mercredi 19 septembre 2012

Ce qui en est avec les services d’autobus

par Véronique LeBlanc

Depuis le mois de juin, la région du Grand Moncton se retrouve dépourvue du service d’autobus de ville. L’origine de ce désagrément date du 1er avril où le syndicat de l’unité 1290 de Transport Codiac a voté pour la grève de ses employés.

À partir de cette décision, la municipalité de Moncton ainsi que le syndicat de Transport Codiac n’ont pas formé une entente à l’amiable. Conséquemment, le conseil municipal a infligé le lock-out auprès d’environ 80 employés.

Ainsi expliquée par la présidente de la FÉÉCUM, Joëlle Martin, la solution offerte par la municipalité pour remplacer temporairement le réseau d’autobus est des coupons rabais de taxi. « Cette solution est disponible pour tous les étudiants sous présentation de leur carte étudiante. À l'achat de coupons, la Ville donne l'équivalent du montant acheté gratuitement. Selon moi c'est une solution, mais c'est encore plus cher et moins écologique qu'un système de transport en commun. »
Ceux qui excluent le taxi comme moyen de transport devront se déplacer à pied ou faire du covoiturage. Cependant, cette situation perturbe davantage les étudiants, les personnes âgées, ainsi que les gens qui ont moins de moyens. L’absence du réseau d’autobus n’est pas toujours facile à remplacer.

Toutefois, le 11 septembre, les négociations ont repris de vigueur entre les deux opposants. Il n’y a toujours pas eu de résultats concrets, sauf que celles-ci semblent être prometteuses.

Malgré tout, quand le réseau d’autobus reviendra en fonction, il y aura quelques améliorations à apporter. « Le système doit être plus adapté aux horaires des étudiants. Donc, nous aimerions nous asseoir avec la Ville et discuter des temps de passage sur le campus, ainsi que de la fréquence des passages » précise la présidente de la FÉÉCUM.

Service d’autobus : Acadian Bus Line
Depuis plusieurs années, nous pouvons remarquer un déclin continu dans la fréquentation d’autobus de voyage entre les provinces du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse.
Malgré tous les efforts émis par la compagnie pour augmenter son revenu, elle va fermer ses portes le 30 novembre prochain. Cette démarche est la cause de la perte de travail de 120 employés.

Plusieurs petites entreprises seront grandement affectées par l’arrêt du service d’autobus. Ce moyen de transport assurait des retombées économiques dans plusieurs régions. Il faisait la navette à la fois pour des voyageurs, un peu de marchandise et des colis expédiés entre citoyens de localités éloignées.

De plus, pour remplacer le système d’autobus, M. David Alward, premier ministre du Nouveau-Brunswick, tente de satisfaire le public et ainsi de mettre en place un système de transport moins dispendieux, mais tout aussi efficace. Également, l’idée de faire des réseaux plus courts, mais plus efficaces est lancée.

Les autobus ont fait un long cheminement à travers le temps, et c’est une situation grandement pénible pour certains membres de la communauté et certaines entreprises avoisinantes de devoir se délaisser de ce moyen de transport.

1 commentaire:

Jean Mestier a dit...

Est-ce que la région est toujours dépourvue de services d'autobus? J'ai besoin de faire un petit voyage et j'aimerais faire une location autobus. J'espère que cela s'améliore parce que je trouve que les services publiques comme ça sont très pratiques. Merci.