui est décevante, mais plutôt la façon qu’on a perdu.

« Nous avons pris deux sets très serrés, nous aurions pu aller chercher une victoire que pas beaucoup d’équipe vont réussir à prendre. Nous l’avons pas fait, mais déjà ça nous dit qu’on peut les prendre », souligne Boudreau-Carroll. « Nous sommes complètement bien avec les trois premiers sets, mais nous sommes déçus des deux derniers ».

Tel que mentionné, un moment important du match est venu après le troisième set alors que les Aigles venaient de remporter un set très serrée. Toutefois, elles n’ont pas converti cette énergie dans le prochain set et ont perdu l’élan qu’elles venaient de créer.

« À la place d’essayer de le gagner, nous avons essayé de ne pas le perdre », ajoute l’entraineur en chef. « Quand on essaye de ne pas perdre un match, on ne joue qu’à 80%, et contre des équipes comme (Dalhousie) il faut jouer à 100% tout le temps. C’est une bonne leçon pour les filles et j’espère que cela va leur servir plus tard ».

Volleyball : Première victoire de la saison pour le Bleu et Or

par Normand d’Entremont

Les Aigles Bleues ont affiché leur toute première victoire de saison régulière, dimanche passé, l’emportant 3 à 0 (25-21, 25-20, 25-21) sur les Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick au gymnase du CEPS.

L’équipe de volleyball féminin de l’Université de Moncton a connu le goût de la victoire devant une foule dynamique après avoir subi quatre défaites pour ouvrir la saison.

Selon l’entraineur en chef des Aigles Bleues, Monette Boudreau-Carroll, l’agressivité de l’équipe a été importante pour assurer la victoire.

« Aujourd’hui nous avons joué pour gagner », affirme-t-elle. « Les filles sont restées agressives tout le match, et quand nous allons restées agressives comme ça, mêmes les grandes équipes vont avoir de la difficulté à nous suivre ».

Quoique les manches étaient serrées, les Aigles Bleues semblaient être en contrôle du match tout le long et ont réussi à résister à n'importe quelle remontée des Reds.

Malgré la défaite crève-cœur de la veille face aux Tigers de Dalhousie University, Moncton est sorti fort contre les Varsity Reds. Boudreau-Carroll était ainsi encouragée de la performance de l’équipe, non seulement dans la victoire, mais dans l’ensemble des deux matchs.

« Je pense que la leçon d’hier, de ne pas avoir peur de gagner et de ne pas jouer pour ne pas perdre, a payé aujourd’hui », continue l’entraineur en chef. « Nous aurions vraiment dû être 2-0 cette fin de semaine. C’est la première fin de semaine que nous avons joué comme que nous voulons vraiment jouer ».

La joueuse du match, Stéphanie Lagacé, appuyait son entraineur en jugeant l’importance de la performance de l’équipe de match en match plutôt que les résultats, surtout puisque les Aigles sont déjà assurés une position au championnat du Sport universitaire atlantique (SUA) en tant qu’équipe hôtesse.

« Nous voulons surtout nous concentré sur comment on joue les matchs, sur la technique », souligne Lagacé. « Nous avons une occasion en or cette année de vraiment pouvoir travailler sur notre jeu et grandir comme équipe pour arriver prêtes lors du tournoi du SUA ».

Leur première victoire signée, Moncton (1-4) cherchera à continuer à bâtir un élan avec un autre match en fin de semaine à domicile.

« Je pense que la victoire permet aux filles d’avoir une confiance de pouvoir apprendre même en gagnant », estime Boudreau-Carroll. « Ce n’est pas vrai qu’il faut perdre pour apprendre durant un match, et c’est important d’avoir la confiance de pouvoir faire les choses dans la partie en plus que dans les entrainements ».

Les Aigles Bleues affronteront ainsi les Axewomen d’Acadia University, dimanche prochain à 14h dans le gymnase du CEPS.

Hockey masculin : « Victoire de caractère » en fusillade pour le Bleu et Or

par Normand d’Entremont

L’équipe de hockey masculin de l’Université de Moncton a survécu une remontée féroce des Huskies de Saint-Mary’s University pour l’emporter 5 à 4 en fusillade samedi soir à l’aréna J.-Louis-Lévesque.

Les Aigles Bleus avaient une avance de 3 à 0 à un moment donné, mais, ayant un banc qui continuait à diminuer en raison des blessures, Moncton a permis aux Huskies de revenir fort pour prolonger le match.

Le trio de Marc-André Côté, Francis Rochon et Guillaume Parenteau ont compté tous les buts pour l’équipe hôtesse, Côté menant l’attaque avec deux buts et une passe, et Rochon et Parenteau ayant chacun un but. Pierre-Alexandre Marion a signé sa deuxième victoire consécutive devant le filet pour le Bleu et Or.

Les Aigles, qui étaient déjà sans le service de Christian Gaudet (blessure à la tête), d’Alexandre Quesnel (suspension) de Charles Bergeron (blessure à l’épaule) avant le match, ont perdu Kevin Charland et Mathieu Labrie à des blessures à la tête durant le match. Toutefois, les joueurs restants se sont ralliés pour assurer la victoire.

« C’est comme je l’ai dit au gars, ce soir on a eu besoin d’oublier notre système un peu, c’était une victoire de caractère », affirme Serge Bourgeois. « Il faut gagner des parties de même. Les gars ont travaillé fort, nous avons trouvé une façon de gagner et c’est ça qui compte ».

Moncton a donné les premiers coups dans la première période avec des buts de Parenteau et Rochon à environ trois minutes d’intervalles dans la deuxième moitié du tiers. Marc-André Côté a ensuite augmenté l’avance des Aigles en désavantage avec son premier de la soirée à 4 :02 du début de la deuxième période. Jamie Doornbosch a finalement brisé la glace pour les Huskies en avantage numérique à 16 :14 dans ce tiers intermédiaire pour diminuer l’avance des Aigles à 3 à 1 après la deuxième.

En troisième, les Huskies sont sortis forts lorsque Stephen Johnston a marqué à 1 :52 et encore une fois à 5: 22 pour effacer l’avance de Moncton. Marc-André Côté a riposté seulement 18 secondes plus tard pour redonner l’initiative aux Aigles, mais Michael Strickland a prolongé le match pour les Huskies lors d’un but avec un peu plus que 5 minutes à faire au match.

Les deux équipes ont échangé des occasions en prolongation, mais aucune n’a réussi à trouver le filet. En tirs de barrage, Pierre-Alexandre Poulin et Dean Ouellet ont réussi leurs essais tandis que Chris McKinnon et Cam Fergus ont raté leurs occasions pour Saint-Mary’s, assurant la victoire au Bleu et Or.

Le joueur du match remarquait après la rencontre que les Aigles sont restés calmes malgré la remontée des Huskies.

« Nous n’avons pas paniqué, cette année nous apprenons à gagner », souligne Côté. « Nous savions qu’ils allaient sortir fort (en troisième); déjà en partant, nous et Saint-Mary’s, il y a de l’histoire. Je peux dire que je ne les aime pas vraiment ».

Avec les deux victoires en fin de semaine, les Aigles Bleus (8-2-0) sont toujours en deuxième position avec 16 points, 3 points devant les Axemen d’Acadia University (6-3-1) et seulement un point derrière les Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick (8-1-1).

Tel que le note Bourgeois, il est trop tôt pour affirmer si Charland ou Labrie manqueront à une ou plusieurs parties. L’évaluation se fera plus tôt que tard alors que les Aigles disputeront deux rencontres à Fredericton cette fin de semaine, vendredi soir face aux Tommies de Saint-Thomas University et dimanche contre UNB.

Ils retourneront ensuite à Moncton pour disputer leur dernière partie à domicile avant les fêtes, samedi le 26 novembre à 19h à l’aréna J.-Louis-Lévesque, et termineront leur premier semestre avec un match à Charlottetown face à UPEI.

Hockey masculin : Rochon l’emporte pour les Aigles en prolongation

par Normand d’Entremont

Après avoir disputé ses six premières parties sans marquer de but, Francis Rochon connait soudainement le sens de l’opportunisme.

Rochon a marqué en troisième période et en prolongation pour donner la victoire de 3 à 2 de l’équipe de hockey masculin de l’Université de Moncton face aux X-Men de St. Francis Xavier University, vendredi soir à l’aréna J.-Louis-Lévesque.

C’était la deuxième fois que Rochon marquait deux buts dans ses trois derniers matchs, dont tous ces buts ayant été marqués en troisième ou en prolongation.

« (Francis) c’est un gars que je crois que je détesterais jouer contre », dit en riant l’entraineur en chef des Aigles Bleus, Serge Bourgeois. « Il travaille extrêmement fort et il n’arrête pas. Il a prouvé qu’il a un bon lancer et ce soir il a profité de ses occasions pour marquer deux gros buts pour nous ».

Son premier but est venu à 8 :09 de la troisième période alors que les Aigles Bleus tiraient de l’arrière 1 à 0 après que Bryce Swan avait ouvert la marque pour les X-Men en avantage numérique moins que 30 secondes du début du dernier tiers. Dean Ouellet a ensuite donné une première avance à Moncton sur un lancer puissant avec un peu plus que 5 minutes à faire au match. Toutefois, les X-Men n’ont pas abandonné et ont réussi à l’égaliser avec moins que 2 minutes à jouer sur un but de Michael Kirkpatrick.

Les Aigles ne se sont pourtant pas découragés et ont eu quelques bonnes occasions en surtemps avant que Rochon a terminé le match avec son deuxième de la soirée à 2 :30 de prolongation.

Après le match, Rochon soulignait l’importance de suivre le plan de match pour compenser pour le fait que les Aigles manquaient deux joueurs importants, soit Christian Gaudet qui a subi un coup à la tête et qui est toujours blessé, et Alex Quesnel qui servait le premier match d’une suspension de quatre parties.

« Nous savions qu’il nous manquait du personnel donc il fallait en donner un peu plus », remarque le joueur du match. « Nous étions patients ce soir, nous sommes restés dans notre système. C’est important de gagner le plus de matchs possible parce qu’on sait qu’après les fêtes ce sont tous des matchs avec un sentiment d’éliminatoires ».

Les gardiens de chaque équipe, Pierre-Alexandre Marion pour Moncton et Morgan Clark pour St.-F.-X., ont été parfait pendant les deux premières périodes, chacun réussissant de gros arrêts pour maintenir l’égalité. Toutefois, malgré qu’il a été le premier à alloué un but, c’est Marion qui a su amené son équipe à la victoire en fin de compte, bloquant 33 des 35 tirs dirigés vers lui.

« Je me suis dit qu’il fallait que je garde mon équipe dans le match à 1-0 et je savais que la rondelle allait finir par rentrer pour nous, j’avais confiance que nous allions le remporter », explique Marion. « C’est victoire qui va faire remonter notre moral, surtout après les incidents de la semaine passé ».

Kevin Charland a contribué deux mentions d’aides à la victoire, jouant un plus grand rôle avec les absences de Gaudet et de Quesnel au match.

« Nous avons donné des plus grands rôles à des joueurs ce soir et ils ont répondu à l’appel », ajoute Bourgeois. « Je pense à un joueur comme Charland que nous avons vu prendre un plus grand rôle et qui avait ainsi deux assistes. La foule était bonne encore ce soir, et chaque fois qu’on peut avoir une bonne foule comme cela ça nous aide beaucoup ».

mercredi 9 novembre 2011

Le français dans les hautes fonctions fédérales : essentiel, important ou accessoire ?

par Rémi Frenette

Le gouvernement Harper nomme trois unilingues anglophones aux postes de juge à la cour suprême, de directeur des communications et de vérificateur général du Canada. L’unilinguisme dans des fonctions aussi importantes ne fait pas l’unanimité.

La nomination récente du juge Michael Moldaver à la cour suprême a fait couler beaucoup d’encre. En 2006, Stephen Harper avait nommé le juge unilingue anglophone Marshall Rothstein. La succession de Dimitri Soudas par Angelo Persichilli au poste de directeur des communications a aussi créé tout un émoi. Le Québec en est particulièrement outré. La troisième nomination est celle de Michael Ferguson à titre de vérificateur général. Après plus d’une décennie en politique néo-brunswickoise, il ne peut toujours pas converser en français.

Matthieu LeBlanc, professeur de traduction à l’Université de Moncton, a mené une étude sur le bilinguisme et la langue de travail dans la fonction publique fédérale canadienne. Il s’exprime ainsi au sujet des trois nominations :

« Cette attitude à l’égard du bilinguisme est inquiétante et ne présage rien de bon pour les francophones, à mon avis. […] Ce qu’on se dit, c’est que la langue (dans ce cas le français), ça s’acquiert une fois sur place, une fois en poste, ou que ce n’est pas nécessaire à l’exercice des fonctions. Autrement dit, c’est secondaire, accessoire. Résultat : les unilingues anglophones ont toujours une place dans la fonction publique fédérale. Pour les unilingues francophones, c’est une toute autre histoire. »

Juge à la cour suprême
La semaine dernière, L’Étoile publiait un article écrit par Serge Rousselle, professeur de droit constitutionnel à l'Université de Moncton et président de l'Association des juristes d'expression française du Nouveau-Brunswick, au sujet de la nomination du juge Moldaver. Il y expose différents arguments qui remettent en question la légitimité de cet unilinguisme et il estime que c’est de plus en plus contestable aux tribunaux.

Plus récemment, dans une conversation avec Le Front, Rousselle qualifie les trois nominations de « tendance inquiétante et inacceptable ».

Le président de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick (SANB) Jean-Marie Nadeau se prononce également :

« Je suis cependant très content que [l'Association des juristes d'expression française du Nouveau-Brunswick] ait décidé de contester cette nomination à la cour suprême, et aussi que la Fédération des communautés francophones et acadiennes ait déposé une plainte officielle. »

Le député néo-démocrate de la circonscription d’Acadie-Bathurst, Yvon Godin, s’exprime comme suit :

« Ce qui me rend triste, ce qui me dérange le plus, c’est que les gestes de monsieur Harper nous reculent de trente ans en arrière, quand les peuples francophones et anglophones se tapaient encore dessus. C’est ça qui est regrettable. »

S’adressant au Front, il explique que les plaidoyers ne sont pas toujours traduits et qu’ils retardent les procès de plusieurs mois. Une certaine traduction a même transformé le nom « Saint-Cœur » à « Five o’clock ». Il arrive aussi que les juges estiment ne pas avoir besoin de traducteur puisque leurs collègues bilingues peuvent faire ce travail. Monsieur Godin pense que cela est inacceptable :

« [Les juges] sont supposés être individuels et faire leur ouvrage eux-autres mêmes. Ça ne marche pas du tout ! Ce n’est pas à son collègue de lui expliquer ce que l’autre a dit. »

Directeur des communications
Le cas de Persichilli est encore plus controversé. Ancien chroniqueur du Toronto Star, il y dénonçait ce qu’il considère comme « the over-representation of francophones in our bureaucracy, our Parliament and our institutions » (11 avril 2010). Il conteste aussi la notion selon laquelle un Canada uni se doit d’avoir le soutien du Québec, rajoutant que le souverainisme québécois est une cause perdue et que « Quebec exists and its citizens can enjoy a good quality of life because it is part of Canada ».

Yvon Godin ainsi que Jean-Marie Nadeau ont tous deux souligné ces anciens propos. Monsieur Godin considère sa nomination comme un « affront direct au Québec et aux francophones du pays ».

Depuis sa nomination, Persichilli affirme qu’il entend traiter le Québec et les francophones de façon juste. Il a d’ailleurs confié au Globe & Mail (G&M, 1er septembre 2011) ses intentions d’apprendre le français : « I don’t know how long it’s going to take », spécifiant que ses leçons débutaient la semaine suivante.

La controverse a escaladé en septembre lorsque Gilles Rheaume, ancien président de la Saint-Jean Baptiste, a déposé une plainte contre cette nomination auprès de la Commission canadienne des droits de la personne. Faisant référence à la section 20 de la Charte canadienne des droits et libertés, Rheaume soutient que les journalistes québécois seront lésés dans leurs droits fondamentaux en n’ayant pas accès à un directeur des communications qui puisse s’exprimer dans leur langue.

Vérificateur général
La troisième nomination est celle de Micheal Ferguson. Ce dernier occupait le poste de vérificateur général au Nouveau-Brunswick pendant cinq ans avant de devenir sous-ministre des finances au cabinet Alward.

Ce dossier a vite créé des divisions au sein du parti conservateur. Vendredi dernier, les libéraux ont déserté la Chambre des communes au moment du vote de nomination alors que les conservateurs votaient unanimement en faveur. En soirée, le sénateur conservateur Léo Housakos affirmait qu’il allait voter contre la nomination si elle se rendait au Sénat. Anglophone d’origine, il soutient que le bilinguisme est une valeur fondamentale de l’État canadien et qu’il est prêt à la défendre contre sa ligne de parti.

Le député Yvon Godin en est particulièrement indigné :

« C’est [Ferguson], un employé du Parlement du Canada ! Comment peut-il avoir la confiance du Parlement quand toute l’opposition dit : « On ne veut pas t’avoir là » ? »

En effet, les 94 députés du Nouveau Parti Démocratique, du Bloc Québécois et du Parti vert ont voté contre la nomination.

Monsieur Godin précise que l’appel en candidature mentionnait explicitement le bilinguisme comme critère essentiel. Il dénonce aussi le fait que le gouvernement ait payé près de $180 000 à une firme indépendante pour trouver des candidats. Godin déplore ces dépenses importantes qui ont fait fi de la maîtrise du français et il se questionne d’ailleurs à propos des liens unissant cette compagnie aux conservateurs.

Le député néo-démocrate a déposé une plainte au commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, qui lui a confirmé qu’elle allait être traitée.

Jean-Marie Nadeau estime quant à lui que « le vérificateur général est supposé, dans ses rapports, porter des jugements sur la politique linguistique au Canada. Il me semble que le gars devrait se sentir mal. »

Il pense également que le premier ministre Harper « fait plus de bien à la cause souverainiste actuellement que madame Marois elle-même », et qu’il « devrait peut-être penser à se présenter en tête du Parti québécois. »

Pour Nadeau, les récentes nominations du premier ministre Harper ne font que nourrir la division et le combat linguistique au sein du pays.

La 25e édition du FICFA, pour vous divertir

par Véronique LeBlanc

Carrément besoin de vous changer les idées après de longues heures d’études ou de travail ? Ou encore vous espérez passer une soirée tranquille et vous n’avez aucune idée comment vous distraire ? Figurez-vous que la 25e édition du FICFA arrive à grands pas et ce sera certainement une solution afin de vous divertir. De plus, cet événement met en vedette plus de 150 films francophones qui vous feront certainement vivre une gamme d’émotions et sauront assurément vous marquer.

Cet événement qui aura lieu du 17 au 26 novembre se déroulera dans de nombreuses régions en Acadie. Toutefois, en ce qui concerne la région du grand Moncton, les films seront présentés dans quatre grands centres, soit : la Galerie sans nom du Centre Aberdeen, au Théâtre Capitol, au Trinity 8 Empire ainsi qu’à L’Amphithéâtre Jacqueline-Bouchard.

Les festivités vont débuter avec un film de la région intitulé Les inséparables, du réalisateur Daniel léger, démontrant les réalités d’une famille acadienne. De plus, le film de clôture sera une comédie française, La fée, une réalisation de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Rom. Comme la plupart des autres films et courts métrages, ces deux films-ci sauront certainement vous charmer afin de vous faire vivre des émotions de toute sorte.

C’est ainsi qu’au cours de cette semaine là, le jury, déjà formé, va se mettre de la partie afin de décerner des prix aux films qui les auront le plus marqué, soulignant ainsi l’effort et le travail qui à été effectué pour parvenir à l’aboutissement de ces films.

Pour plus de renseignements, vous pouvez certainement visiter le site web suivant : www.ficfa.com/2011/index.php et même téléphoner au Centre Aberdeen. Vous pouvez certainement voir les bandes-annonces des films qui vous intéressent, ainsi qu’une courte explication du film. Alors, avec une diversité de films et de courts métrages impressionante, quelques-uns sauront sans doute vous plaire.

Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick dépose son rapport annuel

par Rémi Frenette

Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Michel Carrier, a tout récemment publié son rapport pour l’année 2010-2011. Parmi les dossiers principaux, il adresse l’immigration, les garderies éducatives et la révision de la Loi sur les langues officielles (LLO).

Immigration
Le commissaire propose au gouvernement d’élaborer une stratégie à long terme pour favoriser l’accueil et l’intégration d’immigrants francophones et allophones. Carrier estime aussi que le gouvernement doit se munir d’une politique officielle et de lignes directrices afin que l’immigration favorise d’une manière égale les deux communautés linguistiques.

Le rapport pose l’immigration comme une stratégie mise de l’avant pour contrer le déclin et le vieillissement de la population du N.-B. Il précise que les nouveaux venus ont un impact important sur la vitalité des deux communautés linguistiques officielles, d’où l’importance de la mise en œuvre d’un plan de gestion en matière de langue.

Garderies éducatives
Le dossier des garderies vise à rectifier la Loi sur les garderies éducatives de 2010. Celle-ci a permis de créer un curriculum éducatif pour chaque communauté linguistique. Cependant, elle autorise aussi l’emploi des deux curriculums dans une même garderie, ouvrant ainsi la voie aux garderies bilingues.

Le rapport suggère au gouvernement provincial d’instaurer un système de dualité dans les garderies comme on l’a actuellement en éducation. Même si ce sont des établissements privés, Carrier estime que « la logique qui permet au gouvernement de règlementer les services de garde devrait également l’obliger à interdire les garderies bilingues. » (Rapport 2010-2011, p. 12)

Il rappelle que « des milieux bilingues sont souvent assimilateurs pour les membres d’une communauté minoritaire » (Rapport 2010-2011, p. 11) et que cela soulève de sérieux défis en matière de francisation. En effet, plusieurs francophones entament leur parcours scolaire avec une connaissance insuffisante de leur langue d’apprentissage. Les mariages exogames, la vie en milieu minoritaire et le manque de garderies francophones en seraient des principales causes.

Révision de la Loi sur les langues officielles
La révision de la LLO aura lieu en 2012. Le rapport du commissaire aux langues officielles entrevoit cette révision comme une opportunité de « concrétiser pleinement le principe d’égalité des deux langues officielles et des deux communautés linguistiques » (Rapport 2010-2011, p. 13) de la province.

Michel Carrier entrevoit quatre points de révision : la portée de la loi, son application, les pouvoirs et le travail du commissaire aux langues officielles et l’aménagement des deux langues. Ces thèmes se subdivisent dans une douzaine d’objectifs plus précis. Carrier touche notamment à la langue de travail et d’affichage du gouvernement, la clarification de la LLO pour éviter les ambiguïtés, la création de comités sur les langues officielles et l’augmentation des pouvoirs du commissaire aux langues officielles au même niveau que ceux de l’ombudsman du N.-B.

Carrier exprime des inquiétudes quant à la mise en œuvre de la LLO et à l’application de ses recommandations. Il souligne que le gouvernement Alward se montre très réceptif mais qu’il tarde à agir de façon proactive. La révision de 2012 sera donc une chance en or pour faire avancer le dossier, l’objectif étant de progresser vers l’égalité réelle – et pas seulement formelle – entre l’anglais et le français.

Des défenseurs du fait français se prononcent
Le Front s’est entretenu avec Jean-Marie Nadeau, président de la Société des acadiens du Nouveau-Brunswick (SANB) et chroniqueur à L’Étoile, à propos du climat linguistique de la province. Ce dernier estime que le rapport de Michel Carrier démontre une excellente compréhension des enjeux linguistiques de la communauté acadienne. Il est également optimiste face à la révision de la LLO :

« Je ne peux pas croire qu’on va réviser pour régresser. On souhaite que le gouvernement va épouser les demandes de la communauté acadienne et les recommandations du commissaire aux langues officielles. »

Il déplore cependant que le premier ministre David Alward ait supporté la nomination récente de Michael Ferguson au poste de vérificateur général du Canada. Ancien vérificateur général et dernier sous-ministre des finances du N.-B., Ferguson est unilingue anglophone après plus d’une décennie en politique néo-brunswickoise. Le N.-B. étant la seule province officiellement bilingue, Nadeau estime qu’Alward aurait dû contester la nomination :

« Alward va peut-être s’apercevoir que trop s’accoter sur son grand frère fédéral Stephen Harper, ce grand délinquant linguistique, ça va finir par lui faire du tort sur le plan domestique. »

Serge Rousselle, professeur de droit constitutionnel à l'Université de Moncton et président de l'Association des juristes d'expression française du Nouveau-Brunswick, confia au Front que la dualité dans les garderies éducatives est une mesure nécessaire pour contrer l’assimilation. Il perçoit aussi la révision de la LLO comme une belle opportunité pour réduire l’écart existant entre francophones et anglophones :

« Espérons qu'elle nous permette d'obtenir les modifications qui s'imposent pour en arriver à l'égalité réelle des deux communautés linguistiques de langue officielle dans notre province ».

En entrevue téléphonique, Yvon Godin, député néo-démocrate de la circonscription d’Acadie-Bathurst et porte-parole officiel du NPD en matière de langues officielles, soutenait que le dossier des garderies est particulièrement important puisqu’il va de pair avec la dualité en éducation :

« C’est une excellente idée [la dualité dans les garderies]. Si on ne veut pas d’assimilation, c’est là que ça commence. C’est à la jeune enfance que c’est le plus important. »

Un exemple à suivre?

par Marc André LaPlante, rédacteur en chef

Le Québec, présentement, est en train d’avoir un grand débat de société autour d’une augmentation proposée des frais de scolarité. Les étudiants sont présentement révoltés par la situation, et ils ne se gênent pas pour le faire savoir.

Au même moment, au Nouveau-Brunswick, les étudiants paient pratiquement le double pour pouvoir étudier. Et au Nouveau-Brunswick, personne ne se plaint. Du même coup, on prend plaisir à regarder les Québécois se plaindre et à les traiter de chialeux.

C’est vrai que ce n’est pas bien difficile de critiquer les Québécois. Ils sont une cible facile. Ils se plaignent quand on nomme un fonctionnaire unilingue anglophone, et ils se plaignent qu’ils paient trop cher. Dans le fond, ils passent leur temps à se plaindre.

Cependant, on semble oublier une chose lorsqu’on pointe les Québécois du doigt. Ce qu’ils font, ça marche. Ce n’est pas pour rien qu’ils paient des frais de scolarité moins élevé que ce que nous payons ici au Nouveau-Brunswick. Il serait peut-être le temps que les étudiants au Nouveau-Brunswick aient une réflexion sérieuse sur le dossier de l’éducation post-secondaire.

Depuis des années, on préconise la méthode douce. On annonce haut et fort que manifester, ça ne marche plus. La meilleure façon de faire pour avoir un impact serait d’être assis à la table avec les représentants du gouvernement. On nous dit qu’il faut avoir un dialogue et qu’il faut négocier.

Il est devenu très clair que cette méthode n’a pas un gros impact au niveau de la province, alors que le gouvernement a récemment réinstauré le concept de la contribution parentale dans le calcul des prêts étudiants. Cette mesure, critiquée par le mouvement étudiant, démontre le manque d’écoute de la population étudiante.

Il est peut-être venu le temps pour les étudiants du Nouveau-Brunswick de repenser leurs méthodes de revendication. L’Alliance des étudiants du Nouveau-Brunswick, absolument inconnue de l’étudiant normal, n’a présentement aucun impact sur la situation des étudiants de la province.

Le mouvement étudiant, à l’échelle de la province, peut prendre exemple sur ce qui se passe présentement au Québec. Les étudiants sont unis pour une cause, et ils sont prêts à sortir manifester dans la rue pour la défendre.

La prochaine fois que le gouvernement nous colle une augmentation des frais de scolarité, ou instaure quelconque mesure qui rend l’accès à l’éducation post-secondaire, prenons exemple sur le Québec. Au lieu de prendre la décision sans broncher, plaignons nous. Sortons dans la rue. On ne sait jamais, ça pourrait donner des résultats.

Jean-François Bélanger de passage à Moncton

par Mathieu Plourde Turcotte

Le reporter de Radio-Canada à l’étranger Jean-François Bélanger était présent à Moncton, vendredi le 4 novembre dernier, pour une conférence organisée par l’association acadienne des journalistes. Jean-François Bélanger est un diplômé du programme d’information-communication de l’Université de Moncton. Lors de cette rencontre, il revenait de Lybie où il avait tourné divers reportages et, de ce fait, été correspondant pour une dizaine de jours. Il en a fait un des principaux sujets lors de ce qui se voulait une conférence plutôt du type « question-réponse », s’éloignant, plus la rencontre avançait, du cours magistral. Un peu du type verbomoteur, c'est-à-dire qu’il élaborait énormément à partir de toutes les questions, le principal intéressé, de par ses réponses, montrait une passion qui se propageait assez aisément sur le local 207, plein à craquer, du pavillon des arts. L’intérêt des personnes rassemblées a fait en sorte qu’il ait pu répondre à des questions spécifiques. Pour rendre compte de son emploi et de ces préoccupations, Jean-François Bélanger a utilisé ses expériences vécues en Afghanistan, en Algérie, en Bosnie, à Haïti et dans plusieurs autres pays partout à travers le monde.

Monsieur Bélanger a commencé par se présenter, pour ensuite discuter de la pertinence de son emploi de reporter à l’étranger dans la société actuelle où l’information, dit-il, « nous vient de partout ». Se soumettant au discours officiel de l’officier qui est au service de la population et qui paie de l’impôt, il raconte l’obligation d’excellence que les médias se doivent d’avoir, puisque, selon lui, la population, en plus de ne pas avoir les outils pour déchiffrer toute l’information disponible, s’écœure rapidement de voir des reportages erronés pour lesquels les informations n’ont pas été suffisamment vérifiées. Bélanger s’entretient sur le fait qu’il aurait toujours pu céder à la paresse et rester confortablement dans son bureau en utilisant des images d'autres médias et de gens qui filment en amateur, mais – et c’est là où est l’utilité du reporter à l’étranger qui se déplace sur le terrain – il dit qu’il faut sentir et expliquer les choses avec un regard de personne qui n’est pas de la place et qui n’a pas l’indifférence des gens qui, ayant toujours vécu à l’endroit, voient l’anecdote comme quelque chose qui n’a pas besoin d’explication ou qui ne veut plus être vue – exemple : la mort au quotidien – de par une protection innée chez l’humain envers sa propre santé mentale. Questionné sur le fait que certains médias sont plus lus ou écoutés en ne respectant pas les normes journalistiques et en tournant les coins de l’éthique rondement (question posée au lendemain de l’émission enquête traitant de l’empire Quebecor), Bélanger répond, en expliquant d’abord qu’il est mal à l’aise de parler du média rival, que « quand un journaliste tourne les coins ronds, c’est tout le monde qui paye. C’est en premier lieu les journalistes qui payent. Quand CNN paie des gens sur les lieux de l’événement pour avoir un commentaire, le journaliste qui passe en arrière va avoir plus de misère à tirer les vers du nez à la personne. Bref, ces comportements discutables finissent toujours par faire du tort, d’une manière ou d’une autre, aux gens ou à la profession ».

Bélanger explique aussi qu’il se soucie d’une chose qui guette tout reporter à l’étranger : la déconnexion vis-à-vis la population pour laquelle il livre le service. Le seul moyen qu’il voit de ne pas l’être trop, même après de nombreux mois, voire de nombreuses années, est d’aller dans le quotidien et les cas spécifiques de la population qu’il visite.

Les expériences marquantes
Haïti; le seul endroit où il dit avoir craqué et braillé à chaudes larmes sur place, pour une anecdote qu’il avoue assez banale : il avait réconforté une dame qui venait de voir sa maison s’effondrer en lui disant qu’elle allait s’en sortir, alors qu’il n’en croyait pas un mot. Un peu plus tard, il avait craqué. Tous les journalistes avaient fini, à un moment différent, par craquer …

En Mauritanie, il a fait un reportage qui a gagné le prix Judith Jasmin pour le meilleur reportage long de 2004 et qui traitait du gavage de jeunes femmes. Les critères de beauté n’étant visiblement pas les mêmes, le processus de gavage se déroulait à un jeune âge pour qu’elles engraissent et deviennent mariables. Selon une des personnes présentes dans la salle, rares ont été les personnes à pouvoir regarder le reportage sans se fermer les yeux. Qu’est-ce que ce devait être pour les journalistes sur place, demanda la même personne. Jean-François Bélanger a admis avoir eu autant de misère à regarder, mais qu’à titre de journaliste, il se crée une de distance avec ce qui se passe. De cette façon, il lui arrive de réagir plus fort en regardant son reportage des semaines ou des mois après l’avoir tourné. Il avance que c’est l’un des reportages qui a changé le plus les choses, car, dit-il, les autorités mauritaniennes, qui condamnaient passivement l’acte, en ont entendu parler et, sans doute par peur de mal paraitre sur la scène internationale, ont immédiatement réagi. De plus, il dit avoir remis une partie de la somme gagnée avec le prix dans le but de fonder une école en Mauritanie.

Jean-François Bélanger dit avoir toujours agi en écoutant son intuition et que cela lui a énormément servi. Sinon, ajoute-t-il avec candeur, « je serais peut-être mort ». Ensuite, il a vaguement fait référence au fait qu’une fois, en Afghanistan, il avait choisi de se déplacer dans un véhicule différent de ce qui était prévu et que celui prévu avait sauté. Continuant dans ce qui se sentait facilement comme de la passion vis-à-vis le métier, il a conclu en affirmant qu’il se sentait privilégié d’écrire l’histoire.

Pour voir la conférence au complet, qui a été enregistrée et mise sur internet, on peut se rendre à l’adresse suivante : http://www.ustream.tv/channel/acadie-journalisme.

Jean-François Bélanger sera du forum des correspondants sur les ondes de RDI à l’émission 24 heures en 60 minutes, le jeudi 10 novembre de 19 heures à 21 heures.

Christian Essiambre : exilé prisé

par Marc-André LeBlanc

Tout récemment prisé comme interprète masculin pour la section Québec par l’Association québécoise des critiques de théâtre, Christian Essiambre est de retour à Moncton pour présenter la pièce qui lui a voulu cette distinction, Les 3 exils de Christian E.

Présentée ce soir au théâtre l’Escaouette et demain soir sur la scène du Monument-Lefebvre à Memramcook, cette pièce fait place aux grands moments de la vie de ce jeune comédien qui est passé par les rangs du programme d’art dramatique de l’Université de Moncton.

Seul sur scène avec comme seul décor une simple chaise, Christian Essiambre joue avec brio une pièce à son image retraçant son enfance, son passage au département d’art dramatique autant que son personnage marquant de Tom Pouce au Pays de la Sagouine.

« La pièce a bien été l’an passé à Moncton alors qu’on a fait salle comble pendant deux soirs. Comme on part présentement en tournée en Acadie avec la pièce, on voulait revenir à Moncton suite à ce succès », affirme Christian Essiambre.

Lui-même coauteur de la pièce, il se dit heureux de la manière que celle-ci a été reçue.

« Quand tu écris, au début tu ne penses pas à ces affaires-là, soutient le comédien au sujet de la réception de son oeuvre, mais quand tu reçois de belles critiques comme ça c’est bien de te faire reconnaitre un travail qui a pris au-delà de deux ans. »

Alors que la pièce étale ce que Christian Essiambre considère comme ses « déportations volontaires », les spectateurs auront la chance de reconnaitre des choses qui pourraient leur être familières :

« J’ai des soirées à l’Osmose qui sont raconté là dedans même si je ne mentionne pas l’Osmose, comme j’ai des moments avec mes chums d’impro, en fait tout mon parcours à l’Université de Moncton fait partie de ce spectacle-là, car c’est un de mes exils. »

Aussi connu pour son passage dans la série télésérie Belle-Baie, Christian Essiambre a tout récemment pris un premier rôle dans un épisode de Mirador et il fait également partie des émissions actuelles de l’émission Le Gentlement à TVA. De plus au cours de l’été, il a enregistré une série de 120 contes pour enfants qui sont diffusés sur la chaine Yoopa.

Malgré tout, l’artiste se dit heureux de pouvoir revenir en Acadie :

« C’est le fun! Je descends avec ma blonde et ma petite fille et on va en profiter pour voir la famille et des amis. »

Christian Essiambre arrive quand même en Acadie alors que le monde théâtral se questionne.

« Le TPA m’a donné ma chance et l’Escaouette aussi et je ne m’attends pas à plus de ces compagnies là. On sort du département et on devrait nous même être capable de créer et prêt à faire du théâtre. Si le monde se lamente parce qu’ils n’ont pas de job c’est à eux de s’en créer. »

Le comédien n’hésite pas à citer comme exemple la compagnie Moncton Sable ou encore André Roy et les Productions l'Entrepôt en disant que c’est comme ça que le théâtre évolue.

« Le fait d’avoir des compagnies du Québec qui viennent faire des spectacles ou jouer dans des coproductions avec la France ou la Belgique on s’en fout. Ça agrandit nos horizons et si on travaille seulement entre nous autres on va arrêter de grandir. Moi, c’est des coproductions qui m’ont donné la chance de venir à Montréal et percer à Montréal. »

La pièce Les 3 exils de Christian E. est présenté ce soir dès 20h au théâtre l’Escaouette.

Le voyage humanitaire à Haïti: un défi pour les étudiants, une aide essentielle pour les Haïtiens

par Mathieu Plourde Turcotte

En mars aura lieu le 5e voyage à Haïti organisé par l’Université de Moncton. Ce voyage, organisé dans la petite ville de Port-Salut, à l’extrême Ouest de l’île, est une initiative exclusive à l’Université de Moncton. De nombreuses levées de fonds, ayant pour but d’acheter de l’équipement sportif pour les jeunes Haïtiens, sont organisées autour d’activités souvent sportives. Ces activités se feront au cours de l’automne et de l’hiver, jusqu’au but ultime : le voyage du 29 avril au 10 mai.

Il y aura approximativement 150 bénévoles qui assisteront à la préparation des différentes activités de financement, à la sensibilisation dans les écoles francophones du Nouveau-Brunswick, et à la mobilisation pour la fondation. La mission se résume en six points. Il s’agit d’apporter deux tonnes d’équipement sportif aux enfants de la place, et de faire la promotion de l’activité physique et de l’importance du jeu chez les jeunes comme outils de développement. Pour cette année en particulier, qui suit les événements qui ont en quelque sorte détruit le pays, la mission vise à organiser une clinique de santé dans la ville. Tant qu’à être rendus en ce lieu, il y aura le parrainage d’un tournoi de soccer pour les jeunes de huit écoles et pour l’équipe de soccer national des amputés. Il y aura aussi la visite d’orphelinats et d’hôpitaux.

Un grand apport aux bénévoles
En dehors de l’aide qu’apportera la mission, « le professeur conseillé, » Roger LeBlanc, qui dit en être à son 76e pays visité avec Haïti, cherche à sortir les Canadiens du Canada et à montrer ce que le véritable 99% vit. Ne cherchant surtout pas la confrontation, Roger Leblanc est parfaitement conscient du problème de sédentarité, qui n’est pas seulement un problème concernant la forme physique occidentale, mais bien une problématique due au fait de rester figés dans le Canada et sur le Canada ; problème qui pourrait se résoudre, à son avis, par ce type de voyage qui ouvrira certes les yeux des jeunes concernées sur la réalité haïtienne en particulier, mais aussi sur le fait que le Canada n’est pas le nombril du monde. Le fait que le voyage a permis d’ouvrir les yeux et de relativiser les problèmes locaux a même été confirmé par Fanie Doucet, une des quelques étudiantes à refaire le voyage cette année qui dit avoir vu plusieurs sourires malgré la misère et que cela avait en quelque sorte changé la façon dont elle voit le monde.

Pour entrer dans l’aventure, les étudiants ont besoins d’organiser deux levées de fonds.

Roger LeBlanc essaie d’avoir de l’implication du plus grand nombre de programmes possible et d’une diversité dans la provenance des bénévoles. Ce qui lui faisait dire avec fierté que cette année l’offre de bénévoles étudiants internationaux s’est diversifié de provenance, car dit-il, le publique et les internationaux eux-mêmes avaient tendance à associer « aide donner à Haïti » à « donner par les étudiants internationaux haïtiens eux-mêmes. » Dans le but de faire participer tout le monde, il n’y a que peu d’étudiants adjugés à faire des levées de fonds pour plus d’une année. La prochaine activité sera un tournoi de soccer avec 8 équipes d’un nombre de joueurs illimité qui aura lieu à l’école Mathieu-Martin de Dieppe. Le don minimum est de 20$. L’activité est organisée par Frédéric Lanteigne.

Pour ceux qui aimeraient donner un coup de main pour les activités, les étudiants qui organisent les activités sont toujours à la recherche de bénévoles. Pour donner votre nom comme bénévole pour une activité de financement, il est conseillé de parler à Valérie Sonier. Son adresse : evs7574@umoncton.

Pourquoi Haïti ? Quel est le lien qui unit Haïti et Acadie ?
Quel est le lien qui unit Haïti et Acadie, en dehors du fait que le français est la langue commune et qu’ils ont besoin d’aide ? Ce sont déjà deux bons liens qui motivent, mais des fois, ça en prend plus. Donc, la devise est la même pour tous les deux : « l’union fait la force ». Certains Acadiens auraient été déportés à Haïti lors du grand dérangement; l’ancienne gouverneure générale du Canada d’origine haïtienne, Michael Jean, aurait même une grand-mère portant le nom de Leblanc. La mer hispano-anglophone qui les entoure n’est pas sans rappeler l’océan anglophone qui entoure l’Acadie. Ce sont tous des éléments qui obligent la solidarité.

Un organisme fiable
Pour la partie internationale de Right To Play, et donc indépendante de la coordination du voyage à Haïti, la politique de la fondation veut que 8 % des dons vont à l’administration. Il s’agit d’un organisme qui a son siège social à Toronto et qui amasse des fonds pour desservir approximativement 688 000 enfants, répartis présentement dans 20 pays situés, entre autres, en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud et au Moyen-Orient. Pour tout doute sur la possibilité que certains équipements ne se rendent pas à certaines destinations : évidemment, dans le cas de l’aide de ce voyage à Haïti, aucun doute possible puisque les étudiants se rendent sur place et remettent eux-mêmes l’équipement. Dans le cas de l’organisme international, un rapport annuel indiquant les dépenses est rendu public chaque année. Le rapport est disponible sur le site internet http://www.righttoplay.com/. La mission de Right To Play à l’international utilise un acrostiche (les premières lettres de chaque mot) pour refléter ses valeurs : co-operation, hope, integrity, leadership, dedication, respect, enthusiasm, nurture, pour former le mot « children ». Pour toute question ou commentaire : RTP@umoncton.ca.

Lettre d'opinion

par Gavin Leitch

Enfin en situation majoritaire, il semble que le gouvernement Harper commence à dévoiler son attitude véritable envers la dualité linguistique. Tout récemment, plusieurs indices se sont manifestés par rapport à cette attitude. En tant qu’étudiant(e)s d’un important établissement d'enseignement francophone, il nous est imposé d’en faire la critique.

D'abord, on remarque l’embauche d’Angelo Persichilli au poste de directeur des communications au sein du bureau du Premier ministre en septembre dernier. Ancien éditorialiste avec le Toronto Star, M. Persichilli questionnait ouvertement et sans gêne le nombre de fonctionnaires d’expression française à Ottawa. Dans un article publié en 2010, M. Persichilli commente les effets néfastes des « aspirations culturelles égoïstes » du Québec sur le reste du pays. Il prétend également que les canadien(ne)s se plaignent de la surreprésentation des francophones à Ottawa. Nous devrions craindre le fait qu’un individu ayant de telles croyances soit maintenant la bouche et les oreilles du Premier ministre.

Peu après, on constate la décision du ministre des Affaires étrangères John Baird d’imprimer ses cartes professionnelles uniquement en anglais. En réponse aux nombreuses demandes de M. Baird de changer ses cartes pour des raisons esthétiques, le département a imprimé deux versions différentes, une uniquement en anglais et une autre uniquement en français, laissant l’endos des deux versions blanches. Cela démontre non seulement l’attitude du ministre Baird envers la culture bilingue du pays, mais sa décision de séparer les langues officielles sur ses cartes professionnelles a engendré des dépenses supplémentaires, lesquelles étaient déconseillées par le Conseil du trésor.

Enfin, encore plus récemment, les nominations d’un juge unilingue anglophone à la Cour Suprême du Canada et d’un vérificateur général du Canada également unilingue anglophone. Pour la première, la nomination du juge Moldaver au plus haut tribunal du pays constitue un recul pour les Canadiens francophones, surtout en tenant compte du fait qu’il pourvoit à un poste anciennement occupé par un juge bilingue. Pour la deuxième nomination, le choix de Michael Ferguson comme prochain vérificateur général du pays indique davantage le faible degré d’importance que le gouvernement actuel rattache au bilinguisme. M. Ferguson, anglophone unilingue, remplira un poste dans un domaine qui requiert une maîtrise des deux langues officielles pour interagir avec les fonctionnaires d’expression française malgré le fait que la description d’emploi prévoyait expressément que la compétence linguistique soit un critère essentiel à l’obtention du poste.

En somme, tout cela n’augure pas bien pour la culture bilingue du Canada et remet en cause les progrès des communautés francophones dans le combat pour assurer une représentation linguistique au sein de l’appareil étatique. L’avancement des droits linguistiques au Canada représente déjà un défi considérable, et ce, sans faire mention des reculs que le gouvernement actuel semble provoquer. Nous, étudiant(e)s et futurs acteurs d’expression française sur le marché du travail, ne devrions pas prendre cela à la légère.

Chronique sexe : SEXE = Condom + Pilule

par Josée Gallant et Stephy Rebmann

Quand on fait l’amour, on est deux, non ? Il ne faut donc pas être un génie pour savoir que côté contraception, ça ne se fait pas seul ! S’il y a un accident, vous êtes tous les deux dans la même galère. Donc, messieurs, ne prenez pas pour acquis que la contraception n’est qu’une affaire de filles. Il est vrai que ce sont elles qui en subissent les plus grosses conséquences, mais la contraception est aussi votre responsabilité.

Malgré la révolution sexuelle, la contraception est restée un sujet plus ou moins tabou. Jamais vous n’entendrez « Hey chérie ! Es-tu sur la pilule ? » ou encore « Sors l’artillerie lourde babe, et n’oublie pas la protection ! ». Et pourtant … c’est très simple d’en parler entre vous. Bien que vous, messieurs, devez vous assurer que mesdemoiselles utilisent un moyen de contraception, c’est aussi votre cas, mesdames. On le sait, quand on est amoureux, il est parfois difficile de freiner côté câlins. Alors, pour éviter les mauvaises surprises, prenez vos précautions. Il existe différents moyens de contraception féminins et masculins ; checkez ben ça !

Méthodes de contraception hormonales :
C’est sans aucun doute la contraception la plus répandue et elle concerne surtout les femmes. Donc, mesdemoiselles, soyez attentives à ce qui suit car elle se décline sous différentes formes :

- La plus populaire est sans conteste la pilule.
Cette contraception s’absorbe par voie orale, sous la forme de comprimés, de façon quotidienne. Composée d’hormones qui sont les œstrogènes et la progestérone, elle permet de bloquer l’ovulation. En suivant à la lettre les directives d’usage, la pilule est efficace à environ 99 %. Le 1 % restant est l’utilisation d’un condom. Alors, messieurs, soyez toujours armés ! De plus, halte aux idées reçues. Suite à une recherche britannique, on sait maintenant que la pilule ne rend pas stérile. Au contraire, les femmes prenant la pilule de façon prolongée auraient une meilleure fécondité. Elle protège également contre le cancer des ovaires, de l’endomètre, du côlon et du sein. Certaines d’entre elles atténuent, voire effacent l’acné, malgré que d’autres provoquent ce phénomène. À vous de choisir la bonne. Et la prise de poids alors ? Chez certaines femmes, les débuts de prise de la pilule peuvent coïncider avec une augmentation du poids. Cet état est dû à des facteurs en dehors de la prise de poids comme le sevrage du tabagisme, le changement du mode de vie, l’alimentation …
- Pilule pour homme, mythe ou réalité ?
Contrairement aux femmes, les hommes ne disposent toujours pas d’une pilule contraceptive. Sa mise au point relève du casse tête pour les chercheurs. Récemment, plusieurs découvertes leurs ont redonné espoir. Après des années d’échecs, ce contraceptif d’un nouveau genre semble à portée de main. Il est plus difficile d’empêcher la production des spermatozoïdes que de l’ovulation. Une femme produit un ovule par mois et un homme produit 30 millions de spermatozoïdes par jour ! La productivité de l’homme est enfin révélée !
- L’implant sous-cutané :
Tannée de penser à prendre votre pilule ? On a un truc pour vous, girls ! C’est un petit bâton inséré sous la peau dans le bras dont l’efficacité dure 3 ans. Ce bâtonnet diffuse une dose continue de progestérone.
- L’anneau contraceptif :
À la fois souple et facile à appliquer dans le vagin, il délivre des œstrogènes et de la progestérone en continu, pour une durée de 3 semaines. Il suffit de le retirer pour déclencher les règles et d’attendre une semaine pour en mettre un autre.
- Le patch :
Présenté sous forme de timbre, il délivre une dose hormonale à travers la peau, et ce durant une semaine. Son efficacité est de 99 %, mais quand-même. Il suffit d’attendre une semaine sans port de patch pour déclencher les règles. Simple comme bonjour mais méfiez-vous.

Les méthodes de contraception locales :
Ce sont des contraceptifs connus de tous et très répandus. Comme on doit vous le dire souvent, « sortez toujours couvert ». Et bien en voici les explications :

- Si t’es cap, t’es capote !
S’il permet de bien contrôler la fertilité (à 97%), c’est aussi le seul moyen de protection contre les maladies sexuellement transmissibles. De nos jours, le préservatif masculin est une variante de plaisir. Parfumé, texturé, coloré, sensationnel, de différentes tailles, sans latex … il y a un pour tous. Alors faites-vous plaisir !
- Quand préservatif se conjugue au féminin
Avec les mêmes avantages que le préservatif masculin, cet anneau en polyuréthane lubrifié se place dans le vagin et reste idéal pour les personnes allergiques au latex. Finies les excuses !
- Le stérilet :
Ce dispositif intra-utérin en forme de T et composé de cuivre et s’insère dans l’utérus pour plusieurs années… Cette méthode est surtout utilisée par les femmes ayant déjà eu des enfants. No stress pour le moment !

On peut parfois croire que les contraceptifs nuisent au plaisir durant la relation, mais détrompez-vous. Dans les sociétés modernes, des plaisirs ont émergé grâce aux nouvelles innovations en matière de sexualité comme les sex toys, les lubrifiants, les jeux érotiques et bien d’autres. La communication prime toujours sur cet aspect d’une relation. Et messieurs, si votre copine a peur de consulter pour prendre la pilule, accompagnez-la ! Qui sait, vous aurez peut-être le droit à une récompense par la suite. Si tu es célibataire et que tu rencontres une fille une soirée, n’oublie jamais de sortir avec des préservatifs dans ton porte-monnaie.

La vie est faite de plein de surprises, alors protégez-vous !

18 ans de scène et de création pour les Païens

par Véronique Wade-Gallien

En Acadie faire partie d’un groupe c’est bien, ce qui est extraordinaire c’est d’en faire partie depuis plus de 18 ans. Le Front c’est entretenu avec Marc « Chops » Arsenault et Jean Surette après leur prestation aux Oiseaux de Nuits dans le cadre de la 15e édition de la Francofête en Acadie. Le public était au rendez-vous et les Païens s’en sont donné à cœur joie.

Du talent, de l’écoute et différents styles musicaux
C’est ce qui fait qu’ils sont connectés. La complicité et l’expérience de scène de cette formation est palpable. On comprend vite comment ils ont fait pour évoluer ensemble musicalement et humainement : « On ne s’est jamais vraiment créer trop d’attentes » indique Jean Surette, il poursuit en disant qu’ils se comprennent bien et que l’écoute, la communication et l’amitié font partis de la clé de leur succès. « Y’a un fil conducteur qui nous garde ensemble et c’est notre curiosité musicale ». Marc « Chops » Arsenault renchéri en nous expliquant la raison d’être de leur nom de groupe : « Un païen c’est quelqu’un qui croit en plusieurs Dieux, ce n’est pas un athée, c’est la même chose pour nous, mais en musique. ». En effet, les Païens se démarquent par la variété de leurs influences musicale: RadioHead, Miles Davis, Érik Truffaz, Tortoise, Medeski, Martin and Wood et Jagga Jazzist. Enfin, tous les membres du groupe s’entraident et apportent leur petite contribution selon leur style musical. C’est ce qui fait qu’ils sont ce qu’ils sont, indique Marc « Chops » Arsenault. On qualifie le style de ce groupe d’Indie/Jazz/Rock et depuis 2005 ils ont prit le virage instrumental.

Qui sont-ils? Qu’ont-ils fait?
Les membres du groupe sont Sébastien Michaud, Marc « Chops » Arsenault, Jean Surette et Denis Surette. Les Païens comptent trois albums à leur actif, leur dernier album Pyramyd : Épiphonde 3 clôt une trilogie baptisée « Épiphondes ». Ils se sont produits dans plusieurs festivals en Atlantique et en France. De plus, ils ont été en nomination à quelques reprises soit aux ECMA’s dans les catégories « Jazz recording of the year » en 2009 et dans « Instrumental recording of the year » en 2006. En 2010, ils ont remporté le prix Album instrumental de l’année dans le cadre de la semaine Musique NB. Ils sont présentement en création pour leur quatrième album et travaillent également sur un album de Noël pour 2012 ou 2013. Un vieux rêve qu’ils caressent depuis longtemps : « Les Païens chantent Noel! Come on! On veut faire cet album là pour 2006 » lance à la blague Chops Arsenault. Jean Surette continue en soulignant que leur 20e anniversaire aura lieu en 2014 : « On va essayer de créer du stir autour de cet événement là ».

Moran : Un artiste à découvrir et à apprécier

par Véronique Wade-Gallien

Le monde artistique foisonne de trésors à découvrir. Chaque artiste a quelque chose à dire, à écrire, ou à chanter. Moran, lui, l’écrit et le chante accompagné de sa guitare et de ses musiciens. Il se produisait sur la scène du théâtre Capitol dans le cadre de la Francofête en Acadie mercredi dernier. C’est dans une ambiance festive et courtoise que Moran nous a généreusement accordé de son temps avant de monter sur scène.

Clopes, café, papier, crayon et guitare
C’est seulement à 30 ans, après avoir reçu sa première guitare, qu’il décide d’apprendre à en jouer. Moran nous a confié qu’il avait eu la chance d’avoir des amis qui le soutenaient et l’encourageaient, et c’est ce qui lui a permis de prendre le temps qu’il fallait pour monter son spectacle : « Ils m’ont fourni en clopes et en café pendant plus d’un an ». Ses proches ont vu son évolution et l’ont encouragé à poursuivre : « Chanter, pour moi, c’est encore un mystère ». Il souligne qu’à l’époque, il était incapable de suivre un rythme et qu’il n’avait aucune notion de la musique. Pourtant, il détenait la clé du succès : la persévérance. Dès sa première sortie, il a raflé tous les prix d’un concours de chanson.

Être et vivre comme artiste : tout est possible
Il se dit que c’est bien de vieillir : « J’ai le sentiment que j’ai des choses à dire en vieillissant. » Comment concilier famille et musique ? Il répond qu’ils (ses musiciens et lui) pratiquent tous les mercredis et repartent avec de nouvelles idées, pour revenir le mercredi suivant avec des textes et des mélodies fignolées à la maison : « Il faut accepter le fait que nous ne sommes pas que des artistes ; nous sommes avant tout des humains, on a tous une vie en dehors de la musique. Il faut être un bon humain pour être un bon artiste. »

Moran en bref
Auteur et compositeur de la majorité de ses chansons, il avoue qu’il est beaucoup plus facile pour lui d’écrire pour lui-même car ça lui permet de vraiment cerner qui il est et ce qu’il a à dire. Il a œuvré pendant quelques années dans le monde du cinéma, de la mode, du théâtre, et s’est lancé en musique en tant qu’auteur-compositeur-interprète, une carrière qui a rapidement porté fruit. En 2005, il a remporté les prix d’Auteur-compositeur de l’année et Chanson de l’année du concours Ma Première Place des Arts et c’est ce qui l’a propulsé dans le monde de la chanson. Depuis, il collectionne plusieurs prix et mentions d’honneur. Moran sera en France en novembre pour le lancement Européen de son deuxième album « Mammifères »

Le Colt 45 des champagnes

par: Comité consultatif de l’ALÉQA sur la condition étudiante de l’UdeM

Chers étudiants,

L’état est grave. De plus en plus, la population étudiante souffre d’un vide spirituel flagrant. C’est pourquoi nous, l’ALÉQA, exigeons de combler ce besoin … par la force des spiritueux.

Face à ce danger qui menace la joie de vivre et le laisser-aller, l’ALÉQA s’est occupée l’an dernier de baisser le prix des pichets au café. Toutefois, nous savons qu’il ne faut pas se coucher sur les lauriers de nos victoires passées ; il faut alors attaquer les défis du présent pour préparer l’avenir !

À la dernière réunion Aléquiste, nous nous sommes entendus sur un point clé : face à cette situation d’urgence, il faut intervenir immédiatement pour rassembler les étudiants. Face à l’adversité et les regards désapprobateurs des faibles qui peuplent de plus en plus ce campus, il faut que nous, camarades, puissions baigner dans toute la gloire et la majesté de l’équilibre éthylique sanguin.

Nous réclamons ceci : des grosses crisses de bouteilles de Spumante, en vente au Café Osmose.

Osez-vous vraiment célébrer la fin d’un cours, d’un semestre, ou d’un devoir enfin remis avec une pathétique bière de 330 millilitres ? Même le plus faible des ingénieurs saura vous dire : « Non ! »

La douceur pétillante du liquide saura amadouer les femmelettes les plus timides à l’alcool. Le caractère désinhibant d’un litre et demi donnera plus de force aux plus poilus et virils des gars en éducation physique. Les musiciens du campus feront autre chose que des covers. Vos représentants étudiants auront plus de gueule. L’étudiant en littérature déchaînera toute sa prose. Les filles de psycho verront votre minable moustache devenir un séduisant étendard de tous les « Movember » à venir ...

Oh puis tiens, utilisons le truc en marketing le plus facile :

Avec ce produit, les gars auront des érections massives ; les dames auront des totons joufflus.

Bref, nous savons que l Colt 45 des champagnes tient une place significative dans votre cœur d’Aléquiste qui sommeille. C’est pourquoi nous voulons que vous puissiez enfin partager ce nectar en quantités généreuses avec les masses !

VISITEZ LE CAFÉ : EXIGEZ VOTRE BREUVAGE ALÉQUISTE.

Mouammar Kadhafi: Faire d'une mort un cirque...

par Martin Savoie

Mesdames et messieurs, hommes et femmes de tous âges! Approchez! Approchez! Venez admirer la plus grande capture du siècle pour le monde démocratique. Vous en avez entendu parler, mais le doute régnait dans votre tête. Alors la voici pour vous: la dépouille de Kadhafi!

J'avoue y aller un peu fort dès le début, mais lorsqu'on lit les journaux, que l'on regarde les nouvelles, il est facile de croire, vu de l'extérieur, que tel est le cas. Car comme vous le savez probablement déjà tous, c'est la fin en Libye. Une fin qui ne laisse personne indifférent, mais aussi un dénouement positif pour tous les partisans de la liberté, mais aussi pour les gens qui ont vu frères, pères, parfois même enfants se sacrifier afin d'assurer à la population un futur loin de la pire dictature qu'est connue le monde arabe pendant plus de quatre décennies. Le régime du colonel Mouammar Kadhafi est officiellement tombé et pour ce qui est du dictateur, il n'est plus. Le premier dirigeant tué depuis le début du printemps arabe.

La nouvelle n'a fait ni une ni deux avant de se propager partout dans le monde. Depuis une semaine au moment de la publication, c'est un dénouement que plusieurs se demandaient s'il allait arriver un jour: si les forces rebelles y arriveraient, si le colonel Kadhafi serait intercepté et, surtout, dans quel état.

Puisque la première question se répond d'elle-même, voici la seconde: l'avez-vous vu?

En effet, depuis sa mort, les gens font la file devant la morgue afin de s'assurer que celui que le Conseil national de transition (CNT) nomme comme étant le dictateur déchu est bien celui qu'il est. Un a un, les citoyens, parfois même des médias, entrent et découvrent qu'il n'y a là aucun mensonge. Et c'est sans parler des images qui sillonnent la toile ainsi que les sites de nouvelles bien connus. Par respect, vous ne verrez aucune de ces images dans Le Front.

Respect pour qui? Pour vous. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de vous choquer, voir même de vous offenser afin de convaincre que oui, il est bel et bien mort. S'il y a bien une chose qu'il faut comprendre, c'est que ce n'est pas tous les gens qui sont à l'aise avec ce genre d'images crues. Il est difficile de savoir où est la limite de tolérance du public, mais dans le doute, l'abstention reste la meilleure solution.

Et pourtant, nous n'avons pas besoin de reculer bien loin dans l'histoire pour se rappeler que la censure dans des cas comme celui-là est appliquée, du moins, habituellement. Oussama Ben Laden en mai dernier alors que le gouvernement américain a refusé de publier les images de a dépouille. Même en décembre 2006, lorsque Saddam Hussein qui fut condamné, puis exécuté. Avait-on besoin de preuves de leur mort? Était-il nécessaire de se faire imposer des images controversées afin de prouver qu'ils ne sont plus de ce monde? Non. Certains en voulaient et ils ont été servis de canulars sur internet (qui n'a pas reçu l'invitation à voir les images de Ben Laden sur Facebook?) mais dans une forte majorité des cas, l'annonce et les preuves qui ont suivi ont été suffisantes.

Je ne prétends pas avoir totalement raison dans ce dossier, et c'est pourquoi j'aimerais vous renvoyer la question. Vous avez mon point de vue, mais je veux entendre le vôtre. Je vous invite à faire part de vos réactions ainsi que de votre opinion sur le blog journal Le Front (maui-lefront.blogspot.com). La question: a-t-on été trop loin en montrant des images de Kadhafi dans ces derniers instants?

États-Unis : Une course à l’investiture républicaine américaine toujours nébuleuse

par Martin Savoie

La course à l’investiture américaine en intéresse plus d’un. Non seulement par son nombre accru de participants (on en compte présentement 16), mais aussi parce que malgré les rumeurs de candidatures, d’intérêt de parts et d’autres, les personnalités publiques s’étant prêtées au jeu des potins de candidature, il est toujours difficile de dire qui succédera à John McCain comme candidat républicain en vue des élections américaines de 2012.

Parmi les candidats en lice se trouvent, entre autres, le gouverneur de l’état du Texas, Rick Perry. Cette nomination arrive sans surprise alors que ce dernier parlait de la course depuis le printemps dernier et avait aussi entamé une tournée de plusieurs états américains avant d’annoncer officiellement sa candidature.

Un second candidat, vu parmi les favoris, est Mitt Romney, ancien gouverneur de l’état du Massachussetts, qui n’en est pas à sa première tentative afin de devenir le candidat de son parti à la présidentielle. En effet, ce dernier était l’un des candidats défaits par John McCain lors de l’investiture du parti en vue des élections de 2008.

Un autre candidat est Ron Paul, membre élu à la chambre des représentants des États-Unis à douze reprises. Il occupe présentement un siège en tant que représentant du Texas depuis 1997. Toutefois, il abandonne la course à la chambre afin de se consacrer à la campagne du parti.

Un candidat qui en surprend plus d’un en ce moment est nul autre que Jimmy MacMillan. L’homme de 64 ans est devenu célèbre sur la toile lors du débat des candidats au poste de gouverneur de l’état de New York, non seulement pour sa performance, mais aussi pour son parti, « The Rent is Too Damn High » Party, pouvant se traduire par le parti « Le loyer est trop cher », pour en faire une adaptation moins grossière. Autrefois démocrate, son entrée dans la course républicaine est accueillie froidement par certains alors que d’autres attendent de voir les allures humoristiques qu’il emportera à la course.

Malgré le bon nombre de candidats, il est intéressant de souligner qu’au cours des derniers mois, plusieurs candidats potentiels se sont vus sujets à des rumeurs voulant qu’ils soient de la course. Plusieurs d’entre eux ont toutefois vite fait de démentir les rumeurs. Parmi eux, on peut compter l’homme d’affaire Donald Trump qui s’était livré à une guerre verbale avec l’actuel président américain dans les médias il y a de cela quelques mois. Jeb Bush, gouverneur de la Floride et frère de l’ancien président américain George W. Bush a aussi été sujet à des rumeurs de candidature qu’il a vite fait de démentir. Plus récemment, l’ancienne candidate à la vice-présidence américaine et autrefois gouverneure de l’Alaska, Sarah Palin, a aussi annoncé qu’elle ne briguerait pas l’investiture en vue des élections de l’an prochain.

Somme toute, le chemin ne semble pas pavé pour aucun des candidats. Alors que l’élection du prochain candidat républicain approche, la question demeure : qui tentera de faire du président américain Barack Obama un président à un seul mandat ?

Population mondiale : le cap des sept milliards est franchi !

par Martin Savoie

C’est le 28 octobre 2034 que s’envolera le Romano Fafard à la recherche d’une planète pour y déménager 6 milliards d’humains. Peuvent-ils en trouver une avec assez de place pour un autre milliard ?

En effet, depuis le 31 octobre, la population mondiale a atteint le cap de sept milliards. Un nombre bien plus que symbolique selon Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’Organisation des nations unies (ONU), qui voit ce nombre comme « une chance et un défi. »

« Tout dépend de la façon dont le monde se prépare s’agissant, en particulier, de réduire le fossé entre riches et pauvres » a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse donnée le jour de la venue de l’être humain numéro sept milliard.

« Je fais parti des sept milliards. Vous faites aussi parti des sept milliards. Ensemble nous pouvons être sept milliards et être plus fort en travaillant dans la solidarité pour un monde meilleur pour tous, » ajoute-t-il.

La population invitée à participer au débat
En lien avec la croissance de la population, la United Nations Population Fund (UNFPA) a lancé une initiative visant à impliquer les gens dans ce débat qui, inévitablement, les touche directement.

En plus d’être un répertoire d’organisations d’aide humanitaire à l’international dans plusieurs secteurs, l’UNFPA invite la population, à travers le site web 7billionactions.org, à partager leur histoire ainsi que ce qu’ils font pour aider à la cause dans sept secteurs ciblés : la pauvreté et l'inégalité, l'autonomisation des femmes et des jeunes filles, le droit à la santé en matière de sexualité et de reproduction, les jeunes, le vieillissement de la population, l'environnement et l'urbanisation.

Selon l’UNFPA, qui explique l’initiative sur son site web (en anglais seulement), « cette étape est aussi une occasion de reconnaître et célébrer nos ressemblances et nos différences. »

Fin de semaine à Oslo

par Madelaine Arseneau

Partir pour une fin de semaine en Norvège, vous en dites quoi ? Les Européens disent que c’est bien trop loin. Pour nous, enfants de l’Amérique du Nord, tout est proche quand on parle d’Europe. Et puis, on va pas se le cacher, je suis venue étudier en France pour être capable de voyager en Europe, quand même ...

Notons d’abord que, même si tout est proche, le voyage entre endroits n’est pas de tout repos. Se rendre à la gare Lille-Flandres, prendre un train pour Charleroi en Belgique, prendre un bus de la gare de train Charleroi jusqu’à son aéroport (nuit passée à l’aéroport aussi), pour ensuite prendre l’avion (Ryanair, c’est cheap!), et par la suite reprendre le bus jusqu’à la capitale de la Norvège, Oslo. Mais bon, je ne vous cache pas que le voyage, ça inclut les transports, et je ne me plaindrai pas du tout ! Et pour ceux qui disent qu’on est jeunes et qu’on peut faire ça parce qu’on est jeunes, je vous crois.

L’arrivée à Oslo, pour moi, fut d’abord un choc culturel parce que bon, personne ne parle l’anglais et encore moins le français comme langue maternelle. C’est bel et bien le Norvégien que l’on entend partout. C’est très chouette, mais dépaysant ! C’était la première fois où j’entendais une langue complètement étrangère de tous bords tous côtés, et ça m’a vraiment déstabilisée. Mais bon, les gens parlent majoritairement l’anglais comme langue seconde donc, côté compréhension, ça va. Cependant, j’avoue que c’est la première fois de ma vie où je demandais « do you speak English? » en souhaitant très fort que oui. Ça m’a semblé drôle, considérant les réalités linguistiques de chez nous ...

Autre chose très frappante: l’espace ! Très différent de Lille et des grandes villes européennes en général. Ça ressemblait bien à chez nous ; les voies doubles, le mélange du paysage naturel avec les maisons et la ville. Ça a fait du bien ; le paysage respirait, si vous comprenez. En parlant de vue panoramique, l’architecture était très intéressante : un mélange de bâtiments plus traditionnellement européens avec des édifices très modernes. Très intéressant visuellement. J’ajoute aussi la présence de sculptures très contemporaines au milieu des trottoirs, des immeubles, du paysage. Très chouette ça aussi.

Coups de cœur ? La vue portuaire d’Oslo, le Vigenlandsparken et le centre du prix Nobel de la paix. Le port d’Oslo en raison de sa vue, ses nombreuses petites îles entourant le port et ses innombrables voiliers (plusieurs avec le style pirate, ce qui fait un drôle de mélange). Le Vigelandsparken en raison de son thème d’œuvres sculpturales « Le cycle de la vie » qui est présent dans tout le parc. Un mélange entre la nature végétale et la nature humaine sculptée sous tous ses angles résument bien l’idée du parc. Finalement, le centre du prix Nobel de la paix car il était très intéressant d’apprendre sur place qui était cet Alfred Nobel, de connaître d’autres gens qui ont reçu ce grand prix et de savoir par communiqué de presse à qui seront remis les prix Nobels le 10 décembre prochain à Oslo (Eh oui ! Ça a été annoncé le vendredi 7 octobre, la journée avant notre arrivée à Oslo) !

Oslo a un automne qui est semblable à chez nous aussi ; nous avons pu voir les grands arbres feuillus en couleurs chaleureuses. J’ajoute enfin que l’eau du robinet est plus que rafraîchissante !

Soccer masculin: Dal élimine les Aigles encore une fois en quart de finale

par Normand d’Entremont

Pour la deuxième année consécutive, la saison de l’équipe de soccer masculin s’est terminée avec une défaite en quart de finale du championnat du Sport universitaire atlantique (SUA) face aux Tigers de Dalhousie University.

Phillip Parsons, Tyler Lewars et Ryan Palmer-Dixon ont chacun marqué dans la première demie et Ben Ur a bloqué tous les tirs pour assurer une victoire de 3 à 0 pour Dalhousie.

Les deux équipes s’étaient affrontés au début de la saison et, lors d’un match plus serrée, Dalhousie l’avait finalement emporté 2 à 1.

Selon l’entraineur en chef des Aigles Bleus, Sylvain Rastello, l’ampleur du match aurait eu un effet sur les joueurs.

« Je crois que l’enjeu du match, le fait que c’était une situation d’élimination directe, a eu un impact sur l’équipe. Je pense que les joueurs étaient prêts mentalement, mais à cause de l’importance de la partie, ils ont voulu trop bien faire et le résultat a été l’inverse ».

Les Aigles ont choisi de joueur la première moitié contre le vent, espérant de limiter le résultat après la moitié et d’en faire la différence lors de la deuxième. Toutefois, ils se sont creusé un trou trop profond.

« C’est une défaite qui est difficile à prendre », ajoute le capitaine Charles Tousignant. « Nous n’avions pas paniqué après le premier but parce que nous savions que nous pouvions revenir, nous l’avions fait souvent durant la saison. Mais après trois buts, c’était difficile à revenir. C’est décevant parce que nous avons démontré que nous pouvions battre n’importe quelle équipe cette année ».

Les Huskies de Saint Mary’s, classés les plus bas hors des équipes participantes au tournoi final, ont remporté leur deuxième championnat consécutif au SUA, battant les Panthers de University of Prince-Edward-Island 6 à 0. Selon l’entraineur en chef, cela démontre l’imprévisibilité des séries et, en raison de cela, il est surtout déçu de la saison ordinaire plutôt que le résultat en éliminatoires,

affirmant qu’il pense que l’équipe aurait du terminé plus haut au classement.

« Au début de la saison, je pensais qu’on avait la qualité de jeu à pouvoir terminé dans les trois premières positions de classement et je le crois toujours, c’est là que c’est décevant. En série, c’est imprévisible. On a vu la meilleure équipe du circuit (les Capers de Cape Breton University) perdre contre la sixième meilleure (Huskies de Saint Mary’s University) qui a finalement gagné le tournoi ».

Rastello et la direction des Aigles entreprendront maintenant la période de recrutement, à la fois du côté masculin et féminin.

Pour l’équipe masculine, le recrutement se fera surtout pour réalimenter le programme dans l’avenir puisqu’elle gardera presque les mêmes effectifs pour l’année prochaine. Ainsi, les attentes seront encore une fois élevées.

« C’est définitivement encourageant pour l’année prochaine », continue Rastello. « Nous aurons presque les mêmes 11 partants. De plus, nous aurons les services des deux jumeaux (Kasper et Antoni Ciepala) ainsi que de Maxime Daigle, ces joueurs ayant manqué chacun une grande partie de la saison. Nous serons donc dans le mesure de viser le même objectif de finir dans le top-3 au classement ».

Du côté féminin, une équipe jeune des Aigles Bleues a subi ses épreuves cette saison mais a terminé avec trois victoires consécutives, ces trois seules victoires de la saison. Toutefois, il faudra savoir améliorer pour battre les équipes au sommet du circuit.

« Nous avons vu que, lorsque nous jouions les équipes qui étaient comme nous vers le bas du classement, nous étions autant bon si pas mieux », remarque l’entraineur. « Pourtant, c’est difficile à juger notre qualité par rapport aux bonnes équipes. Nous savions que la saison serait difficile cette année avec 8 joueuses qui sont parties de l’année dernière. Nous allons donc faire des ajouts à l’équipe pour essayer de complémenter un noyau qui est jeune et solide ».

Hockey féminin - La victoire, le cocktail préféré des Aigles

par Josée Gallant

L’Aréna Jean-Louis Lévesque ne s’est pas reposé la fin de semaine dernière alors que l’équipe féminine de hockey y disputait deux parties. Elles ont affronté les X-Women samedi et les Huskies dimanche en après-midi, devant leurs partisans. Elles ne visaient rien de moins que la perfection.

Le 5 novembre dernier était une journée d’exploits pour l’équipe féminine de hockey, alors qu’elles affrontaient les X-Women de Saint-François Xavier University. Une tempête de points était au rendez-vous et la marque finale de 8-6 en est la preuve. La partie a bien débuté pour les Aigles, alors qu’elles ont rapidement amené la marque à 2-0. C’est en deuxième période qu’elles ont eu le plus de difficulté puisque l’équipe adverse est revenue en force en trouvant le fond du filet à trois reprises. Pourtant, les filles sont demeurées calmes et on réussi à garder leur avance alors qu’après 40 minutes de jeu, le pointage était toujours de 5-3 en faveur des Aigles. Le moment le plus chaud de la partie est survenu en troisième période alors que les X-Women ont porté la marque à égalité, 6-6. Rapidement, les Aigles se sont ressaisi, et en moins d’une minute, une avance confortable de deux buts était inscrite au tableau. Cette avance est demeurée jusqu’à la fin du match.

Il est impossible de parler de cette victoire sans aborder l’exceptionnelle contribution de Johannie Thibeault. En plus d’accomplir un tour du chapeau, elle n’a cesseé d’impressionner en y ajoutant autant d’aides. Marie-Pier Arsenault a réussi à inscrire deux buts alors que Jannie Leblanc, Nathalie Cormier et Amélie Larivière y ont ajouté leur grain de sel en marquant un but chacune.

Malgré ce travail ardu et cet énorme gain de points, la fin de semaine était loin d’être terminée pour les Aigles. En effet, elles affrontaient les Huskies de Saint-Mary’s University dès le lendemain. La pression était élevée puisqu’elles avaient excellé la veille et espéraient faire de même lors de ce match. Une mission qu’elles n’ont pas eu de difficulté à accomplir alors que dès la première période, l’équipe féminine de l’Université de Moncton a pris les devants grâce au but de Marie-Michelle Poirier. En deuxième période, l’équipe a accru son avance en inscrivant deux autres points à la marque. Ces deux buts sont l’œuvre de la capitaine Geneviève David et de Marie-Michelle Poirier qui a réussi à inscrire son deuxième but de la rencontre. Cette double contribution lui a valu les honneurs de joueuse du match. La troisième période s’est passée sans qu’aucun point ne soit marqué de la part des deux équipes. Cela a permis aux Aigles Bleues d’accomplir un blanchissage avec une énorme avance de 31-17 en ce qui concerne les tirs au but.

Hockey masculin : Victoire couteuse pour le Bleu et Or

par Normand d’Entremont

Les Aigles Bleus ont remporté une victoire émotive sur les Tommies de Saint-Thomas University, samedi dernier, à l’aréna J.-Louis-Lévesque.

Guillaume Parenteau avait le but gagnant et une passe et Dean Ouellet avait trois mentions d’aides pour mener les Aigles à une victoire de 4 à 2. André Guay a bloqué 20 des 22 tirs dirigés vers lui pour assurer la victoire tandis que Charles Lavigne a pris la défaite pour Saint-Thomas.

Pourtant, l’histoire du match était la blessure de Christian Gaudet qui a subi un coup à la tête durant la troisième période et qui nécessitait de l’aide pour sortir de la glace. Le joueur des Tommies qui a délivré le coup, Chris Van Laren, a reçu une punition de match. Alex Quesnel a également reçu une punition match pour avoir cinglé Van Laren suite à la mise en échec.

« De bonnes mises en échec existent au hockey, mais ça, c’était tard, c’était à la tête; c’est des choses qu’on n’aime pas voir dans le hockey », souligne l’entraineur en chef des Aigles Bleus, Serge Bourgeois. « Il avait une grosse coupure au-dessus de l’œil et, surtout, chaque fois qu’on voit un coup à la tête il y a des doutes de commotions ».

Bourgeois notait également qu’il était trop tôt pour savoir la sévérité de la blessure.

Alex Quesnel avait ouvert la marque pour les Aigles en première période en avantage numérique. Mike Reich a ensuite riposté à son tour en supériorité pour les Tommies avant la fin de la période.

Les Tommies ont pris leur première avance à 3 :02 de la deuxième sur un but de Jonathan Bonneau, mais Charles Bergeron l’a égalisé pour Moncton vers la moitié de la période.

En troisième, Guillaume Parenteau a redonné l’avance aux Aigles, trouvant le filet après avoir eu reçu une passe de Christopher Guay qui l’a laissé seul avec un filet ouvert. Simon Lacroix a ensuite solidifié la victoire pour les Aigles en avantage à 16 :10, moins que deux minutes après l’incident sur Gaudet.

« C’était une bonne victoire, mais c’est toujours difficile de se concentrer lorsqu’il y a une telle blessure », remarque le capitaine Dean Ouellet. « On ne pouvait pas faire sans penser si Gaudet était correcte. Nous avons gagné le match pour lui ».

C’était la sixième victoire des Aigles Bleus (6-2) qui sont toujours deuxième au classement derrière les Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick. Le joueur du match, Guillaume Parenteau, a estimé que c’était important de sortir fort après la défaite de la veille face aux Varsity Reds.

« Il ne faut pas prendre n’importe quelle équipe à la légère. Nous avons eu une grosse partie hier contre UNB et nous avions encore la tête un peu basse, mais ce soir nous avons recommencé à faire les petites choses qui nous ont donné le succès au début de l’année ».

En plus de Gaudet, Samuel Groulx et Simon Lacroix ont également quitté la partie à moments donnés en raison de blessures. Groulx avait laissé le match après une blessure à la tête et n’est pas retourné à cause des politiques préventives de l’Université de Moncton quant à ces blessures. Selon Bourgeois, il ne devrait pas rater d’autres matchs. Lacroix, de son côté, avait été coupé au menton, mais est retourné après avoir eu des points de suture pour marquer le quatrième but du Bleu et Or.

Les Aigles Bleus demeurent toujours à domicile cette fin de semaine pour disputer leurs deux prochains matchs. Moncton affrontera les X-Men de St. Francis Xavier University vendredi et les Huskies de Saint-Mary’s University samedi. Les deux matchs auront lieu à l’aréna J.-Louis-Lévesque à partir de 19h00.

Hockey masculin : Les Aigles Bleus remis sur terre par UNB

par Normand d’Entremont

L’équipe de hockey masculin de l’Université de Moncton a subi sa deuxième défait de la saison et sa première à domicile, vendredi dernier, aux dépens des Varsity Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick.

Le capitaine des Reds Kyle Bailey avait deux buts et une passe et Chris Culligan a marqué le but gagnant en avantage numérique pour donner la victoire à UNB de 6 à 3 devant plus de 1300 partisans à l’aréna J.-Louis-Lévesque.

Le résultat casse ainsi la série de cinq victoires consécutives pour le Bleu et Or, tandis que les Reds demeurent invaincus avec le gain.

Après le match, l’entraineur en chef, Serge Bourgeois des Aigles Bleus, remarquait que la défaite démontre que les Aigles n’ont pas tout à fait atteint le niveau de jeu qu’ils cherchent.

« On a vu ce soir pourquoi (les Varsity Reds) sont la meilleure équipe au Canada », affirme Bourgeois. « Ce match représentait une façon de savoir savoir où nous étions rendus et ça prouve que nous avons encore beaucoup de travail à faire. Nous avons vu que UNB fait tout à haute vitesse, donc il faut savoir augmenter notre intensité. Nous avons perdu contre une meilleure équipe ».

Tels qu’ils l’ont fait lors de leurs deux autres matchs à domicile, les Aigles Bleus ont ouvert la marque tôt dans le jeu sur un but de Marc-André Côté moins que 5 minutes après la première mise en jeu. Moncton a gardé l’avance jusqu’à ce que Dion Campbell et Bretton Stamler ont trouvé la cible à 28 secondes d’intervalles avec moins que 3 minutes à faire en première.

Le début de la deuxième période n’était pas si favorable que la première pour les Aigles, allouant un troisième but, cette fois en avantage numérique de Kyle Bailey après 45 secondes de jeu.

Moncton a réussi à maintenir la marge à deux après deux périodes malgré le fait que les tirs à ce moment étaient 30 à 8 en faveur des Reds.

En troisième, les Aigles ont tenté une remontée et ont réussi à l’égaliser sur les deux premiers buts de la saison de Francis Rochon, son premier à 3 :42 et son deuxième à 5 :43. Chris Culligan a ensuite répondu pour les Reds en supériorité à 7 :35 pour redonner l’avance aux siens, et Jeff Lee a doublé l’avance un peu plus qu’une minute plus tard. Bailey a solidifié la victoire avec son deuxième de la soirée, trouvant le filet désert avec 59 secondes à faire au match.

En fin de compte, les tirs étaient 41-28 en faveur des Reds grâce à une meilleure troisième des Aigles. Toutefois, les Aigles n’ont pas testé le gardien de UNB autant qu’ils auraient aimé le faire après deux périodes, cela surtout en raison du jeu défensif des Reds et du fait que les Aigles avaient été en désavantage numérique 4 fois durant le tiers intermédiaire.

« Nous voulions prendre plus de lancées, c’était parti de notre plan de match », souligne l’entraineur en chef. « Nous étions en désavantage pendant 8 minutes en deuxième et, malgré le fait que nous avons eu quelques occasions en avantage, nous ne pouvions pas créer d’élan. Chaque fois que nous essayions de faire quelque chose, ça ne marchait pas ».

Le joueur du match avec deux buts et une aide, Francis Rochon, a également jugé que les punitions écopées ont couté chères à Moncton.

« Au fur et à mesure que le match progressait, on dirait que nos émotions étaient trop hautes. Ainsi, nous nous sommes fait prendre par des punitions stupides dont UNB a profité lorsqu’ils étaient en avantage. Nous étions vraiment confiants après nos cinq victoires consécutives, donc cette défaite nous donne une petite leçon on nous remettant un peu sur terre ».